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NOTES
Note_1
Cette Instruction est postérieure
aux Questions de Zapata, dans ce volume. Les Mémoires
secrets en parlent à la date du ler février 1769; cette
instruction peut donc être de décembre 1768 (B.)
Note_2
Le mot italien pediculoso du latin pediculosus
(pouilleux) est donné par Voltaire au futur pèlerin à
cause du petit peuple qui habite sa barbe (B )
Note_3
Son vrai nom est Tritheim ou même
Tritenheim, qui est celui du village où il naquit, près
de Trèves, en 1662; cité plusieurs fois dans la Pucelle.
(Cl. )
Note_4
Genèse, ch. ii, v. 17. (Note
de Voltaire.)
Note_5
Genèse, ch. iii, v. 1. (Note
de Voltaire.)
Note_6
xxvii, 14.
Note_7
Genèse, ch. iv, v. 4. (Note
de Voltaire.)
Note_8
Voyez la note, tome XIV page 537- 38
Note_9
Jean Le Pelletier né à Rouen en
1633, mort en 1711, est auteur d’un Dissertation sur l’arche de Noé,
1704, 1710, in-12.
Note_10
Voyez le chapitre xxvii de Dieu et les Hommes.
Note_11
L’un des nombreux et volumineux ouvrages du jésuite
Athanase Kircher, né en 1608, mort en 1680, et intitulé Turris
Babel, 1678 in-folio.
Note_12
Genèse, ch. xv, v. 18. (Note
de Voltaire.)
Note_13
III. Rois, xxii, 24.
Note_14
Dernier alinéa de la quatorzième
de ses Lettres provinciales (Sentiments des jésuites sur
l’homme).
Note_15
Ézéchiel, ch. iii. (Note
de Voltaire.)
Note_16
Ézéchiel, ch. v, v. 40. (Note
de Voltaire.)
Note_17
Ibid., ch. xvi. (Note
de Voltaire.)
Note_18
Ibid., xvi, 33.
Note_19
Ézéchiel, ch. xxiii. (Note
de Voltaire.)
Note_20
Jérémie, xxvii, 2.
Note_21
Osée, ch. i. (Note
de Voltaire.)
Note_22
Osée, chapitre iii. (Note
de Voltaire.)
Note_23
Voyez la note, tome Xxi, page 69.
Note_24
Cet expressément est une plaisanterie,
car Jean (chap. ii, verset 10) fait dire au maître d’hôtel,
en général, et sans allusion aux convives des noces de Cana:
« Omnis homo primum bonum vinum ponit; et cum inebriati fuerint,
tunc id quod deterius est. » (Cl.)
Note_25
Tome II des Mélanges.
Note_26
Matthieu, xi, 19; Marc, xi, 13.
Note_27
Matthieu, viii, 32; Marc, v, 13.
Note_28
Excepté saint Jean, qui écrivit
son Évangile vers l’an 96, plusieurs années après
la mort de saint Luc. (Cl.)
Note_29
Luc, i, 3.
Note_30
Un des collaborateurs du Journal chrétien.
Il en est parlé tome XXIV.
Note_31
Ce que l’interlocuteur C dit de Tertullien, de
Carnéade... se trouve dans les Prolégomènes du
Droit de la Guerre et de la Paix. (Cl.)
Note_32
Nec natura potest justo secernere iniquum.
Ce cruel vers se trouve dans la troisième satire.
Horace veut prouver, contre les stoïciens, que tous les délits
ne sont pas égaux. Il faut, dit-il, que la peine soit proportionnée
à la faute.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Adsit
Regula, peccatis quae poenas irroget aequas. |
C’est la raison, la loi naturelle qui enseigne cette justice;
la nature connaît donc le juste et l’injuste. Il est bien évident
que la nature enseigne à toutes les mères qu’il vaut mieux
corriger son enfant que de le tuer; qu’il vaut mieux lui donner du pain
que de lui crever un oeil; qu’il est plus juste de secourir son père
que de le laisser dévorer par une bête féroce, et plus
juste de remplir sa promesse que de la violer.
Il y a dans Horace, avant ce vers de mauvais exemple:
Nec natura potest justo secernere iniquum,
« la nature ne peut discerner le juste de l’injuste;
» il y a, dis-je, un autre vers qui semble dire tout le contraire:
Jura inventa metu injusti fateare necesse est.
