OEUVRES DE L’ABBÉ PLUQUET 1716-1790
Dictionnaire des hérésies, des erreurs et des schismes. - Tables. - Traité philosophique et politique sur le luxe.
DICTIONNAIRE
DES HÉRÉSIES, DES ERREURS ET DES SCHISMES
OU MÉMOIRES POUR SERVIR
A L’HISTOIRE DES ÉGAREMENTS DE L’ESPRIT HUMAIN PAR RAPPORT A LA
RELIGION CHRÉTIENNE
PRÉCÉDÉ
DUN DISCOURS DANS LEQUEL ON RECHERCHE QUELLE A ÉTÉ LA RELIGION
PRIMITIVE DES HOMMES,
LES CHANGEMENTS QU’ELLE A SOUFFERTS
JUSQU'À LA NAISSANCE DU CHRISTIANISME,
LES CAUSES GÉNÉRALES,
LES FILIATIONS ET LES EFFETS DES HÉRÉSIES QUI ONT DIVISÉ
LES CHRÉTIENS
Publié par M. l’abbé Migne, aux
Ateliers Catholiques du Petit-Montrouge, 1847
Ouvrage augmenté de plus de 400 articles, distingués des autres par des astérisques * ; continué jusqu’à nos jours pour toutes les matières qui en font le sujet, comme pour le discours préliminaire, revu et corrigé d’un bout à l’autre ; par M. l’abbé J.-Jh. Claris.
Suivi : 1° D’un DICTIONNAIRE NOUVEAU DES JANSÉNISTES, contenant un aperçu historique de leur vie, et un examen critique de leurs livres, par M. l’abbé ***. Table en construction.
2° De l’INDEX DES LIVRES DÉFENDUS PAR LA SACRÉE CONGRÉGATION, depuis sa création jusqu’à nos jours. Sans table.
3° Des PROPOSITIONS CONDAMNÉES PAR L’ÉGLISE depuis l’an 411 jusqu’à présent. (En latin). Sans table
4° De la liste complète des OUVRAGES CONDAMNÉS PAR LES TRIBUNAUX FRANÇAIS, avec le texte des jugements et arrêts tirés du Moniteur. Sans table.
| Tome 1 | |
| Avertissement | |
| Notice sur M. l’abbé ‘Pluquet. | |
| DICTIONNAIRE DES HÉRÉSIES | |
| Introduction | |
| DISCOURS PRÉLIMINAIRE. | |
| Temps antérieurs à Jésus-Christ. | |
| Ier Siècle. | |
| IIe Siècle. | |
| IIIe Siècle. | |
| IVe Siècle. | |
| Ve Siècle. | |
| VIe Siècle. | |
| VIIe Siècle. | |
| VIIIe Siècle. | |
| IXe Siècle. | |
| Xe Siècle. | |
| XIe Siècle. | |
| XIIe Siècle. | |
| XIIIe Siècle. | |
| XIVe Siècle. | |
| XVe Siècle. | |
| XVIe Siècle. | |
| XVIIe Siècle. | |
| XVIIIe Siècle. | |
| Additions XIXe Siècle. | |
| Tome 2 |
ARTICLES DU DICTIONNAIRE DES HÉRÉSIES
A. B. C. D. E. F. G. H. I. J. K. L. M. N. O. P. Q. R. S. T. U. V. W. Z.
| Table des matières contenues dans le Dictionnaire des Hérésies. | |
| Table des articles du Dictionnaire des Hérésies. | |
| Articles qui le composent le Dictionnaire des Jansénistes. | |
| INDEX des livres défendus par la Sacrée Congrégation, depuis sa création jusqu’à nos jours. Col. 905 à 1232 | |
| Propositions condamnées par l’Église depuis l’an 411. (En latin). Col. 1233 à 1328. | |
| Catalogue alphabétique des Ouvrages Condamnés par les Tribunaux français entre 1814 et 1847. Col. 1329 à 1408. |
TRAITÉ
PHILOSOPHIQUE ET POLITIQUE SUR LE LUXE
PAR M. L'ABBÉ PLUQUET.
