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11. Chapitre I. 1713. Constitution Unigenitus fabriquée et subitement publiée à Rome. Soulèvement général difficilement arrêté. Soulèvement général contre la constitution à son arrivée en France. Singulières conversations entre le P. Tellier et moi sur la forme de faire recevoir la constitution, et sur elle-même. Retour par Petit-Bourg de Fontainebleau à Versailles. Étrange tête-à-tête sur la constitution entre le P. Tellier et moi, qui me jette en un sproposito énorme.Chapitre I. 11. Chapitre II. M. de Savoie prend le titre de roi de Sicile. Il imite le roi sur ses bâtards. Prie, nommé ambassadeur à Turin, épouse la fille de Plénoeuf, qui devient fatale à la France. Gouvernement d’Alsace et de Brisach au maréchal d’Uxelles. Trois cent mille livres à Torcy; quatre cent mille livres à Pontchartrain; quatre cent mille livres au duc de La Rochefoucauld. Lamoignon, greffier, Chauvelin grand trésorier de l’ordre; Voysin et Desmarets en ont le râpé. Chauvelin; quel; et son beau-père. Dalon; quel. Chassé de sa place de premier président du parlement de Bordeaux. Prise de Fribourg par Villars, qui envoie Contade à la cour. Duc de Fronsac apporte la prise de Brisach; le roi lui donne douze mille livres et un logement à Marly. Kirn rendu à Besons, qui sépare son armée et revient à Paris. Conférences à Rastadt entre Villars et le prince Eugène, qui y traitent et y concluent la paix entre la France, l’empereur et l’empire. Réforme de troupes. Mort du prince de Toscane. Mort d’Harleville. Mort du chevalier de Grignan ou comte d’Adhémar. Mort de Gassion; quel il était, et sa famille. Mort de la princesse de Courtenai, sa famille, que le roi montre sentir être de son sang. Saintrailles; quel; sa mort. Mort et caractère de Phélypeaux. Mort du duc de Medina-Sidonia. Ronquillo destitué de la place de gouverneur du conseil de Castille; on lui donne une pension de dix mille écus. Retour du duc d’Aumont. Le roi de Sicile passe avec la reine en Sicile, et laisse le prince de Piémont régent avec un conseil. Peterborough et Jennings saluent le roi. Électeur de Bavière à Paris; voit le roi. Chapitre II. 11. Chapitre III. Année 1714. L’Évangile présenté à baiser au roi par un cardinal, de préférence à l’aumônier de jour, en absence du grand et du premier aumônier. Duc d’Uzeda peu compté à Vienne, et son fils emprisonné au château de Milan. Duc de Nevers dépouillé par le roi de la nomination à l’évêché de Bethléem. Duc de Richelieu se brouille avec sa femme et la quitte. Cavoye prend soin de lui. Force bals à la cour et à Paris. Bals, jeux, comédies et nuits blanches à Sceaux. Mme la duchesse de Berry, grosse, mange au grand couvert en robe de chambre. Abbé Servien à Vincennes. Mort, fortune, famille et caractère du duc de La Rochefoucauld. Bachelier; sa fortune; son mérite. Surprise étrange du duc de Chevreuse et de moi chez le duc de La Rochefoucauld. Hardie générosité du duc de La Rochefoucauld. Vieux levain de Liancourt. Ses deux fils. Comte de Toulouse grand veneur. Douze mille livres de pension au nouveau duc de La Rochefoucauld. Le chancelier voit un homme se tuer. Commencement de la persécution en faveur de la constitution Unigenitus. Mariage du prince de Pons et de Mlle de Roquelaure. Gouvernement de Dunkerque à Grancey en épousant la fille de Médavy, son frère. Vingt-cinq mille livres de rente fort bizarres au premier président. Mort de Bragelogne. Ambassadeurs de Hollande saluent le roi. Grande maladie de la reine d’Angleterre à Saint-Germain. Mort du duc de Melford à Saint-Germain. Mort de Mahoni. M. le duc de Berry entre au conseil des finances. Chapitre III. 11. Chapitre IV. Helvétius en Espagne pour la reine à l’extrémité. Orry et son fils. La reine d’Espagne, pour ses derniers sacrements, congédie son confesseur jésuite et prend un dominicain. Sa mort. Retraite du roi d’Espagne chez le duc de Medina-Celi. Deuil de la reine d’Espagne. Conférences de Rastadt barbouillées. Contade à la cour. [Conférences] renouées. Malhabileté de Villars. La paix signée à Rastadt. Contade en apporte la nouvelle. Mort, caractère, maison, famille du duc de Foix. Mort de Mme de Miossens; son caractère. Bâtards d’Albret expliqués. Maréchal d’Albret; sa fortune. Mort et dépouille de Montpéroux. Mort du Charmel. Dureté du roi. Mort et caractère de la maréchale de La Ferté et de sa soeur la comtesse d’Olonne. Le roi donne au prince Charles douze mille livres de rentes en fonds; voit en particulier l’électeur de Bavière; donne les grandes entrées au maréchal de Villars, et à son fils la survivance de son gouvernement de Provence. Villars, du Luc et Saint-Contest, ambassadeurs plénipotentiaires à Bade. Époque de la première prétention des conseillers d’État de ne céder qu’aux gens titrés. Six mille livres de pension à Saint-Contest. Villars, chevalier de le Toison d’or, fait donner trois mille livres de pension au comte de Choiseul, son beau-frère. Abbé de Gamaches auditeur de rote; son caractère. Maréchal de Chamilly fait donner à son neveu son commandement de la Rochelle, etc. Chapitre IV. 11. Chapitre V. Le roi tête à tête avec le chancelier, qui lui rapporte le procès d’entre M. de La Rochefoucauld et moi, m’adjuge toute préséance. Mort de Saint-Chamant. Tessé demandé par l’Espagne pour le siège de Barcelone. Berwick choisi et Ducasse pour y mener une escadre. Souveraineté manquée de la princesse des Ursins. Palais qu’elle se prépare près d’Amboise, et ce qu’il devient. Décadence de la princesse des Ursins dans l’esprit du roi et de Mme de Maintenon. Princesse des Ursins gouvernante des infants. Ses mesures pour se glisser en la place de la feue reine. Générosité de Robinet, jésuite, confesseur du roi d’Espagne. Princesse des Ursins se hâte de faire le mariage du roi d’Espagne avec la princesse de Parme; ses raisons. Situation du marquis de Brancas en Espagne. Raisons qui le déterminent à demander d’aller passer quinze jours à Versailles; il l’obtient. Alarme de la princesse des Ursins. Elle dépêche brusquement le cardinal del Giudice en France. Brancas court après et le devance. Quel était Giudice. Brancas à Marly. Giudice après lui avec son neveu Cellamare. Caractère del Giudice. Mort et caractère de la chancelière de Pontchartrain. Mort de la reine douairière de Danemark. Mort et caractère de l’évêque de Senlis. Chamillart obtient un logement à Versailles. Mort et caractère de Mme Voysin. Caractère de Mme Desmarets. Mort de Zurbeck. Mort du président Le Bailleul, dont le fils obtient la charge. Leur caractère. Chapitre V. 11. Chapitre VI. Mariage du fils du marquis du Châtelet avec la fille du duc de Richelieu; [il obtient] la survivance de Vincennes. Publication et réjouissances de la paix. Contade grand’croix surnuméraire de Saint-Louis. Marly. Giudice bien traité du roi. Ducasse malade. Chalais mandé de l’armée à Madrid. Ronquillo et d’autres exilés. Bergheyck se retire tout à fait des affaires; son éloge. Réforme de troupes. Électeur de Bavière à la chasse à Marly. M. le duc de Berry malade et empoisonné. Mort de M. le duc de Berry; son caractère. Quel avec sa famille. M. [le duc] et Mme la duchesse de Berry; comment ensemble. Ordres du roi. Le corps de M. le duc de Berry très promptement porté à Paris aux Tuileries. Deuil drapé de six mois. Le roi ne veut point de révérences, de manteaux, de mantes, de harangues ni de compliments. État du roi. Sa visite à Mme la duchesse de Berry. M. [le duc] et Mme la duchesse d’Orléans fort touchés. Raisons particulières à M. le duc d’Orléans. Mme de Maintenon et duc du Maine. Duchesse du Maine. Évêques usurpent pour la première fois, en gardant, fauteuils et carreaux. Eau bénite. Comte de Charolais et duc de Fronsac conduisent le coeur au Val-de-Grâce. M. le Duc et le duc de La Trémoille conduisent le corps à Saint-Denis. Fils et petits-fils de France tendent seuls chez le roi. Précautions chez Mme la duchesse de Berry, qui font quelques aventures risibles. Chapitre VI. 11. Chapitre VII. Le roi voit en particulier le cardinal del Giudice, tous deux avec surprise; et peu après l’électeur de Bavière. Mort de La Taste: sa femme. Mort du duc de Guastalla. Cardinal de Bouillon à Rome. Mort, naissance et caractère de la maréchale d’Estrées douairière. Congrès de Bade. Camps de paix. Nesle quitte le service; en est puni. Succession de M. le duc de Berry. Deux cent mille livres d’augmentation de pension à Mme la duchesse de Berry. Canal de Mardick. Trente mille livres d’augmentation de pension à Ragotzy, et quarante mille livres de pension à distribuer dans son parti. Survivances des gouvernements du duc de Beauvilliers à son gendre et à son frère. Mort et caractère de la duchesse de Lorges. Des Forts conseiller d’État. Mort et caractère de Saint-Georges, archevêque de Lyon. Mort de Matignon, évêque de Lisieux. Petite sédition à Lyon; le maréchal de Villeroy y va. Chalais à Paris; Giudice à Marly. Le roi, à qui il échappe un mot inintelligible sur la princesse des Ursins, résout entièrement sa perte. L’Espagne signe la paix sans plus parler de souveraineté pour la princesse des Ursins. Soixante-huit bataillons français avec Berwick pour le siège de Barcelone. Giudice, puis Chalais, voient le roi en particulier. Ducasse, malade, revient; remplacé par Bellefontaine. Mort de Menager; son caractère. Duchesse de Berry blessée d’une fille. Mme de Saint-Simon, par méprise du roi, la conduit à Saint-Denis, et le coeur au Val-de-Grâce. Mort de la première électrice d’Hanovre. Mort, naissance, famille et caractère de la duchesse de Bouillon. Mariage de La Mothe avec Mlle de La Roche-Courbon; et d’une fille du marquis de Châtillon avec Bacqueville. Mariage de Creuilly avec une Spinola. Giudice établi à Marly. Berwick part pour faire le siège de Barcelone. Chalais donne part particulière au roi du mariage du roi d’Espagne avec la princesse de Parme. Giudice voit aussitôt après le roi en particulier. Retraite de Bergheyck; il arrive d’Espagne, vient à Marly. Chapitre VII. 11. Chapitre VIII. Retraite du chancelier de Pontchartrain. Voysin chancelier, et conserve sa place de secrétaire d’État. M. du Maine. Mot plaisant et salé de M. de Lauzun. Électeur de Bavière deux fois à Marly. Roi Stanislas aux Deux-Ponts. Arrivée de la flotte des Indes au Port-Louis. Trois mille livres d’augmentation de pension à Mme de Saint-Géran. Le fils de Fagon intendant des finances. Mariage de Brassac avec la fille du feu maréchal de Tourville. Reine de Pologne veuve de Jean Sobieski; causes de sa haine pour la France, de son séjour à Rome, de sa retraite à Blois. Égalité de rois du cardinal Mazarin. Reine de Pologne, médiocrement reçue, ne veut aucune réception; va droit à Blois, sans pouvoir approcher de la cour ni de Paris. Service de M. le duc de Berry à Saint-Denis. Prince de Dombes y fait le troisième deuil. Tranchée ouverte devant Barcelone, 12 juillet. Maisons président à mortier; sa femme; leur famille, leur caractère, leur conduite, leur situation, leurs vues. Désir de Maisons de lier avec moi; comment il y réussit. Première entrevue de Maisons avec moi fort singulière. Notre commerce s’établit. Maisons me fait aller de Marly le trouver. Il m’apprend que les bâtards et leur postérité sont devenus princes du sang en plein, et capables de succéder à la couronne. Scène singulière chez Maisons. La nouvelle se publie à Marly, effet qu’elle y produit. Mon compliment aux bâtards. Comte de Toulouse. Cause secrète de la conservation de la place de secrétaire d’État au nouveau chancelier. Chapitre VIII. 11. Chapitre IX. Degrés rapides qui, du plus profond non-être, portent à la capacité de porter à la couronne, par droit de naissance, la postérité sortie du double adultère du roi et de Mme de Montespan. Adresse de la réception de César, duc de Vendôme, au parlement. Traversement du parquet par les princes du sang; son époque. Réflexions. Position de l’esprit du roi sur ses bâtards paraît bien peu égale. Chapitre IX. 11. Chapitre X. Prostitution du maréchal d’Huxelles. Embarras de Maisons. Enregistrement de l’édit. Bâtards traités en princes du sang au parlement. Grand présent du roi à Mme la duchesse de Berry. Électeur de Bavière et Peterborough à Marly. Promenades nocturnes au Cours à la mode. Mort de Mme de Vaudémont; son caractère. Mort de la marquise de Béthune-Harcourt. Mort de Virville. Mort de l’abbé de Clérembault. Sourches cède à son fils la charge de grand prévôt. Actions devant Barcelone. Marlborough retourne en Angleterre. Mort de la reine Anne. L’électeur d’Hanovre proclamé. Routes profondes par