(Vers 111.)
« Il faut avouer que les lois n’ont été
inventées que par la crainte de l’injustice. »
La nature avait donc discerné le juste et l’injuste
avant qu’il y eût des lois. Pourquoi serait-il d’un autre avis que
Cicéron et que tous les moralistes qui admettent la loi naturelle?
Horace était un débauché qui recommande les filles
de joie et les petits garçons, j’en conviens; qui se moque des pauvres
vieilles, d’accord; qui flatte plus lâchement Octave qu’il n’attaque
cruellement des citoyens obscurs, il est vrai; qui change souvent d’opinion,
j’en suis fâché; mais je soupçonne qu’il a dit ici
tout le contraire de ce qu’on lui fait dire. Pour moi, je lis:
Et natura potest justo secernere iniquum;
les autres mettront un nec à la place d’un
et s’ils veulent. Je trouve le sens du mot et plus honnête
comme plus grammatical: et natura poteat, etc.
Si la nature ne discernait pas le juste et l’injuste,
il n’y aurait point de différence morale dans nos actions: les stoïciens
sembleraient avoir raison de soutenir que tous les délits contre
la société sont égaux. Ce qui est fort étrange,
c’est que saint Jacques semble tomber dans l’excès des stoïciens,
en disant dans son Épître (ch. ii. v. 10): « Qui garde
toute la loi, et la viole en un point, est coupable de l’avoir violée
en tout. » Saint Augustin, dans une lettre à saint Jérôme,
relance un peu l’apôtre saint Jacques, et ensuite l’excuse, en disant
que le coupable d’une transgression est coupable de toutes parce qu’il
a manqué à la charité, qui comprend tout. O Augustin!
comment un homme qui s’est enivré, qui a forniqué, a-t-il
trahi la charité? Tu abuses perpétuellement des mots. O sophiste
africain! Horace avait l’esprit plus juste et plus fin que toi. (Note
de Voltaire.)
— N. B. Cet endroit d’Horace peut d’abord paraître
obscur; cependant, en faisant attention, on trouvera que le poète
dit seulement: Consultez les annales du monde, vous verrez que la crainte
de l’injustice a fait naître l’idée de nos droits. L’instinct
ne nous apprend à discerner le juste de l’injuste que comme ce qui
flatte nos sens de ce qui les blesse; la raison nous apprend donc que tous
les crimes ne sont pas égaux, puisqu’ils ne font pas un tort égal
à la société, et que c’est de l’idée de ce
tort qu’est née l’idée de justice. Natura ne signifie
qu’instinct, premier mouvement. (K.)
Note_33
L’ouvrage de Grotius est en latin, et intitulé
De Jure belli et pacis; la première édition
est de 1624. Il a été traduit on français par Barbeyrac.
Note_34
Voyez, dans la Correspondance, la lettre
à Linguet du 15 mars 1767.
Note_35
Liv. XXV, chap. xiii.
Note_36
Liv. XV, chap. v.
Note_37
Dans la préface de l’Esprit des lois,
il y a: « On ne trouvera point ici ces traits saillants qui semblent
caractériser les ouvrages d’aujourd’hui. »
Note_38
Voyez liv. VIII, ch. i, et xv; et liv. XXV, ch.
i.
Note_39
Liv. XXXII, ch. xxiv.
Note_40
Le dénombrement de 1751 ne donnait que
vingt millions.
Note_41
Liv. XXIV, ch. xxvi.
Note_42
L’édition de 1735 des Voyages de Chardin
est divisée par chapitres, ainsi que celle qu’a donnée Langlés
en 1811, dix volumes in-8° et atlas. Les premières éditions
n’ont pas ces divisions.
Note_43
Liv. XVII, ch. vi.
Note_44
Liv. XXIV, ch. xxiv, xxv, xxvi.
Note_45
Liv. III, ch. v. (Note
de Voltaire.)
Note_46
Voyez tome XXV, page 301.
Note_47
Liv. VII, ch. ix. (Note
de Voltaire.)
Note_48
Voyez, dans les Oeuvres morales de Plutarque,
le dialogue De l’Amour.
