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OEUVRES DE PIERRE BAYLE (1647-1706).

Portraits de Bayle.

Sur Gallica: - Avis important aux refugiés sur leur prochain retour en France. - Commentaire sur ces paroles de Jésus-Christ Contrains les d'entrer. - Supplément du Commentaire. - Projet et fragmens d'un dictionnaire critique. - Université de Chicago : Dictionnaire historique et critique (Excellente édition). - 
EN MODE TEXTE SUR LE CD

COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE SUR CES PAROLES DE JÉSUS-CHRIST:
CONTRAINS-LES D’ENTRER
OU TRAITÉ DE LA TOLÉRANCE UNIVERSELLE

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PREMIÈRE PARTIE
Chap. I. Que la lumière naturelle, ou les principes généraux de nos connaissances, sont la règle matrice et originale de toute interprétation de l’Écriture, en matière de moeurs principalement.
Chap. II. Première réfutation du sens littéral de ces paroles : « Contrains-les d’entrer, » par la raison qu’il est contraire aux plus distinctes idées de la lumière naturelle.
Chap. III. Seconde réfutation du même sens littéral, par la raison qu’il est contraire à l’esprit de l’Évangile.
Chap. IV. Troisième réfutation du sens littéral, par la raison qu’il bouleverse les bornes qui séparent la justice d’avec l’injustice, et qu’il confond le vice avec la vertu, à la ruine universelle des sociétés.
Chap. V. Quatrième réfutation du sens littéral, par la raison qu’il fournit un prétexte très plausible et très raisonnable aux infidèles de ne laisser entrer aucun chrétien dans leur pays, et de les chasser de tous les lieux où ils les trouvent.
Chap. VI. Cinquième réfutation du sens littéral par la raison qu’il ne peut être exécuté sans des crimes inévitables. — Que ce n’est pas une excuse que de dire qu’on ne punit les hérétiques, que parce qu’ils ont contrevenu aux édits.
Chap. VII. Sixième réfutation du sens littéral, par la raison qu’il ôte à la religion chrétienne un fort argument dont elle se sert contre le mahométisme.
Chap. VIII. Septième réfutation du sens littéral, par la raison qu’il a été inconnu aux pères pendant une longue suite d’années.
Chap. IX. Huitième réfutation du sens littéral, par la raison qu’il rend vaines les plaintes des premiers chrétiens contre les persécutions païennes.
Chap. X. Neuvième et dernière réfutation du sens littéral, par la raison qu’il exposerait les vrais chrétiens à une oppression continuelle, sans qu’on put rien alléguer pour en arrêter le cours que le fond même des dogmes contestés entre les persécutés et les persécuteurs, ce qui n’est qu’une chétive pétition de principe, qui n’empêcherait pas que le monde ne devînt un coupe-gorge.
DEUXIÈME PARTIE
Chap. I. Première objection : On n’use point de violence afin de gêner la conscience, mais pour réveiller ceux qui refusent d’examiner la vérité. Illusion de cette pensée. — Examen de ce qu’on appelle opiniâtreté.
Chap. II. Seconde objection: On rend odieux le sens littéral en jugeant des voies de Dieu par les voies des hommes : encore que les hommes soient en état de mal juger lors qu’ils agissent par passion, il ne s’ensuit pas que Dieu ne fasse son oeuvre là-dedans par les ressorts admirables de sa providence. — Fausseté de cette pensée, et quels sont les effets ordinaires des persécutions.
Chap. III. Troisième objection: On outre malignement les choses, en faisant paraître la contrainte commandée par Jésus-Christ sous l’image d’échafauds, de roues et de gibets, au lieu qu’on ne devait parler que d’amendes, d’exils et d’autres petites incommodités. — Absurdité de cette excuse, et que supposé le sens littéral, le dernier supplice est plus raisonnable que les manières chicaneuses, et que les pilleries et les captivités dont on s’est servi en France.
Chap. IV. Quatrième objection: On ne peut condamner le sens littéral de ces paroles, Contrains-les d’entrer, sans condamner en même temps les lois que Dieu a établies parmi les Juifs, et la conduite que les prophètes ont quelquefois tenue. — Disparité et raisons particulières pour l’ancienne loi, qui n’ont point lieu sous l’Évangile.
Chap. V. Cinquième objection: Les protestants ne peuvent blâmer le sens littéral de contrainte, sans condamner les plus sages empereurs et les pères de l’Église, et sans se condamner eux-mêmes, puis qu’ils ne souffrent point en certains lieux les autres religions, et qu’ils ont quelquefois puni de mort les hérétiques, Servet par exemple. — Illusion de ceux qui font cette objection : raisons particulières de ne pas tolérer les papistes.
Chap. VI. Sixième objection: L’opinion de la tolérance ne peut que jeter l’État dans toutes sortes de confusions, et produire une bigarrure horrible de sectes qui défigurent le christianisme. — Réponse à cette pensée; en quel sens les princes doivent être les nourriciers de l’Église.
Chap. VII. Septième objection: On ne peut nier la contrainte au sens littéral, sans introduire une tolérance générale. — Réponse à cela, et que la conséquence est vraie, mais non pas absurde : examen des restrictions du quelques demi-tolérants.
Chap. VIII. Huitième objection: On rend odieux malicieusement le sens littéral de contrainte, en supposant faussement qu’il autorise les violences que l’on fait à la vérité. — Réponse à cela, où l’on montre qu’effectivement ce sens littéral autorise les persécutions suscitées à la bonne cause, et que la conscience qui est dans l’erreur a les mêmes droits que celle qui n’y est pas.
Chap. IX. Examen de quelques difficultés contre ce qui a été établi dans le chapitre précédent du droit de la conscience qui est dans l’erreur. — Preuves de ce même droit par des exemples.
Chap. X. Suite de la réponse aux difficultés contre le droit de la conscience errante. — Examen de ce qu’on dit que si les hérétiques usent de représailles sur ceux qui les persécutent, ils ont tort. — Preuves que la fausse conscience peut disculper ceux qui la suivent, quoi qu’elle ne le fasse pas toujours.
Chap. XI. Résultat de ce qui a été prouvé dans les deux chapitres précédents, et au pis aller réfutation du sens de contrainte.
TROISIÈME PARTIE. 
Commentaire philosophique sur les lettres de Saint Augustin qui font l’Apologie de la contrainte des hérétiques...
Paroles de Saint Augustin. Questions I à XV.
Paroles de Saint Augustin. Questions XV à XXX.
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DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET CRITIQUE DE PIERRE BAYLE
PARIS, DESOER, LIBRAIRE, RUE CHRISTINE, 1820, 16 volumes.
AUGMENTÉE DE NOTES EXTRAITES DE CHAUFEPIÉ, JOLY, LA MONNOIE, LEDUCHAT; L.-J. LECLERC, , ETC.