Paris : Barrois, 1786. 2 vol. (495, 514 p.) ; in-12
| TOME I. Traité philosophique et politique sur le luxe. 495 p. | |
| Plan et Division de l'ouvrage, | |
| Première Partie. Du Luxe considéré dans l'Homme, | |
| Section I. De la nature du Luxe, | |
| Ch. I. De l'origine des contestations qui se sont élevées sur l'utilité du luxe, et des opinions qui ont partagé les philosophes et les politiques sur ce sujet et sur la nature du Luxe, | |
| Ch. II. De l'idée que les apologistes du Luxe donnent de sa nature, | |
| Ch. III. De l'idée que les ennemis du Luxe donnent de sa nature, | |
| Ch. IV. De la nécessité de rechercher de nouveau la nature du Luxe, et de la méthode qu'il semble que l'on doit suivre dans cette recherche, | |
| Ch. V. De l'origine du Luxe, | |
| Ch. VI. De la nature du Luxe, | |
| Section II. Des effets essentiels du Luxe sur le coeur humain, | |
| Ch. I. Le Luxe étouffe dans l'homme la sensibilité destinée par la nature à l'unir à ses semblables, et sans laquelle il ne peut y avoir de société humaine sur la terre. | |
| Ch. II. Le Luxe donne à l'homme des besoins, des inclinations et des habitudes qui anéantissent en lui toutes les inclinations et toutes les vertus sociales. | |
| Ch. III. Le Luxe rend l'homme injuste, inhumain et capable de tous les crimes, | |
| Ch. IV. Le Luxe a produit chez les Romains tous les effets que je lui ai attribués dans les chapitres précédents. | |
| Ch. V. De quelques difficultés qui combattent ce que j'ai dit des effets du Luxe sur le coeur humain. | |
| Article I. Des raisons par lesquelles les apologistes du Luxe combattent ce que j'ai dit de la cupidité qu'il allume, | |
| Article II. Examen de ce que disent les apologistes du Luxe pour prouver qu'il rend les guerres moins cruelles, | |
| Article III. Examen d'une difficulté contre les effets que j'attribue au Luxe, tirée de l'état actuel des nations de l'Europe et de leurs moeurs, | |
| Section III. Des effets du Luxe sur l'esprit humain, | |
| Ch. I. Le Luxe tend à étouffer tous les dons naturels de l'esprit, | |
| Ch. II. Lorsque le Luxe ne détruit pas l'activité de l'esprit, il l'empêche de se porter vers des connoissances utiles ou importantes, et la dirige vers des connoissances et vers des talents frivoles, | |
| Ch. III. Le Luxe porte l'activité de l'esprit vers des connoissances et vers des talens dangereux et funestes, | |
| Ch. IV. Le Luxe tend à anéantir les sciences et les arts. | |
| Ch. V. Continuation du même sujet, ou des effets du Luxe par rapport aux belles-lettres et aux beaux-arts, | |
| Ch. VI. L'histoire atteste tous les effets que j'attribue au Luxe par rapport aux sciences et aux lettres, | |
| Ch. VII. De quelques préjugés contraires à ce que j'ai dit des effets du Luxe par rapport aux facultés de l'esprit, aux talents et aux arts, | |
| Ch. VIII. Le Luxe tend à détruire dans l'esprit de l'homme, tous les principes qui peuvent le conduire à la vertu ou l'y ramener s'il en est écarté, et le détourner du vice ou l'en corriger s'il s'y est abandonné, | |
| Article I. L'esprit humain est susceptible des principes qui, par leur nature, portent l'homme à la vertu, et qui l'y rappellent s'il s'en est écarté, qui tendent à le détourner du vice et à l'en corriger s'il s'y est abandonné, | |
| Article II. Le Luxe tend, par sa nature, à anéantir tous les principes dont on vient d'exposer les effets, | |
| Article III. L'histoire atteste tout ce que l'on a dit des effets du luxe par rapport à la religion et à la morale, | |
| §. I. Des effets du Luxe par rapport à la morale et à la religion chez les Grecs, | |
| §. II. Des effets du Luxe par rapport à la morale et à la religion chez les Romains, | |
| §. III Des effets du Luxe par rapport à la morale et à la religion en Angleterre, | |