Note_49
Passerat, en 1695, Richer, en 1734, Chabanon,
en 1762, avaient traité ce sujet.
Note_50
Liv. III, ch. ix. (Note
de Voltaire.)
Note_51
Liv. IV, ch. viii. (Note
de Voltaire.)
Note_52
Liv. XXI, ch. xxii. (Note
de Voltaire.)
Note_53
Ibid. (Note de
Voltaire.)
Note_54
Liv. VI, ch. v. (Note
de Voltaire.)
Note_55
Voyez tome XV, page 469.
Note_56
Liv. II, ch. iv. (Note
de Voltaire.)
Note_57
Ibid. (Note de
Voltaire.)
Note_58
De 1670.
Note_59
Liv. XV, ch. xix. (Note
de Voltaire.)
Note_60
Liv. XVI, ch. v. (Note
de Voltaire.)
Note_61
Liv. XXI, ch. vi.
Note_62
Voyez tome XI; XXV.
Note_63
Toutes les éditions portaient: «
Je cherchais un fil dans ce labyrinthe; le fil est cassé presque
à chaque article: j’ai trouvé, etc., » lorsqu’en 1818,
d’après l’errata manuscrit de Decroix, l’un des éditeurs
de Kehl, je donnai le texte actuel. (B.)
Note_64
Liv. III, ch. iii.
Note_65
Liv. III, ch. vi.
Note_66
Cette idée de Montesquieu a été
regardée par les uns comme un principe lumineux, et par d’autres
comme une subtilité démentie par les faits: qu’il nous soit
permis d’entrer à cet égard dans quelques discussions.
1° Montesquieu, en disant que la vertu était
le principe des républiques, et l’honneur celui des monarchies,
n’a point voulu parler, sans doute, des motifs qui dirigent les hommes
dans leurs actions particulières. Partout l’intérêt
et un certain principe de bienveillance pour les autres, qui ne quitte
jamais les hommes, sont le motif le plus fréquent; la crainte de
l’opinion, le second; l’amour de la vertu est le dernier et le plus rare.
Dans certains pays, la terreur ou les espérances religieuses tiennent
lieu presque généralement de l’amour de la vertu.
Il est donc vraisemblable que, par principes des différents
gouvernements, Montesquieu a entendu seulement les motifs qui y font agir
les hommes dans leurs actions publiques, dans celles qui ont rapport aux
devoirs des citoyens.
Or, sous ce point de vue, les républiques, étant
l’espèce de gouvernement où les hommes peuvent tirer le plus
d’avantage de l’opinion publique, paraissent devoir être les constitutions
dont l’honneur soit plus particulièrement le principe.
2° L’expression de Montesquieu peut avoir encore un
autre sens: elle peut signifier que, dans une monarchie, on évite
les mauvaises actions comme déshonorantes, et dans une république
comme vicieuses. Si par vicieuses on entend contraires à la justice
naturelle, cette opinion n’est pas fondée: la morale des républicains
est très relâchée; en général, ils se
permettent sans scrupule tout ce qui est utile à l’intérêt
de la patrie; tout ce qui peut leur mériter l’estime de leurs concitoyens
ou de leur parti. Ils sont donc moins guidés par la véritable
vertu que par l’honneur et la justice d’opinion.
3° Il y a enfin un troisième sens: Montesquieu
a-t-il voulu dire que, dans les monarchies, on fait par amour de la gloire
ce que, dans les républiques, on fait par esprit patriotique? Dans
ce sens, nous ne pouvons être de son avis; l’amour de la gloire,
la crainte de l’opinion est un ressort de tous les gouvernements. Il aurait
fallu dire, dans ce sens, que l’honneur et la vertu sont le principe des
républiques, et l’honneur seul celui des monarchies; mais il y aurait
eu encore une autre observation à faire. C’est qu’il existe dans
toute constitution où le bien est possible un esprit public, un
amour de la patrie différent du patriotisme républicain;
cet esprit public tient à l’intérêt que tout homme
qui n’est point dépravé prend nécessairement au bonheur
des hommes qui l’entourent, au penchant naturel que les hommes ont pour
ce qui est juste et raisonnable. Une mauvaise constitution, un établissement
mal dirigé, choquent l’esprit comme une table dont les pieds n’auraient
pas la même forme choquerait les yeux. Il fallait donc se borner
à dire que l’amour du bien public n’est pas le même dans les
monarchies que dans les républiques; qu’il est, dans ces dernières,
plus actif, plus habituel, plus répandu; mais que, dans les monarchies,
il est souvent plus éclairé, plus pur, moins contraire à
la morale universelle.
