NOTES

Note_1   C’est sans doute de ce factum que Voltaire parle dans sa lettre au roi de Prusse, du 1er février 1766.

Note_2  Ce fut le 6 mars 1760 qu’on enleva la seconde des trois filles de Sirven, âgée alors de vingt-deux ans elle s’appelait Élisabeth, et était née en 1737. (B.)

Note_3  Voltaire avait écrit Mazaret, mais le nom de la localité est Mazamet.

Note_4  Sirven avait établi sa famille à Saint-Alby, et était allé se fixer au château d’Aiguefonde, pour faire le terrier de M. d’Espérandieu. Élisabeth, rendue folle, disparaît de la maison qu’elle habite auprès de sa mère et de ses deux soeurs, et vingt jours après, le 4 janvier 1762, on la trouve noyée dans le puits des communaux de Saint-Alby. (B.)

Note_5  La sentence prononcée, le 29 mars 1764, par le juge haut justicier de Mazamet, qui avait appelé deux juges de deux petites justices de canton, condamnait les deux filles Sirven au bannissement, après avoir assisté à l’exécution de leurs père et mère.

Note_6  Jacques Clément.

Note_7  Discours des sorciers, tiré de quelques procès, avec une instruction pour un juge en fait de sorcellerie. La première édition est de 1603, la dernière de 1610.

Note_8  Page 131 du Procès de Damiens. (Note de Voltaire.)

Note_9  L’abbé de Caveyrac. (Note de Voltaire.)

Note_10  L’abbé de La Menardaye. (Note de Voltaire.)

Note_11  Ruchat, tome Ier, pages 2, 4, 5, 6 et 7; Roset, tome III, page 13; Savion, tome III, page 126; ms. Chouet, page 26, avec les preuves du procès. (Note de Voltaire.)

Note_12  Cette brochure inconnue, dont M. de Voltaire a déjà parlé, est vraisemblablement quelque ouvrage du bon Needham, qui, se croyant un grand homme parce qu’il avait regardé du sperme et du jus de mouton par le trou de son microscope, s’était mis à dire son avis à tort et à travers sur l’autre monde et sur celui-ci. (K.)

Note_13  Matthieu, xviii, 17.

Note_14  En décembre 1740.

Note_15  Cicéron, De Divinatione, lib. II, 72. (Note de Voltaire.)

Note_16  Calvin, né à Noyon.

Note_17  Luther, né à Eisleben en Saxe.

Note_18  Cette lettre, faite pour être publiée, est antidatée. Elle a du être écrite vers le 12 octobre.

Note_19  Le duc de Choiseul.

Note_20  Le livre Des Délits et des Peines, composé en italien par le marquis de Beccaria, fut, dès 1766, traduit en français par l’abbé Morellet. Il en existe d’autres traductions françaises.

Note_21  Saint Jérôme, De Viris illustribus, Cap. cxxi.

Note_22  Voyez l’Histoire de l’Église. (Note de Voltaire.)

Note_23  Voyez chapitre xlv de l’Essai sur les Moeurs.

Note_24  Ce paragraphe, reproduit en 1771 dans les Questions sur l’Encyclopédie, y formait la seconde section de l’article Hérésie.

Note_25  Exode, xx, 7.

Note_26  On lit dans l’édition originale: « Or, quel rapport le parjure peut-il avoir avec ces mots cabo de dios, cadédis, sangbleu, ventrebleu, corpo di dio? » Le texte actuel est de 1767.

Note_27  Titre xiii. Ad legem Juliam. (Note de Voltaire.)

Note_28  Voyez dans ce volume la Relation de la mort du chevalier de La Barre.

Note_29  Esprit des lois, xii, 4.

Note_30  « Bene ac sapienter, patres conscripti, majores instituerunt, ut rerum agendarum, ita dicendi iuitium a precationibus capere, etc. » Pline le jeune, Panégyrique de Trajan, ch. i. (Note de Voltaire.)

Note_31  Post mortem nihil est, ipsaque mors nihil.

Quæris que jaceas post obitum loco?

Que non nata jacent.

(Séneq., trag. des Troades, choeur à la fin du second acte.)

Note_32  Traité de ta Tolérance, chap. viii.

Note_33  $Voyez aussi tome XVIII; et XX.

Note_34  Édit de 1724, et édits antérieurs. (Note de Voltaire.)

Note_35  Matthieu, xviii, 17.

Note_36  Chapitre xiii. (Note de Voltaire.)

Note_37  C’est Briey, et non Brieu.

Note_38  Paul Ferry, ministre de la religion protestante, né en 1594, mort en 1669.

Note_39  Jacob Spon, page 500; et Gui Vances. (Note de Voltaire.)