lesquelles le duc du Maine parvient à l’état, nom et tout droit de prince du sang, et au testament du roi. Fortes paroles du roi au duc du Maine. Chapitre X. 11. Chapitre XI. Testament du roi. Ses paroles en le remettant au premier président et au procureur général pour être déposé au parlement. Paroles du roi à la reine d’Angleterre sur son testament. Lieu et précautions du dépôt du testament du roi. Édit remarquable sur le testament. Consternation générale sur le testament, et ses causes. Duc d’Orléans; sa conduite sur le testament. Dernière marque de l’amitié et de la confiance du roi pour le duc de Beauvilliers, et de celles du duc pour moi. Mort du duc de Beauvilliers. Sa maison; sa famille. Son caractère et son éloge. Époque et nature de la charge de chef du conseil royal des finances, que le duc de Beauvilliers accepte difficilement. Malin compliment du comte de Grammont au duc de Saint-Aignan. Chapitre XI. 11. Chapitre XII. Duc de Beauvilliers; quel sur le cardinal de Noailles, Rome, Saint-Sulpice, les jésuites. Mesures futures pour l’archevêque de Cambrai. Ambition de ce prélat. Grandeur d’âme et de vertu du duc de Beauvilliers. Comparaison des ducs de Chevreuse et de Beauvilliers. Mot plaisant et vrai du chancelier de Pontchartrain. Caractère de la duchesse de Beauvilliers. Fortune et conduite des Saumery. Épreuve et action de vertu héroïque de la duchesse de Beauvilliers. Mort de la duchesse de Beauvilliers en 1733.Chapitre XII. 11. Chapitre XIII. Ma situation à la cour. Conduite étrange de Desmarets. Brutalité avec moi, qui lui est fatale. Maréchal de Villeroy chef du conseil royal des finances. Son fils archevêque de Lyon. Continuation de ma situation à la cour. Macañas; quel. Cardinal del Giudice fait fonction à Marly de grand inquisiteur d’Espagne; choque les deux rois; est rappelé; donne part publique du mariage du roi d’Espagne; part à grand regret; se morfond longtemps à Bayonne avec défense de passer outre. Moyens en Espagne contre les entreprises de Rome. Repentir inutile de la princesse des Ursins du mariage de Parme. Mariage à Parme de la reine d’Espagne, qui part pour l’Espagne; sa suite. Mariage du fils du prince de Rohan avec la fille de la princesse d’Espinoy. Mariage du comte de Roye avec la fille d’Huguet, conseiller au parlement. Voyage de Fontainebleau par Petit-Bourg. Le roi de fort mauvaise humeur. Électeur de Bavière à Fontainebleau. Amusements du roi redoublés et inusités chez Mme de Maintenon. Paix de l’empire et de l’empereur signée à Bade. Le roi d’Angleterre donne part au roi de son avènement à cette couronne, passe en Angleterre et y fait un entier changement. Maréchal de Villeroy arrive à Fontainebleau; est fait ministre. Ministres ne prêtent point de serment. Ineptie parfaite du maréchal. Retour du maréchal de Villars. Duc de Mortemart apporte au roi la nouvelle de l’assaut général de Barcelone, qui se rend à discrétion avec Mont-Joui et Cardone. La Catalogne soumise. Broglio, gendre de Voysin, apporte le détail de la prise de Barcelone. Vues et conduite domestique du roi de Pologne, qui fait voyager son fils incognito. Il arrive à Paris et à la cour; très bien reçu. Ce qu’on en trouve. Ses conducteurs. Sa conversion secrète. Électeur de Bavière voit le roi en particulier et retourne à Compiègne. Chapitre XIII. 11. Chapitre XIV. Mort et famille de Mme de Bullion; son caractère. Mort et caractère de Sézanne; sa famille. Mort et caractère du bailli de La Vieuville et de la comtesse de Vienne. Le bailli de Mesmes lui succède et ne le remplace pas dans l’ambassade de Malte. Mort, caractère, famille, testament de la marquise de Saint-Nectaire. La reine d’Espagne débarque à Monaco et va par terre en Espagne. Sa dot. Sa réception incognito. Béthune, premier gentilhomme de la chambre de M. le duc de Berry en année à sa mort, reporte sa Toison en Espagne, et l’obtient. Le duc de Saint-Aignan porte un médiocre présent du roi à la reine d’Espagne à son passage. Chalais grand d’Espagne avec exclusion d’en avoir en France le rang et les honneurs. Prince de Rohan et prince d’Espinoy ducs et pairs. Manèges qui les font. Ruse orgueilleuse du prince de Rohan. L’autre prend le nom de duc de Melun. Voyage et retour de Sicile de son nouveau roi. Maffei; ses emplois; son caractère. Retour de Fontainebleau par Petit-Bourg; le roi chagrin pendant le voyage. Embarras sur la constitution. Amelot envoyé à Rome pour la tenue d’un concile national en France. P. Tellier me propose d’être commissaire du roi au concile; son ignorance; surprise de mon refus. Mort singulière de Brûlart, évêque de Soissons; son caractère. Mort de M. de Saint-Louis retiré à la Trappe. Avary ambassadeur en Suisse. Comte du Luc ambassadeur à Vienne et conseiller d’État d’épée. L’impératrice couronnée reine de Hongrie à Presbourg. Électeurs de Cologne et de Bavière voient le roi à Marly. Saumery fils envoyé du roi près l’électeur de Bavière. Pompadour et d’Alègre vainement ambassadeurs en Espagne et en Angleterre. Retour du duc de Berwick avec une épée de diamants donnée par le roi d’Espagne. Taxe du prix des régiments d’infanterie. Pension de dix milles livres au prince de Montbazon. Cent cinquante mille livres d’augmentation de brevets de retenue sur ses charges à Torcy. Dix mille écus à Amelot pour son voyage. Procès d’impuissance intenté au marquis de Gesvres par sa femme; accommodé. M. le duc d’Orléans se trouve assez mal. Grand témoignage du roi sur moi. Apophtegme du roi sur M. le duc d’Orléans. Chapitre XIV. 11. Chapitre XV. Le roi de Suède arrivé de Turquie à Stralsund. Croissy ambassadeur vers lui. Entrevue des deux reines d’Espagne. Maison de la régnante. Duc de Saint-Aignan l’y joint et l’accompagne à Madrid. Mort d’Alex. Sobieski à Rome. Van Holl, riche financier; ce que devient son fils. Mort de la comtesse de Brionne. Mort de Jarnac; son caractère. Mort, extraction, famille, fortune, caractère du cardinal d’Estrées. Bon mot de l’abbé de la Victoire. Distractions. Cardinal d’Estrées se démettant de l’évêché de Laon, cardinal depuis dix ans, obtient le premier un brevet de continuation du rang et des honneurs de duc et pair. Trait de l’évêque-comte de Noyon au festin de la réception au parlement de l’évêque-duc de Laon chez le cardinal d’Estrées. Trait du cardinal d’Estrées pour se délivrer de ses gens d’affaires. Bon mot du cardinal d’Estrées. Projet constant et suivi des jésuites d’établir l’inquisition en France. Mariage du fils de Goesbriant avec la fille du marquis de Châtillon. Prince électoral de Saxe au lever du roi. Bergheyck prend congé pour sa retraite. Électeur de Bavière voit le roi en particulier. Albergotti de retour d’Italie. Divers envoyés nommés. Bissy abbé de Saint-Germain des prés. Rohan et Melun reçus ducs et pairs, Melun avec dispense et condition. Folies de Sceaux. Inquiétude du duc du Maine; mot plaisant qui lui échappe là-dessus. Noir dessein du duc du Maine. Digression nécessaire en raccourci sur la dignité de pair de France, et sur le parlement de Paris et autres parlements. Chapitre XV. 11.Chapitre XVI. Origine et nature de la monarchie française, et de ses trois états. Son gouvernement. Champs de mars, puis de mai. Pairs de France sous divers noms, les mêmes en tout pour la dignité et les fonctions nécessaires, depuis la fondation de la monarchie. Pairs de fief; leurs fonctions. Hauts barons; leur origine, leur usage, leur différence essentielle des pairs de France. Changement du service par l’abolition de celui de fief et l’établissement de la milice stipendiée. Origine des anoblissements. Capitulaires de nos rois. Légistes; quels; leur usage; leurs progrès. Conseillers; origine de ce nom. Parlements; origine de ce nom. Progrès du parlement. Multiplication des magistrats et de cours ou tribunaux de justice. Sièges hauts et bas de grand’chambre des parlements. Parité, quant à la dignité de pairs de France et ce qui en dépend, de ceux d’aujourd’hui avec ceux de tous les temps. Noms donnés aux pairs par nos rois de tous les âges. Pairie est apanage, témoin Uzès. Réversibilité à la couronne. Apanage; ce que c’est. Ducs vérifiés; Bar. Ducs non vérifiés. Officiers de la couronne. Ducs non vérifiés en compétence continuelle avec les officiers de la couronne. Chapitre XVI. 11. Chapitre XVII. Parlement de Paris et les autres sur son modèle. Leur origine; leur nature; d’où nommés parlements. Récapitulation abrégée. Ancien gouvernement. Légistes. Conseillers; d’où ce nom. Légistes devenus juges. Origine et monument des hauts et bas sièges. Parlement, par quels degrés prend la forme présente. Pairs seuls des nobles conservent voix et séance au parlement toutes fois qu’ils veulent en user. Préséance des pairs en tous parlements; y entrent seuls de nobles avant le roi lorsqu’il y vient, et pourquoi. Le chancelier seul des officiers de la couronne aux bas sièges aux lits de justice, et n’y parle au roi qu’à genoux, seul d’entre eux non traité par le roi de cousin, et seul de la robe parle et y opine assis et couvert. Pourquoi toutes ces choses. Origine de la présidence et de sa prétention de représenter le roi. Séance des présidents en tout temps à gauche de celle des pairs. Origine de l’enregistrement des édits, etc., aux parlements; d’y juger les causes majeures, etc., et du titre de cour des pairs affecté par celui de Paris. Nécessité de la mention de la présence des pairs aux arrêts des causes majeures et aux enregistrements des sanctions. Origine de la prétention des parlements d’ajouter par les enregistrements un pouvoir nécessaire. Origine des remontrances, bonnes d’abord, tournées après en abus. Entreprises de la cour de Rome réprimées par le parlement; ne lui donnent aucun droit de se mêler d’autres affaires d’État ni de gouvernement. Parlement uniquement compétent que du contentieux entre particuliers; l’avoue solennellement sur la régence de Mme de Beaujeu. Cour des pairs en tout lieu où le roi les assemble. Enregistrements des traités de paix faits au parlement uniquement pour raison purement judicielle. Régence de Marie de Médicis est la première qui se soit faite au parlement, et pourquoi. Époque de sa prétention de se mêler des affaires d’État et de cette chimère de tuteurs des rois, qui les ont continuellement réprimés à tous ces égards. Précautions de Louis XIII à sa mort aussi admirables qu’inutiles, et pourquoi. Régence d’Anne d’Autriche; pourquoi passée au parlement. Avantages dangereux que la compagnie en usurpe, que Louis XIV réprime durement depuis. Régence de M. le duc d’Orléans au parlement se traitera en son temps. Duc de Guise qui fait tout pour envahir la couronne, est le premier seigneur qui se fait marguillier, et pour plaire au parlement, laisse ajouter à son serment de pair le terme de conseiller de cour souveraine. Dessein du parlement dès lors à l’égard des pairs. Le terme de conseiller de cour souveraine ôté enfin pour toujours du serment des pairs. Nécessité d’exposer un ennuyeux détail. Ordre et formes de l’entrée et de la sortie de séance aux bas sièges. Présidents usurpent nettement la préséance sur les princes du sang et les pairs à la sortie de la séance des bas sièges. Ordre et formes d’entrer et de sortir de la séance des hauts sièges. Séance, aux lits de justice, des pairs en haut qui opinent assis et couverts, et les officiers de la couronne aussi; des présidents et autres magistrats en bas, qui opinent découverts et à genoux, et du chancelier en bas, qui ne parle au roi qu’à genoux, parce qu’il est légiste, mais opine et prononce assis et couvert, parce qu’il est officier de la couronne. Présidents usurpent d’opiner entre la reine régente et le roi; sont remis à opiner après le dernier officier de la couronne en 1664; ce qui a toujours subsisté depuis. Changement par entreprise et surprise de la réception des pairs, des hauts sièges où elle se faisait, aux bas sièges où elle est demeurée depuis 1643. Contraste de l’état originel des légistes dans les parlements avec leurs usurpations postérieures. Efforts et dépit des présidents en 1664 et depuis. Novion, premier président, ôté de la place pour ses friponneries, jaloux de l’élévation des Gesvres. Chapitre XVII. 11. Chapitre XVIII. Les deux Novion, Harlay et Mesmes premiers présidents; quels. Affaire du bonnet. Les princes du sang et les pairs cessent de suivre les présidents à la sortie de la séance des bas sièges. Nouvelle forme pour les princes du sang et deux autres successives pour les pairs. Huissiers d’accompagnement. Nouveautés à cet égard et usurpations des présidents. Orgueil des présidents à l’égard des princes du sang. Nouvelle usurpation d’huissier très indécente. Princes du sang et pairs exclus de la tournelle par la ruse et l’innovation des présidents. Conseiller usurpe de couper la séance des pairs, sans toutefois marcher ni opiner parmi eux. Nouvelle usurpation manquée. Pairs ont partout à la grand’chambre la droite très nettement sur les présidents. Distinction et préférence du barreau de la cheminée sur l’autre. Usurpation aussi singulière qu’indécente du débourrage et surbourrage des places près le coin du roi. Nouvelle usurpation aux bas sièges d’un couvercle sur le banc des présidents. Saluts. Origine de la séance du grand chambellan sur les marches du trône au lit de justice. Nouveauté, en 1715, du passage des princes du sang par le petit degré du roi pour monter à sa suite aux hauts sièges, au lit de justice. Siège unique du chancelier, et du garde des sceaux en son absence, aux Te Deum et au lit de justice; en ce dernier comment couvert. Pairs ecclésiastiques rétablis en leur préséance sur les cardinaux au parlement, le roi présent ou absent, par la décision de Louis XIV, qui n’a point été enfreinte. Vaine tentative et honteuse du cardinal Dubois. Nouveauté, indifférente et consentie pour commodité, de la séance des officiers de la couronne au-dessous des pairs ecclésiastiques, au lieu d’au-dessous des pairs laïques, au premier lit de justice de Louis XV, qui subsiste depuis. Choix donné des deux côtés au duc de Coislin, évêque de Metz; pourquoi il préfère le droit. Chapitre XVIII. 