NOTES

Note_1   La scène se passe en 1753, année de la reprise de Castor et Pollux; mais l’ouvrage est de quelques années plus tard. Il n’est pas à croire qu’il ait été composé du vivant de Mme de Pompadour, qui mourut le 14 avril 1764. Catherine II, dont Voltaire fait l’éloge, ne monta sur le trône de Russie qu’en juillet 1762. Les Anciens et les Modernes sont dans le troisième volume des Nouveaux Mélanges, daté de 1765, et qui ne parut qu’à la fin de cette année, comme on le voit par la lettre à Damilaville, du 6 janvier 1766. (B.) 

Note_2  Crébillon, auteur de Catilina, etc., etc. 

Note_3  La Russie. 

Note_4  Catherine II. 

Note_5  Voyez, sur la Gazette ecclésiastique et sur le Journal chrétien, les notes du Russe à Paris, tome X. 

Note_6  Le Catilina de Crébillon fut joué le 21 décembre 1748, et eut une vingtaine de représentations. La pièce ne fut pas sifflée; on respecta la vieillesse et la mauvaise fortune de l’auteur. 

Note_7  Newton. 

Note_8  Alexandre Spina, religieux du couvent de Sainte-Catherine de Pise, de l’ordre de Saint-Dominique. 

Note_9  Berthold Schwartz, moine de l’ordre de Saint-François, originaire de Fribourg en Allemagne, inventeur, en Occident, de la poudre à canon, selon les uns; d’autres font honneur de cette découverte à Roger Bacon; $voyez tome XII et XVII. 

Note_10  Les paroles sont de Gentil Bernard; la musique, de Rameau. cette pièce, jouée en 1737, avait été reprise en 1753. 

Note_11  La plus ancienne édition que je connaisse de ce dialogue est dans le tome XXVII de l’édition in-4° des Oeuvres de Voltaire, daté de 1777. Il n’y porte point de date, non plus que dans l’édition de Kehl. C’est d’après une note manuscrite de M. Decroix que je l’ai mis en 1766. Sophronime veut dire la pensée, le jugement, le bon sens; Adelos, l’obscur, le stupide. (B.) 

— Ce dialogue avait été publié en 1770, à la suite des Lettres chinoises, indiennes et tartares.

Note_12  $Voyez, tome XIV, la note et, tome XX, une autre note. 

Note_13  Philippe Goibaud Dubois, mort en 1694. Il avait commencé par être maître de danse, avant de traduire saint Augustin. (Cl.) 

Note_14  Le texte que donne ici Voltaire n’est pas tout à fait la traduction de Dubois, que l’on peut voir tome XVIII. 

Note_15  Ecclésiaste on Coheleth, attribué à Salomon, ii, 15. 

Note_16  Ibid., 16. 

Note_17  Ibid., iii, 19-21. 

Note_18  Ecclésiaste, v, 7. 

Note_19  Ibid., ix, 4-5. 

Note_20  Ibid., ix, 7. 

Note_21  « Perspicuum debet esse animos, cum e corpore excesserint, sive illi sint animales spirabiles, sive ignei, sublime ferri. » (Note de Voltaire.) — La traduction donnée ici par Voltaire m’a obligé dé laisser la citation telle qu’il l’avait faite. Voici le texte de Cicéron: « Perspicuum debet esse animos, cum e corpore excesserint, sive illi sint animales, id est spirabiles, sive ignei, sublime ferri. » Tuscul., i, 17. (B.) 

Note_22  Ces paroles sont citées souvent Comme étant d’Aristote. Plusieurs savants les ont vainement cherchées dans cet auteur; elles n’en sont pas moins restées texte consacré. (B.) 

Note_23  Saint Augustin; $ voyez tome XVIII. 

Note_24  Voyez le Dîner du comte de Boulainvilliers (premier entretien). 