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T. 1Avant-propos de Beuchot.
        Aaron-Amphitryon
T. 2 Anabaptistes-Azote
T. 3 Babelot-Borstel
T. 4 Bosc-Caussin
T. 5 Céa-Doriéus David 1697  1702
T. 6 Drabicius-Furius
T. 7 Gabriel-Hemmingius
T. 8 Hénault-Kuhlman
T. 9 Labé-Luxembourg
T. 10 Maccius-Multius
T. 11 Nannius-Pézélius
T. 12 Phaon-Rutilie
T. 13 Sabellicus-Sutliviu
T. 14 Tabor-Xylander
T. 15 Zabarella-Zuérius
T. 16 Préface de la Ière édition, 1697.
Avertissement de la 2nde édition, 1702.
Avertissement du Libraire au Lecteur, 1720.
Dédicace au duc d’Orléans, régent, de Lamotte-Houdard, 1720.
Avertissement sur la 4ème édition, 1730.
Avertissement sur la 5ème édition, 1740.
Privilegium (latin et flamand)
Lettre de M. Desmaizeaux à M. de La Motte, 1729.
Vie de M. Bayle, 1740.
Pièces justificatives:
1. Calendarium Carlananum. (en français)
2. Ordonnance du lieutenant de police, mars 1683.
3. Actes du Consistoire wallon sur le Dictionnaire de Bayle, 1697.
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GALLICA (Sur Gallica-BNF)

AVIS IMPORTANT AUX REFUGIEZ
SUR LEUR PROCHAIN RETOUR EN FRANCE
DONNÉ POUR ESTRENNES À L'UN D'EUX EN 1690. PAR MONSIEUR C.L.A.A.P.D.P
A Amsterdam, chez Jaques Le Censeur, 1690. [24]-412-[12] p. ; in-12

