NOTES

Note_1 Suétone (Claud., xxv) dit: Roma expulit. Voltaire a lui-même cité exactement ce passage dans son Traité de la Tolérance, chapitre viii; voyez tome XXV. 

Note_2 L’Anglais Hyde (1630-1703) a publié en 1700: Veterum Persorum et magorum religionis Historia.

Note_3 $Voyez tome XI, XVII, , XXIX. 

Note_4 Voyez le Deutéronome. (Note de Voltaire.) 

Note_5 Voyez la Genèse. (Note de Voltaire.) 

Note_6 Dans son Examen des discours de Sherlock sur l’usage et l’esprit des prophéties, 1750. 

Note_7 Ézéchiel, ch. xx; Amos, ch. v; Actes, ch. vii. (Note de Voltaire.) 

Note_8 Voyez l’Histoire de Michas, dans les Juges, ch. xvii et suiv. (Note de Voltaire.) 

Note_9 Satire v, vers 180 et suiv. 

Note_10 Ovide, Fastes, iv, 270. 

Note_11 Chap. xi, verset 6 

Note_12 Chap. xi, verset 23. 

Note_13 Chap. xv, versets 19, 24, 25. 

Note_14 Matthieu, chapitre xii. (Note de Voltaire.) 

Note_15 Voyez l’article Généalogie dans le Dictionnaire philosophique, tome XIX. 

Note_16 Voyez de Sancto Matrimonii Sacramento, tome I, page 141. (Note de Voltaire.) — Voyez tome XXI; et XXXV. 

Note_17 Quelques esprits faibles, ou faux, ou ignorants, ou fourbes, ont prétendu trouver dans l’antiquité des témoignages du massacre des enfants qu’on suppose égorgés par l’ordre d’Hérode, de peur qu’un de ces enfants nés à Bethléem n’enlevât le royaume à cet Hérode, âgé de soixante et dix ans, et attaqué d’une maladie mortelle. Ces défenseurs d’une si étrange cause ont trouvé un passage de Macrobe dans lequel il est dit: « Lorsque Auguste apprit qu’Hérode, roi des Juifs en Syrie, avait compris son propre fils parmi les enfants au-dessous de deux ans qu’il avait fait tuer: « Il vaut mieux, dit-il, être le cochon d’Hérode que son fils. » 

Ceux qui abusent ainsi de ce passage ne font pas attention que Macrobe est un auteur du ve siècle, et par conséquent qu’il ne pouvait être regardé par les chrétiens de ce temps-là comme un ancien. 

Ils ne songent pas que l’empire romain était alors chrétien, et que l’erreur publique avait pu aisément tromper Macrobe, qui ne s’amuse qu’à raconter de vieilles historiettes. Ils auraient dû remarquer qu’Hérode n’avait point alors d’enfant de deux ans. 

Ils pouvaient encore observer qu’Auguste ne put dire qu’il valait mieux être le cochon d’Hérode que son fils, puisque Hérode n’avait point de cochon. 

Enfin on pouvait aisément soupçonner qu’il y a une falsification dans le texte de Macrobe, puisque ces mots, pueros quos infra binatuns Herodes jussit interfici (les enfants au-dessous de deux ans qu’Hérode fit tuer), ne sont pas dans les anciens manuscrits. 

On sait assez combien les chrétiens se sont permis d’être faussaires pour la bonne cause. Ils ont falsifié, et maladroitement, le texte de Flavius Josèphe; ils ont fait parler ce pharisien déterminé, comme s’il eût reconnu Jésus pour messie. Ils ont forgé des Lettres de Pilate, des Lettres de Paul à Sénèque et de Sénèque à Paul, des Écrits des apôtres, des vers des Sibylles. Ils ont supposé plus de deux cents volumes. Il y a eu de siècle en siècle une suite de faussaires. Tous les hommes instruits le savent et le disent, et cependant l’imposture avérée prédomine. Ce sont des voleurs pris en flagrant délit, à qui on laisse ce qu’ils ont volé. (Note de Voltaire.) 