Note_40  Nico1as Antoine fut condamné et exécuté le 20 avril 1632. Il a un article dans le Dictionnaire de Chaufepié, qui le nomme Anthoine.

Note_41  Né en 1596, mort en 1676.

Note_42  Né en 1607, mort en 1670.

Note_43  Voltaire, ailleurs, dit 1750; $voyez tome XVII et, dans le Prix de la justice et de l’humanité, l’article ix, qui traite aussi Des Sorciers.

Note_44  $Voyez aussi tome XVII.

Note_45  Voltaire lui-même; voyez ci-dessus, l’Avis au public.

Note_46  En 1764; $voyez tome XIX.

Note_47  Dans leur note sur l’article iii du Prix de la justice et de l’humanité, les éditeurs de Kehl disent: un petit nombre. (B.)

Note_48  Des éditions portent Henri V, d’autres Henri VII, d’autres enfin Henri VIII. Il n’y a point eu de Henri VIII empereur. Le texte de Bodin, rapporté par M. Brière dans une note de la traduction anonyme que ce libraire a publiée en 1822, dit que la question fut discutée par les jurisconsultes Azon et Lothaire. Or, comme le remarque M. Brière, Azon étant mort en 1200, dans un âge peu avancé, n’a pu être contemporain ni de Henri V, mort en 1425, ni de Henri VII, qui n’est né qu’en 1262. Henri VI régna, comme on sait, de 1190 à 1197 ($voyez tome XIII). (B.)

Note_49  Bodin, De Republica, liv. III, chap. v. (Note de Voltaire.)

Note_50  Il y aura toujours beaucoup moins d’inconvénient à laisser un crime impuni qu’à condamner à une peine capitale sans y être autorisé par une loi expresse. On ôte à la punition le seul caractère qui puisse la rendre légitime, celui d’être infligée pour le crime, et non décernée contre un tel coupable en particulier. Une loi qui permet à un juge de punir de mort lui assure l’impunité s’il use de cette permission, mais elle ne le disculpe point du crime de meurtre. Comment d’ailleurs imaginer qu’un crime grave soit tellement nuisible à la société que l’existence du coupable soit dangereuse, et que cependant ce crime puisse échapper à un législateur attentif, qu’il soit difficile de le prévoir ou de le bien déterminer? (K.)

Note_51  M. de Machault avait été surnommé coupe-tête à cause de la sévérité qu’il avait exercée dans ses commissions de magistrature (voyez le Menagiana, iii, 178, édition de 1715). Il était père de M. Machault d’Arnouville, intendant du Hainaut, puis contrôleur général des finances, et ensuite ministre de la marine, disgracié en 1757. (B.)

Note_52  L’auteur de l’Esprit des lois, qui a semé tant de belles vérités dans son ouvrage, paraît s’être cruellement trompé quand, pour étayer son principe que le sentiment vague de l’honneur est le fondement des monarchies, et que la vertu est le fondement des républiques, il dit des Chinois [viii, 21]: « J’ignore ce que c’est que cet honneur chez des peuples à qui l’on ne fait rien faire qu’à coups de bâton. » Certainement, de ce qu’on écarte la populace avec le pantsé, et de ce qu’on donne des coups de pantsé aux gueux insolents et fripons, il ne s’ensuit pas que la Chine ne soit gouvernée par des tribunaux qui veillent les uns sur les autres, et que ce ne soit une excellente forme de gouvernement. (Note de Voltaire.)

Note_53  C’est une bien grande concession que cette réserve; mais avant de la reprocher à Voltaire, il faut se reporter au temps où il écrivait, et qui n’était pas ce que, grâce à lui, sur beaucoup de points, est devenu le nôtre. Il n’y avait que neuf ans que Damiens avait donné à Louis XV un coup de canif. (B.)

Note_54  $Voyez tome XI; et XIII.

Note_55  Voyez l’excellent Abrégé chronologique de l’histoire d’Allemagne et du droit public, sous l’année 803. (Note de Voltaire.) — L’auteur de l’Abrégé chronologique de l’histoire d’Allemagne est Chr.-Fr. Pfeffel, né à Colmar en 1726, mort en 1807.

Note_56  Actes des apôtres, v, 29.

Note_57  En 1483.

Note_58  La fausseté des révélations d’Oates ayant été reconnue, il fut condamné à une prison perpétuelle, et à être fustigé quatre fois l’an par le bourreau. La révolution de 1688 lui rendit la liberté. (G. A.)

Note_59  $Voyez tomes XI et XXII.

Note_60  La culpabilité de de Thou est clairement ressortie de récents travaux historiques.

Note_61  C’est le mot d’un moine de Marcoussis à François Ier; $voyez tome XV.