11. Chapitre XIX. Courte récapitulation. État premier des légistes. Second état des légistes. Troisième état des légistes. Quatrième état des légistes. Cinquième état des légistes. Sixième état des légistes. Septième état des légistes devenus magistrats. Parlements et autres tribunaux. Légistes devenus magistrats ne changent point de nature. Origine du nom de cour des pairs arrogé à soi par le parlement de Paris. Origine des enregistrements. Incroyables abus. Fausse mais utile équivoque du nom de parlement; sa protection; son démêlement. Anciens parlements de France. Parlements d’Angleterre. Moderne chimère du parlement de se prétendre le premier corps de l’État, réfutée. Époque du tiers état. Parlement uniquement cour de justice pour la rendre aux particuliers, incompétent des choses majeures et des publiques. Parlement ne parle au roi, et dans son plus grand lustre, que découvert et à genoux comme tiers état. Inhérence de la partie de légiste jusque dans le chancelier. Jamais magistrat du parlement ni d’ailleurs, député aux états généraux, ne l’a été que pour le tiers état, quand même il serait d’extraction noble. Exemples d’assemblées où la justice a fait un corps à part, jamais en égalité avec l’Église ni la noblesse, et jamais aux états généraux jusqu’aux derniers inclus de 1614. Absurdité de la représentation ou de l’abrégé des états généraux dans le parlement. Court parallèle du conseil avec le parlement. Conclusion de toute la longue digression.Chapitre XIX. 11. Chapitre XX. M. du Maine, devenu prince du sang, me dit un mot du bonnet, que je laisse tomber. M. du Maine, sans qu’on pût s’y attendre, s’offre sur l’affaire du bonnet, dont il n’était pas question, et, à force d’art et d’avances, jette les ducs dans le danger du refus ou de l’acceptation. Il répond du roi, du premier président et du parlement. On accepte, et pourquoi, mais malgré soi, les offres du duc du Maine. M. du Maine répond des princes du sang et de Mme la Princesse. Merveilles du premier président aux ducs de Noailles et d’Aumont. Le roi parle le premier à d’Antin du bonnet. Échappatoire préparée. M. du Maine exige un court mémoire au roi. Précautions extrêmes sur ce mémoire. M. le duc d’Orléans me donne sa parole positive, et Mme la Duchesse aux ducs de La Rochefoucauld, Villeroy et d’Antin, d’être en tout favorables aux ducs sur le bonnet, et la tiennent exactement et parfaitement. Précédentes avances sur le bonnet à moi et à d’autres ducs froidement reçues, et de plus en plus redoublées par le duc du Maine jusqu’à l’engagement forcé de l’affaire. Premier président à Marly, tout changé, y reçoit la recommandation de M. le duc d’Orléans et le mémoire du roi, qui lui parle favorablement. État du premier président sur le mémoire, contre parole et vérité, de propos délibéré. Il fait longtemps le malade. Premier président visité des ducs de Noailles et d’Antin, leur propose, en équivalent du bonnet, de suivre les présidents entrant et sortant de séance. Divers points singulièrement discutés, sans que les deux ducs eussent compté de parler de quoi que ce fût au premier président, lesquels rejettent cette suite et tout équivalent du bonnet. Inquiétude des présidents. Personnage de Maisons; son extraction. Ruse de Novion qui dévoue Maisons aux présidents. Dîner engagé chez d’Antin, à Paris, avec le premier président; convives. Le roi y envoie les seigneurs de son service; s’en passe pour la première fois de sa vie; est servi par Souvré, maître de la garde-robe, et cela se répète trois fois; les deux dernières sans repas, simples conférences. Tout sans succès. Premier président manque malhonnêtement au dîner. Maisons s’y trouve, sa conduite; se relie plus que jamais au duc et à la duchesse du Maine, dont il était mécontent. Chapitre XX. 11. Chapitre XXI. Duc d’Aumont essaye de me tonneler sur la suite des présidents. Délais sans fin du premier président. Il est mandé à Marly, et pressé par le roi très favorablement pour les ducs; sort furieux. Impudence de ses plaintes et des propos qu’il faisait semer. Cause de son dépit. Maisons mène d’Aligre au duc et à la duchesse du Maine demander grâce pour le parlement. Efforts de Maisons à me persuader, et à quelques autres, la suite des présidents. Le roi cru de moitié avec le duc du Maine. Raisons de ne le pas croire. Opinion du roi du duc du Maine. Profondeurs du duc du Maine. Embarras du premier président. Manèges qui font durer l’affaire. Noires impostures du premier président au roi contre les ducs, à qui le roi les fait rendre aussitôt. Éclat sans mesure contre le premier président. Premier président se plaint au roi du duc de Tresmes dont il a peu de contentement. Affront fait au premier président de Novion, par le duc d’Aumont, dans la chambre du roi, tout près de lui, dont il ne fut rien. Double embarras du duc du Maine avec le premier président, avec les ducs, engage les ducs, et toujours malgré eux, à une conférence à Sceaux avec la duchesse du Maine seule. Personnage étrange du duc d’Aumont. Conférence à Sceaux entre la duchesse du Maine et les ducs de La Force et d’Aumont. Propositions énormes de la duchesse du Maine. Monstrueuses paroles de la duchesse du Maine, qui terminent la conférence. Exactitude du récit de la conférence de Sceaux. Le duc du Maine introduit Mme la Princesse, dont il avait nommément répondu, et finit l’affaire du bonnet, en le laissant comme il était. Évidence du jeu du duc du Maine. Je visite le duc du Maine et lui tiens les plus durs propos. Réflexion sur le péril de former des monstres de grandeur. Réflexion sur le bonnet. Présidents ne représentent point le roi au parlement. Les pairs y ont sur eux la droite, etc., tant aux hauts sièges qu’aux bas sièges. Comparaison du chancelier, qui se découvre au conseil pour prendre l’avis des ducs, et du premier président. Étrange pension donnée au premier président. Chapitre XXI. 11. Chapitre XXII. Année 1715. Grillo vient faire au roi les remercîments de la reine d’Espagne. Trois cent mille livres de brevet de retenue au duc de Bouillon sur son gouvernement d’Auvergne. Trois mille livres de pension à Arpajon; six mille à Celi, intendant à Pau. Électeur de Bavière à Versailles. Électeur de Cologne y prend congé du roi et retourne dans ses États. Mariage du prince héréditaire de Hesse-Cassel avec la soeur du roi de Suède. Mort de la princesse d’Isenghien (Pot), sans enfants. Mort; caractère et famille du comte de Grignan; sa dépouille. Mort et caractère du maréchal de Chamilly; sa dépouille. Caractère, vie, conduite et mort de Fénelon, archevêque de Cambrai. Menées de Fleury, Évêque de Fréjus, pour être précepteur de Louis XV. Origine de la haine implacable et de la persécution sans bornes ni mesure de Fleury, Évêque de Fréjus, depuis cardinal et maître du royaume, contre le P. Quesnel et les jansénistes. La Parisière, évêque de Nîmes, Zopyre du P. Tellier. Son invention ultramontaine; sa misérable mort. Mort et caractère de l’abbé de Lyonne et d’Henriot, évêque de Boulogne. Gesvres, archevêque de Bourges, obtient la nomination au cardinalat des deux rois de Pologne, Stanislas et l’électeur de Saxe. Languet fait Évêque de Soissons, et quelques autres bénéfices donnés. Mort et caractère de la duchesse de Nevers. Infructueuse malice de M. le Prince.Chapitre XXII. I. Morceau
inédit de Saint-Simon relatif à l’Académie française.
12. Chapitre I. Chute de la princesse des Ursins. Réflexions. Comtesse douairière d’Altamire camarera-mayor, et le prince de Cellamare grand écuyer de la reine. Cardinal del Giudice rappelé. Macañas et Orry chassés d’Espagne. Pompadour remercié, et le duc de Saint-Aignan ambassadeur en Espagne. Tolède donné à un simple curé. Mort de la duchesse d’Aveiro et du marquis de Mancera. Succès de la reine près du roi d’Espagne. Sa préférence pour les Italiens. Mort de la comtesse de Roye à Londres; sa famille. Mariage du comte de Poitiers avec Mlle de Malause. Mariage d’Ancezune avec une fille de Torcy. Les Caderousse. Mariage du fils d’O avec une fille de Lassai, et d’Arpajon avec la fille de Montargis. Statue avortée du maréchal de Montrevel. Ambassadeur de Perse, plus que douteux, à Paris. Son entrée; sa première audience; sa conduite. Magnificences étalées devant lui. Citation à Malte sans effet comme sans cause effective. Le grand prieur y va sans avoir pu voir le roi. Cent mille livres à Bonrepos. La Chapelle, un des premiers commis de la marine, tout à Pontchartrain, et sa femme chassés par la jalousie et les artifices de Pontchartrain. Électeur de Bavière visite à Blois la reine de Pologne, sa belle-mère; fait à Compiègne la noce de sa maîtresse avec le comte d’Albert; prend congé du roi à Versailles en particulier, et s’en va dans ses États. Chapitre I. 12. Chapitre II. Mort à Rome du cardinal de Bouillon. Précis de sa vie. Cause et genre de sa mort. Son caractère. Cardinal de Bouillon méprisé et délaissé à Rome. Imagine pour les cardinaux la distinction de conserver leur calotte sur leur tête, parlant au pape, lesquels lui en donnent le démenti. La rage l’en saisit, et il en crève. Personnel du cardinal de Bouillon. Belle et singulière retraite du cardinal Marescotti. Quel il fut; sa mort. Voyage du duc et de la duchesse de Savoie en Sicile. Conduite de ce nouveau roi dans sa famille et avec son fils aîné. Rare mérite de ce prince, et sa mort causée par la jalousie et les duretés de son père. Voysin, comme chancelier, va prendre sa place au parlement. Tallard, démis à son fils, ne peut être pair. Son fils l’est fait au lieu de lui. Affaires de Suisse en deux mots. Renouvellement très mal à propos de l’alliance des seuls cantons catholiques avec la France. Changements en Espagne. Orry, chassé d’Espagne et de la cour en France. Veragua et Frigilliane chefs des conseils de marine et du commerce, et de celui des Indes. Cellamare ambassadeur en France. Chalais et Lanti ont défense de retourner en Espagne. Giudice chef des affaires étrangères et de justice, et gouverneur du prince des Asturies. P. Robinet chassé; P. Daubenton confesseur du roi d’Espagne en sa place. Leur caractère. Flotte et Renaut en liberté. Réconciliation de M. le duc d’Orléans avec le roi d’Espagne. Alonzo Manriquez fait duc del Arco, grand d’Espagne et grand écuyer. Son caractère et sa fortune. Valouse premier écuyer. Montalègre sommelier du corps; sa fortune; son caractère. Valero vice-roi du Mexique; sa fortune; son caractère. Princesse des Ursins à Paris. Dégoûts qu’elle essuie. Je passe huit heures de suite tête à tête avec elle. Court et triste voyage de la princesse des Ursins à Versailles. Elle obtient quarante mille livres de rente sur la ville, au lieu de sa pension de vingt mille livres. Chapitre II. 12. Chapitre III. Le comte de Lusace et les princes d’Anhalt et de Darmstadt à la chasse avec le roi. Bolingbroke à Paris; sa catastrophe. Stairs ambassadeur d’Angleterre à Paris; son caractère. Mariage du fils unique du comte de Matignon, fait duc, avec la fille aînée du prince de Monaco, et ses étranges concessions et conditions. Cinq cent mille