Une opinion susceptible de tant de sens différents,
et qui, dans aucun, n’est rigoureusement exacte, ne peut guère être
utile pour apprendre à juger des effets bons ou mauvais d’une loi.
(K.)
Note_67
Liv. II, ch. i.
Note_68
Montesquieu n’a établi nulle part de distinction
entre ce qu’il appelle monarchie et ce qu’il appelle despotisme: si, dans
la monarchie, les corps intermédiaires ont le droit négatif,
elle devient une aristocratie; s’ils ne l’ont pas, il n’y a d’autre différence
entre les monarchies de l’Europe et les empires de l’Orient que celle des
moeurs et des formes légales. Dans tous ces États, il y a
des règles générales, des formalités reconnues
dont jamais le souverain ne s’écarte. Le conseil du prince y est
également supérieur à tous les tribunaux, dont il
réforme à son gré les décisions. Le prince
y décide également d’une manière arbitraire ce qu’on
appelle affaire d’État. Mais, comme il y a plus de lumières
en Europe, les tribunaux y sont mieux réglés, et les lois
laissent moins de questions à décider à la volonté
particulière des juges. Comme les moeurs y sont plus douces, les
conseils des rois européans cherchent à montrer de la modération,
et ceux des rois asiatiques à inspirer la terreur. Enfin une prison
dont le terme n’est pas fixé est la plus forte peine que les monarques
enropéans imposent de leur volonté seule, tandis que les
despotes commandent souvent des exécutions sanglantes. Qu’on examine
avec attention tous les gouvernements absolus, on n’y verra d’autres différences
que celles qui naissent des lumières, des moeurs, des opinions des
différents peuples. (K.)
Note_69
C’était le titre des membres du parlement.
Note_70
Le parlement se disait tuteur des rois.
Note_71
Voyez Émile, livre v. (Note
de Voltaire.)
Note_72
Liv. V, ch. xix. (Note
de Voltaire.)
Note_73
Au parlement de Bordeaux.
Note_74
Le mot de vérité est là
employé assez mal à propos par Hobbes; il fallait dire
justice. (Note de Voltaire.)
Note_75
Voyez l’article Ame du Dictionnaire Philosophique.
Note_76
Voltaire, né en 1694 avait en 1768 soixante
et quatorze ans.
Note_77
Actes des apôtres, xvii, 28.
Note_78
Voyez, plus loin, l’opuscule intitulé Tout
en Dieu, Mélanges, année 1769.
Note_79
Voltaire lui-même.
Note_80
Dans la 13e des Lettres philosophiques,
voyez Mélanges, année 1734.
Note_81
Le cardinal de Retz, coadjuteur de Paris; voyez
tonie XIV, page 191. En 1790, l’abbé Maury (depuis cardinal), membre
de l’Assemblée constituante, portait toujours deux pistolets qu’il
appelait ses burettes. (B.)
Note_82
Voyez tome XXIV.
Note_83
La Saint-Barthélemy est de 1572; Voltaire
écrivait en 1768.
Note_84
Voltaire lui-même; voyez tome XXI.
Note_85
Voyez les Capitoli de monsignor La Casa,
archevêque de Bénévent; vous verrez comme il enfournait.
(Note de Voltaire.) — Voltaire, tome
XVIII, page 27, dit quel est le sujet du conte intitulé Capitolo
del forno..
Note_86
En 1689.
Note_87
Voyez tome XI; XVIII; XXVI.
Note_88
Voyez tome XV, page 301; on n’y compte que dix-sept
officiers exécutés le 10 auguste 1746.
Note_89
Genèse, iv, 15.
Note_90
Ibid., iv, 17.
Note_91
Cet ouvrage parut en 1764, 8 vol. in-4°.
Note_92
On retrouve cet entretien avec peu de différence
dans le Dictionnaire philosophique, au mot Loi naturelle.