.
Page de titre
Titre
Avertissement au lecteur (20 pages).
Np
Avis aux refugiés sur leur retour en France
1
Table des choses principales.  
L’Année 1689 a été différente de ce qu’en pensoient les Réfugiés.
1
Grand nombre de Catholiques aises du retour des Réfugiés
4
Conseil aux Réfugiés sur leurs écrits Satyriques.
7
Jugement sur ces Écrits.
8
Si on peut les attribuer à tout le Corps.
13
Quel péché c’est que l’esprit satyrique.
15
Différents libelles parmi les Refugiez.
18
Leurs Ancêtres introducteurs des libelles diffamatoires.
24
Règlement des anciens Romains contre une telle licence.
25
Réponse aux excuses des Protestants touchant les libelles de leurs Ancêtres.
34
Erreur grossière de Cuneus en parlant des Pères qui ont satirisé Julien l’Apostat
43
Inutilité de cet exemple pour les Protestants.
45
Les poètes satiriques anciennement s’excusoient comme on excuse les Réformateurs
49
Opposition des Satyres des Réfugiés à la modération des Catholiques d’Angleterre.
54
Modération des Français à l’égard du feu Pape.
57
Et à l’égard des Espagnols
60
Les Espagnols alliés aux Hérétiques aussi souvent qu’ils l’ont pu , et ce qu’ils ont fait envers Cromwell
61
Doctrine séditieuse d’une infinité de libelles des Réfugiés. 
71
Contradiction dans la conduite des Protestants lorsqu’ils écrivent contre le Pape, et pour les droits du peuple.
74
Comparaison de leurs écrits d’aujourd’hui, avec le libelle de la politique du Clergé.
77
Contradiction des Protestants pour ce même temps.
85
Réfutation de leur dogme favori de la Souveraineté du peuple ; qu’il conduit à rendre les séditions impunissables.
89
Qu’il est réfuté par la propre conduite présente des Protestants
95
Qu’il ne peut être que désagréable et pernicieux à ceux qui s’en sont servis depuis peu
97
Passage de Camden touchant la Reine Élizabeth.
100
Ce même dogme autorise chaque particulier à s’opposer à tout le corps. Réponse aux exceptions.
103
Preuve de la Réponse par le livre de l’Esprit d’Arnaud
108
Et par un exemple pris des Provinces qui se confédèrent.
108
Suites de ce dogue, pernicieuses aux Protestants 
111
Réfutation de ceux qui allèguent qu’il ne faut rien changer aux loix.
115
Combien les Anglois et les Allemands observent peu leurs loix.
116
Réfutation de ceux qui disent que le serment de fidélité assure le repos public.
121
Comparaison du dogme de la Souveraineté du peuple, avec celui du droit des particuliers pour s’opposer au jugement de toute l’Église.
123
Uniformité présente des Protestants pour l’autorité de l’Église et pour l’autorité des Magistrats.
128
Passage à ce sujet du Ministre Claude.
130
Ce que répondit Daillé sur l’objection du supplice du Roi Charles
136
Nullité présentement de ces réponses.
138
Approbation générale des Protestants pour les dernières révolutions d’Angleterre.
138
Que les Presbytériens ont autant contribué que les Indépendants aux anciens troubles d’Angleterre.
145
Réfutation de Daillé sur cela, et sur ce qu’il a dit que ceux qui ont rétabli la famille Royale en Angleterre n’étoient pas les mêmes que ceux qui l’avoient chassée.
147
Nouvelles preuves que selon le dogme de la Souveraineté du peuple chaque particulier peut s’armer contre le gouvernement.
152
Par chaque particulier on entend aussi un Magistrat agissant sans l’ordre d’un Corps.
156
Selon Junius Brutus, c’est assez d’un seul Magistrat, d’un Échevin par exemple, pour faire prendre les armes au peuple.
157
C’est aussi le sentiment des Protestants de Magdebourg.
161
Que leurs Principes ou ne prouvent rien, ou prouvent que le moindre artisan a droit d’exciter à la sédition.
163
Que les comparaisons de Junius Brutus conduisent à cela même.
168
Preuve tirée d’un de ses passages et d’un autre des Protestants de Magdebourg.
172
Que ces Auteurs par une contradiction visible ont donné gloire à la vérité.
175
Observations sur ces passages
178
Prérogative de la Royauté
178.
Impossibilité de mettre en pratique la doctrine de ces gens-là selon leurs restrictions.
183
Absurdité de Junius Brutus à l’égard des raisons pourquoi David ne résista pas à Saül.
187
Son abus horrible de l’Écriture.
189
Meilleure foi de Knox , et de Goodman à avouer le droit de chaque personne privée pour se soulever.
193
Ce qu’avoient répondu cy-devant les protestants quand on leur objectoit Buchanan, Junius Brutus, etc.
197
Mauvaise foi ou ignorance de ces réponses.
201
Quel homme c’étoit que Buchanan.
201
Quel est l’auteur déguisé sous le nom de Junius Brutus.
205
Ce que ce seroit qu’un Pape Huguenot.
210
Horribles libelles traduits de l’Anglois par des Réfugiés.
212
Les Calvinistes ennemis des puissances plus que les autres Protestants.
216
Preuves par la conduite précédente de l’Église Anglicane.
219
Réflexion sur une lettre de Bochart de Caen.
222
Et sur la présente conduite de l’Église Anglicane.
230
Réflexions sur l’entreprise des Vaudois.
233
Les Protestants conviennent partout que les Souverains ont droit de bannir certaines personnes, même pour la Religion, sans que ces personnes bannies injustement puissent déclarer la guerre à leur patrie.
235
Passage de Mr. Claude rétorqué sur ce que la Religion est convertie en crime d’État.
238
Ce qui fut fait en Suède à la Reine Christine.
239
Application de ce que dessus aux Vaudois.
242
Le droit des gens condamne les hostilités exercées sans l’ordre d’un Souverain.
246
Même lorsqu’il ne s’agit que de reprendre son bien.
248
Si l’on peut excuser les Vaudois sur l’argent qu’ils ont reçu et sur connivence des Suisses.
253
Passage des Essais de Morale contre les guerres civiles.
257
Morale des Païens sur ce que l’on doit à sa PATRIE, renversée par les Vaudois.
258
Mauvaise distinction, qu’on ne veut pas ruiner sa patrie, mais la soumettre à un meilleur Gouvernement.
264
Exemples païens de l’amour pour leur patrie ingrate e injuste, p.  
Les Païens s’élèveront en jugement contre les Vaudois, les Colignis, et les Rohans.
269
Ce que les Vaudois ont été bonis pour leur religion aggrave le crime de leur irruption.
276
Réflexion sur la manière dont Dieu délivra son peuple d’Égypte et de Babylone.
279
L’exemple des Macchabées ne peut point servir aux Protestants.
286
Trois circonstances qui aggravent la faute des Vaudois.
288
Condamnation par l’Écriture des écrits tant Satyriques que séditieux des Protestants.
297
Utilité importante que les Catholiques tirent de cet esprit Protestant.
301
Vains et méchants efforts des Protestants pour diminuer leur différence de la primitive Église.
303
Réflexions sur ce qu’ils disent des Chrétiens sous Julien l’Apostat.
388
Ils ne peuvent pas se prévaloir de ce qu’on a pu faire quelquefois dans l’Église Romaine.
315
Leurs excessives espérances il y a un an.
316
Exploits des Alliés dans la dernière Campagne. 
317 
Exploits des François.
321
Combat imaginaire des Gazetiers de Hollande en Catalogne.
322 
Qu’elle doit être la mortification des ennemis de la France d’avoir fait si peu de chose.
325
Les Suisses etc. sont une preuve que les François sont de bons voisins
327
Deux raisons qui devoient faire que la 1ère Campagne des Alliés leur fût plus heureuse.  
1. Ils se préparoient de longue main. 
334
2. Ils sont en grand nombre.
334
Flétrissure d’Innocent XI par les éloges des Hérétiques.
337
La gloire de la France plus haut l’année passée qu’elle n’avoit encore été.
340
La présente Ligue plus formidable que celle de l’autre guerre.
341
Le Roi est seul à soutenir les intérêts de l’Église.
343
La Maison d’Autriche étoit autrefois secouru par quantité de Princes Catholiques lorsqu’on se liguoit contre elle.
345
Elle est à présent unie contre les intérêts de l’Église.
345
La grandeur présente de la France est l’ouvrage du Roi.
348
Vaine récrimination de notre prétendue liaison avec les Turcs.
351
Les libelles contre la France destitués de preuves.
354
Les Victoires sur le Turc confondent Drabicius.
357
Plus utiles que préjudiciables à la France
361
Réponse aux insultes faites à la France dans les libelles des Réfugiés sur les révolutions de SIAM.
366
Les Controverses des Protestants empirées depuis 5, ou 6 ans.
373
Nous vengeons l’Écriture contre eux.
374
Ils ont supposé des Prophéties.
376
Qu’ils ne peuvent plus nous reprocher la ligue pour l’exclusion da Roy de Navarre.
381
Ce que leur répondit le Cardinal de Richelieu
379
Parallèle entre le Roi de Navarre et le Duc d’York.
382
Différences à l’avantage des Catholiques dans ce parallèle.
388
Considération sur les scrupules de l’Archevêque de Cantorbéri.
389
Sur l’invasion du Duc de Monmouth.
393
Et sur la décision de l’incompatibilité du Papisme avec les Couronnes d’Angleterre, etc.
399
Noms de quelques Catholiques illustres fidèles à Henri le Huguenot
405
Beau passage de Charron.
407
.
* * * * * * *