livres, etc., sur le non-complet des troupes, données au chancelier Voysin. Le Camus, premier président de la cour des aides, prévôt et grand maître des cérémonies de l’ordre. Mort de la comtesse d’Acigné; du duc de Richelieu; de la princesse d’Harcourt; de Sézanne, dont la Toison est donnée à un de ses neveux. Mort du docteur Burnet, évêque de Salisbury, et de l’abbé d’Estrades. Mariage de Castelmoron avec la fille de Fontanieu; d’Heudicourt avec la fille de Surville; du troisième fils du duc de Rohan avec la comtesse de Jarnac; de Cayeux avec la fille de Pomponne; de Saint-Sulpice avec la fille du comte d’Estaing. Éclipse de soleil. Bout de l’an de M. le duc de Berry. Le roi fait quitter le grand deuil avant le temps à Mme la duchesse de Berry, et la mène jouer dans le salon à Marly. Elle en obtient quatre dames pour la suivre: Mmes de Coettenfao, de Brancas, de Clermont, de Pons. Mmes d’Armentières et de Beauvau succèdent peu après aux deux premières. Mort de Mme de Coettenfao, qui me donne presque tout son bien, que je rends sans y toucher à M; de Coettenfao. Précaution nouvelle et extraordinaire du parlement de Paris contre les fidéicommis. Coettenfao m’envoie furtivement pour soixante mille livres de belle vaisselle, qu’il me force après d’accepter. Dernier voyage du roi à Marly. La reine d’Angleterre à Plombières. Chamlay, en apoplexie, va à Bourbon. Effiat à Marly. Crayon de ce personnage. Étrange trait de lui avec moi. Mme de Nassau à la Bastille. Maladie de Mme la duchesse d’Orléans, dont on tâche de profiter. Paris ouverts en Angleterre sur la mort prochaine du roi, qui par hasard les voit dans une gazette de Hollande. Prince de Dombes visité par les ambassadeurs comme les princes du sang. Adresse là-dessus du duc du Maine. Il obtient la qualité et le titre de prince du sang pour lui et sa postérité, et pour son frère, par une nouvelle et très précise déclaration du roi, incontinent enregistrée au parlement. Sainte-Maure conserve les livrées et les voitures de M. le duc de Berry. Prince électoral de Saxe prend congé du roi dans son cabinet à Marly. Mme de Maintenon lui fait les honneurs de Saint-Cyr. Mort de Ducasse; sa fortune, son caractère. Mort de Nesmond, évêque de Bayeux. Chapitre III. 12. Chapitre IV. Mort du cardinal Sala. Son extraction, sa fortune, son caractère. Bissy cardinal. Extraction des Bissy. Trois autres cardinaux italiens. Extraction, caractère et fortune de Massei. Moeurs et caractère du nonce Bentivoglio. Jésuites obtiennent un arrêt qui rend leurs religieux renvoyés par leurs supérieurs capables de revenir à partage dans leur famille jusqu’à l’âge de trente-trois ans. Majorque, etc., soumise au roi d’Espagne par le chevalier d’Asfeld, qui en a la Toison. Prostitution inouïe des Toisons. Rubi chef de la révolte de Catalogne; quel. Premier président marie sa seconde fille au fils d’Ambres. Succès de ce mariage. Quelles étaient les deux filles du premier président. Mariage du duc de La Rocheguyon avec Mlle de Toiras. Cellamare, ambassadeur d’Espagne, arrive à Paris, puis à Marly, où il s’établit. Petitesse du roi. Boulainvilliers; quel il était. Son caractère; ses prédictions vraies et fausses. Voysin obtient six cent mille livres de gratification sur le non-complet des troupes. Le roi veut aller faire enregistrer la constitution en lit de justice sans modification. Curieux entretien là-dessus par ses suites entre M. le duc d’Orléans et moi, mais sans effet, parce que le roi ne put aller au parlement. Mort et caractère de Chauvelin, avocat général; sa dépouille. Sédition des troupes sur le pain. Belle fin et mort du maréchal Rosen. Duc d’Ormond se sauve d’Angleterre en France. Princesse des Ursins prend congé du roi à Marly, où je la vois pour la dernière fois. Incertitude de la princesse des Ursins où fixer sa demeure. Elle se hâte de gagner Lyon, puis Chambéry; s’établit à Gênes, enfin à Rome. Sa vie à Rome jusqu’à sa mort. Chapitre IV. 12. Chapitre V. Nécessité d’interrompre un peu le reste si court de la vie du roi. Première partie du caractère de M. le duc d’Orléans. Débonnaireté et son histoire. Malheur de l’éducation et de la jeunesse de M. le duc d’Orléans. Folie de l’abbé Dubois, qui le perd auprès du roi pour toujours. Caractère de l’abbé depuis cardinal Dubois. Deuxième partie du caractère de M. le duc d’Orléans. M. le duc d’Orléans excellemment peint par Madame. Aventure du faux marquis de Ruffec. Quel était M. le duc d’Orléans sur la religion. Caractère de Mme la duchesse d’Orléans. Saint-Pierre et sa femme; leur caractère. Duchesse Sforce. Courte digression sur les Sforce. Caractère de la duchesse Sforce. Chapitre V. 12. Chapitre VI. Vie ordinaire de M. [le duc] et de Mme la duchesse d’Orléans. Caractère de Mme la duchesse de Berry. Caractère de la Mouchy et de son mari. Caractère de Madame. Embarras domestiques de M. le duc d’Orléans. Singulier manège du maréchal de Villeroy avec moi. Caractère du maréchal de Villeroy. Chapitre VI. 12. Chapitre VII. Quels, à l’égard de M. le duc d’Orléans, étaient le maréchal de Villeroy, Tallard, le cardinal et le prince de Rohan, la duchesse de Ventadour, Vaudémont, ses nièces, Harcourt, Tresmes, le duc de Villeroy, Liancourt, La Rochefoucauld, Charost, Antin, Guiche, Aumont, le premier écuyer, M. de Metz, Huxelles, le maréchal et l’abbé d’Estrées, les ministres, les secrétaires d’État, le P. Tellier. Inquiétude et manège du P. Tellier avec moi. Caractère du duc de Noailles. Inquiétude du duc de Noailles sur les desseins de M. le duc d’Orléans. Contade; sa fortune; son caractère. Liaison du duc de Noailles et de Maisons. Caractère de Canillac. Liaison du duc de Noailles avec Canillac par Maisons. Noailles et l’abbé Dubois anciennement liés. Liaison de Noailles et d’Effiat. Extraction et caractère d’Effiat; ses liaisons. Effiat bien traité du roi; fort considéré de M. le duc d’Orléans. Noailles raccroche Longepierre, lequel s’abandonne après à l’abbé Dubois. Chapitre VII. 12. Chapitre VIII. Réflexions sur le gouvernement présent et sur celui à établir. Je propose à M. le duc d’Orléans les divers conseils et l’ordre à y tenir. L’établissement des conseils résolu; discussion de leurs chefs. Marine. Finances et guerre. Affaires ecclésiastiques et feuille des bénéfices. Constitution. Jésuites. P. Tellier. Rome et le nonce. Évêques; leur assemblée. Commerce du clergé de France à Rome, et à Paris avec le nonce. Affaires étrangères. Affaires du dedans du royaume. Je m’excuse de me choisir une place, et je refuse obstinément l’administration des finances. État forcé des finances. Banqueroute préférable à tout autre parti. Je persiste au refus des finances, malgré le chagrin plus que marqué de M. le duc d’Orléans. Je propose le duc de Noailles. Résistance et débat là-dessus. M. le duc d’Orléans y consent à la fin. Je suis destiné au conseil de régence. Chapitre VIII. 12. Chapitre IX. Précautions que je suggère à M. le duc d’Orléans. Résolution que je propose à M. le duc d’Orléans sur l’éducation du roi futur. Je lui propose le duc de Charost pour gouverneur du roi futur, et Nesmond, archevêque d’Alby, pour précepteur. Discussion entre M. le duc d’Orléans et moi sur le choix des membres du conseil de régence et l’exclusion des gens à écarter. Villeroy à conserver, Voysin à chasser, et donner les sceaux au bonhomme d’Aguesseau. Torcy. Desmarets et Pontchartrain à chasser. Je sauve La Vrillière à grand’peine, et lui procure une place principale et unique. Discussion de la mécanique et de la composition du conseil de régence. Je propose à M. le duc d’Orléans de convoquer, aussitôt après la mort du roi, les états généraux, qui sont sans danger, utiles sur les finances, avantageux à M. le duc d’Orléans. Grand parti à tirer délicatement des états généraux sur les renonciations. Rien de répréhensible par rapport au roi dans la conduite proposée à M. le duc d’Orléans, par rapport à la tenue des états généraux. Usage possible à faire des états généraux à l’égard du duc du Maine. Mécanique à observer. Chapitre IX. 12. Chapitre X. Discussion entre M. le duc d’Orléans et moi sur la manière d’établir et de déclarer sa régence. Aveu célèbre du parlement par la bouche du premier président de La Vacquerie y séant, de l’entière incompétence de cette compagnie de toute matière d’État et de gouvernement. Deux uniques et modernes exemples de régences faites au parlement. Causes de cette nouveauté. Raisons de se passer du parlement pour la régence, comme toujours avant ces deux derniers exemples. Observation à l’occasion de la majorité de Charles IX et de l’interprétation de l’âge de la majorité des rois. Mesures et conduite à tenir pour prendre la régence. Conduite à tenir sur les dispositions du roi indifférentes, et sur le traitement à faire à Mme de Maintenon. Prévoyances à avoir. Faiblesse de M. le duc d’Orléans à l’égard du parlement. État et caractère de Nocé. Chapitre X. 12. Chapitre XI. Survivances, brevets de retenue et charges à rembourser. Raisons et moyen de le faire, et multiplication de récompenses à procurer. Taxe proposée n’a rien de contraire à la convocation des états généraux, qui lui est favorable. Autres remboursements peu à peu dans la suite. Nulle grâce expectative. Remplir subitement les vacances. Réparation des chemins par les troupes. Extérieur du roi à imiter, et fort utile; et conduite personnelle. Chapitre XI. 12. Chapitre XII. Ondes de la cour. Agitation du duc de Noailles. Curiosité très embarrassante de Mme la duchesse d’Orléans. Maisons me fait une proposition énorme et folle, et ne se rebute point de la vouloir persuader à M. le duc d’Orléans et à moi. Réflexions sur le but de Maisons. Rare impiété et fin de Maisons et de sa famille. Chapitre XII. 12. Chapitre XIII. Le duc de Noailles apprend enfin sa destination. Folles propositions qu’il me fait. M. le duc d’Orléans ne peut se résoudre à ne pas passer par le parlement pour sa régence, et se dégoûte du projet d’assembler les états généraux. Mme la duchesse d’Orléans, en crainte des pairs pour la première séance au parlement après le roi sur les bâtards, a recours à moi. Je la rassure, et pourquoi, en lui déclarant que si les princes du sang les attaquent, en quelque temps que ce soit, les pairs les attaqueront à l’instant. Prise du roi avec le procureur général sur l’enregistrement pur et simple de la constitution. Dernier retour de Marly. Espèce de journal du roi jusqu’à sa fin. Audience de congé de l’ambassadeur de Perse. Détail de la santé du roi et des causes de sa mort. Magnifique entrée à Paris du comte de Ribeira, ambassadeur de Portugal. J’obtiens de M. le duc d’Orléans qu’il continuera à Chamillart sa pension de soixante mille livres et la permission de le lui mander. Le duc de Noailles, seul d’abord, puis aidé du procureur général, me propose l’expulsion radicale des jésuites hors du royaume. Retour de Mme de Saint-Simon des eaux de Forges à Versailles. Dames familières. Duc du Maine chargé de voir la gendarmerie pour, au nom et avec l’autorité du roi, qui l’avait fait venir et n’en put faire la revue. Mon avis là-dessus à M. le duc d’Orléans. Je me joue de Pontchartrain. Je méprise Desmarets. Le roi, hors d’état de s’habiller, veut choisir le premier habit qu’il prendra. Courte réflexion. Chapitre XIII. 12. Chapitre XIV. Misère des ducs. Duc et duchesse du Maine excitent avec plein succès les gens de qualité et soi-disant tels contre les ducs. Abomination du duc de Noailles. Il me propose de le faire faire premier ministre. Proposition du duc de Noailles d’une nouveauté qu’il soutient contre toutes mes raisons. Le duc de Noailles m’impute la proposition que j’avais si puissamment combattue, et soulève tout contre moi. Étrange embarras de Noailles avec la duchesse de Saint-Simon. J’apprends la scélératesse de Noailles. Monstrueuse ingratitude de Noailles. Son affreux et profond projet. Courte réflexion. J’éclate sans mesure contre Noailles, qui plie les épaules et suit sa pointe parmi la noblesse et [qui] cabale des ducs contre moi. Je me raccommode avec le duc de Luxembourg; son caractère. Suites de l’éclat. Bassesse et désespoir de Noailles. Sa conduite à mon égard et la mienne au sien. Noailles n’oublie rien, mais inutilement, pour me fléchir. Noailles, depuis la mort de M. le duc d’Orléans, aussi infatigable, et inutilement, à m’adoucir. Le désir extrême de raccommodement des Noailles fait enfin le mariage de mon fils aîné. Raccommodement entre Noailles et moi, et ses légères suites. Chapitre XIV. 12. Chapitre XV. Reprise du journal des derniers jours du roi. Il refuse de nommer