Note_93
Rois, II, ch. xiii, v. 12, 13.
Note_94
Discours sur l’inégalité, par
Rousseau (seconde partie); c’est un des exemples des contradictions de
l’esprit humain, qu’on ait regardé l’auteur de ce passage scandaleux,
et de tant d’autres, comme un prédicateur de la vertu, et M. de
Voltaire comme un corrupteur de la morale. Il n’y a que les grands hommes
auxquels on ne pardonne rien. (K.)
Note_95
Rousseau n’avait répondu à la dernière
lettre que lui adressa Voltaire, le 21 septembre 1756, que par sa lettre
du 17 juin 1760, et son billet insolemment laconique du 31 mai 1765. La
lettre de 1760 contenait ces expressions: « Je ne vous aime point...,
vous avez perdu Genève pour le prix de l’asile que vous y avez reçu...
» Le philosophe de Ferney ne pouvait oublier en outre les déclamations
de Jean-Jacques contre le théâtre et les auteurs dramatiques;
on venait enfin (5 février 1768) de mettre le feu à la salle
de spectacle, à Genève; voilà ce qui motivait les
reproches un peu durs dont Rousseau est l’objet dans ce passage. (Gl.)
Note_96
Voyez au Théâtre, la fin de
la dédicace d’Alzire.
Note_97
Cet alinéa et le suivant ont été
reproduits presque textuellement dans l’article Curiosité des Questions
sur l’Encyclopédie; voyez le Dictionnaire philosophique.
Note_98
Voltaire lui-même, dans Tancrède,
acte III, scène iii.
Note_99
La Condamine; voyez tome XVIII.
Note_100
Le 1er novembre 1755.
Note_101
Dans le dixième livre de l’Iliade, Ulysse
et Diomède font une expédition nocturne; Rhésus est
une de leurs victimes, et non le compagnon d’Ulysse.
Note_102
Genèse, ch. xxxiv, v. 25 et suiv.
Note_103
Hérodote, livre Ier.
Note_104
Voyez tome XI.
Note_105
Van Swieten, médecin de la cour de Vienne,
avait tué Charles-Joseph-Emmanuel; voyez la note, tome XXV.
Note_106
Voltaire lui-même; voyez tome XI.
Note_107
C’est-à-dire: « le prêtre mange
le rosbif, et le peuple le regarde faire. »
Note_108
Lycurgue; voyez, dans Plutarque, le Banquet
des sept Sages.
Note_109
Voyez tome XIX.
Note_110
Henriade, chant Ier, vers 313-18.
Note_111
Raguse était alors une république
aristocratique.
Note_112
Le porc.
Note_113
Voltaire cite souvent cette baleine; mais l’Écriture
ne dit pas le nom du grand poisson qui avala le petit prophète.
Jonas, chap. ii, v. 4; et Matthieu, chap. xii, v. 40. (Cl.)
Note_114
Voilà une grande vérité,
très peu connue, mais dite si simplement que les lecteurs frivoles
ne l’ont pas remarquée; et on continue à répéter
que M. de Voltaire était un philosophe superficiel, parce qu’il
n’était ni déclamateur ni énigmatique. (K.)
Note_115
Frédéric II.
Note_116
Adolphe-Frédéric, beau-frère
du roi de Prusse et père de Gustave III.
Note_117
Stanislas-Auguste Poniatowski.
Note_118
Catherine II.
Note_119
Les rives du Danube ont bien changé depuis
l’impression de cet ouvrage. (K.) — Les éditions de Kehl font allusion
aux réformes de Joseph II.
Note_120
C’est du Nord aujourd’hui que nous vient la lumière.
(Épître à Catherine II, 1771.)
Note_121
Georges Ier, roi d’Angleterre en 1714, était
électeur de Hanovre.
Note_122
Nom du lien où se tenait la foire Saint-Germain;
c’est sur cet emplacement qu’a été construit le marché
Saint-Germain.
Note_123
Liv. XV, ch. v.