COMMENTAIRE PHILOSOPHIQUE SUR CES PAROLES DE JÉSUS- CHRIST
CONTRAINS LES D'ENTRER
OÙ L'ON PROUVE PAR PLUSIEURS RAISONS DÉMONSTRATIVES
QU'IL N'Y A RIEN DE PLUS-ABOMINABLE QUE DE FAIRE DES CONVERSIONS PAR LA CONTRAINTE,
ET L'ON RÉFUTE TOUS LES SOPHISMES DES CONVERTISSEURS À CONTRAINTE,
ET L'APOLOGIE QUE S. AUGUSTIN A FAITE DES PERSÉCUTIONS.
Traduit de l'anglois du Sieur Jean Fox de Bruggs par M.J.F. [Tome I-II]
A Cantorbery chez Thomas Litwel. 1686

.
TOME 1.1686. 296 p. 
Pour le Discours Préliminaire.   
Occasion de cet Ouvrage. 
pag. v
Ce que c'est que Convertisseur. 
p. vij 
Comment on le peint dans une Enseigne d'Auberge. 
p. ix
D'où vient qu'on répond aux meilleurs livres. 
p. xij 
Plainte ridicule des Catholiques Anglois 
p. xiv
La politesse universelle du siécle n'a pû rien sur la ferocité du Papisme 
p. xv
Egalité de la persécution présente avec les passées sans faire compensation de rien 
p. xvij 
Refutation de ceux qui disent que les persécutions faites aux Prostans ne leur donnent point lieu d'en faire autant aux Catoliques. 
p. xxiij 
Suposant la prétention des uns et des autres, les Protestans auroient plus de raison que les Papistes de persécuter. 
p. xxv
Ce que pourroit dire l'Eglise Anglicane aux Papistes. 
p. xxviij 
La vérité ne soufre point prescription comme un Roiaume. 
p. xxx
Jugement sur les loix d'Angleterre contre les Papistes. 
p. xxxiij 
Exception pour les Rois. 
p. xxxvj 
Projet imaginaire mais dont l'éxécution seroit tres-utile contre le Papisme. 
p. xxxvij 
Raisons des Missions. 
Reproche de Scioppius aux Jesuïtes. 
p. XL
Embarras des Apologistes des persécutions. 
p. XLij 
Citation du Sr. Maimbourg. 
p. Xliij 
Passage de Mr. Diroys contre les professions forcées. 
p. XLiv
Avantages qu'il donne aux Infidéles contre les Missionnaires 
p. XLviij 
Réfléxion sur l'arrêt contre les recusans de communier, et contre ceux qui éxerceront en France quelque acte de Réligion Protestante 
p. XLiX
Réfléxion sur le conseil donné à Auguste de ne point soufrir les innovations de Réligion 
p. Lj 
Le Paganisme est une preuve que la tolérance ne nuit point aux Sociétez 
p. Liv
Les prémiers Chrétiens sous Neron succomberent à la force des tourmens 
p. Lvj. 
Ils sont pourtant au Martirologe 
p. Lvij 
Refutation de ceux qui disent que pour ruïner les Protestans de France il faloit le plus - grand Roi du monde 
p. Lviij 
L'ancienne Eglise eût été persécutée sans relâche 
p. Lxiij 
Réfléxion sur ce que le Duc de Guise pardonna à un Huguenot qui le vouloit assassiner. Ridicule de la fentence qu'on dit qu'il prononça en cette ocasion 
p. Lxiv
Toutes les véritez morales de l'Evangile deviennent une farce en la bouche d'un Convertisseur 
p. Lxix
POUR LA 1ère PARTIE DU COMMENTAIRE.   
CHAPITRE I. Que la lumière naturelle, ou les principes généraux de nos connoissances, sont la régle matrice et originale de toute interprétation de l'Écriture en matière de moeurs principalement. 
pag. 1
Tous les Téologiens rendent hommage à la Philosophie 
p. 7
Pourquoi toutes les véritez particulieres doivent être éxaminées par la droite raison 
p. 10
Par quelle lumiere Adam a connu qu il devoit s'abstenir du fruit défendu 
p. 14
Aprés la chute d'Adam le recours à la lumiere naturelle a été plus. Indispensable 
p. 17
Réfléxion sur les loix de Moïse 
p. 20
Importance et nécessité de consulter la lumiere naturelle 
p. 23
Que les Catoliques Romains retombent-là aprés leurs grands circuits 
p. 25
CHAPITRE II. Première Refutation du sens literal de ces paroles Contrains-les d'entrer, par la raison qu'il est contraire aux plus-distinctes idées de la lumiére naturelle. 
p. 28
Les actes de Réligion purement externes ne sauroient plaire à Dieu 
p. 29
En quoi consiste la Réligion 
p. 31
La contrainte est incapable d'inspirer la Réligion 
p. 35
CHAPITRE III. Seconde Refutation du même sens literal, par la raison qu'il est contraire à l'esprit de l'Evangile.
p. 39
L'Evangile a été verifié sur la lumiere naturelle 
p. 41
Excélence de l'Evangile sur la loi de Moïse 
p. 47
La douceur étoit le caractêre dominant de Jesus-Chrit 
p. 49
Conséquence tres - injurieuse à Jesus - Chrit du sens de contrainte que l'on donne à ses paroles. 
p. 53
CHAPITRE IV. Troisiéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il bouleverse les bornes qui séparent la justice d'avec l'injustice, et qu'il confond le vice avec la vertu, à la ruïne universelle des Sociétez. 