aux bénéfices vacants. Mécanique de l’appartement du roi pendant sa dernière maladie. Extrémité du roi. Le roi reçoit les derniers sacrements. Le roi achève son codicille; parle à M. le duc d’Orléans. Scélératesse des chefs de la constitution. Adieux du roi. Le roi ordonne que son successeur aille à Vincennes et revienne demeurer à Versailles. Le roi brûle des papiers, ordonne que son coeur soit porté à Paris, aux Jésuites. Sa présence d’esprit et ses dispositions. Le Brun, Provençal, malmène Fagon et donne de son élixir au roi. Duc du Maine. Mme de Maintenon se retire à Saint-Cyr. Charost fait réparer la négligence de la messe. Rayon de mieux du roi. Solitude entière chez M. le duc d’Orléans. Misère de M. le duc d’Orléans. Il change sur les états généraux et sur l’expulsion du chancelier. Le roi, fort mal, fait revenir Mme de Maintenon de Saint-Cyr. Dernières paroles du roi. Sa mort. Caractère de Louis XIV. Chapitre XV. 12. Chapitre XVI. Caractère de Louis XIV. Mme de La Vallière; son caractère. Le roi hait les sujets, est petit, dupe, gouverné en se piquant de tout le contraire. L’Espagne cède la préséance. Satisfaction de l’affaire des Corses. Guerre de Hollande. Paix d’Aix-la-Chapelle. Siècle florissant. Conquêtes en Hollande et de la Franche-Comté. Honte d’Heurtebise. Le roi prend Cambrai. Monsieur bat le prince d’Orange à Cassel, prend Saint-Omer, et n’a pas depuis commandé d’armée. Siège de Gand. Expéditions maritimes. Paix de Nimègue. Luxembourg pris. Gênes bombardée; son doge à Paris. Fin du premier âge de ce règne. Guerre de 1688 et sa rare origine. Honte de la dernière campagne du roi. Paix de Turin, puis de Ryswick. Fin du second âge de ce règne. Vertus de Louis XIV. Sa misérable éducation; sa profonde ignorance. Il hait la naissance et les dignités, séduit par ses ministres. Superbe du roi, qui forme le colosse de ses ministres sur la ruine de la noblesse. Goût de Louis XIV pour les détails. Avantages de ses ministres, qui abattent tout sous eux, et lui persuadant que leur puissance et leur grandeur n’est que la sienne, se font plus que seigneurs et tout-puissants. Raison secrète de la préférence des gens de rien pour le ministère. Nul vrai accès à Louis XIV enfermé par ses ministres. Rareté et utilité d’obtenir audience du roi. Importance des grandes entrées. Ministres. Causes de la superbe du roi. Chapitre XVI. 12. Chapitre XVII. Jalousie et ambition de Louvois font toutes les guerres et la ruine du royaume, et [ainsi que] la haine implacable du roi pour le prince d’Orange. Terrible conduite de Louvois pour embarquer la guerre générale de 1688. Catastrophe de Louvois par deux belles actions après beaucoup d’étranges. Grande action de Chamlay; son état; son caractère. Mort et disgrâce de Louvois, et de son médecin cinq mois après celle de Louvois. Chapitre XVII. 12. Chapitre XVIII. Fautes de la guerre de 1688 et du camp de Compiègne. Gens d’esprit et de mérite pesants au roi, cause de ses mauvais choix. Fautes insignes de la guerre de la succession d’Espagne. Extrémité de la France, qui s’en tire par la merveille de la paix d’Angleterre, qui fait celle d’Utrecht. Bonheur du roi en tout genre. Autorité du roi sans bornes. Sa science de régner. Sa politique sur le service, où il asservit tout et rend tout peuple. Louvois éteint les capitaines, et en tarit le germe pour toujours par l’invention de l’ordre du tableau. Pernicieuse adresse de Louvois et de son ordre du tableau. Promotions funestement introduites. Invention des inspecteurs. Invention du grade de brigadier. Chapitre XVIII. 12. Chapitre XIX. La cour pour toujours à la campagne; raisons de cette politique. Origine de Versailles. Le roi veut une grosse cour. Ses adresses pour la rendre et la maintenir telle. Application du roi à être informé de tout. Police; délations. Secret des postes. Le roi se pique de tenir parole, est fort secret, se plaît aux confiances. Singulière histoire là-dessus. Art personnel du roi à rendre tout précieux. Sa retenue; sa politesse mesurée. Patience du roi, et précision et commodité de son service et de sa cour. Crédit et familiarité des valets. Jalousie du roi pour le respect rendu à ceux qu’il envoyait. Récit bien singulier sur le duc de Montbazon. Grâces naturelles du roi en tout. Son adresse; son air galant, grand, imposant. Politique du plus grand luxe. Son mauvais goût. Le roi ne fait rien à Paris, abandonne Saint-Germain, s’établit à Versailles, veut forcer la nature. Ouvrages de Maintenon. Marly. Chapitre XIX. I. Le
cardinal de Bouillon.
13. Chapitre I. Amours du roi. Belle inconnue très connue. Mme Scarron; ses premiers temps. Extraction, famille et fortune du maréchal d’Albret. Mme Scarron élève en secret M. du Maine et Mme la Duchesse, et [eux] reconnus et à la cour, demeure leur gouvernante. Le roi ne la peut souffrir et s’en explique très fortement. Elle prend le nom de Maintenon en acquérant la terre. Le roi rapproché de Mme de Maintenon, qui enfin supplante Mme de Montespan. Le roi épouse Mme de Maintenon. Mme de Maintenon toute-puissante quitte les armes de son premier mari, à l’exemple de Mme de Montespan et de Mme de Thianges. Chapitre I. 13. Chapitre II. Caractère de Mme de Maintenon. Goût de direction. Persécution du jansénisme. Antérieures dissipations des saints et savants solitaires de Port-Royal. Révocation de l’édit de Nantes. Établissement de Saint-Cyr. Vues de Mme de Maintenon, qui manque une seconde fois la déclaration de son mariage. Mme de Maintenon seconde dame d’atours de la Dauphine de Bavière, qu’elle environne de personnes toutes à elle, inutilement. Malheurs et mort de cette Dauphine. Fénelon, archevêque de Cambrai, et Bossuet, évêque de Meaux, consultés et contraires à la déclaration du mariage. Le premier achève d’être perdu. Raisons qui sauvent l’autre. Mme de Montespan chassée pour toujours de la cour. Époque de l’union la plus intime entre Mme de Maintenon et le duc du Maine. Crayon léger de celui-ci. Chapitre II. 13. Chapitre III. Mécanique, vie particulière et conduite de Mme de Maintenon. Adresse et conduite de Mme de Maintenon pour gouverner. Coups de caveçon du roi pour gouverner, qui ne l’empêchent pas de l’être en plein. Dureté du roi; excès de contrainte avec lui. Voyages du roi. Sa manière d’aller. Aventure de la duchesse de Chevreuse. Mme de Maintenon voyage à part, n’en est guère moins contrainte. Domestique de Mme de Maintenon. Nécessité des détails sur Mme de Maintenon. Grandeur particulière de Mme de Maintenon. Autorité particulière de Mme de Maintenon. Chapitre III. 13. Chapitre IV. Adresse de Mme de Maintenon à se saisir des affaires ecclésiastiques. Innocence éminente de la vie et de la fortune du cardinal de Noailles. Cabales dévotes. Utilité de la constitution à Mme de Maintenon. Malheurs des dernières années du roi le rendent plus dur et non moins dupe. Adresse de Mansart. Malheurs du roi dans sa famille et dans son intime domestique, et sa grandeur dans les revers de la fortune. Le roi considéré à l’égard de ses bâtards. Piété et fermeté du roi jusqu’à sa mort. Réflexions. Jésuites laïques. Autres réflexions. Abandon du roi aux derniers jours de sa vie. Horreur du duc du Maine. Chapitre IV. 13. Chapitre V. Vie publique du roi. Où seulement et quels hommes mangeaient avec le roi. Matinées du roi. Conseils. Dîner du roi. Service. Promenades du roi. Soirs du roi. Jours de médecine. Dévotions. Autres bagatelles. Le roi peu regretté. Chapitre V. 13. Chapitre VI. Année 1715. M. le duc d’Orléans surpris par la mort du roi. La pompe funèbre réduite au plus simple. Points d’états généraux. Liberté accordée aux pairs sur les usurpations du parlement, puis commuée en protestations et promesses de décision. Séance au parlement pour la régence. Le duc de La Rochefoucauld reçu au parlement. Scélératesse et piège du premier président, que le duc de La Rochefoucauld évite avec noblesse. Duc du Maine arrive en séance. Protestation des pairs sur les usurpations du parlement à leur égard, et interpellation à M. le duc d’Orléans sur sa promesse de les juger dès que les affaires du gouvernement seraient réglées, à laquelle il acquiesce en pleine séance. Députation du parlement va querir le testament et le codicille du roi. Stairs dans une lanterne; le duc de Guiche, bien payé, dans une autre. Le régiment des gardes aux avenues. Dreux, conseiller de la grand’chambre, fait à haute voie lecture du testament, et l’abbé Menguy, conseiller clerc de la grand’chambre, du codicille. Discours de M. le duc d’Orléans. Le testament du roi abrogé quant à l’administration de l’État. Forte dispute publique, puis particulière, entre M. le duc d’Orléans et le duc du Maine sur le codicille du roi. Sur l’avis du duc de La Force, je fais passer la dispute dans la quatrième des enquêtes. Je l’y fais après suspendre, et fais lever la séance et remettre à l’après-dînée. Mme la Duchesse; en haine des bâtards, en récente et secrète mesure avec M. le duc d’Orléans, qui déclare M. le Duc, en séance, chef du conseil de régence. Le régent rend au parlement les remontrances, lui promet de lui parler de la forme du gouvernement, et lève la séance avec grand applaudissement. Mesures au Palais-Royal, où je vais dîner. Courte joie du maréchal de Villeroy, etc. Séance de l’après-dînée. Discours de M. le duc d’Orléans. Le duc du Maine ose à peine répondre. Le codicille est en tout abrogé. Le régent est revêtu de tout pouvoir. Contenance des bâtards. Acclamations. Compliment du régent, qui propose six conseils et s’y appuie de Mgr le duc de Bourgogne, et pourquoi. Applaudissements. Fin de la séance. Le régent retourne à Versailles, où, en arrivant, Madame lui demande pour grâce unique l’exclusion entière de l’abbé Dubois de tout, et en tire publiquement sa parole. Chapitre VI. 13. Chapitre VII. Conseils à l’ordinaire. Les entrailles du roi portées à Notre-Dame tout simplement. Harangues des compagnies au roi. Force réformes civiles. Le coeur du roi fort simplement porté aux Grands-Jésuites. Merveilleuse et prompte ingratitude. Le régent visite à Saint-Cyr Mme de Maintenon, et lui continue sa pension. Madame l’y visite aussi le même jour. Le parlement continué pour un mois. Le roi va à Vincennes. Le corps du roi porté à Saint-Denis. Entreprise de M. le Duc, qui fait monter avec lui dans le carrosse du roi le chevalier de Dampierre, son écuyer. Le régent permet à tous les carrosses d’entrer dans la dernière cour du Palais-Royal, et à qui voulut de draper, jusqu’au premier président du parlement. Nouveauté pour les magistrats de draper des plus grands deuils de famille et de porter des pleureuses. Prisons ouvertes; horreurs. Duc du Maine et comte de Toulouse admis au conseil avec les seuls ministres du feu roi. Mort de Mme de La Vieuville. Mme la duchesse de Berry, à Saint-Cloud, fait Mme de Pons sa dame d’atours, et la remplace de Mme de Beauvau. Duc d’Albret est grand chambellan sur la démission du duc de Bouillon, son père. Le roi tient son premier lit de justice. Le roi harangué par les compagnies à Vincennes. Le chancelier se démet, pour quatre cent mille livres, de sa charge de secrétaire d’État. Crosat; quel; fait grand trésorier de l’ordre pour des avances. Térat; quel; en a le râpé. Conseils, d’où pris, comment pervertis. Je fais déclarer le cardinal et le duc de Noailles chef du conseil de conscience et président de celui des finances. Réflexion sur le pouvoir et le grand nombre en matière de religion. Conseil de conscience. Caractère de Besons, archevêque de Bordeaux, puis de Rouen, de Pucelle et de Joly de Fleury. Dorsanne; son caractère et sa fin. Conseil des finances. Le chancelier de Pontchartrain raffermit secrètement son fils. Conseil des affaires étrangères. Conseil de guerre. Caractère du duc de Guiche. Les fortifications données à Asfeld. Caractère de Saint-Contest et de Le Blanc. Conseil de marine. Conseil des affaires du dedans du royaume. Caractère de Beringhen, premier écuyer, et du marquis de Brancas. Chapitre VII. 13. Chapitre VIII. Conseil de régence. Caractère de Besons. Torcy. Bouthillier-Chavigny, ancien évêque de Troyes. La Vrillière sans voix; son caractère et ses fonctions. Pontchartrain sans voix ni fonction. Rage et conduite de Tallard. Personnages des conseils. Desmarets congédié avec une gratification de trois cent cinquante mille livres. Trop juste augure de M. le duc d’Orléans. Catastrophe de Mme Desmarets. Bercy, son gendre, chassé. Lieux des divers conseils. Leurs appointements. Règlements particuliers. Prétention des conseillers d’État de ne céder qu’aux ducs et aux officiers de la