| §. IV. Des effets du Luxe par rapport à la morale et à la religion en France, | |
| Section IV. Des effets du Luxe par rapport au caractère, | |
| Ch. I. Du caractère de l'homme de la nature, ou du caractère que la nature imprime à l'homme, | |
| Ch. II. Du caractère que le Luxe donne à l'homme, | |
| Section V. Des effets du Luxe par rapport au bonheur de l'homme, | |
| Ch. I. Du prix que coûtent à l'homme de Luxe les objets de ses plaisirs, | |
| Ch. II. Des obstacles que la nature a mis au bonheur de l'homme de Luxe, | |
| Ch. III. Le Luxe conduit l'homme à des maux auxquels ils n'est pas destiné , et lui ôte toutes les ressources que la nature lui avoit préparées contre les maux attachés à la condition humaine, |
| TOME II. Traité philosophique et politique sur le luxe. 514 p. | |
| Seconde Partie. Du Luxe considéré dans ses rapports avec les sociétés politiques, | |
| Section I. Quelque riche que soit un État, un grand nombre de sujets y sont privés des choses nécessaires à leur subsistance, lorsque le Luxe y domine, | |
| Ch.. I. Des moyens employés par les Législateurs, pour qu'aucun ordre de citoyens ne manque des choses nécessaires à la subsistance, | |
| Ch. II. Le Luxe rend inutiles tous les moyens exposés dans le chapitre précédent, | |
| Article I. Lorsque le Luxe domine dans un État, la politique ne peut employer que des moyens insuffisants pour empêcher qu'une partie considérable des citoyens ne manque des choses nécessaire à leur subsistance, | |
| Article II. Le Luxe rend inutiles les moyens que la société politique pourroit emprunter de la morale et de la religion, pour qu'aucun citoyen ne manque des choses nécessaires, | |
| Section II. Lorsque le Luxe domine dans un État, le gouvernement n'y donne point aux citoyens des moeurs politiques. | |
| Ch. I. Un état où le Luxe domine, ne donne point aux citoyens l'instruction propre à leur faire prendre des moeurs politiques, | |
| Ch. II. L'exemple ne tend pas à donner des moeurs sociales ou politiques dans un État où le Luxe domine. | |
| Ch. III. Lorsque le Luxe domine dans un État, les lois ne peuvent ni donner ni conserver les moeurs politiques, | |
| Section III. Lorsque le Luxe domine dans un État, la justice civile ne procure point aux citoyens la jouissance sûre et paisible de leurs biens et de leurs droits, | |
| Ch. I. Lorsque le Luxe domine dans un État, les lois ne peuvent ni éclairer les citoyens sur leurs droits et sur leurs devoirs, ni en assurer la jouissance, | |
| Ch. II. Lorsque le Luxe domine dans un État, les tribunaux ne procurent point aux citoyens la jouissance assurée et paisible de leur fortune et de leurs avantages, | |
| Section IV. Lorsque le Luxe domine dans un État, il rend inutiles les récompenses et les peines destinées à porter les citoyens à de grandes actions, et à les détourner des actions contraires au bien public. | |
| Section V. Le Luxe prive le gouvernement des secours que la religion procure pour porter les citoyens à la vertu, et pour les détourner des actions contraires à la société, | |
| Ch. I. Du sentiment des législateurs, des politiques et des philosophes les plus illustres sur la nécessité de la religion dans les sociétés civiles, | |
| Ch. II. La religion procure et peut seule procurer des moyens pour rendre tous les citoyens heureux, pour les porter aux actions et aux vertus les plus nécessaires au bonheur de la société, et pour les détourner des actions et des vices les plus funestes, | |
| Ch. III. Le luxe prive la société de tous les avantages que la religion lui procure ; | |
| Ch. IV. Des difficultés qui combattent les principes que l'on a établis sur les secours que la religion procure aux sociétés, | |
| Article I. Des moyens par lesquels on prétend suppléer les secours que la religion procure aux sociétés politiques, | |
