(30).Hélas! où
sont-ils ces beaux jours
Où mon amant aimé n'adorait que mes charmes;
Heureux moments, tendres amours,
Heureux moments, vous coûtez trop de larmes.
Le zéphyr en fuyant coule sous cet ombrage,
Ce ruisseau dans son cours est sans cesse emporté,
Et ce temps dont ils sont l'image
N'est jamais arrêté.
Amour, auteur charmant de mes douleurs profondes,
Tu t'envoles de moi quand je te tends les bras;
Tu t'envoles, tu fuis mes pas,
Plus léger que les vents, les zéphyrs et
les ondes. |