| Tome
4. La conquête mystique : l'École de Port-Royal.
604 p. |
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| Avant-Propos. |
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| Ch. I.
Du prétendu "Style Janséniste" |
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| I. La
première rencontre de Sainte-Beuve avec Port-Royal ;
les deux aspects du jansénisme. - M. Hamon préféré
au grand Arnauld. - Une étude plus critique confirme cette première
impression. - Déviation précoce : l'esprit d'Arnauld substitué
à celui de Saint-Cyran ; le "prêtre" vaincu par le
"docteur". - Cinq volumes sur six raconteront la décadence
de Port-Royal. - Enthousiasme bien naturel de Sainte-Beuve ; il ne connaissait
pas d'autres chrétiens |
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| II. Les
reliures jansénistes. - Sainte-Beuve et le style janséniste.
- Théories antilittéraires de Saint-Cyran. - Les stylistes
de Port-Royal ; d'Andilly. - M. Le Maitre et les rythmes de la prose. -
Nicole contre "l'éloquence d'eau chaude". - Tous gens de
lettres |
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| III.
S'ils ont créé le style janséniste ce fut malgré
eux. - L'ont-ils créé ? - Le témoignage
des contemporains. - Les Messieurs de Port-Royal écrivent comme
les autres écrivains religieux de l'époque. - La prose après
Balzac. - Le P. Crasset. - Voluptés perdues ; Le Maître et
Flaubert. - Qu'il n'y a pas de style janséniste et que, soit pour
le style, soit pour le reste, ils furent peut-être moins originaux
qu'on ne l'a cru |
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| Ch. II.
L'École française et le rigorisme de Port-Royal |
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| Une tête
de Méduse : l'épitaphe d'Arnauld. - Le vrai talisman
des jansénistes : leur grand air de religion et d'austérité.
- Que l'école française présente la même "rigueur"
et que par suite l'originalité de Port-Royal tient du mythe. - L'humanisme
dévot et l'école française. - Les exagérations
et le "pessimisme" de celle-ci. - Gibieuf et l'augustinisme de Bérulle.
- Morale de la voie étroite. - Le P. Lejeune. - Saint-Cyran et l'école
française. - Le jansénisme dénoncé dès
le début par les maîtres de cette école. - Olier et
Vincent de Paul. - A quel point ces maîtres diffèrent du jansénisme,
malgré quelques ressemblances de surface. - Que leur mysticisme
corrige leur pessimisme |
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| Ch. III.
La misère de M. de Saint-Cyran |
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| I. Un
malheureux. - Exagération de ses admirateurs et de ses
adversaires. - Fascination exercée par lui. - Madame de Chantal.
- Ce qui peut expliquer son prestige. - Illuminisme au moins apparent.
- Banalité de ses oracles. - "Quand un prophète m'aurait
parlé..." - Prodigieusement occupé de soi. - "Nous
avons, Dieu merci, des pensées plus hautes". - Son héroïsme
prétendu. - Le théâtre et la vie réelle |
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| II. Hérédité
psychopathique. - La Question royale. - Récidive "grave
de symptôme". - "On n'est pas fait comme cela ou on est extraordinaire".
- Les lettres saisies. - L'esprit de Principauté. - Le rival de
Richelieu. - Courbe de sa névrose. - Vers l'hébétude.
- Les aphasies soudaines. - Les velléités. - Le cabinet d'Allemagne.
- Inconstance : il n'achève rien. - Saint-Cyran à Port-Royal.
- Les autres malades de la famille : obsession du jeune de Hauranne. -
Mélancolie douce ; rien de sinistre. - Les enfants. - Délire
de la persécution. - Les larmes. - Retour à l'enfance. -
Mégalomanie morbide ; ataxie intellectuelle. - Un génie et
un saint manqué |
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| III.
Le réformateur. - "Sieyès spirituel en disponibilité".
- Beaucoup de bruit pour rien. - Post hoc, ergo propter hoc. - Pourquoi
pas le grand Arnauld ? - Témoignage de Vincent de Paul. - Leur intimité.
- Il l'a vénéré, il n'a pas pris au sérieux
ses boutades réformatrices. - Saint-Cyran à Vincennes. -
Le beau cas de conscience pour Vincent de Paul. - Loin de charger le prétendu
réformateur, il l'excusera de son mieux. - La déposition
de Vincent. - Un cerveau mal fait, mais un saint homme. - Toute complaisance
serait ici criminelle. - Second jugement de Vincent de Paul sur Saint-Cyran.