couronne. Noailles et Canillac avocats des conseillers d’État contre les gens de qualité. J’expose au régent la qualité et le ridicule de cette prétention. Mollesse du régent. Adresse des conseillers d’État. Effiat vice-président. Forme des conseils du feu roi adoptée au conseil de régence. Les maîtres des requêtes refusent de rapporter au conseil de régence, s’ils n’y sont assis, ou si ceux de ce conseil qui ne sont ni ducs, ni maréchaux de France, ou conseillers d’État, n’y sont debout tant que les maîtres des requêtes y seraient. Les conseillers au parlement mis dans les conseils imitent les maîtres des requêtes, et le régent le souffre. Deux exemples de l’inconvénient qui en résulte pour les affaires. Les maîtres des requêtes cèdent enfin aussitôt après la mort du chancelier Voysin, et, sans plus de prétentions, rapportent debout au conseil de régence. Les conseillers d’État emportent d’y précéder tout ce qui n’est pas duc ou officier de la couronne, lorsqu’ils y viennent extraordinairement. Chapitre VIII. 13. Chapitre IX. Éclat des princes du sang sur la qualité de prince du sang prise par le duc du Maine avec eux. Protestation de MM. de Courtenay pour la conservation de leur état et droits, présentée au régent. Malheur et extinction de cette branche de la maison royale. Béthune épouse la fille du duc de Tresmes. Nangis obtient de vendre le régiment d’infanterie du roi. Poirier premier médecin du roi. Mme la duchesse de Berry logée à Luxembourg avec sa cour, où Mme de Saint-Simon et moi ne voulûmes point habiter. Villequier obtient les survivances du duc d’Aumont, son père. Deux nouveaux premiers valets de chambre. Le cardinal de Polignac vend sa charge de maître de la chapelle à l’abbé de Breteuil, depuis évêque de Rennes; et le baron de Breteuil la sienne d’introducteur des ambassadeurs, à Magny. Le marquis de Simiane lieutenant général de Provence; et Fervaques gouverneur du Perche et du Maine, sur la démission de Bullion, son père. Le prince Charles de Lorraine obtient un million de brevet de retenue sur sa charge de grand écuyer, et peu après la survivance du gouvernement de Picardie du duc d’Elboeuf. J’eus aussi la survivance de mes deux gouvernements pour mes deux fils, et l’abbaye de Jumièges pour l’abbé de Saint-Simon. Réflexion sur les coadjutereries régulières. Grand et fort étrange présent du régent au duc de La Rochefoucauld. Dépouille de l’appartement du feu roi au duc de Tresmes. Noailles et Rouillé maîtres des finances, dont le conseil prend forme, et les autres conseils aussi. Premier conseil de régence. Je me raccommode avec le maréchal de Villeroy. Placets dits à l’ordinaire. Tentative échouée de Besons, qui s’éloigne de moi de plus en plus. Amelot arrive de Rome, qui me conte un rare entretien entre le pape et lui sur la constitution. Amelot exclu de tout, et pourquoi; mis enfin à la tête d’un conseil de commerce. Spectacles recommencés. Don à Canillac. Garde-robe et cassette du roi. Le grand prieur est rappelé. Belle-Ile obtient quatre cent mille livres comptant sur les états de Bretagne. Quel fut Belle-Ile. Sa famille. Quels sont les Castille, dits Jeannin. Caractère des deux frères Belle-Ile. Chapitre IX. 13. Chapitre X. Pontchartrain reçoit en face les plus cruels affronts en plein conseil de régence. Bassesse et avarice de Pontchartrain. Désordre des finances. Frayeur des partisans. Plénoeuf en fuite. Suite et détail des finances, trop fort et trop vaste pour moi à le raconter. Replâtrage entre M. le Duc et le duc du Maine sur la qualité de prince du sang. M. le Grand prétend toute supériorité et autorité sur la petite écurie et sur le premier écuyer du roi, et d’avoir la dépouille de la petite écurie. Caractère de M. le Grand. Faiblesse du conseil de régence. Raisons de M. le Grand. Raisons de M. le Premier. M. de Troyes s’enfuit à Troyes, de peur de juger l’affaire de M. le Grand et de M. le Premier. Conseil de régence où les prétentions du grand et du premier écuyer sont jugées toutes en faveur du premier écuyer. Le premier écuyer me parle en faveur de sa femme et me presse de la recevoir. Caractère de Mme de Beringhen. Je reçois enfin sa visite. Le régent permet au grand écuyer de protester, qui en abuse et tient l’affaire comme non jugée. Continuation des mêmes démêlés, qui, après la mort de M. le Grand, tuent M. le Premier, et qui continuent entre leurs fils jusqu’à ce que le roi majeur décida comme avait fait le conseil de régence. Le prince Charles refuse de signer les dépenses de la petite écurie à l’ordinaire, sans examen. M. le Duc, sur ce refus, les signes comme grand maître de France, et le grand écuyer en perd le droit. Chapitre X. 13. Chapitre XI. Mariage de Sandricourt qui me brouille pour toujours avec lui. Obsèques du roi à Saint-Denis. Caractère de Dreux. Le régent veut la confusion et la division. Je veux me retirer de tout à la mort du roi, et je me laisse raccrocher malgré moi par M. le duc d’Orléans. Conduite de ce prince à l’égard des ducs. Courte comparaison des assemblées de la noblesse en 1649 et en 1715. Ressorts et fanatisme de celle-ci. Le régent trompé sur cette prétendue noblesse. Étrange personnage du duc de Noailles. Le régent trompé sur le parlement. Menées du duc de Noailles pour diviser les ducs, et faire tomber leurs poursuites contre les usurpations du parlement à leur égard; à quoi enfin il réussit. Chapitre XI. 13. Chapitre XII. Mme la duchesse de Berry obtient une compagnie de gardes. Le chevalier de Roye en est capitaine et Rion lieutenant. Ce que devient le chevalier de Roye. Harling est aussi capitaine des gardes de Madame, mais sans compagnie. Mme la duchesse d’Orléans prend quatre dames auprès d’elle, tôt après imitée en cela par Mme la Duchesse et par d’autres princesses du sang. Mort du comte de Poitiers, dernier mâle de cette grande et illustre maison. Mort d’Humbert. Chirac en sa place premier médecin de M. le duc d’Orléans. Vergagne bien singulièrement grand d’Espagne. Mort de la princesse de Cellamare. Le fils de Matignon finit son mariage, et est duc et pair de Valentinois. Douze millions du clergé au roi. Vingt mille livres de rente sur les juifs de Metz au duc de Brancas. Pontchartrain reçoit ordre de donner la démission de sa charge de secrétaire d’État, qui est en même temps donnée à Maurepas, son fils. Caractère du comte et de la comtesse de Roucy. Éclat entre le comte et la comtesse de Roucy et moi, qui nous brouille pour toujours. Le maréchal d’Harcourt obtient pour son fils la survivance de sa charge de capitaine des gardes du corps. Chapitre XII. 13. Chapitre XIII. Mouvements d’Écosse. Caractère de Stairs et ses menées. Rémond; quel. Mouvements d’Angleterre. Conduite de l’Espagne. Manèges d’Albéroni pour gouverner seul. Projets politiques d’Albéroni. Cause de la dépendance des Provinces-Unies de l’Angleterre. Albéroni éloigné de la France, encore plus du régent, méprise les bassesses du duc de Noailles. Il chasse avec éclat le gouverneur du conseil de Castille. Sa correspondance avec Effiat. Négociation de Stairs pour la mutuelle garantie des successions de France et d’Angleterre. Le régent y veut engager la Hollande. Stairs presse le régent de faire arrêter le Prétendant, passant de Bar, caché, en Bretagne pour s’embarquer. Le Prétendant échappe aux assassins de Stairs par le courage et l’adresse de la maîtresse de la poste de Nonancourt, qui en est mal récompensée. Il s’embarque en Bretagne. Impudence de Stairs et de ses assassins. Chapitre XIII. 13. Chapitre XIV. Pensées de l’Espagne, où Albéroni gagne peu à peu la principale autorité, et veut chasser le cardinal del Giudice. Forte brouillerie entre Rome et Madrid. Adresse d’Albéroni pour parvenir à la pourpre romaine. Il veut faire des réformes et établir une puissante marine. Miraval, ambassadeur en Hollande, choisi pour être gouverneur du conseil de Castille. La Mirandole éloigné. Traité de la Barrière signé entre l’empereur et les États généraux. Soupçons qu’il cause, favorables au Prétendant. Inquiétude de la France sur la conduite de l’Espagne, et la sienne en conséquence. Plaintes de l’Angleterre de la conduite de la France à l’égard du Prétendant, et pareillement de celle d’Espagne. Le pape et le clergé d’Espagne assistent le Prétendant, dont les affaires tournent mal. L’Espagne se désiste, par un traité fort avantageux aux Anglais, des articles ajoutés au traité d’Utrecht. Mesures de l’Espagne avec la Hollande sur le commerce. Vanteries d’Albéroni. Naufrage de la flottille d’Espagne richement chargée. Plan d’Albéroni pour les réformes. Voir les pièces, et quelles elles sont tant sur le détail des affaires étrangères que sur celles de la constitution. Duels réveillés. Charost obtient pour son fils la survivance de sa charge de capitaine des gardes du corps. Bals de l’Opéra. Raisons de tenir la cour à Versailles; celles de M. le duc d’Orléans pour Paris. Les médecins prolongent le séjour de Vincennes. Les PP. Tellier et Doucin chassés de Paris. Les jésuites interdits par les évêques de Metz et de Verdun. Biron marie sa fille aînée à Bonac, et son fils aîné à la fille aînée du duc de Guiche. Service du feu roi à Notre-Dame. Mort d’une fille carmélite du maréchal de Villeroy, et de Mme de Sourches. Mort de La Hoguette, archevêque de Sens; son éloge. Mort de Mme de Louvois. Curiosités sur elle. Mort de la femme du czarowitz. Nouveau délai à Vincennes. Les conseils de régence sont partagés entre Vincennes et Paris. Mort et caractère du prince Camille. Mort de l’électeur de Trèves (Lorraine). Mariage du marquis d’Harcourt avec Mlle de Villeroy. Caylus, réhabilité et absous de son ancien duel, fait une grande fortune en Espagne. M. le duc d’Orléans a la faiblesse de pardonner à La Feuillade, de le nommer ambassadeur à Rome, et de le combler de grâces et de biens. M. le duc dispute au duc du Maine et au comte de Toulouse le traversement du parquet. Réception du duc de Valentinois au parlement différée. Cruelle affaire suscitée à Desmarets, dont il se tire bien. Je lui pare l’exil et me raccommode avec lui. Peu après nous nous parlons très franchement à la Ferté l’un à l’autre. Valeur des espèces augmentée. D’Antin surintendant des bâtiments. Le roi à Paris. Chapitre XIV. 13. Chapitre XV. Année 1716. M. du Maine me fait une visite sans cause. Je visite M. [le duc] et Mme la duchesse du Maine, qui me tiennent des propos fort singuliers, mais fort polis. Abbé Dubois conseiller d’État d’Église. Force évêchés et abbayes donnés. Prédiction sur Cambrai singulière. Conseil de commerce. M. le Duc et le duc du Maine entrent au conseil de guerre. Mort des reines douairières de Suède et de Pologne. Mort, caractère et succession de la duchesse de Lesdiguières-Gondi. Mort de Mme de Grancey. Mort et caractère de Coulanges, et celui de sa femme. Mort de Cavoye. Veuvage de sa femme respectable et prodigieux. Mort de Mlle d’Acigné. Mort de Parabère. Mariage du fils unique de M. de Castries. Singularité étrange de Mme la duchesse d’Orléans. Mariage de Broglio, mort maréchal de France et duc, avec une Malouine. Mariage de Bellegarde avec la fille unique de Vertamont, à qui on donne un râpé de l’ordre. Foule étrange de ces râpés et vétérans. Mariage de Maubourg avec une fille du maréchal de Besons. Mariage du duc de Melun avec une fille du duc d’Albert. Mariage conclu, puis rompu avec éclat, du marquis de Villeroy avec la fille aînée du prince de Rohan, qui ne le pardonne pas. Il marie sa fille au duc de La Meilleraye, et le marquis de Villeroy épouse la fille aînée du duc de Luxembourg. Courtenvaux marie son fils à la dernière fille de la maréchale de Noailles, et lui donne sa charge des Cent-Suisses. Chapitre XV. 13. Chapitre XVI. Je fais donner à La Vrillière voix au conseil de régence. M. de Châtillon mestre de camp général, et M. de Clermont-Tonnerre commissaire général de la cavalerie. La charge de secrétaire d’État de la guerre supprimée; celle des affaires étrangères rétablie sans fonction, donnée à Armenonville, qui en paye quatre cent mille livres au chancelier Voysin. Les conseillers d’État prétendent que la place de conseiller d’État est incompatible avec la charge de secrétaire d’État, et perdent leur procès contre Armenonville. Avaraye ambassadeur en Suisse, et Bonac à Constantinople. Maupertuis et Vins, capitaines des deux compagnies des mousquetaires, se retirent; Artagnan et Canillac leur succèdent. Réforme des troupes. Querelle, combat, procédure et jugement entre le duc de Richelieu et le comte de Gacé. Princes du sang, bâtards, pairs. Épées aux prisons. Querelle et combat entre MM. de