— Le mot d’Auguste, cité par Voltaire à la fin du premier alinéa de cette note, a déjà été rapporté par lui tome XXX.. 

Note_18 $Voltaire l’avait déjà cité tome XVII, et XXVI. 

Note_19 Luc, ch. xiv. (Note de Voltaire.) 

Note_20 Ibid. (Note de Voltaire.) 

Note_21 Matthieu, ch. x. (Note de Voltaire.) 

Note_22 Ibid., ch. xii. (Note de Voltaire.) 

Note_23 Jean, ch. xii. (Note de Voltaire.) 

Note_24 Les défenseurs de ces effroyables absurdités, payés pour les défendre, et comblés d’honneurs et de biens pour tromper les hommes, ont osé avancer qu’un Grec, nommé Phlégon, avait parlé de ces ténèbres qui couvrirent toute la terre pendant le supplice de Jésu. Il est vrai qu’Eusèbe, évêque arien, qui a débité tant de mensonges, cite aussi ce Phlégon, dont nous n’avons pas l’ouvrage. Et voici les paroles qu’il rapporte de ce Phlégon: 

« La quatrième année de la deux cent deuxième olympiade, il y eut la plus grande éclipse de soleil; il faisait nuit vers midi; on voyait les étoiles; un grand tremblement de terre renversa la ville de Nicée en Bithynie. » 

1° Lecteurs sages et attentifs, remarquez qu’un autre auteur qu’Eusèbe, rapportant le même passage, dit la seconde année de la deux cent deuxième olympiade, et non pas la quatrième année*. 

2° Remarquez qu’on n’a jamais pu conjecturer, ni dans quelle année Jésu fut condamné au supplice, ni dans quelle année il naquit, tant sa vie et sa mort furent obscures. 

3° Remarquez que l’historien qui a pris le nom de Matthieu place la mort de Jésu au temps de la pleine lune, que tous les chrétiens s’en tiennent à cette époque, et que cependant il est impossible qu’il arrive vers la pleine lune une éclipse de soleil. 

4° Remarquez que si ce prodige était arrivé, un tel miracle aurait surpris tout l’univers, et que tous les historiens en auraient parlé depuis la Chine jusqu’à la Grèce, et jusqu’à Rome. 

5° Enfin c’est de ma patrie, c’est de Londres qu’est parti le trait de lumière qui a dissipé les ténèbres ridicules de Matthieu. C’est notre célèbre Halley qui a démontré qu’il n’y avait eu d’éclipse de soleil ni dans la seconde ni dans la quatrième année de la deux cent deuxième olympiade, mais qu’il y en avait en une de quelques doigts dans la première année. Kepler avait déjà reconnu cette vérité, et Halley l’a pleinement démontrée. C’est ainsi que la vérité mathématique détruit l’imposture théologique. 

Et cependant un évêque papiste très fameux, Bossuet, précepteur du fils de notre ennemi Louis XIV, n’a pas rougi, dans son Histoire universelle, ou plutôt dans sa Déclamation non universelle, d’apporter en preuve ces ténèbres de Matthieu. Ce rhéteur de chaire rapporte aussi en preuve les Semaines de Daniel, les Prophéties de Jacob, les Psaumes attribués à David, qui n’ont pas plus de rapport à Jésu qu’à Jean Hus et à Jérôme de Prague. (Note de Voltaire.) 

* Cet auteur, peu connu, est Philipponius. (K.) 

Note_25 George Fox (1624-1690),fondateur de la secte des quakers ou amis, était cordonnier. Son plus célèbre disciple fut Guillaume Penn. $Voyez tome XXII, pages 88 et 91. 

Note_26 Actes des Apôtres, ch. ii. (Note de Voltaire.) 

Note_27 Actes des Apôtres, ch. iii. (Note de Voltaire.) 

Note_28 Christ signifie oint; christianisme, onguent. (Note de Voltaire.) 

Note_29 Voyez Grabe, Spicilegium patrum, page 48. (Note de Voltaire.) 