- Comment peut s'expliquer ce revirement ? - Auquel des deux jugements
faudra-il croire ? - Le premier, résultat d'une longue série
d'observations ; le second, d'un raisonnement |
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| Ch. IV.
Saint-Cyran conspirateur |
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| I. Note
bibliographique et critique. - 1. Les lettres de Jansénius
à Saint-Cyran. - La publication et l'éditeur de ces lettres.
- Les suppressions. - Le commentaire du P. Pinthereau. - Impression que
donnent ces lettres. - 2. Le procès de Vincennes. - Irrégularité
du procès. - Principales pièces. - Les témoins à
charge. - Dom Jouaud, abbé de Prières. - Son importance dans
cette histoire. - Ses relations avec Rapin. - Ce que les jansénistes
opposent à son témoignage, lequel d'ailleurs doit faire foi.
- La dénonciation de Zamet. - Critique de cette pièce. -
Lettres et mémoires qui ont servi au procès. - Interrogatoire
de Saint-Cyran. - La défense. - Apologie pour Laubardemont |
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| II. Qu'on
peut sans témérité soupçonner Saint-Cyran des
pires desseins. - La consigne du secret. - Les secrets innocents.
- Ce qu'il ne pouvait dire à d'Andilly qu'"à la faveur
des ombres des arbres". - Procédés indécents qu'il
emploie pour s'assurer le secret. - Que nul ne fut moins secret que lui.
- Ses folles imprudences. - La scène devant les murailles de Maubuisson.
- Les deux Saint-Cyran : à l'état normal et pendant les crises.
- Le théologien et l'illuminé. - Lequel des deux est le vrai
? |
|
| III.
"La grande affaire", l'ultime secret. - Saint-Cyran et
Jansénius. - Activité des conspirateurs de Louvain et importance
de leur rôle. - Pilmot. - Qu'ils ne trament, pour l'instant rien
contre l'Église. - Leur désir de rester en communion avec
les Universités catholiques. - Leur soumission au Pontife romain.
- Qu'ils désiraient gagner le Pape à leur conspiration. -
Le Pilmot original, vague projet de contre-réforme. - L'évolution
de Pilmot |
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| IV. §
1. La hiérarchie et la guerre aux réguliers. -
"Nous défendons partout l'autorité épiscopale".
- Que c'était là une des directions de la contre-réforme
catholique. - Le P. Bourgoing, l'Oratoire et l'esprit hiérarchique.
- Les conjurés soutiendront la même doctrine, mais en la prenant
sous son aspect négatif et agressif. - L'assaut contre les jésuites.
- Que Saint-Cyran n'avait aucune raison de leur en vouloir. - Ses neveux
confiés aux Pères. - Acharnement de Jansénius et bientôt
de tout le parti. - § 2. La restauration
de l'augustinisme. - Que le premier
projet des deux conjurés n'était certainement pas de répandre
la fausse doctrine sur la grâce que Jansénius proposera dans
l'Augustinus. - En 1619, ils sont déjà d'accord sur Pilmot
et cependant ni l'un ni l'autre n'a la moindre idée des futures
cinq propositions. - En 1620, Jansénius "découvre"
saint Augustin et les cinq propositions. - Il fait part à Saint-Cyran
de la bonne nouvelle, mais sans entrer à ce sujet dans le moindre
détail. - La grande lettre du 5 mars 1621, document capital dans
l'histoire du jansénisme. - "Voilà ce que je ne vous ai
pas dit jusqu'à maintenant", et il ne le lui dit pas encore.
- Caractère de sa découverte, et qu'elle n'a rien de religieux.
- Que les deux fondateurs du jansénisme, Jansénius et Arnauld
ne sont que des intellectuels. - Saint-Cyran, confident de tragédie,
continue à ne rien savoir de la découverte. - Qu'avaient-ils
donc fait pendant leur retraite de Bayonne ? - Saint-Cyran de moins en
moins spéculatif, et plus érudit que théologien. -
Excitateur plus que maître. - Qu'il n'a rien appris à Jansénius.