Note_124
Nous ne pouvons être ici d’accord avec M.
de Voltaire. 1° Les principes du droit naturel prononcent la nullité
de toute convention dont il résulte une lésion qui prouve
qu’elle est l’ouvrage de la démence de l’un des contractants, ou
de la violence et de la fraude de l’autre. 2° Un engagement est nul,
par la même raison, toutes les fois que les conditions de cet engagement
n’ont point une étendue déterminée. 3° Quand il
serait vrai qu’on pût se vendre soi-même; on ne pourrait point
vendre sa postérité. Un homme ne pourrait avoir le droit
d’en vendre un autre, à moins qu’il ne se fût vendu volontairement,
et que cette permission fût une des clauses de la vente l’esclavage
ne serait donc alors légitime que dans des cas très rares.
D’ailleurs, un homme qui abuse de l’imbécillité d’un autre
est précisément ce que monsieur A ne veut pas être.
Il n’y a nulle parité entre l’état d’un esclave et celui
d’un soldat. Les conditions de l’engagement d’un soldat sont déterminées;
son châtiment, s’il y manque, est réglé par une loi,
et est infligé par le jugement d’un officier, qui est dans ce cas
une espèce de magistrat, un homme chargé d’exercer une partie
de la puissance publique. Cet officier n’est pas juge et partie comme le
maître à l’égard de son esclave. Les soldats peuvent
être réellement en certains pays dans une situation pareille
à la servitude des nègres, et alors cet esclavage est une
violation du droit naturel; mais l’état de soldat n’est pas en lui-même
un état d’esclavage. (K.) — Voyez la note suivante des éditeurs
de Kehl, qui, eux-mêmes justifient Voltaire, après l’avoir
presque accusé ici. (B.)
Note_125
De Jure belli et pacis.
Note_126
Esprit des lois, liv. XV, ch. vii.
Note_127
Cela suppose qu’on a droit de tuer un homme qui
se rend; sans quoi, celui qui fait esclave un ennemi, au lieu de le tuer,
est un peu plus coupable qu’un voleur de grand chemin qui ne tue point
ceux qui donnent leur bourse de bonne grâce. Il vaut mieux faire
un homme esclave que de le tuer, comme il vaut mieux voler qu’assassiner;
mais de ce qu’on a fait un moindre crime, il ne s’ensuit point qu’on ait
sur le fruit de ce crime un véritable droit. Au reste, ces décisions
de monsieur A ne sont pas la véritable opinion de M. de Voltaire.
c’est un Anglais qu’il fait parler. Il a voulu peindre un caractère
un peu dur, qui se soucie fort peu des hommes assez lâches et assez
imbéciles pour rester dans l’esclavage, et qui trouve fort bon qu’on
le fasse esclave, il est assez faible pour préférer la vie
à la liberté. (K.)
Note_128
Liv. XV, ch. vi. (Note
de Voltaire.)
Note_129
État présent de la grande Russie,
traduit de l’anglais de Perry. Paris, 1717, in-12; voyez ce que dit
Voltaire tome XVIII.
Note_130
Page 228. (Note de Voltaire.)
Note_131
Voyez, dans les années suivantes des Mélanges,
les écrits de Voltaire sur les serfs du mont Jura.
Note_132
Rêves d’un homme de bien, disait le cardinal
Dubois. (B.)
Note_133
Voyez tome XXIII.
Note_134
C’est ici une autre question. Puis-je, l’esclavage
étant établi dans une société, acheter un esclave,
qui sans cela deviendrait l’esclave d’un autre, que je traiterai avec humanité,
à qui je rendrai la liberté lorsqu’il m’aura valu ce qu’il
m’aura coûté, si alors il est encore en état de vivre
de son travail, et à qui je ferai une pension s’il a vieilli à
mon service? Je vois un esclave sur le marché, je lui dis: Mon ami,
mes compatriotes sont des coquins qui violent le droit naturel sans pudeur
et sans remords. On va te vendre 4,500 livres; je les ai; mais je ne puis
faire ce sacrifice pour empêcher ces gens-là de commettre
un crime de plus. Si tu veux, je t’achèterai, tu travailleras pour
moi, et je te nourrirai; si tu travailles mal, tu es un vaurien, je te
chasserai, et tu retomberas entre les mains dont tu sors; si je suis un
brutal ou un tyran, si je te donne des coups de nerf de boeuf; si je te
prends ta femme ou ta fille, tu ne me dois plus rien, tu deviens libre;
fie-toi à ma parole, je ne fais point le mal de sang-froid. Veux-tu
me suivre? Mais cachons ce traité: on ne souffre ici, entre ton
espèce et la mienne, que les conventions qui sont des crimes; celles
qui seraient justes sont défendues. Ce discours serait celui d’un
homme raisonnable, mais celui qu’il aurait acheté ne serait pas
son esclave. (K.)