p. 56
Refutation de ceux qui disent qu'un Roi peut loger ses gens de guerre chez qui il lui plaît 
p. 59
Et de ceux qui disent que les Huguenots ont contrevenu aux Edits 
p. 60
Le droit de contraindre est le renver sement Général du Décalogue 
p. 64
Et le sacagement reciproque des diferens partis, et la source continuelle des Guerres civiles 
p. 68
Exception ridicule pour les Rois que font quelques Catoliques Romains 
p. 71
CHAPITRE V. Quatriéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il fournit un prétexte tres plausible et tresraisonnable aux Infidéles de ne laisser entrer aucun Chrétien dans leur Païs, et de les chasser de tous les lieux où ils les trouvent.
p. 74
Tous peuples sont obligez de donner audience à ceux qui leur promettent la découverte de la vraie Réligion 
p. 76, 357 
Suposition de la demande que devroit faire un Roi de la Chine aux Missionnaires du Pape 
p. 80
Et de la réponse de ces Missionnaires 
p. 82
Suites que doit avoir la réponse 
p. 86
Obligation indispensable de chasser les auteurs de la réponse 
p. 87
1. Preuve de cette obligation 
p. 87
2. Preuve 
p. 90
3. Preuve 
p. 91
Recapitulation de ces preuves 
p. 95
Refutation de ceux qui diroient qu'il ne faudroit pas avouer au Roi de la Chine que Jesus - Chrit eût ordonné la contrainte 
p. 97
Infamie du Christianisme en cas qu'on pût attendre à déclarer cét ordre jusques au tems propre pour l'éxécution 
p. 100
CHAPITRE VI. Cinquiéme Refutation du sens literal par la raison qu'il ne peut-être éxécuté sans des crimes inévitables. Que ce n'est pas une excuse que de dire qu'on ne punit les héretiques que parce qu'ils ont contrevenu aux Edits. 
p. 103
Plan Général des crimes compliquez dans la derniere persécution 
p. 106
Cas de consience à proposer aux Confesseurs des Dragons qui ont sacagé les maisons des Protestans 
p. 110
Péchez particuliers aux gens d'Eglise dans cette persécution
p. 113
Refutation de ceux qui diroient qu'on n'a pas prévû tous ces desordres, et qu'encore que Jesus-Christ en ait prévû il n'a pas laissé de faire prêcher 
p. 117
Et de ceux qui diroient que le succés des Dragonneries en repare tout le mal 
p. 121
Et de ceux qui diroient qu'on n'a fait qu'infliger les peines établies contre les desobéissans 
p. 123
Conditions nécessaires à une loi 
p. 126
Defaut essentiel dans le; Souverains de puïssance pour faire des loix en matiere de Réligion 
p. 132
Enstance contre les Adversaires prise de quelques loix d'un Grand Duc de Moscovie 
p. 141
Et de quelques autres loix moins odieuses 
p. 145
CHAPITRE VII. Sixiéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il ôte à la Réligion Chrétienne un fort argument dont elle se sert contre le Mahométisme. 
Raisonnement de M. Diroys contre les Mahométans retourné contre les Papistes. 
p. 151
CHAPITRE VIII. Septiéme Refutaton du sens literal, par la raison qu'il a été inconnu aux Péres pendant une longue suite d'années.
p. 153
Doctrine des Péres sur la persécution 
p. 157
Cette même doctrine se présente d'elle - même aux Papistes lors qu'ils n'écrivent pas actuëllement en faveur de la persécution 
p. 161
CHAPITRE IX. Huitiéme Refutation du sens literal, par la raison qu'il rend vaines les plaintes des prémiers Chrétiens contre les persécutions Paiennes  
Suposition d'une Conférence entre des Députez de la primitive Eglise, et quelque Ministre des Empereurs 
p. 164
Discours du Commissaire Impérial. 
p. 164
Réponse des Députez 
p. 165
Replique du Commissaire 
p. 167
Replique des Députez 
p. 169
Duplique du Commissaire 
p. 171
Autre instance contre les Députez, et preuve que la violence auroit été commandée dée directement et non par accident 
p. 173
CHAPITRE X. Neuviéme et derniere Refutation du sens literal, par la raison qu'il exposeroit les vrais Chrétiens à une opression continuelle sans qu'on peut rien aléguer pour en arrêter le cours que le fond même des dogmes contestez entre les persécutez et les persécuteurs, ce qui n'est qu'une chetive petition de principe qui n'empêcheroit pas que le monde ne devint un Coupe-gorge.
p. 181
Considération de ce qui se passeroit de secte à secte du Christianisme. 
p. 186
Vaine et ridicule excuse sur ce que l'on auroit la vérité de son côté. 
p. 188
   