- Enfantillages qui les occupaient. - Rendu à lui-même, Jansénius
a pris son essor et fait la fameuse découverte. - Comment Saint-Cyran
adopte l'Augustinus. - Renversement des rôles : Saint-Cyran à
la remorque de Jansénius. - Qu'à partir de cette époque,
Pilmot et l'Augustinus ne font qu'un |
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| Ch. V.
La religion de Saint-Cyran |
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| I. Saint-Cyran
et le rigorisme janséniste. - Vague de ses prétentions
réformatrices. - Peu de sérieux que présente son rigorisme.
- Il approuve des confesseurs molinistes. - Saint-Cyran, humaniste dévot.
- Ne se mettre "en peine de rien". - Les expériences mystiques
de Saint-Cyran. - Le "renouvellement" de Lancelot. - Saint-Cyran
au confessionnal. - La direction de Port-Royal. - "La communion tous
les dimanches ou même une fois de plus dans la semaine". - Le
"renouvellement" à Port-Royal. - Déformation progressive
de la doctrine de Saint-Cyran |
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| II. Semences
d'hérésie dans la pensée confuse de Saint-Cyran.
- La clairvoyance de Condren. - Vers un christianisme purement intérieur.
- Individualisme mystique substitué au catholicisme. - Asacramentaire.
- Indépendance absolue du chrétien intérieur. - Mais
peut-être est-il imprudent de lui attribuer, même en puissance,
une doctrine quelconque ? |
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| III.
Le vrai et le meilleur Saint-Cyran. - Le solitaire, le contemplatif.
- Les deux aspects de sa vie intérieure. - Méditation lyrique.
- Tumulte et magnificence. - Le flux et le reflux de la grâce. -
Intensité religieuse et humanité. - De la "coutume ancienne
de suspendre le Saint-Sacrement." - Saint-Cyran précurseur du
romantisme catholique. - La prière du pauvre. - Vers la contemplation.
- Nul quiétisme. - Silence et flexibilité. - Le jansénisme
trouvera Saint-Cyran trop mystique. - Ce qui l'empêche de parvenir
au vrai mysticisme. - Les "témoignages de Dieu". - Grandeur
et misère de Saint-Cyran |
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| Ch. VI.
- La Mère Agnès |
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| I. Les
deux soeurs. - Agnès nous représente mieux qu'Angélique
la vie intérieure de Port-Royal. - Le tableau de Champaigne. - Il
n'est pas janséniste. - Les pêches de Robert d'Andilly. -
Sainte-Beuve et les deux soeurs. - Le Port-Royal franciscain et salésien
des débuts. - Le P. Archange. - Rigorisme précoce d'Angélique.
- Le P. Archange et la mère Agnès. - François de Sales
à Port-Royal |
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| II. Agnès
fidèle à ses premiers maîtres. - Contre
les scrupules. - "Souffrez comme si vous étiez justes". -
L'esprit des enfants. - L'humanisme dévot à Port-Royal. -
La direction des novices. - Sainte et saine allégresse. - "Vous
m'entendez bien, ma soeur". - Le "baptême du sang". -
"Il faut avoir de bons sentiments de Dieu" |
|
| III.
Le Port-Royal oratorien. - Zamet et Condren. - Prompte initiation
à la spiritualité de l'école française. - Angélique
et l'extase qui dépend de nous. - Agnès et Condren. - La
"désistance de l'âme". - L'empreinte oratorienne. -
Le Chapelet secret. - La légende et l'histoire. - La protestation
de la Mère Agnès. - Doctrine foncièrement oratorienne
du chapelet secret. - "Cessez d'être, afin qu'il soit". -
"Inapplication". - Que le Chapelet n'est pas un pamphlet contre
la communion fréquente et qu'il ne traite pas de la communion. -
La rancune d'O. de Bellegarde et sa vengeance. - Un autre Lutrin |
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| IV. Saint
Cyran à Port-Royal. - Une expérience méthodiste.
- La crise. - Le retour au bon sens et à la tradition. - La communion
fréquente à Port-Royal. - Agnès et la communion fréquente.
- "Les imparfaits ont droit de communier souvent". - Quiétisme
apparent de la Mère Agnès. - Contre l'oraison qui "dépend
du raisonnement". - Vers l'union mystique. - Quomodo obscuratum est
aurum ? |
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| V. Le
Port-Royal angevin. - Henry Arnauld. - Bourrigaut et Marie Constance.