Note_30 Voyez les Actes des apôtres, ch. xxvi. (Note de Voltaire.) 

Note_31 Le Philopatris, avons-nous dit, n’est pas de Lucien. 

Note_32 Ch. iv. (Note de Voltaire.) 

Note_33 Voyez le texte de cette lettre au mot Alexandrie du Dictionnaire philosophique, tome XVII. 

Note_34 Voyez Grabe, Bingham, Fabricius. (Note de Voltaire.) 

Note_35 Ch. iv. (Note de Voltaire.) 

Note_36 Saint Épiphane, pages 38 et suivantes, éditions de Paris; chez Petit, à l’enseigne de Saint Jacques. (Note de Voltaire.) 

Note_37 Saint Épiphane, pages 41, 46, 47. (Note de Voltaire.) 

Note_38 Ce sont les gnostiques, qu’Épiphane accuse. 

Note_39 C’est l’évangile de saint Jean qu’on regarde aujourd’hui comme le dernier en date des évangiles reçus. (M.) 

Note_40 Jacques II, à Saint-Germain, avait la prétention de guérir les écrouelles, en touchant les malades; voyez tome XIV, $page 300. 

Note_41 Dans l’ouvrage de Ruinart, intitulé Acta primorum martyrum sincera et selecta, traduit par Drouet de Maupertuis, il est dit que Polycarpe, entrant dans l’amphithéâtre pour subir son martyre, ouït une voix qui lui criait du haut du ciel: Polycarpe, ayez bon courage! Cette voix fut entendue des chrétiens, mais les païens n’en entendirent rien. » (B.) 

Note_42 $Voyez la note, tome XIII. 

Note_43 Première aux Corinthiens, ch. v. (Note de Voltaire.) 

Note_44 Réponse à Celse, liv. III. (Note de Voltaire.) 

Note_45 Dans son traité de Paucitate martyrum, que dom Ruinart prétendit réfuter. (M.) 

Note_46 Bibliothèque ecclésiastique, siècle iii. (Note de Voltaire.) 

Note_47 Voyez les Césars de Julien, grande édition avec médailles, page 113. (Note de Voltaire.) 

Note_48 $Voyez tome xvni. 

Note_49 $Ci-dessus; et tome XXV. 

Note_50 Lactantius, de Mortibus persecutorum, page 207, édition de De Bure, in-4°. (Note de Voltaire.) 

Note_51 Eusèbe rapporte bien ce fait, mais c’est dans la Vie de Constantin, livre I, chap. xxviii. 

Note_52 Voyez le Portrait de l’empereur Julien, tome XXVIII. 

Note_53 Frédéric II, roi de Prusse. 

Note_54 C’était l’idée dont Voltaire rêvait l’application en France. Il a déjà manifesté le même voeu et sous la même forme dans son dernier chapitre du Siècle de Louis XIV.

Note_55 Par ce simple mot, Voltaire rend témoignage de ce qu’il doit à Bolingbroke. Voyez sa Vie, par Condorcet. 

Note_56 Punch est le polichinelle de Londres. (Note de Voltaire.) 

Note_57 Toutes les éditions portent: « Que résultera-t-il de la naissance et du progrès d’une superstition, etc. » 

Beuchot a cru devoir corriger ainsi: « Que résultera-t-il de la connaissance de l’origine et des progrès, etc. » 

Note_58 Voyez Plutarque, chapitre d’Isis et d’Osiris. (Note de Voltaire.) 

Note_59 Charles Ier; voyez tome XIII. 

Note_60 Chartes II, rétabli en 1660; $voyez tome XIII. 

Note_61 Cela fut écrit avant la guerre de la métropole contre les colonies. (Note de Voltaire.) 

Note_62 Nombres, ch. xxxiv. (Note de Voltaire.) 

Note_63 Deutéronome, ch. iii. (Note de Voltaire.) 

Note_64 L’auteur parle des massacres d’Irlande du temps de Charles Ier et de Cromwell. (Note de Voltaire.)