TOME 2.1686. 396 p. 
POUR LA 2E PARTIE DU COMMENTAIRE.   
CHAPITRE I. Pmémiére objection; On n'use point de violences afin de gêner la consience, mais pour réveiller ceux qui refusent d'éxaminer la vérité. Illusion de cette pensée. Examen de ce qu'on apelle OPINIATRETE 
p. 193
Combien les passions empêchent de faire un bon éxamen 
p. 194 
Que l'état où les persécuteurs mettent les gens afin de les obliger d'éseaminer, les empêche de bien choisir 
p. 198
Ce qui se pourroit dire contre la sagesse de Jesus-Christ, s'il avoit ordonné la persécution comme une préparation à l'éxamen. 
p. 202 
Dilemme contre les Adversaires 
p. 207 
Que leurs persécutions seroient sans fruit si elles n'avoient pour but de contraindre enfin la consience 
p. 208 
Examen de ce qu'on apelle opiniâtreté. 
p. 210 
Impossibilité de la discerner de la constance. 
p. 211 
Ce n'est pas une marque d'opiniâtreté de persister dans sa Réligion aprés avoir été reduit au silence par un Controversiste. 
p. 214 
L'Evidence est une qualité rélative 
p. 218 
On ne peut jamais convaincre un particulier que l'explication qu'on lui a donnée sur certaines matieres est sufisante. 
p. 223 
CHAPITRE II. Seconde Objection; On rend odieux le sens literal en jugeant des voies de Dieu par les voies des hommes: encore que les hommes soient en état de mal juger lors qu'ils agissent par passion, il ne s'ensuit pas que Dieu ne fasse son oeuvre là dedans par les ressorts admirables de sa Providence. Fausseté de cette pensée, et quels sont les éfets ordinaires des persécutions. 
p. 225 
Refutation de ceux qui auroient recours à la maxime les voies de Dieu ne sont pas nos voies 
p. 226 
Diference entre la bouë emploiée contre l'aveuglement du corps, et la persécution emploiée contre l'aveuglement de l'esprit 
p. 229 
Preuve tirée de ce qu'il n'est pas permis de faire tort à un homme pour le corriger de ses vices 
p. 233 
Que l'expérience prouve que les persécutions ne sont pas une cause ocasionnelle établie de Dieu pour conférer l'illumination de l'esprit 
p. 237 
Revûë générale des éfets que produisent les persécutions 
p. 242 
Oposition des maximes des Papistes de France et d'Angleterre 
p. 246 
Réfléxion de Michel de Montagne sur le suplice de la question 
p. 251 
Pensée de Mezerai sur le suplice d'Anne du Bourg 
p. 257 
CHAPITRE III. Troisiéme objection. On outre malignement les choses en faisant paroître la contrainte commandée par Jesus-Chrit sous l'image d'échafauts, de rouës et de gibets, au lieu qu'on ne devoit parler que d'amandes, éxils, et autres petites incommoditez. Absurdité de cette excuse, et que suposé le sens literal le dernier suplice est plus-raisonnable que les manieres chicaneuses et que les pilleries et captivitez dont on s'est servi en France. 
259 
I. Preuve que posé le sens de contrainte les rouës et les Bûchers sont tres-légitimes contre les errans 
p. 261 
II. Preuve tirée de l'utilité des suplices pour grossir la Communion qui s'en sert 
p. 267 
Aplication de tout ce qui se peut dire pour les persécutions non sanglantes aux sanglantes 
p. 269 
Incapacité des Auteurs François pour insulter aux Espagnols sur l'Inquisition. 
p. 275 
Nouvelle Apologie des persécutions les plus-atroces, comme du Duc d'Albe posé le sens de contrainte 
p. 278 
Remarques contre le P. Alexandre Dominicain 
p. 282 
Absurditez de Juste Lipse dans son Traité de una Religione 
p. 285 
Dilemme de Tertullien contre les persécuteurs mitigez. 
p. 290 
Martire de l'Empereur de Trebisonde 
p. 293 
CHAPITRE IV. Quatriéme objection; on ne peut condanner le sens literal de ces paroles Contrain-les d'entrer, sans condanner en même tems les loix que Dieu a établies parmi les Juifs, et la conduite que les Prophétes ont quelquefois tenuë. Disparité et raisons particulieres pour l'ancienne loi qui n'ont point lieu sous l'Evangile. 
p. 295 
Quand on punit les Héretiques c'est un moindre mal de les faire mourir soit qu'ils disent qu'ils veulent changer, soit qu'ils ne le disent pas, que de les renvoier absous lors qu'ils disent qu'ils veulent changer 
p. 291, 297 
Principe primordial pour résoudre l'objection tirée de l'éxemple de Moïse qui fait tant jaser les Déïstes contre l'Ecriture 
p. 299, 301 
Qu'il n'est point contre l'ordre qu'un Legislateur fasse 2. loix dont l'une empêche l'éxécution de l'autre 
p. 302 
L'Idolâtrie n'a été punie par les loix de Moïse, qu'en qualité de sédition contre le gouvernement civil 
p. 311 
Réfléxion sur l'action d'Elie 
p. 312 
IV. Diferences entre les loix de Moïse et celles de l'Evangile 
p. 314 
CHAPITRE V. Cinquiéme Objection; les Protestans ne peuvent blâmer le sens literal de contrainte sans condanner les plus - sages Empereurs et les Péres de l'Eglise et sans se condanner eux-mêmes puis qu'ils ne soufrent point en certains lieux les autres Réligions, et qu'ils ont quelquefois puni de mort les Héretiques, Servet par éxemple. Illusion de ceux qui font cette objection; raisons particulieres de ne pas tolérer les Papistes.
p 323 
Refutation courte et générale de ce qu'on alégue si souvent la conduite des anciens Empereurs 
p. 325 
Foiblesse de l'Empereur Théodose et sa servitude sous son clergé 
p. 329 
Considérations sur la conduite des Princes Protestans qui ne soufront qu'une Réligion 
p. 334 
Il est parmis aux Souverains de défendre qu'on enseigne ce qui choque les loix politiques 
p. 336 
Sur ce pié il peut être permis de faire des loix contre le Papisme et en vertu de ce qu'il enseigne la non telérance 
p. 340 
Comparaison de l'intolérance des Papistes et des Protestans 
p. 346 
Réfléxion sur un endroit de l'Edit qui arevoqué celui de Nantes 
p. 352 
Considération des divers dégrez de l'intolérance 
p. 353 
1. Dégré 
p. 354 
2. Dégré 
p. 355 
3. Dégré 
p. 358 
CHAPITRE VI. Sixiéme objection; l'opinion de la tolérance ne peut que jetter l'Etat dans toutes sortes de confusions, et produire une bigarrure horrible de Sectes qui défigurent le Christianisme. Réponse à cette pensée; en quel sens les Princes doivent être les nourriciers de l'Eglise
p. 361 
Obscurité de nos connoissances 
p. 361 
Si la diversité des Réligions cause quelque mal politique, c'est uniquement à cause de l'intolérance. 
p. 363 
Devoir d'un Souverain lors qu'il s'éléve des Novateurs 
p, 368 
Comment il doit être le Nourricier de l'Eglise 
p. 370 
Comment ils ne portent par l'épée sans cause 
p. 372 
2. Grandes diferences entre un voleur ou un Meurtrier et un Héretique qui empoisonne les ames 
p. 375 
Comparaison de ceux qui déclament contre les Héretiques avec ceux qui feroient la guerre à un Prince parce qn'il auroit écrit à leur Roi d'une maniere tres-respectueuse selon les idées de ce Prince, mais incivile selon les idées et le goût des sujets de ce Roi 
p. 379 