Jonzac et de Villette. Mort de Sourches, ci-devant grand prévôt, et de Lyonne, premier écuyer de la grande écurie, à qui succède le neveu de Sainte-Maure. Chambre de justice contre les financiers. Accident à un oeil de M. le duc d’Orléans. Payements se commencent. Misère étrange des ministres employés par la France au dehors. Mortification, puis don, aussi mal à propos l’un que l’autre, à Desmarets. Cheverny gouverneur de M. le duc de Chartres ad honores. Mme la duchesse de Berry usurpe des honneurs qu’elle ne conserve pas. Son démêlé avec M. le prince de Conti. S’abandonne à Rion. Quel est Rion. Il la maîtrise fort durement. Contrastes de Mme la duchesse de Berry avec elle-même, et dans le monde, et aux Carmélites. Mme d’Aydie dame de Mme la duchesse de Berry, au lieu de la mère du marquis de Brancas, qui rend sa place. Chapitre XVI. 13. Chapitre XVII. Vie, journées et conduite personnelle de M. le duc d’Orléans. Le régent impénétrable sur les affaires dans la débauche, même dans l’ivresse. Ses maîtresses. Roués de M. le duc d’Orléans. Énormités ecclésiastiques. Démêlé des cours de Rome et de Turin sur le tribunal de la monarchie de Sicile. Naissance de don Carlos, roi des Deux-Siciles. Prince palatin électeur de Trèves. Cabale qui, par intérêts particuliers, attache pour toujours le régent à l’Angleterre. M. le duc d’Orléans n’a jamais désiré la couronne, mais le règne du roi et par lui-même. Je propose au régent l’indissoluble et perpétuelle union avec l’Espagne, comme le véritable intérêt de l’État, dont la maison d’Autriche et les Anglais sont les ennemis essentiellement naturels. Stralsund pris. Le roi de Suède échappé et passé en Suède. Chapitre XVII. 13. Chapitre XVIII. Traité de commerce avantageux à l’Angleterre signé à Madrid. Albéroni a seul la confiance du roi et de la reine d’Espagne; fait la réforme des troupes. Revenus de la couronne d’Espagne. Lenteurs de l’échange des ratifications du traité de la Barrière et du rétablissement des électeurs de Cologne et de Bavière. Semences de mécontentement entre l’Espagne et l’Angleterre. Albéroni tient le roi et la reine d’Espagne sous sa clef. Sa jalousie du cardinal del Giudice, qu’il veut perdre, et du P. Daubenton, qu’il veut subjuguer. Quel est ce jésuite. Albéroni pointe au cardinalat, et se mêle des différends avec Rome. Aubrusselle, jésuite français, précepteur du prince des Asturies. Dégoût del Giudice. Fâcheux propos publics sur la reine et Albéroni qui prend un appartement dans le palais et se fait rendre compte en premier ministre. Anglais et Hollandais veulent chasser les Français des Indes. Brocards sur Albéroni. Friponneries de Stairs. Haine des Anglais pour la France. L’empereur tenté d’attaquer l’Italie. Crainte de l’Italie de l’empereur et des Turcs. Traité de la Barrière conclu. Le régent propose la neutralité des Pays-Bas; les Anglais, un renouvellement d’alliance aux Hollandais, dangereuse à la France, et y veulent attirer le roi de Sicile. Le pape implore partout du secours. Situation et ruses d’Albéroni. Plaintes et disgrâces que cause sa réforme des troupes. Le duc de Saint-Aignan s’en mêle mal à propos. Hersent père; son caractère; son état. Le Prétendant échoue en Écosse et revient. L’Espagne lui refuse tout secours, caressée par l’Angleterre aigrie contre la France. Impostures de Stairs pour l’aigrir encore plus. Soupçons réciproques des puissances principales. Adresse de Stanhope pour brouiller la France et l’Espagne, et pour gagner le roi de Sicile à son point. Triste opinion générale de l’Espagne. Ombrages d’Albéroni qui promet un grand secours au pape. Triste et secrète entrevue du Prétendant et de Cellamare. Berwick et Bolingbroke mal avec le Prétendant, qui prend Magny. Quel est Magny. Violents offices de l’Angleterre partout contre tout secours et retraite à ce prince. Fausses souplesses à l’Espagne, jusqu’à se liguer avec elle pour empêcher l’empereur de s’étendre en Italie, et secourir le roi d’Espagne en France si le cas d’y exercer ses droits arrivait. But du secours d’Espagne au pape. Le roi et la reine d’Espagne ne perdent point l’esprit de retour, si malheur arrivait, en France. Albéroni les y confirme. Ses ombrages; ses manèges; son horrible duplicité. Inquiétude de Riperda. Crainte du roi de Sicile. Liberté de discours du cardinal del Giudice. Étrange scélératesse de Stairs confondue par elle-même. Faux et malin bruit répandu sur les renonciations. Propositions très captieuses contre le repos de l’Europe faites par l’Angleterre à la Hollande, qui élude sagement. Frayeur égale du pape, de l’empereur et du Turc. Stanhope propose nettement à Trivié de céder à l’empereur la Sicile pour la Sardaigne. Stanhope emploie jusqu’aux menaces pour engager la Savoie contre la France. But et vues de Stanhope. Préférence du roi Georges de ses États d’Allemagne à l’Angleterre, cause de ses ménagements pour l’empereur. Conseil de Vienne et celui de Constantinople divisés sur la guerre. Escadres anglaise et hollandaise vont presser le siège de Wismar. Nouvelles scélératesses de Stairs. Intérêt du ministère anglais de toujours craindre la France pour tirer des subsides du parlement. Continuation d’avances infinies de l’Angleterre à l’Espagne. Monteléon en profite pour s’éclaircir sur la triple alliance proposée par l’Angleterre avec l’empereur et la Hollande. Souplesse de Stanhope. Crainte domestique du ministère anglais qui veut rendre les parlements septénaires. Chapitre XVIII. 13. Chapitre XIX. Le régent ne peut être dépris de l’Angleterre. Scélératesse de Stairs et de Bentivoglio. Sa faiblesse à leur égard; comment conduite. Le parti de la constitution n’oublie rien pour me gagner, jusqu’à une tentation horrible. Conduite du duc de Noailles avec moi, et de moi avec lui. Le cardinal de Noailles bénit la chapelle des Tuileries. Mort du duc d’Ossone. Entreprises du grand prieur à la fin arrêtées; se plaint de moi inutilement. Je l’empêche d’entrer dans le conseil de régence. Mort de la duchesse de Béthune; son état. Mort de l’abbé de Vassé et du chevalier du Rosel, et de Fiennes, lieutenants généraux. Mort de Valbelle et de Rottembourg, et du duc de Perth. La Vieuville se remarie. Forte scène entre le prince et la princesse de Conti. Mme la duchesse de Berry mure les portes du jardin de Luxembourg, et fait abréger les deuils. Elle est la première fille de France qui souffre dans sa loge les dames d’honneur des princesses du sang, et fait La Haye gentilhomme de la manche du roi. Vittement sous-précepteur du roi. Elle achète la Muette d’Armenonville, qui en est bien récompensé. Mme la princesse de Conti, première douairière, achète Choisy. M. le duc d’Orléans achète pour le chevalier d’Orléans la charge de général des galères; donne au comte de Charolais soixante mille livres de pension; fait revenir les comédiens italiens. Chapitre XIX. 13. Chapitre XX. Berwick va commander en Guyenne au lieu de Montrevel, qui va en Alsace et qui s’en prend à moi. Berwick fait réformer sa patente, et n’est sous les ordres de personne, contre la tentative du duc du Maine. Le parlement s’oppose au rétablissement des charges de grand maître des postes et de surintendant des bâtiments. Ses vues, sa conduite, ses appuis. Vues et intérêts de ses appuis. Je me dégoûte d’en parler au régent. Je lui en prédis le succès, et je reste là-dessus dans le silence. Law, dit Las; sa banque. Mon avis là-dessus, tant au régent en particulier qu’au conseil de régence. Elle y passe et au parlement. Le régent me met, malgré moi, en commerce réglé avec Law, qui dure jusqu’à sa chute. Vue de Law à mon égard. Évêchés et autres grâces. Arouet, poète, depuis Voltaire, exilé. Un frère du roi de Portugal à Paris; va servir en Hongrie. Mort de Mme de Courtaumer et de Mme de Villacerf; de la comtesse d’Egmont en Flandre; sa famille. Mort de la maréchale de Bellefonds et de la marquise d’Harcourt. Le maréchal d’Harcourt, en apoplexie, perd la parole pour toujours. Le roi, revenant de l’Observatoire, visite en passant le chancelier de Pontchartrain. Mme de Nassau remise en liberté. MM. le Duc et prince de Conti ont la petite vérole. Naissance de la dernière fille de Mme la duchesse d’Orléans. Mort de l’électeur palatin. Chapitre XX. 13. Chapitre XXI. Soupçons et propos publics contre la reine d’Espagne et Albéroni. Dégoût et licence del Giudice. Triste état et emploi des finances. Dégoût d’Albéroni sur Hersent. Incertitudes d’Albéroni au dehors. Le Prétendant tire quelques secours de lui, se retire à Avignon faute d’autre asile. Les puissances maritimes offrent des vaisseaux à l’Espagne. Leur intérêt. Indiscrète réponse d’Albéroni. Plaintes. Frayeur de l’Italie du Turc et de l’empereur. Albéroni trompe Aldovrandi, attrape les décimes et se moque de lui. Ses vues. Offres de l’Angleterre à l’Espagne contre la grandeur de l’empereur en Italie. L’Angleterre se plaint d’Albéroni et le dupe sur l’empereur. Le roi d’Angleterre veut aller à Hanovre. Wismar rendu. Frayeur des Hollandais de l’empereur. Hauteurs partout des Impériaux. Vues et adresses des Hollandais. Hardiesse et scélératesse de Stairs. Imprudence du régent. Sagesse de Cellamare. Canal de Mardick. Naissance d’un fils à l’empereur. Folle catastrophe de Langallerie. Scélératesse ecclésiastique et temporelle de Bentivoglio. Situation et inquiétudes d’Albéroni. Parlements d’Angleterre rendus septénaires. Vue et conduite des ministres anglais et de la Hollande à l’égard de la France et de l’empereur. Albéroni inquiet se prête un peu à l’Angleterre. Ses haines, ses fourberies, ses adresses, son insolence. Albéroni veut savoir à quoi s’en tenir avec l’Angleterre; ne tire de Stanhope que du vague, dont Monteléon voudrait que l’Espagne se contentât. Souplesses de l’Angleterre pour l’Espagne. Friponnerie et faussetés de Stanhope pour se défaire de Monteléon, qu’il trouvait trop clairvoyant. Albéroni, dupe de Stanhope et même de Riperda, ne songe qu’au chapeau. Triste état du gouvernement d’Espagne. Scandaleux pronostics du médecin Burlet sur les enfants de la feue reine. L’Angleterre tâche de détourner la guerre de Hongrie. Artifices contre la France. Ligue défensive signée entre l’empereur et l’Angleterre, qui y veulent attirer la Hollande. Conditions. Prié gouverneur général des Pays-Bas. Juste alarme du roi de Sicile. Souplesses et artifices de l’Angleterre pour calmer l’Espagne sur cette ligue. Albéroni change subitement d’avis et ne veut d’aucun traité. Albéroni flatte le pape; promet [des secours]; envoie Aldovrandi subitement à Rome pour ajuster les difficultés entre les deux cours, en effet pour presser son chapeau. Bentivoglio et Cellamare, l’un en méchant fou, l’autre en ministre sage, avertissent leur cour du détail de la ligue traitée entre la France et l’Angleterre. Confidences de Stairs à Penterrieder. Quel était ce secrétaire impérial. Considérations diverses. Manège infâme de Stairs. Dure hauteur de l’empereur sur l’Espagne et la Bavière aux Pays-Bas. Le roi de Prusse à Clèves. Aldovrandi mal reçu à Rome, pénétré, blâmé. Avis au pape sur le chapeau d’Albéroni. Cour d’Espagne déplorable. Jalousies et craintes d’Albéroni. [Il] rassure la reine. Ce qu’il pense de son caractère. Bruits à Madrid fâcheux sur le voyage d’Aldovrandi. Demandes du roi d’Espagne au pape. Courte réflexion sur le joug de Rome et du clergé. Vues et mesures de l’Espagne sur ses anciens domaines d’Italie. Sage avis du duc de Parme. Fol et faux raffinement de politique d’Albéroni. Manèges étranges du ministère anglais sur le traité à faire avec la France. Horreurs de Stairs. Rare omission au projet communiqué de ce traité par les Anglais. Fâcheuse situation intérieure de la Grande-Bretagne et de la cour d’Angleterre. Vues du roi de Prusse. Mauvaise foi de Stairs. Intrigues de la cour d’Angleterre. Chapitre XXI. I. Protestation
des ducs et pairs à la séance du parlement.