- Le théâtre au couvent ; une farce anti-moliniste. - Le grand
Arnauld à Angers. - La fin du Vert-Vert. - Le Port-Royal pour rire,
et les excuses du vrai Port-Royal. - Agnès essayant de lutter contre
l'esprit de secte. - Avantages de l'humiliation. - Le pardon et le silence.
- Agnès, sa nièce et la signature du formulaire. - "A
Dieu ne plaise que je domine sur la foi d'autrui." - Port-Royal pendant
l'exil de la Mère Agnès. - La guerre au couvent. - L'agonie
de Madeleine Mechtilde. - Les nouvelles Provinciales. - Les derniers jours
de la Mère Agnès et la décadence de Port-Royal |
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| Ch. VII.
Les solitaires et Sébastien Le Nain de Tillemont |
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| I. Les
"Messieurs de Port-Royal". - Nous reprenons notre bien.
- Le Maître et Saci, absous par le P. Rapin. - La pénitence
à Port-Royal. - Cella interrupta. - La dévotion. -
La joie. - Retraités et gens de lettres. - L'encre à Port-Royal.
- Les distractions. - Préludes sectaires. - Le manque d'humour.
- Fatuité dévote. - Leur désert n'est pas catholique.
- Ils ignorent la vraie communion des saints. - Cisternas dissipatas |
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| II. Archéologues,
revenants et jacobites. - Pas encore jansénistes. - Leur
Walter Scott. - Sainte-Beuve et M. Hamon. - Les confessions de M. de Tillemont.
- Le rythme de sa vie intérieure : de l'angoisse à la paix.
- Une prière critique. - La religion en fonction de la morale. -
Tillemont peint par lui-même. - Les tentations des pacifiques. -
"Tout homme est soldat". - Tentations des hommes d'étude.
- Le savant chrétien |
|
| III.
Devoirs envers le prochain : l'indépendance du chrétien et
du savant. - Les parents. - Manifestat eipsum mundo.
- M. Le Nain. - Quid tibi et mihi mulier ? - Le commerce avec les
méchants : libertins ou molinistes ? - Trajan et Marc-Aurèle.
- Le scandale de l'histoire. - Commerce avec les justes. - Les médisants
à Port-Royal. - Les domestiques. - Vers le mysticisme. - La piété
intérieure et le silence du ciel. - L'élève de Port-Royal
"en droiture et qui n'a pas dévié". - Sancte educatus,
sancte vixit. - Le Port-Royal préjanséniste |
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| Ch. VIII.-
Le Grand Arnauld. Le Jansénisme et le sentiment religieux en France
pendant le Siècle de Louis XIV |
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| I. Que
la poésie de Port-Royal n'est pas janséniste.
- Ce que serait une poésie, un lyrisme janséniste. - Erreurs
théologiques ; bizarreries ; esprit de secte. - Tout ce que nous
admirons chez eux reste catholique |
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| II. Le
grand Arnauld. - Un docteur qui n'est que docteur. - Ses jarretières.
- Son innocence. - Ses martyrs. - Les "ballots". - Le "testament
spirituel". - Tartufe et le pharisaïsme doctoral. - La messe de
tous les jours et Vincent de Paul. - "Cela n'appartient qu'à
M. Arnauld". - Qu'il nous aide à comprendre ce que n'est pas
la religion. - "Ce qui s'appelle vraie spiritualité leur est
entièrement inconnu". - Arnauld et Bossuet. - Du lyrisme au
mysticisme |
|
| III.
Influence d'Arnauld. - Directement il fait des sectaires. -
La fureur doctorale "dévorant le coeur de la charité qui
fait vivre l'Église". - Bourdaloue, Jurieu, Malebranche, Quesnel.
- Les bureaux de diffamation. - Jansénisme négatif. - Piété
catholique des premières générations jansénistes
; - Peu à peu l'organe créera la fonction et la secte, l'hérésie.
- Le jansénisme du XVIIIe siècle |
|
| IV. Progrès
et ravages de l'intellectualisme sectaire. - Un héros
national. - Boileau et le grand Arnauld. - La guerre civile. - Prudence
et modération des grands spirituels. - La bonne cause a eu ses Arnauld.