| Article II. Des raisons qui font juger que la religion est contraire aux principes de la politique, | |
| Article III. Des maux que l'on prétend que la religion a causés dans les sociétés, | |
| Article IV. Assure-t-on avec raison que le dogme des peines et des récompenses dans une autre vie, est inutile pour porter à la vertu, et pour réprimer les crimes, | |
| Section VI. Lorsque le Luxe domine dans un État, il ne procure point aux citoyens les moyens de satisfaire l'amour du bonheur avec lequel la nature les fait naître, et il y rend le malheur général et perpétuel, | |
| Section VII. Le Luxe conduit à un gouvernement arbitraire, oppressif et tyrannique, également funeste aux souverains et à la chose publique, | |
| Ch. I. Le Luxe conduit à un gouvernement arbitraire, oppressif et funeste au peuple, quelle que soit la constitution de l'État, | |
| Ch. II. Le despotisme produit par le Luxe, précipite le souverain dans les plus terribles malheurs, et cause la subversion des États, | |
| Ch. III. De l'opinion des apologistes modernes du Luxe, sur son influence dans la ruine des États anciens, | |
| Section VIII. Des effets du Luxe par rapport à la richesse des États, | |
| Ch. I. Le Luxe ne permet pas qu'un État tire de ses terres toutes les productions qu'il en pourroit tirer, | |
| Ch. II. Le Luxe tarit toutes les sources de l'industrie qui peut enrichir un État, | |
| Ch. III. Ni les tributs imposés sur les nations soumises, ni les mines les plus riches, ne peuvent garantir de la pauvreté un peuple livré au Luxe, | |
| Section IX. Du Luxe considéré dans ses rapports avec la force des États, | |
| Ch. I. Le Luxe est contraire à la population, | |
| Article I. Lorsque le Luxe domine dans une Nation, elle ne peut nourrir un aussi grand nombre de citoyens, que si elle étoit sans Luxe, | |
| Article II. Le Luxe détruit dans les citoyens tous les motifs qui les portent à devenir pères d'une nombreuse famille, | |
| Article III. L'histoire confirme tout ce que l'on vient d'établir sur les effets du Luxe, par rapport à la population, | |
| Ch. II. Les citoyens d'un État où le Luxe domine, n'ont point une constitution robuste, | |
| Ch. III. Le Luxe détruit dans les citoyens le courage nécessaire pour la défense et pour le soutien de la patrie, | |
| Ch. IV. Fausseté des principes des apologistes du Luxe, par rapport à la force des États. | |
| Troisième Partie. De l'extinction du Luxe. | |
| Section I. De la possibilité d'éteindre le Luxe. | |
| Ch. I. Le Luxe n'est ni essentiel à l'homme, ni son état naturel, | |
| Ch. II. On peut considérer le Luxe dans les particuliers, et l'éteindre dans les États, | |
| Section II. Des moyens de combattre et d'éteindre le Luxe, | |
| Ch. I. Des moyens de détromper les hommes sur les avantages que l'on attribue au Luxe par rapport au bonheur. | |
| Ch. II. Des moyens de remplacer les plaisirs dont l'homme se prive en renonçant au Luxe, | |
| Section III. Des difficultés par lesquelles on combat le projet de l'extinction du Luxe. | |
| Ch. I. Des raisons par lesquelles on prétend prouver que la morale et la politique sont sans ressources contre le torrent du Luxe, | |
| Ch. II. L'étendue de l'empire du Luxe et sa perpétuité, ne prouvent pas qu'il soit inévitable et irrémédiable. | |
| Ch. III. Du sentiment qui suppose que le Luxe est nécessaire dans les Monarchies, | |
| Ch. IV. Des effets de la cessation du Luxe, par rapport à la subsistance des ouvriers employés aux ouvrages de Luxe. | |
| Ch. V. Des effets que l'on attribue à l'extinction du Luxe, par rapport à la circulation de l'argent et à la fortune des citoyens, | |
| Ch. VI. Les Souverains ne doivent pas craindre de compromettre leur autorité en attaquant le Luxe, ou d'affoiblir le respect des peuples par la suppression du faste et de la magnificence, |