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OEUVRES PHILOSOPHIQUES 
DE SAMUEL CLARKE (1675-1729)
Paris : Charpentier, 1843. XXXVIII-368 p. ; in-18

- Traité de l'existence et des attributs de Dieu
- Lettres d'un gentilhomme
- Lettres d'un savant de Cambridge
- Lettre à un ecclésiastique
- Discours sur les devoirs immuables de la religion naturelle
- Lettre sur l'immatérialité de l'âme et son immortalité naturelle.

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Page de Titre
INTRODUCTION 
   
TRAITÉ DE L'EXISTENCE ET DES ATTRIBUTS DE DIEU.  
Préface de l'auteur 
CH. I. Des causes de l'athéisme 
CH. II. Ire Proposition. Que quelque chose a existé de toute éternité 
CH. III. IIe. PROP. Qu'un Être indépendant et immuable a existé de toute éternité 
CH. IV. IIIe PROP. Que cet Être immuable et indépendant, qui a existé de toute éternité, existe aussi par lui-même. 
CH. V. IVe PROP. L'essence de l'Être qui existe par lui-même est incompréhensible 
CH. VI. Ve PROP. Que l'Être qui existe par lui-même est nécessairement éternel. 
CH. VII. VIe PROP. Que l'Être qui existe par lui-même doit être infini et présent partout 
CH. VIII. VIIe PROP. Que l'Être existant par lui-même doit nécessairement être unique 
CH. IX. VIIIe PROP. Que l'Être existant par lui-même est un Être intelligent 
CH. X. IXe PROP. Que l'Être existent par lui-même doit être un agent libre 
CH. XI. Xe PROP. Que l'Être existant par lui-même, la cause suprême de toutes choses possède une puissance infinie 
CH. XII. XIe PROP. La Cause suprême, l'Auteur de toutes choses, doit être infiniment sage 
CH. XIII. XIIe PROP. La Cause suprême, l'Auteur de toutes choses, doit nécessairement posséder une bonté, une justice et une vérité infinies, et les autres perfections morales qui conviennent au souverain gouverneur et au souverain juge du monde 
CH. XIV. Conclusion du discours sur l'existence de Dieu 
   
LETTRES D'UN GENTILHOMME de la province de Glocester, écrites au Docteur Clarke, au sujet de son Traité de l'existence de Dieu  
Lettre Ire
Réponse à la Lettre Ire
Lettre II 
Réponse à la Lettre II 
Lettre III 
Réponse à la Lettre III 
Lettre IV 
Réponse à la Lettre IV 
Lettre V 
Réponse à la Lettre V 
Fragment d'une lettre écrite à une autre personne qui, outre les objections précédentes, en avait encore proposé quelques autres 
   
LETTRES D'UN SAVANT DE CAMBRIDGE avec les réponses de M. Clarke.   
Lettre Ire
Réponse à la lettre Ire
Lettre II 
Réponse à la Lettre II 
Lettre III 
Réponse à la Lettre III 
Dernière Lettre 
LETTRE DE M. CLARKE A UN ECCLÉSIASTIQUE.  
Sur l'argument a priori, par lequel on prouve l'existence de Dieu 
   