Note_62  Voltaire, en 1771, reproduisit ce paragraphe, moins les deux derniers alinéas (et non premiers, comme Beuchot l’a dit en sa note, $tome XVIII) dans son article Confession des Questions sur l’Encyclopédie.

Note_63  Voltaire a toujours appelé Jaurigny ($voyez tome XII; XIII) l’assassin de Guillaume, que d’autres appellent Jaureguy.

Note_64  C’est ainsi qu’on lit dans l’édition originale et dans toutes les autres données du vivant de Voltaire. (B.)

Note_65  La constitution de Grégoire XV est du 30 août 1622; voyez les Mémoires ecclésiastiques du jésuite d’Avrigny, si mieux n’aimez consulter le Bullaire. (Note de Voltaire.)

Note_66  Cette peine, inscrite primitivement dans le Code pénal pour prévenir la fabrication et l’émission de la fausse monnaie, a été remplacée, le 13 mai 1863, par celle des travaux forcés à perpétuité.

Note_67  Voyez encore, sur le suicide, $tome XVIII,; tome XX; et l’article v du Prix de la justice et de l’humanité.

Note_68  Il fut imprimé in-12 à Paris, chez Toussaint Dubray, en 1609, avec privilège du roi; il doit être dans la bibliothèque de Sa Majesté (Note de Voltaire.)

Note_69  Voici le texte de l’abbé de Saint-Cyran:

« Au commandement que Dieu a donné de ne tuer point, n’est pas moins compris le meurtre de soi-même que celui du prochain. C’est pourquoi il a été couché en ces mots généraux sans aucune modification, pour y comprendre toute sorte d’homicide. Or est-il que, nonobstant cette défense et sans y contrevenir, il arrive des circonstances qui donnent droit et pouvoir à l’homme de tuer son prochain. Il en pourra donc arriver d’autres qui lui donneront pouvoir de se tuer soi-même, sans enfreindre le même commandement... Ce n’est donc pas de nous-mêmes, ni de notre propre autorité, que nous agirons contre nous-mêmes; et puisque cela se doit faire honnêtement et avec une action de vertu, ce sera par l’aveu et comme par l’entérinement de la raison. Et tout ainsi que la chose publique tient la place de Dieu quand elle dispose de notre vie, la raison de l’homme en cet endroit tiendra le lieu de la raison de Dieu; et comme l’homme n’a l’être qu’en vertu de l’être de Dieu, elle aura le pouvoir de ce faire, pour ce que Dieu le lui aura donné; et Dieu le lui aura donné, pour ce qu’il lui a déjà donné un rayon de la lumière éternelle afin de juger de l’état de ses actions. » (Pages 8, 9,46 et 17 du volume intitulé Question royale et sa décision; Paris, Toussaint Dubray, 1609, in-12, avec privilège du roi.)

Note_70  Voici encore le texte de Saint-Cyran:

« Je dis que l’homme y sera obligé pour le bien du prince et de la chose publique, pour divertir par sa mort les maux qu’il prévoit assurément devoir fondre sur elle s’il continuait de vivre... Mais, pour montrer encore, outre ce que j’en ai déjà dit, l’obligation du père envers les enfants, comme à l’opposite de celle des enfants envers les pères, je crois que, sous les empereurs Néron et Tibère, ils étaient obligés de se tuer pour le bien de leur famille et de leurs enfants, etc. » (Ibid., pages 18, 19, 29, 30.)

Note_71  Leg. i, Cod. lib. IX, tit. L. De Bonis eorum qui sibi mortem, etc. (Note de Voltaire.)

Note_72  Leg. 4, § 2, lib. XLVIII, tit. viii. Ad legem Corneliam de sicariis. (Note de Voltaire.)

Note_73  Voltaire a, en 1769, reproduit tout ce paragraphe dans le chapitre xlii du Précis du Siècle de Louis XV; voyez tome XV. En 1771, il le reproduisit, avec quelques différences, dans l’article Confiscation des Questions sur l’Encyclopédie; $voyez tome xviii.

Note_74  Voyez l’édit de 1724, 14 mai, publié à la sollicitation du cardinal de Fleury, revu par lui. (Note de Voltaire.)

Note_75  Journal du Palais, tome I, page 444. (Note de Voltaire.)

Note_76  II, Rois, xvi, 4.

Note_77  Plusieurs alinéas de ce paragraphe ont été reproduits par Voltaire, en 1769, dans le chapitre xlii du Précis du Siècle de Louis XV; voyez tome XV; et, en 1771, dans l’article Criminel des Questions sur l’Encyclopédie; $voyez tome XVIII.

Note_78  Aujourd’hui la législation est uniforme en France.

Note_79  Voyez Bornier, titre vi, article ii, des Informations. (Note de Voltaire.)

Note_80  Qui est de 1687.

Note_81  Qui est de 1670.