- Influence fâcheuse de ces polémiques sur la vie intime du
catholicisme français. - Les agités. - Le P. Rapin et les
modérés. - Le P. Rapin et l'Évangile. - La retraite
de M. Le Maître. - Les honnêtes gens et les mystiques. - "Polémiques
déprimantes et stérilisantes". - Le jansénisme
et la retraite des mystiques |
|
| Ch. IX.
La prière de Pascal |
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| La doctrine janséniste
a-t-elle pénétré la vie intérieure de Pascal
? - Complexité particulière du problème. - Jansénius
a été le premier maître de Pascal. - Les deux opinions
reçues : la prière de Pascal toute janséniste ; -
toute catholique. - Qu'il y a lieu de chercher une solution moyenne |
|
| §
1. - La joie de Pascal. |
|
| La vie intérieure de Pascal
n'a pas été assombrie par le janséniste. - Maine de
Biran. - "Joie, joie, pleurs de joie". - La doctrine "douce et
savoureuse" de Calvin. - La piété jansénisme et
la certitude, au moins implicite, du salut. - Formules dévotes à
l'usage de Port-Royal. - Joie de "ceux qui, par un heureux sort, se
trouvent du petit nombre" des élus. - Je t'aime, comme j'aime
"mes élus... Ne t'inquiète donc pas". - Le sens catholique
et le sens janséniste du "Je te veux guérir". - "Espérer
extraordinairement". - "Non timeo quia amo" |
|
| §
2. - Le "signe" donné à Pascal et la "consolation"
sensible. |
|
| Comment sait-il qu'il est aimé
? - "Ce que je te le dis est un signe", et un signe qui n'est pas
donné à tous. - Ce n'est pas une révélation
proprement dite, mais une grâce de dévotion sensible. - "Consolation"
et "Désolation", d'après les spirituels catholiques.
- La "Consolation" et l'ascèse ignacienne. - Développement
tardif de la sensibilité religieuse chez Pascal. - La conversion
de 1646. - Qu'il y a loin de "sentir Dieu" à l'aimer. - La
rechute. - "Horribles attaches" et "mouvements" de ferveur.
- L'automne de 1654 et la crise de "désolation". - "S'il
avait les mêmes sentiments de Dieu qu'autrefois..." |
|
| §
3. - Le "signe" de "feu". |
|
| I. Caractère unique du
"ravissement". - Hallucination ? expérience mystique ? simple
ferveur ? Pourquoi pas les trois ensemble ? - La conversion de sainte Gertrude.
- Une conversion méthodiste : Henry Alline. - Celle de Pascal est
entre les deux. - Le "Feu" du Mémorial. Dominus Deus tuus
ignis consumens. - Les deux moments de l'expérience. - Au ravissement
succède une méditation ordinaire. - II. Encore la certitude
du salut. - Pour les jansénistes, l'espérance chrétienne
"consiste à se regarder comme étant du nombre des élus".
- La joie du remords. - Certitude et crainte. - Sens catholique et sens
janséniste du "Tu ne me chercherais pas...". - La tristesse
de Pascal. - Les mystiques, les humanistes dévots et l'École
française contre Pascal |
|
| §
4. - La religion de Pascal. |
|
| A. Le
"Dieu" de Pascal.. - Joie tragique. - Un
monde maudit. - L'"opposition invincible entre Dieu et nous". -
Doctrine contraire de François de Sales. - La peur de Dieu. - Pascal
et l'idée de Dieu. "Impossible, inutile, dangereux... de le connaître".
- Nous ne devons nous représenter Dieu qu'en fonction de la faute
originelle. - Pas d'autre Dieu que "le réparateur de notre misère".
- La faute de Pascal "n'est pas de suivre une fausseté, mais
de ne pas suivre une autre vérité". - Le Dieu des Pensées
et le Dieu de la liturgie catholique |
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| B. Le
devoir religieux. - "Marque d'orgueil
que de vouloir aller à Dieu directement". - Que c'est là
au contraire le devoir religieux par excellence. - "Pourquoi Dieu a
établi la prière ?" ; Réponse de Pascal ; réponse
des grands spirituels catholiques. - La prière est avant tout "adoration,
louange". - "Premièrement regarder Dieu". - L'adorer
"par ce qu'il est en soi plutôt que par ce qu'il est au regard
de nous". - Dévotion de l'école française à
la sainte Trinité. - Théocentrisme lyrique de Bossuet. -
Que l'Église, dans sa liturgie, entend nous élever à
cette religion parfaite |
|
| C. «
Jésus-Christ ! Jésus-Christ ! ». - Joubert
et Sainte-Beuve : les Jansénistes "ôtent au Père
pour donner au Fils". - Et cependant la christologie de Pascal diminue
le Christ. - Le Christ de Pascal n'a pas su racheter le monde. - Combien
plus grand le Christ de l'humanisme dévot ! - O felix culpa
! - Le Christ vaincu de Pascal et notre Christ-Roi. - Le cantique du Fortunat.