DISCOURS SUR LES DEVOIRS IMMUABLES DE LA RELIGION NATURELLE.  
CH. I. Le dessein et le plan de ce discours 
CH. II. Où l'on parle du déisme, et de quatre différentes espèces de déistes. 
CH. III. Ire PROPOSITION. Que les mêmes relations différentes que diverses choses ont les unes avec les autres nécessairement et éternellement, et que la même convenance ou disconvenance de l'application de certaines choses à d'autres, ou de certaines relations à d'autres, suivant laquelle nous concevons que la volonté de Dieu se détermine toujours et nécessairement à agir selon les règles de la justice, de la bonté et de la vérité, et cela pour le bien de l'univers; que ces mêmes choses, dis-je, doivent déterminer toujours la volonté des êtres raisonnables subordonnés, les porter à conformer toutes leurs actions à ces règles en vue de procurer, autant qu'il est en eux, le bien public, chacun dans la situation particulière où il se trouve; c'est-à-dire qu'il résulte de ces différentes relations que les choses ont entre elles nécessairement et éternellement, qu'il est convenable et dans l'ordre de la raison que les créatures agissent d'une manière plutôt que d'une autre, et qu'elles sont obligées à la pratique de certains devoirs indépendamment d'aucune volonté positive ou d'aucun commandement exprès de Dieu, comme aussi antécédemment à toute espérance de profit et de récompense, ou à toute crainte de dommage et de punition, soit pour le présent, soit pour l'avenir, soit que ces récompenses et ces peines suivent naturellement de la pratique ou de la négligence de ces devoirs, soit qu'elles y aient été attachées en vertu d'un règlement positif 
CH. IV. Où l'on fait voir l'absurdité du système de Hobbes touchant l'origine du droit 
CH. V. IIe PROP. Qu'encore que tous les êtres raisonnables soient obligés d'observer ces devoirs éternels de la morale, même indépendamment de la volonté positive de Dieu, et antécédemment au commandement qu'il en a fait, il y a pourtant une considération qui redouble l'obligation indispensable qui leur est imposée de les pratiquer; c'est que Dieu étant nécessairement juste et bon dans l'exercice de cette puissance infinie qu'il déploie dans le gouvernement de l'univers, il ne peut s'empêcher d'exiger positivement que toutes les créatures raisonnables soient pareillement justes et bonnes, à proportion des facultés qu'il leur a données, et des circonstances différentes dans lesquelles il les a placées, le tout fondé sur la nature des choses, sur les perfections de Dieu, et sur plusieurs autres raisons collatérales. C'est-à-dire que ces devoirs éternels de la morale, qui de leur nature sont réellement et toujours obligatoires, le sont aussi en vertu de la volonté expresse de Dieu et de sa loi immuable ; de sorte que toutes les créatures raisonnables les doivent observer avec toute l'exactitude dont elles sont capables, par respect pour son autorité souveraine, aussi bien qu'en conformité à la raison naturelle des choses 
CH. VI. IIIe PROP. Qu'encore que toutes les créatures raisonnables soient dans une obligation indispensable d'observer les devoirs éternels de la morale, antécédemment à aucune vue de récompense ou de punition, c'est une nécessité pourtant qu'il y ait des récompenses et des peines affectées à l'observation ou à l'inobservation de ces devoirs. Car les mêmes raisons qui prouvent que Dieu est nécessairement juste et bon, et que sa volonté immuable, suivant laquelle il faut que tous les êtres se gouvernent, est toujours conforme aux règles de la justice, de l'équité et de la bonté, ces mêmes raisons, dis-je, prouvent aussi qu'il ne peut s'empêcher d'approuver la conduite des créatures qui l'imitent et qui lui obéissent en se conformant à ces règles, et qu'il doit au contraire désapprouver celles qui s'en éloignent. D'où il s'ensuit qu'il doit, de manière ou d'autre, en agir fort différemment avec elles à proportion de leur obéissance ou de leur désobéissance, et manifester son pouvoir absolu et son autorité suprême, en maintenant la majesté des lois divines, et en punissant ceux qui les transgressent, d'une manière qui réponde à sa qualité de juste gouverneur et d'arbitre souverain de l'univers 
CH. VII. IVe PROP. Qu'originairement la nature des choses et la constitution de l'univers sont telles, que l'observation des règles éternelles de la bonté et de la justice, tend, par une conséquence directe et naturelle, à rendre toutes les créatures heureuses; et l'inobservation de ces règles au contraire à les rendre malheureuses, par où la différence entre les fruits de la vertu et du vice, si raisonnable en elle-même et si nécessaire à la justification de la gloire de Dieu, est établie et mise hors de toute contestation; mais que le genre humain se trouve maintenant dans un état où l'ordre naturel des choses de ce monde est manifestement renversé, la vertu n'ayant pas à beaucoup près le privilège de rendre les hommes heureux, ce qui vient d'une corruption grande et générale, dont l'origine nous serait à peine connue sans le secours de la révélation. Qu'ainsi il est absolument impossible de concevoir que Dieu n'ait eu, en créant des êtres raisonnables, tels que sont les hommes, et les plaçant sur la terre, d'autre fin que de conserver éternellement une succession d'êtres d'aussi courte durée, dans ce triste état de corruption, de confusion et de désordre qu'on trouve aujourd'hui dans le monde où les règles éternelles du bien et du mal sont si mal observées, et où la gloire de Dieu et la majesté de ses lois sont la plupart du temps foulées aux pieds, puisque les gens de bien n'y reçoivent pas la récompense qui leur est due, ni les scélérats la punition qu'il méritent. Ce qui doit faire conclure qu'au lieu d'une succession éternelle de nouvelles générations, telles qu'elles sont aujourd'hui, il faut nécessairement qu'un jour les choses changent entièrement de face, et qu'il y ait un état à venir où les punitions et les récompenses soient distribuées à qui elles sont dues ; un état d'où tous les désordres et toutes les inégalités soient bannis, et où tout le système de la Providence, qui nous paraît maintenant si confus et si inexplicable à cause que nous n'en connaissons qu'une petite partie, soit mis en évidence et reconnu à tous égards digne d'une sagesse infinie, d'une justice et d'une bonté souveraine 
CH. VIII. De l'immortalité de l'âme et de quelques autres arguments qui prouvent aussi la certitude d'un état futur de peines et de récompenses 
   
LETTRE DU DOCTEUR CLARKE,  
Sur l'immatérialité de l'âme et son immortalité naturelle