14. Chapitre I. Assemblées d’huguenots dissipées. Le régent, tenté de les rappeler, me le propose. Aveuglement du régent sur l’Angleterre. Je détourne le régent de rappeler les huguenots. Mort de Bréauté, dernier de son nom. Mort de Connelaye, de Chalmazel et de Greder. Mort de l’archevêque de Tours; sa naissance et son mérite. Mort de La Porte, premier président du parlement de Metz, à qui Chaseaux succède. Anecdote curieuse sur Mlle de Chausseraye. Mort de Cani. Sa charge de grand maréchal des logis et son brevet de retenue donnés à son fils enfant. Mort de la duchesse de La Feuillade. Mort de la jeune Castries et de son mari. Mort d’une bâtarde non reconnue de Monseigneur. Mariage du comte de Croï avec Mlle de Milandon. Hardies prétentions de cette veuve. Mariages de Rothelin avec Mlle de Clèves. Le parlement continue à s’opposer au rétablissement de la charge des postes et de celle des bâtiments. Motifs de sa conduite et ses appuis. Il dispute la préséance au régent à la procession de l’Assomption, et l’empêche de s’y trouver. Audace de cette prétention, qui se détruit d’elle-même par droit et par faits expliqués même à l’égard de seigneurs particuliers. Comment le terme de gentilshommes doit être pris. Conduite du régent avec le parlement, du parlement avec lui, et la mienne avec ce prince à l’égard du parlement. Pension de six mille livres donnée à Maisons, et un régiment de dragons à Rion. Pensions dites de Pontoise, dont une donnée au président Aligre. Chapitre I. 14. Chapitre II. Bataille de Salankemen gagnée sur les Turcs par le prince Eugène. Jésuites encore interdits. Comte d’Évreux entre singulièrement au conseil de guerre. Coigny, mal avec le régent, se bat avec le duc de Mortemart; refusé d’entrer au conseil de guerre, veut tout quitter. Je le raccommode. Il entre au conseil de guerre. Il ne l’oublie jamais. Les princes du sang présentent une requête au roi contre le nom, le rang et les honneurs de princes du sang, et l’habilité de succéder à la couronne, donnée par le feu roi à ses bâtards. Les pairs présentent une requête au roi pour la réduction des bâtards au rang, honneurs et ancienneté de leurs pairies parmi les autres pairs. Bout de l’an du roi à Saint-Denis. Le duc de Berwick établit son fils aîné en Espagne, qui y épouse la soeur du duc de Veragua et prend le nom de duc de Liria. Valentinois de nouveau enregistré au parlement, lequel se réserve des remontrances en enregistrant un nouvel édit pour la chambre de justice, et refuse une seconde fois les deux charges des bâtiments et des postes. Caractère du duc de Brancas. Caractère de son fils et de sa belle-fille. Ils désirent de nouvelles lettres de duché-pairie à faire enregistrer au parlement de Paris. État de leur dignité. Brancas trompé par Canillac, à qui il s’était adressé, s’en venge en bons mots et a recours à moi. Condition dont Villars me donne toute assurance, sa foi et sa parole sous laquelle je m’engage à le servir. J’y réussis avec peine. Longtemps après, il me manque infâmement de parole et en jouit. Le parlement enregistre enfin l’édit de création des charges de surintendant des bâtiments et de grand maître des postes. Les princes du sang et bâtards n’assistent point à la réception du duc de Villars-Brancas. Mort de l’abbé de Brancas. Mort de la princesse de Chimay. Abbé de Pomponne chancelier de l’ordre par démission de Torcy. Arrivée des galions richement chargés. Voyage de Laffiteau; quel était ce jésuite. Mort du fils unique de Chamarande, et du comte de Beuvron. Mort de Mme de Lussan et de l’abbé Servien. Mort de Mme de Manneville. Mort d’Angennes. Mort de la duchesse d’Olonne. M. le duc de Chartres, malade de la petite vérole, cause un dégoût de ma façon au duc de Noailles. Te Deum au pillage. Mort du maréchal de Montrevel, de peur d’une salière renversée sur lui. Mort du prince de Fürstemberg. Mort du prince de Robecque. Le régiment des gardes wallones donné au marquis de Risbourg. La duchesse d’Albe épouse le duc de Solferino. Chapitre II. 14. Chapitre III. Louville envoyé secrètement en Espagne. Sa commission, très importante et très secrète. Incapacité surprenante du duc de Noailles. Jalousie extrême du maréchal d’Huxelles. Craintes et manèges intérieurs d’Albéroni en Espagne. Insolence de l’inquisition sur les deux frères Macañas. Cardinal Acquaviva chargé, au lieu de Molinez, des affaires d’Espagne à Rome. La peur qu’Albéroni et Aubenton ont l’un de l’autre les unit. Giudice ôté d’auprès du prince des Asturies et du conseil. Popoli fait gouverneur du prince des Asturies; sa figure et son caractère. Mécontentement réciproque entre l’Espagne et l’Angleterre. Fourberie d’Albéroni pour en profiter. Les Anglais, en peine du chagrin du roi d’Espagne sur leur traité avec l’empereur, le lui communiquent, et en même temps les propositions que leur fait la France, et leur réponse. Malignité contre le régent pour le brouiller avec le roi d’Espagne. Adresse de Stanhope pour se défaire de Monteléon en Angleterre, et gagner Albéroni, qui passe tout aux Anglais. Albéroni, gagné par la souplesse de Stanhope, donne carte blanche aux Anglais pour signer avec eux une alliance défensive. Embarras et craintes diverses de Bubb, secrétaire et seul ministre d’Angleterre à Madrid. Prétention des Anglais insupportable pour le commerce, qu’Albéroni ne leur conteste seulement pas. Bassesses et empressement pour les Anglais. Crainte d’Albéroni des Parmesans, qu’il empêche de venir en Espagne. Louville à Madrid; en est renvoyé sans pouvoir être admis. Il en coûte Gibraltar à l’Espagne. Impostures d’Albéroni sur Louville. Le régent et Albéroni demeurent toujours piqués l’un contre l’autre du voyage de Louville. Chapitre III. 14. Chapitre IV. Traité de l’asiento signé à Madrid avec l’Angleterre. Monteléon dupe de Stanhope, jouet d’Albéroni. Le roi d’Angleterre à Hanovre. L’abbé Dubois va chercher Stanhope passant à la Haye, revient sans y avoir rien fait, repart aussitôt pour Hanovre. Jugement des Impériaux sur la fascination du régent pour l’Angleterre. Chétive conduite du roi de Prusse. Il attire chez lui des ouvriers français. Aldovrandi, d’abord très mal reçu à Rome, gagne la confiance du pape. Nuage léger entre lui et Albéroni, lequel éclate contre Giudice, dont il ouvre les lettres, et en irrite le roi d’Espagne contre ce cardinal. Étranges bruits publiés en Espagne contre la reine. Albéroni les fait retomber sur Giudice. La peur en prend à Cellamare, son neveu, qui abandonne son oncle. Albéroni invente et publie une fausse lettre flatteuse du régent à lui, et se pare de ce mensonge. Inquiétudes et jalousie d’Albéroni sur les Français qui sont en Espagne. Il amuse son ami Monti, l’empêche de quitter Paris pour Madrid, lui prescrit ce qu’il lui doit écrire sur la reine, pour le lui montrer et s’en avantager. Son noir manège contre le roi d’Espagne. Son extrême dissimulation. Il veut rétablir la marine d’Espagne. Ses manèges. Belle leçon sur Rome pour les bons et doctes serviteurs des rois. Attention de l’Espagne pour l’Angleterre sur le départ de la flotte pour les Indes, et des Hollandais pour l’Espagne sur leur traité à faire avec l’Angleterre et la France. Difficultés du dernier renvoyées aux ministres en Angleterre. Scélératesses de Stairs. Perfidie de Walpole. Frayeurs et mesures d’Albéroni contre la venue des Parmesans. Il profite de celles du pape sur les Turcs, et redouble de manèges pour son chapeau, de promesses et de menaces. Giudice publie des choses épouvantables d’Albéroni, bien défendu par Aubenton et Aldovrandi. Molinez fait grand inquisiteur d’Espagne. Quel était le duc de Parme à l’égard d’Albéroni. Idées bien confuses de ce prince. Le pape s’engage enfin à donner un chapeau à Albéroni. Impossibilité présente peu durable. Avis d’Aldovrandi et Albéroni. Aventure des sbires qui suspend d’abord, puis confirme l’engagement en faveur d’Albéroni. Art et bassesse d’Acquaviva. Raison de tant de détails sur Albéroni. Acquaviva, par ordre d’Espagne, transfuge à la constitution. Promesses, menaces, manèges d’Albéroni et d’Aubenton pour presser la promotion d’Albéroni. Invectives atroces de Giudice et d’Albéroni l’un contre l’autre. Fanfaronnades d’Albéroni, et sa frayeur de l’arrivée à Madrid du mari de la nourrice de la reine et leur fils capucin. Quels ces trois personnages. Albéroni craint mortellement la venue d’un autre Parmesan; écrit aigrement au duc de Parme. Chapitre IV. 14. Chapitre V. [Albéroni] compte sur l’appui de l’Angleterre; reçoit avis de Stanhope d’envoyer quelqu’un de confiance veiller à Hanovre à ce qu’il s’y traitait avec l’abbé Dubois. Pensées des étrangers sur la négociation d’Hanovre. Les Impériaux la traversent de toute leur adresse, et la Suède s’en alarme. Affaires de Suède. Pernicieuse haine d’Albéroni pour le régent. Esprit de retour en France, surtout de la reine d’Espagne. Sages réflexions d’Albéroni sur le choix, le cas arrivant. Quel était M. le duc d’Orléans sur la succession à la couronne. Affaire du nommé Pomereu. Mme de Cheverny gouvernante des filles de M. le duc d’Orléans. Livry obtient pour son fils la survivance de sa charge de premier maître d’hôtel du roi. Effiat quitte le conseil des finances et entre dans celui de régence. Honneurs du Louvre accordés à Dangeau et à la comtesse de Mailly par leurs charges perdues. Origine de cette grâce à leurs charges. Ce que c’est que les honneurs du Louvre. Style de la république de Venise écrivant au Dauphin; d’où venu. Entreprise de la nomination du prédicateur de l’Avent devant le roi. M. de Fréjus officie devant le roi sans en dire un seul mot au cardinal de Noailles. Abbé de Breteuil en tabouret, rochet et camail, près du prie-Dieu du roi, comme maître de la chapelle, condamné de cette entreprise comme n’étant pas évêque. Quel fut le P. de La Ferté, jésuite. L’abbé Fleury, confesseur du roi. Mort de la duchesse de Richelieu et de Mme d’Arnemonville. Mort et caractère du maréchal de Châteaurenaud. Belle anecdote sur le maréchal de Coetlogon. Mort de la duchesse d’Orval. Mort de d’Aguesseau, conseiller d’État; son éloge. Saint-Contest fait conseiller d’État, en quitte le conseil de guerre. L’empereur prend Temeswar; perd son fils unique. La duchesse de Saint-Aignan va trouver son mari en Espagne avec trente mille livres de gratification. Mort, caractère et famille de M. d’Étampes. Mort de la comtesse de RoucyMort de Mme Fouquet; sa famille. Force grâces au maréchal de Montesquiou, au grand prévôt, aux ducs de Guiche, de Villeroy, de Tresmes, et au comte de Hanau. Le duc de La Force vice-président du conseil des finances. Augmentation de la paye de l’infanterie. Caractère de Broglio, fils et frère aîné des deux maréchaux de ce nom. Le duc de Valentinois reçu au parlement, où les princes du sang ni bâtards n’assistent point. Mariage du fils unique d’Estaing avec la fille unique de Mme de Fontaine-Martel, et la survivance du gouvernement de Douai. Bonneval obtient son abolition en épousant une fille de Biron. Dispute entre les grands officiers de service et le maréchal de Villeroy, qui, comme gouverneur du roi, prétend faire leur service et le perd. Grande aigreur entre les princes du sang et bâtards sur les mémoires publiés par les derniers. Étonnante apathie de M. le duc d’Orléans. Ma façon d’être avec le duc de Maine et le comte de Toulouse. Chapitre V. 14. Chapitre VI. Albéroni continue ses manèges de menaces et de promesses au pape pour hâter son drapeau; y fait une offre monstrueuse. Sa conduite avec Aubenton. Souplesse du jésuite. Réflexion sur les entreprises de Rome. Albéroni se soumet Aubenton avec éclat, qui baise le fouet dont il le frappe, et fait valoir à Rome son pouvoir et ses menaces. Gesvres, archevêque de Bourges, trompé par le pape, qui est moqué et de plus en plus menacé et pressé par Albéroni, qui fait écrire vivement par la reine d’Espagne jusqu’à se prostituer. Triste situation de l’Espagne. Abattement politique du P. Daubenton, qui sacrifie à Albéroni une lettre du régent au roi d’Espagne. Audacieux et pernicieux usage qu’en fait Albéroni. Il fait au régent une insolence énorme. Réflexion. Albéroni, dans l’incertitude et l’embarras des alliances du régent, consulte Cellamare. Efforts des Impériaux contre le traité désiré par le régent. Conduite des Hollandais avec l’Espagne. Conférence importante avec Beretti. Caractère de cet ambassadeur d’Espagne. Sentiment de Cadogan, ambassadeur d’Angleterre à la Haye, sur l’empereur. Étrange réponse d’un roi d’Espagne au régent dictée par Albéroni, qui triomphe par des mensonges. Albéroni profite de la peur des Turcs et de l’embarras du pape sur sa constitution Unigenitus, pour presser sa promotion par menaces et par promesses. Offres du pape sur le clergé des Indes et d’Espagne. Monstrueux abus de la franchise des ecclésiastiques en Espagne. Réflexion. Le pape ébranlé sur la promotion d’Albéroni par les cris des Espagnols, raffermi par Aubenton. Confiance du pape en ce jésuite. Basse politique de Cellamare et de ses frères à Rome. Cardinal de La Trémoille dupé sur la promotion d’Albéroni, pour laquelle la reine d’Espagne écrit de nouveau. Sentiment d’Albéroni sur les alliances traitées par le régent. Il consulte Cellamare. Réponse de cet ambassadeur. Manèges des Impériaux contre les alliances qu |