ÉTUDES SUR VOLTAIRE ET SON TEMPS
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.PIERRE
BAYLE
COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE SUR
CES PAROLES DE JÉSUS-CHRIST:
CONTRAINS-LES D’ENTRER,
OU TRAITÉ DE LA TOLÉRANCE
UNIVERSELLE
PREMIÈRE PARTIE
Chap. I. Que la lumière naturelle,
ou les principes généraux de nos connaissances, sont la règle
matrice et originale de toute interprétation de l’Écriture,
en matière de moeurs principalement.
Chap. II. Première réfutation
du sens littéral de ces paroles: « Contrains-les d’entrer,
»
par la raison qu’il est contraire aux plus distinctes idées de la
lumière naturelle.
Chap. III. Seconde réfutation
du même sens littéral, par la raison qu’il est contraire à
l’esprit de l’Évangile.
Chap. IV. Troisième réfutation
du sens littéral, par la raison qu’il bouleverse les bornes qui
séparent la justice d’avec l’injustice, et qu’il confond le vice
avec la vertu, à la ruine universelle des sociétés.
Chap. V. Quatrième réfutation
du sens littéral, par la raison qu’il fournit un prétexte
très plausible et très raisonnable aux infidèles de
ne laisser entrer aucun chrétien dans leur pays, et de les chasser
de tous les lieux où ils les trouvent.
Chap. VI. Cinquième réfutation
du sens littéral par la raison qu’il ne peut être exécuté
sans des crimes inévitables. — Que ce n’est pas une excuse que de
dire qu’on ne punit les hérétiques, que parce qu’ils ont
contrevenu aux édits.
Chap. VII. Sixième réfutation
du sens littéral, par la raison qu’il ôte à la religion
chrétienne un fort argument dont elle se sert contre le mahométisme.
Chap. VIII. Septième réfutation
du sens littéral, par la raison qu’il a été inconnu
aux pères pendant une longue suite d’années.
Chap. IX. Huitième réfutation
du sens littéral, par la raison qu’il rend vaines les plaintes des
premiers chrétiens contre les persécutions païennes.
Chap. X. Neuvième et dernière
réfutation du sens littéral, par la raison qu’il exposerait
les vrais chrétiens à une oppression continuelle, sans qu’on
put rien alléguer pour en arrêter le cours que le fond même
des dogmes contestés entre les persécutés et les persécuteurs,
ce qui n’est qu’une chétive pétition de principe, qui n’empêcherait
pas que le monde ne devînt un coupe-gorge.
DEUXIÈME PARTIE
Chap. I. Première objection:
On n’use point de violence afin de gêner la conscience, mais pour
réveiller ceux qui refusent d’examiner la vérité.
Illusion de cette pensée. — Examen de ce qu’on appelle opiniâtreté.
Chap. II. Seconde objection: On rend
odieux le sens littéral en jugeant des voies de Dieu par les voies
des hommes : encore que les hommes soient en état de mal juger lors
qu’ils agissent par passion, il ne s’ensuit pas que Dieu ne fasse son oeuvre
là-dedans par les ressorts admirables de sa providence. — Fausseté
de cette pensée, et quels sont les effets ordinaires des persécutions.
Chap. III. Troisième objection:
On outre malignement les choses, en faisant paraître la contrainte
commandée par Jésus-Christ sous l’image d’échafauds,
de roues et de gibets, au lieu qu’on ne devait parler que d’amendes, d’exils
et d’autres petites incommodités. — Absurdité de cette excuse,
et que supposé le sens littéral, le dernier supplice est
plus raisonnable que les manières chicaneuses, et que les pilleries
et les captivités dont on s’est servi en France.
Chap. IV. Quatrième objection:
On ne peut condamner le sens littéral de ces paroles, Contrains-les
d’entrer, sans condamner en même temps les lois que Dieu a établies
parmi les Juifs, et la conduite que les prophètes ont quelquefois
tenue. — Disparité et raisons particulières pour l’ancienne
loi, qui n’ont point lieu sous l’Évangile.
Chap. V. Cinquième objection:
Les protestants ne peuvent blâmer le sens littéral de contrainte,
sans condamner les plus sages empereurs et les pères de l’Église,
et sans se condamner eux-mêmes, puis qu’ils ne souffrent point en
certains lieux les autres religions, et qu’ils ont quelquefois puni de
mort les hérétiques, Servet par exemple. — Illusion de ceux
qui font cette objection : raisons particulières de ne pas tolérer
les papistes.
Chap. VI. Sixième objection:
L’opinion de la tolérance ne peut que jeter l’État dans toutes
sortes de confusions, et produire une bigarrure horrible de sectes qui
défigurent le christianisme. — Réponse à cette pensée;
en quel sens les princes doivent être les nourriciers de l’Église.
Chap. VII. Septième objection:
On ne peut nier la contrainte au sens littéral, sans introduire
une tolérance générale. — Réponse à
cela, et que la conséquence est vraie, mais non pas absurde : examen
des restrictions du quelques demi-tolérants.
Chap. VIII. Huitième objection:
On rend odieux malicieusement le sens littéral de contrainte, en
supposant faussement qu’il autorise les violences que l’on fait à
la vérité. — Réponse à cela, où l’on
montre qu’effectivement ce sens littéral autorise les persécutions
suscitées à la bonne cause, et que la conscience qui est
dans l’erreur a les mêmes droits que celle qui n’y est pas.
Chap. IX. Examen de quelques difficultés
contre ce qui a été établi dans le chapitre précédent
du droit de la conscience qui est dans l’erreur. — Preuves de ce même
droit par des exemples.
Chap. X. Suite de la réponse
aux difficultés contre le droit de la conscience errante. — Examen
de ce qu’on dit que si les hérétiques usent de représailles
sur ceux qui les persécutent, ils ont tort. — Preuves que la fausse
conscience peut disculper ceux qui la suivent, quoi qu’elle ne le fasse
pas toujours.
Chap. XI. Résultat de ce qui
a été prouvé dans les deux chapitres précédents,
et au pis aller réfutation du sens de contrainte.
TROISIÈME PARTIE.
Commentaire philosophique sur
les lettres de Saint Augustin qui font l’Apologie de la containte des hérétiques...
Paroles de Saint Augustin. Questions
I à XV.
Paroles de Saint Augustin. Questions XV à XXX.
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FIN DE LA TABLE.
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