Note_135
École des femmes, acte III, scène
ii, septième maxime.
Note_136
Voyez tome XI, page 354.
Note_137
Voyez tome XXIII.
Note_138
Voyez la note, tome XXI.
Note_139
Voyez, ci-après, la Collection d’anciens
évangiles.
Note_140
Voyez tome XVII.
Note_141
Matthieu, xvi, 18.
Note_142
Voyez tome XXI.
Note_143
Voltaire n’a pas osé ici s’élever
contre l’usage de confier au cierge les registres de l’état civil.
Mais, deux ans plus tard, il dit nettement que le sacrement et le contrat
sont deux choses bien différentes. (B.) — Voyez tome XX.
Note_144
Voltaire lui-même, voyez tome XI.
Note_145
Est-il besoin de dire que ce sont des animaux
fabuleux?
Note_146
Espèce d’inquisition d’État établie
en Angleterre sous Henri VIII, et détruite en 1644, sous Charles
Ier. (K.)
Note_147
Les États-Unis de l’Amérique ont
été plus loin il n’y a chez eux aucune religion nationale;
mais quelques-uns de ces États ont fait une faute en excluant les
prêtres des fonctions publiques; c’est leur dire de se réunir
et de former imperium in imperio. Dans un pays bien gouverné,
un prêtre ne doit avoir ni plus de privilèges ni moins de
droits qu’un géomètre ou un métaphysicien. Les droits
de citoyen n’ont rien de commun avec l’emploi qu’un homme fait de l’esprit
que la nature lui a donné. (K.)
Note_148
Par Louis Racine.
Note_149
La bulle Unigenitus.
Note_150
Lettres à S. A. monseigneur le prince
de***; voyez les Mélanges, année 1767.
Note_151
Dans les Questions sur l’Encyclopédie,
ce dialogue était donné sous ce mot: Droit (du) de la guerre,
Dialogue entre un Anglais et un Allemand, et commençait au
second alinéa, qui était dans la bouche de l’Allemand: «
Qu’entendez-vous par le droit de la guerre? »
Note_152
Par Saurin; le vers cité par Voltaire est
à la scène iv de l’acte III.
Note_153
Voyez tome XIV.
Note_154
Exode, xi, 2.
Note_155
Juges, iii, 20 et suiv.
Note_156
Judith, viii.
Note_157
I. Rois, xxii, 2.
Note_158
I. Rois, xxvii, 9-10.
Note_159
II. Rois, xi, 15.
Note_160
III. Rois, ii, 24-25.
Note_161
Voltaire l’a déjà dit tome XIV,,
XXIV et XXVII.
Note_162
Par le P. Maimbourg, 1678, in-4°, ou trois
vol. in-12.
Note_163
Voltaire a dit dans son Mahomet, acte II, scène
v:
C’est le faible qui trompe...
Note_164
L’ouvrage de L. Dorléans, dont Voltaire
a déjà parlé dans l’Essai sur les Moeurs (voyez
tome XII, page 545), est intitulé Réponse des vrais catholiques
français à l’Avertissement des catholiques anglais pour l’exclusion
du roi de Navarre de la couronne de France, 1588, in-8°. Voici son
texte:
« Nous conclurons bientôt que nul, soit hérétique,
juif ou d’autre secte de religion, brief qui ne soit catholique, ne doit
ni ne peut justement, non plus que le plus grand faquin et roturier du
monde, être roi de France... » (Page 224.)