Note_82  Cette disposition et beaucoup d’autres non moins révoltantes ont été conservées dans le Code d’instruction criminelle, qui est de 1808, mais ne peuvent être longtemps encore maintenues. 1831. (B.)

Note_83  Et, si besoin est, confrontez, dit l’ordonnance de 1670, titre xv, article Ier. (Note de Voltaire.)

Note_84  Digest., loi I, lib. XLIX, tit. xvie, de Requirendis vel Absentibus damnandis: et loi V, lib. XLVIII, tit. xix, de Poenis. (Note de Voltaire.)

Note_85  Procès-verbal de l’ordonnance, page 163. (Note de Voltaire.)

Note_86  $Voyez tome XXIV et dans le présent volume.

Note_87  La France;$ voyez tome XXI, la note.

Note_88  Voyez sur cela le président Bouhier. (Note de Voltaire.)

Note_89  Imprimé dans le Journal encyclopédique du 15 novembre 1766, p. 127-136.

Note_90  Ces Lettres n’ont point été imprimées à Genève, mais à Amsterdam. (Note de Voltaire.) — Elles forment un volume in-8° de viii, 16 et 200 pages. L’éditeur fut Robinet, qui déjà, en 1765 (fin de 1764), avait publié les Lettres secrètes. On voit par la lettre à Damilaville, du 16 septembre 1766, que, dès ce temps-là, Voltaire s’occupait de son Appel au public. (B.)

Note_91  Lisez mars, et voyez, dans la Correspondance, la lettre de Voltaire, du 1er mars 1765.

Note_92  Dans le volume contre lequel réclame l’Appel au public, la lettre à Damilaville, du 1er mars 1765, est en effet imprimée comme adressée d M. Damoureux. L’édition de cette lettre en 16 pages in-8°, publiée par Damilaville, ne donnait pas en entier les noms, mais seulement M. de Vol... à M. Dam...

Note_93  J’ai mis en note ce passage, objet de la réclamation de Voltaire. (B.)

Note_94  « On lit dans ces interpolations ces paroles: Plusieurs dames de la cour sont d’agréables commères qui aiment Jean-Jacques comme leur toutou. » (Note de Voltaire.)

Note_95  Voyez cette lettre dans la Correspondance.

Note_96  C’est celle dont Beuchot parle dans un Avertissement, tome XXIV.

Note_97  Elle a été écrite en anglais; on en donnait une traduction inexacte.

Note_98  Il est vrai que Voltaire n’était pas en correspondance avec Lioncy; mais c’est sous le nom de Charles Gouju qu’il composa, en 1764, la Lettre imprimée tome XXIV et dont il s’agit ici.

Note_99  La lettre une fois lancée dans le public sous le nom du secrétaire de Voltaire, Wagnière a dû s’en dire l’auteur; mais cette pièce est de Voltaire lui-même. Le passage dont il se plaint peut être une interpolation; mais tel qu’il est dans les Lettres aux amis du Parnasse, il me paraît être de Voltaire. (B.) — Ce passage est mis en note à la page 138 du présent volume.

Note_100  Elle ne contient rien qui ne soit dans l’édition de Kehl; et la version donnée par les éditeurs contient au contraire quelques mots qui ne sont pas dans le texte de 1766; la lettre à Mme du Deffant est du 27 janvier 1764.

Note_101  Ces trois lettres, formant 16 pages, et ayant une pagination particulière, ne sont pas comprises dans la table du volume.

Note_102  Page 4.

Note_103  Page 16.

Note_104  La Beaumelle; voyez les Avertissements de Beuchot, $tome XIV, et tome XV.

Note_105  Voyez, tome VIII, la Préface de Marmontel pour la Henriade.

Note_106  $Voyez page 584, note 1.

Note_107  Voyez, tome I du Théâtre, le Discours préliminaire en tête d’Alzire.

Note_108  Voyez le début de l’Oracle des nouveaux philosophes (par l’abbé Guyon), 1759, in-12; 1760, in-12. Il a paru une Suite de l’Oracle des nouveaux philosophes, 1760, in-12. C’était dans sa lettre à Albergati Capacelli, du 23 décembre 1760, et imprimée alors, que Voltaire avait réprimé l’insolence de Guyon. (B.)

Note_109  Voyez tome XXIV, les Éclaircissements historiques.

Note_110  Vernet; voyez la Lettre curieuse de Robert Covelle, dans les pages précédentes.

Note_111  Livre II, épître Ière, vers 16.

Note_112  Voyez cette épigramme, tome XVII; voyez aussi, tome II du Théâtre, la troisième note de Voltaire sur la 1ère scène du Triumvirat.

Note_113  Voyez dans les Mélanges, tome I, le Dialogue entre Marc-Aurèle et un Récollet.