La bigarrure des Sectes est un moindre mal que le carnage des Héretiques qu'à fait le Papisme 
p. 385 
Bigarrure de l'Eglise Romaine 
p. 389 
Que même veu la condition de l'homme la tolérance des Nouveautez peut subsister avec le repos public sous des Princes sages; ce qu'il faut faire pour cela. 
p. 391 
CHAPITRE VII. Septiéme objection; on ne peut nïer la contrainte au sens literal fans introduire une tolérance générale. Réponse à cela, et que la conféquence est vraie mais non pas absurde: éxamen des restrictions de quelques demi-tolérans. 
p. 395 
Preuves que la tolérance doit être générale 1. à l'égard des Juifs 
p. 397 
2. A l'égard des Mahometans, avantage qui reviendroit à l'Evangile de l'Echange des Missionnaires entre les Turcs et nous 
p. 398 
3. A l'égard des Païens 
p. 402 
4. A l'égard des Sociniens. Remarques sur ce qu'on apelle blasphême 
p. 406 
Si les Héretiques qu'on apelle blasphêmateurs sont punissables, il n'y a presque point de Secte qui ne soit punissable à l'égard des autres 
p. 408 
Refutation de ceux qui disent qu'il ne faut pas tolérer les béresies qui renversent les fondemens 
p. 412 
Et de ceux qui distinguent les Sectes qui commencent de celles qu'on trouve établies et l'Héresiarque de celui qu'il trompe 
p. 414 
CHAPITRE. VIII. Huitiéme Objection: on rend odieux malicieusement le sens literal de contrainte en suposant faussement qu'il autorise les violences que l'on fait à la vérité. Réponse à cela où l'on montre qu'éfectivement cesens literal autorise les persécutions suscitées à la bonne cause, et que la consience qui est dans l'erreur a les mêmes droits que celle quin'y est pas 
p. 417 
Il est quelquefois plus-avantageux de disputer avec un grand esprit qu'avec un petit 
p. 418 
Que tout ce qui est fait contre la consience est péché 
p. 419 
Et le plus-grand péché qui se puisse dans son espece 
p. 421 
Comparaison à l'avantage de la consience entre ce qui se fait de mal par son ordre, et ce qui seroit un bien, mais qui se fait contre son ordre 
p. 424 
Qu'il n'y a point de bonté morale dans une aumône donnée contre le dictamen de la consience 
p. 427 
Qu'il y a quelque bonté morale dans le refus de l'aumône selon le dictamen de la consience 
p. 429 
Ce qu'il faut pour que des injures dites à un homme soient un péché 
p. 432 
Preuve, que la consience erronée doit procurer à Perreur les mêmes apuis què la consience Ortodoxe doit procurer à la vérité 
p. 436 
Et quesi Jesus-Chrit avoit ordonné de persécuter, on ne pourroit épargner sans crime la véritable Réligion que l'on seroit persuadé être fausse 
p. 439 
Eclaircissement de cette doctrine par la considération de l'état où seroit un Héretique qui sachant cét ordre ne persécuteroit pas 
p. 442 
Que si le droit de persécuter peut être commun à la vérité et à l'Héresie, tous autres droits leur sont communs 
p. 449 
Réponse à ceux qui disent simplement et généralement que la seule obligation d'un Héretique est celle de se convertir. 
p. 454 
CHAPITRE IX. Examen de quelques dificultez contre ce qui à été établi dans le Chapitre précédent du droit de la consience qui est dans l'erreur. Preuves de ce même droit par des éxemples. 
p. 456 
Réfléxion sur les éxemples aléguez dans les Nouvelles lettres de l'Auteur de la Critique du Calvinisme 
p. 457 
Les qualitez objectives des choses fondent seules le dégré de moralité et non les qualitez phisiques en plusieurs cas 
p. 460 
Comparaison entre un Juif pillant le temple de Jerusalem, et un Païen pillant le temple de Delphes 
p. 467 
Examen I. de la distinction du fait et du droit. 
p. 472 
2. De ceci, qu'il s'ensuit de nos principes qu'un homme persuadé du sens de contrainte est obligé de persécuter. 
p. 480 
3. De ceci, qu'un Magistrat ne pourroit pas punir ceux qui voleroient par instinct de consience 
p. 481 
4. De ceci, qu'on ne pourroit pas reprimer les blasphêmes d'un Athée 
p. 482 
5. De ceci, qu'on devroit soufrir qu'un homme dogmatisat que les crimes sont permis 
p. 485 
6. De ceci, qu'un homme qui fait un meurtre suivant les instincts de sa consience fait une meilleure action, que s'il ne le faisoit pas 
p. 490 
CHAPITRE X. Suite de la réponse aux dificultez contre le droit de la consience errante. Examen de ce qu'on dit que si les Héretiques usent de représailles sur ceux qui les persécutent ils ont tort. Preuves que la fausse consience peut disculper ceux qui la suivent, quoi qu'elle ne le fasse pas toûjours. 
p. 502 
Débrouillement de quelques expressions cruës sur les droits de la consience errante 
p. 504 
Raisons pour prouver qu'en suposant la doctrine des persécuteurs, les Héretiques feroient quelquefois une action tres-innocente en persécutant la vérité. I. Raison tirée de ce que ces paroles Contraintes d'entrer contiennent un ordre général 
p. 508 
Absurde glose de quelques-uns sur ces paroles. Faites du bien à tous mais principalement aux domestiques de la foi 
p. 513 
II. Raison tirée de ce que le droit de la consience Ortodoxe est fondé sur une loi générale de Dieu. Exemples sur cela 
p. 516 
III. Raison tirée de ce que la loi générale qui est le fondement du droit d'une consience Ortodoxe, ne regarde que les véritez notifiées 
p. 523 
IV. Raison tirée de la condition des créatures ausquelles Dieu manifeste ses loix 
p. 526 
On va au devant par 3. Observations à ce qui pourroit être objecté du péché d'Adam
p. 530 
Que ce seroit demander Pimpossible à l'homme que de prétendre qu'il discernat toutes les ocasions où il croit être Ortodoxe, d'avec celles où il l'est éfectivement 
p. 534 
Réflexion sur les dificultez que l'Eglise Romaine propose contre la voie de l'éxamen 
p. 537 
Comment dans ces principes on n'ôte rien à la grace 
p. 544 
Et on ne sauve pas plus de gens que dans les autres Hypothèses 
p. 546 
Si toute erreur naît de la corruption du coeur 
p. 548 
Expédient et secours que Dieu a fourni à l'homme par raport au corps, c'est de discerner par sentiment ce qui nuit ou est utile à sa vie 
p. 555 
V. Raison tirée de ce que l'opinion contraire reduit l'homme à un Pirronisme plus stupide qu'un tronc 
p. 558 
Reméde à cela en suposant pour l'ame un expédient semblable à celui que Dieu nous fournit pour la nourriture du corps 
p. 560 
VI. Raison tirée de ce que l'opinion contraire rend le choix du Christianisme impossible aux Infidéles 
p. 563 
VII. Raison tirée des éxemples d'erreur qui absolvent de toute faute 
p. 566 
Pensée sur l'ignorance invincible 
p. 570 
Que cette doctrine n'empêche pas l'usage de la S. Ecriture 
p. 574 
Que l'Ecriture peut conserver également ses honneurs et son autorité dans des sectes oposées 
p. 576 
CHAPITRE XI.Resultat de ce qui a été prouvé dans les 2 Chapitres précédens, et au pis aller refutation du sens de contrainte.
p. 580 
   