- Le Christ de Pascal uniquement pour l'homme, celui de l'Église
d'abord pour Dieu. - L'adorateur parfait. - L'École française
et sa dévotion théocentrique au Verbe incarné |
|
| D. Le
meilleur Pascal. - Que le fond véritable de Pascal n'est
pas janséniste. - Contradictions inconscientes que tôt ou
tard il eût aperçues. - "Le Pape est premier". - La
dernière conversion. - "Le coeur" de Pascal et la "cime
de l'âme". - Mysticisme des Pensées - Pascal et la dévotion
à la personne du Christ |
|
| Ch. X.
Pierre Nicole ou le Jansénisme malgré lui |
|
| I. Pourquoi
l'étudier dès maintenant ? - Récapitulation
de ce qui a été dit plus haut sur le mouvement janséniste.
- Importance capitale de l'intervention d'Arnauld. - Premières ambiguïtés
et premières maladresses. - Nicole réparera les maladresses
d'Arnauld ; grâce à lui, Arnauld n'aura pas à choisir
entre la pleine révolte et la pleine soumission |
|
| II. Nicole
et la distinction entre le fait et le droit. - Habileté
et loyauté. - Cette distinction apaise les angoisses intérieures
de Port-Royal. - On avait peur que le jansénisme ne fût la
vérité. - Tendances molinistes de Nicole. - La cour de Rome
et le thomisme. - Les "cinq articles" thomistes de Nicole approuvés
par le Pape. - Thomisme atténué. - Du prétendu "pouvoir"
accepté par les jansénistes et qui n'est qu'"un pouvoir
garrotté par des liens invincibles." - Une véritable
grâce, et "surnaturelle" donnée à tous les hommes.
- "Les ruines d'un édifice surnaturel sont surnaturelles".
- Quam me delectat Theramenes ! Nicole et Pascal sur les vertus
des "Lacédémoniens". - Curieuse sévérité
de Sainte-Beuve à l'endroit du "psychologiste" Nicole. -
La politesse en enfer. - Nicole et l'humanisme dévot |
|
| III.
Qu'il y a d'autres Pères que saint Augustin, et que saint
Augustin à lui seul n'est pas l'Église. - "Comparant autorité
à autorité, il semble juste de préférer celle
du Pape". - Nicole suspect aux intransigeants du parti. - A-t-il joué
double jeu, comme on l'en accuse des deux côtés ? - Que Nicole
a toujours cru à l'orthodoxie foncière d'Arnauld. - A quelles
enseignes ? - Psychologie de l'entêtement doctoral : "On combat
un sentiment parce qu'on l'a combattu". - Arnauld thomiste, mais honteux.
- Malentendu persistant entre les deux théologiens du parti. - Timidité
et optimisme de Nicole. - Sa responsabilité dans la renaissance
du jansénisme, après la "paix de l'Église" |
|
| IV. Nicole
essayant d'arrêter le développement de la secte.
- Des "vues de conscience" qui d'abord lui avaient permis d'intervenir
dans la lutte. - Polémiste malgré lui ; ses regrets. - Il
ne se reconnaît pas le droit d'écrire contre les "ministres
de l'Église". - Le droit de ne pas médire. - Les lois
de la polémique chrétienne. - L'assurance de M. Arnauld.