« Si être lépreux (comme le roi Osias
qui en fut déposé), si être hors de son sens humain,
voire pour l’indisposition du corps, est une exclusion à toutes
charges publiques et mesmes à la royauté, que sera-ce d’être
forcené, hors de soi et contre le sens commun de Dieu et des fidèles,
à l’occasion de l’indisposition causée par l’hérésie,
qui est une furie beaucoup plus à fuir et dommageable, au jugement
de saint Augustin et des saints Pères, experts en cela; puisqu’au
premier il n’y a à considérer ou craindre que l’inhabileté
et incapacité à s’acquitter de sa charge; et au second non
seulement cela, mais une contrariété et opposition à
ce qui est le principal devoir d’icelle? Car je ne pense pas qu’il y ait
chrétien quelconque qui nie que la principale fin et charge d’un
roi chrétien, et même de celui de France, ne soit de servir
Dieu et Jésus-Christ, et avoir soin de conserver sa religion et
de tenir la main à l’exécution de ses lois. Qui pense autrement
présuppose une autre fin que Dieu et Jésus-Christ, et partant
est un vrai juif et athée... sans autre expression, il s’entend
assez entre les chrétiens, et par le commun sentiment des Français
et des catholiques que le roi de France doit être chrétien
et catholique... » (Pages 229 et 230.)
« Si par la loi de France et de la chrétienté,
un Turc, un Juif, ou infidèle, ne peut être roi, encore qu’il
soit le plus proche du sang, il résulte que la loi du royaume pour
la religion est plus considérable en la succession des rois que
la nature. Et si de toutes les prétendues religions autre n’est
proprement et véritablement religion que la seule chrétienne
et catholique (cela ne se peut nier des chrétiens), il s’ensuit
de toute nécessité qu’on doit avoir égard seulement
à la religion catholique et que pour être roi de France, il
est plus nécessaire d’être chrétien et catholique que
d’être homme et le plus proche de sang mâle. Qui dispute après
cela mérite plutôt qu’un bourreau lui réponde qu’un
philosophe, comme disait Aristote de ceux qui nient les maximes de la nature.
» (Pages 271 et 272.)
Voltaire citait trop souvent de mémoire, mais il
n’altérait pas les textes; comme on peut le voir par ce passage
de L. Dorléans, et comme on l’a vu par les citations que nous avons
faites du Traité sur le Suicide de l’abbé de Saint-Cyran
(voyez tome XXV, page 568). (B.)
Note_165
La Fontaine, livre II, fable ii.
Note_166
Étienne II ou III; voyez tome XI.
Note_167
Ferdinand IV, descendant de saint Louis par Philippe
V et par Louis XIV.
Note_168
De Clément XIII, mort peu de temps après
que Voltaire écrivait ainsi. (Cl.)
Note_169
Siècle de Louis XIV, ch. ii; voyez
tome XIV.
Note_170
Je ne sais si le marquis de Tanucci, premier ministre
de Ferdinand IV, lut ce quatorzième entretien: ce qui est certain,
c’est qu’il abolit, et pour toujours, en 1769, l’usage dans lequel étaient
les rois de Naples de présenter annuellement une haquenée
blanche au pape. (Cl.)
Note_171
Voyez tome XI.
Note_172
Psaume xxxvi, 36.
Note_173
Allusion au supplice de La Barre; voyez la Relation,
etc., tome XXV.
Note_174
Voltaire ne cesse de s’élever contre la
vénalité des charges.
Note_175
Ce conseil était donné par Voltaire
en 1768. Les Anglais, plusieurs années après, ont pu juger
combien son avis était sage. (K.)
Note_176
Il y avait à Heidelberg une tonne qui contenait
huit cents muids. (B.) — Cent muids. (G. A.)
Note_177
L’Homme aux quarante écus; voyez
tome XXI.
Note_178
Boileau, satire viii, vers 296.
Note_179
Juges, ch. i, v. 11. (Note
de Voltaire.)
Note_180
Voyez tome XI.
Note_181
Une partie de ce qui suit a été
reproduit dans les Questions sur l’Encyclopédie; voyez tome
XVII.
Note_182
Nous sommes encore trop peu au fait des choses
de ce monde pour appliquer le calcul des probabilités à cette
question, et l’application de ce calcul aurait des difficultés que
ceux qui ont voulu la tenter n’ont pas soupçonnées. (K.)
Note_183
Voyez tome XIX, XXV, XXVI.
Note_184
De Maillet; voyez la note, tome XXI.
Note_185
Voyez la note, tome XX.
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