 
TOME 3.1687. [8]-233-[31] p.
S. Augustin a crû autrefois qu'il ne faloit pas user de contrainte en matiere de Réligion, & n'a changé de sentiment qu'après avoir été frapé du succés qu'eurent les Loix Imperiales. Absurdité de ce raisonnement. 
S. Augustin se persuadoit aisément les choses qui lui sembloient favorables à ses préjugez. 
Personne n'a mieux jugé de S. Augustin qu'un Jesuîte nommé le P. Adam. 
I PAROLES DE S. AUGUSTIN.
 
Je suis encore plus-amateur du repos présentement que dans le tems que vous m'avez connu jeune à Carthage, mais les Donatistes étant aussi inquiets qu'ils le sont, je ne laisse pas d'être persuadé, qu'il est tres à propos de les reprimer par l'autorité des Puissances établies de Dieu. 
REPONSE.
 
Il s'ensuit de-là, qu'il ne faudroit pas recourir aux Princes contre des Heretiques qui se tiennent cois chez eux & qui n'inquietent personne. Ce n'est pas pourtant la pensee de S. Augustin. 
Les Princes doivent reprimer non seulement les Héretiques factieux, turbulents & inquiets, mais aussi les Orthodoxes qui tombent dans une pareille conduite. 
Les Loix Imperiales en vouloient directement & immédiatement aux Donatistes & à leur Secte. 
Il n'auroit pas été nécessaire d'établir des nouvelles Loix, si on n'eût eu en vûe que d'en reprimer les turbulents. 
Ceux qui sont cause par accident de grandes combustions & revolutions ne doivent pas être tenus pour des perturbateurs du repos public. 
Ce qu'on doit entendre par perturbateur du repos public. 
Il ne faut jamais rendre odieuse la doctrine que l'on croit fausse par les endroits qui lui sont communs avec la doctrine que l'on croit vraie. 
II PAROLES DE S. AUGUSTIN.
 
Aussi avons-nous la joie d'en voir plusieurs qu'on a fait revenir par ce moien à l'unité Catholique. 
REPONSE.
 
Mauvaise connexion des raisonnemens de S. Augustin. 
Ses subterfuges, communs avec ceux des Convertisseurs modernes. 
III PAROLES DE S. AUGUSTIN.
 
La force de la coûtume êtoit une chaine qu'ils n'auroient j