- "Je ne me puis appuyer... sur la vocation de M. Arnauld, puisque j'en
doute". - L'utilité de cette lutte, "la chose du monde dont
je doute le plus". - Dans quel esprit est-il permis de s'indigner contre
l'injustice ? - Nicole et Gerbet. - Nicole n'est pas janséniste |
|
| V. Dangers
que peuvent présenter les Essais de morale. -
Exagérations et déclamations pessimistes. - Indulgence foncière
de Nicole. - Qu'il y a plus de "fautes d'obscurcissement" que de
"fautes de passion". - La méthode morale de Nicole et l'inoculation
du scrupule. - Plus moraliste que religieux. - Sainte-Beuve, Joubert et
la véritable infériorité de Nicole. - "Quand le
christianisme est raisonnable, il n'a plus de force". - Nicole n'est
pas mystique |
|
| Ch. XI.
Pierre Nicole ou l'anti-mystique |
|
| §
1. - Trente ans de campagne contre les mystiques. |
|
| I. Stupeur
croissante causée à Nicole par l'enseignement des mystiques.
- Un courant mystique, même à Port-Royal. - Desmarets de Saint-Sorlin,
les Délices de l'esprit et les Visionnaires. - Le succès
de Desmarets révèle à Nicole les étranges progrès
de la propagande mystique au XVIIe siècle. - Mystiques plus importants
: J. de Bernières et Guilloré. - Indignation de Nicole. -
Le Traité de L'Oraison rare mérite de cet ouvrage. - Période
d'apaisement : Nicole entrevoit la difficulté et le sérieux
du problème mystique. - Qu'on ne peut "raisonnablement" condamner
l'oraison de quiétude. - Louables efforts, mais inutiles : il ne
comprend pas. - Débuts de l'agitation anti-quiétiste ; Mme
Guyon chez Nicole. - L'esprit de l'escalier. - Bossuet, Nicole et la Réfutation
des principales erreurs du quiétisme. - Mort de Nicole |
|
| II. La
trilogie antimystique de Nicole et son importance. - Ne serait-ce
pas uniquement une trilogie anti-quiétiste ? - Attitude de Nicole
à l'endroit des mystiques modernes ; défiance respectueuse
; craignant d'avoir à les condamner, il ne veut pas les étudier.
- "Gardons-nous de prendre ABSOLUMENT pour illusion" l'oraison "extraordinaire"
dont ils parlent. - Saint Bernard et saint Jean de la Croix. - Est-il vrai
que les Pères n'aient pas connu l'oraison mystique ? - Le vice fondamental
de la méthode de Nicole ; il ne s'agissait pas de comparer les faux
mystiques du XVIIe siècle aux Pères des premiers temps, mais
aux vrais mystiques de l'époque moderne. - Balzac et le serment
de Strasbourg. - Les spirituels qu'il a combattus sont-ils vraiment de
faux mystiques ? - Bernières, Malaval, d'Estival, Guilloré,
Mme Guyon. - Erreurs et imprudences, mais orthodoxie foncière des
quatre premiers. - On lui abandonne Mme Guyon. - Lui abandonnerait-on les
autres, qu'il resterait à savoir si les arguments que Nicole fait
valoir contre eux, ne vont pas à exterminer tout aussi bien les
vrais mystiques |
|
| §
2. - L'anti-mysticisme de Nicole. |
|
| I. Analyse
de la prière chrétienne |
|
| § 1. Dans toute prière,
deux activités collaborent, celle de Dieu et celle de l'homme |
|
| §. 2. D'où il faut
conclure que l'on est exposé dans la prière commune à
des illusions sans nombre |
|
| § 3. Palinodie |
|
| § 4. Nécessité
de l'effort humain (intelligence, volonté) dans la prière.
- Apologie de la méditation et de saint Ignace |
|
| § 5. Critique de l'effort
humain dans la prière. - L'illuminisme quiétiste de plusieurs
jansénistes et le quiétisme prétendu des mystiques
orthodoxes |
|
| II. Le
préjugé antimystique |
|
| § 1. Obsession de la faute
originelle |
|
| § 2. Obsession morale |
|
| § 3. Obsession rationaliste |
|
| § 4. Obsession jansénisante
ou rousseauiste. - La grâce conçue comme un divin plaisir,
comme une délectation victorieuse |
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| III.
Le roman mystique d'après Nicole |
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| § 1. Tout le mal est venu
des livres |
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| § 2. La fascination de l'inertie |
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| § 3. Le sommeil réparateur |
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| § 4. Les pensées imperceptibles |
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| Appendice. L'investissement d'une
abbaye bénédictine par le jansénisme ; Notre-Dame
du Val-de-Gif |
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| Table analytique des matières |
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