Note_25  Jean-François de Montillet, archevêque d’Auch, avait publié, le 23 janvier 1764, un mandement sur lequel Voltaire s’égaye ailleurs (voyez la xxiiie des Honnêtetés littéraires), et qui fut condamné au feu par le parlement de Bordeaux ($voyez tome XX). Je pense que la Lettre pastorale est de mars 1766, et que c’est de cette pièce que Voltaire parle dans sa lettre à Damilaville, du 1er avril 1766. Il reparlé du mandement dans une note dé l’épilogue de la Guerre civile de Genève (voyez tome IX). (B.) 

Note_26  Extrait des assertions dangereuses et pernicieuses en tout genre que les soi-disant jésuites ont, dans tous les temps et persévéramment, soutenues, enseignées et publiées, etc., 1762; quatre volumes in-12. 

Note_27  Nos pères vous avaient appris à respecter les jésuites, etc., pages 34 et suivantes du mandement de M. d’Auch. (Note de Voltaire.) 

Note_28  Pages 12,13 et 14 du libelle. (Note de Voltaire.) 

Note_29  Voltaire désigne Le Tellier et Doucin, qui eurent pour coopérateur Lallemant. 

Note_30  Le parlement de Paris. 

Note_31  La Sorbonne. 

Note_32  Voltaire, dans ses Lettres philosophiques; voyez tome I des Mélanges

Note_33  Helvétius, De l’Esprit, discours I, chapitre i. 

Note_34  Abraham-Joseph de Chaumeix, né à Orléans, mort à Moscou, au commencement du xixe siècle, est auteur des Préjugés légitimes contre l’Encyclopédie, etc., 1758, huit volumes in-12. Les deux derniers contiennent la critique du livre De l’Esprit. $Voyez tome XX. 

Note_35  Préface, page 22. 

Note_36  Ibid., page 1. 

Note_37  Ibid., page 3. 

Note_38  Préface, page 6. 

Note_39  « Ut mirandum sit... aere alieno omni exsoluto, cccc aureorum millia et quartam regni vectigalium partem nondum coactam in morte reliquisse. » 

Note_40  Histoire de Henri IV, page 12. 

Note_41  Pages 27 et 28. 

Note_42  Page 93. 

Note_43  Page 195. 

Note_44  Dans l’édition originale on lit ici: « On en a déjà imprimé quelques-unes, je transcrirai ici les principales, puisque l’auteur de la Vie de Henri IV n’en rapporte pas un seul mot. » 

Et Voltaire transcrivait ici les lettres 2, 3 et 4 (qu’on peut voir au tome XII,). Mais les ayant, en 1769, dans son édition in-4°, reproduites, avec six autres, à la fin du chapitre clxxiv de l’Essai sur les Moeurs, il fit ici des changements et mit la version actuelle. (B.) 

Note_45  $Voyez tome XIV et XV. 

Note_46  Page 96. 

Note_47  Page 287. 

Note_48  Page 142. 

Note_49  Le texte de Bury porte, tome II, page 32: « si proche de Paris. » 

Note_50  On lit dans l’ouvrage de Bury, tome II, page 260: « Cette ingénieuse satire fit un merveilleux effet dans le public: elle fit ouvrir les yeux à beaucoup de personnes... et contribua beaucoup à faire rentrer dans leur devoir une partie de ceux qui s’en étaient écartés. » 

Note_51  Hénault, Nouvel Abrégé chronologique de l’Histoire de France (événements remarquables, 1593). 

Note_52  Tome II, page 265, à la note. 

Note_53  Voltaire a cité cette lettre, tome XII. 

Note_54  « Ce prince, après avoir longtemps balancé. par des raisons d’État et de conscience..., était déjà catholique dans le coeur. » (Daniel, Hist. de France, 1756, in-4°, xii, 25.) 

Note_55  Il s’agit sans doute du Discours bref et véritable des choses plus notables arrivées au siège mémorable de la renommée ville de Paris, et défense d’icelle par monseigneur le duc de Nemours, contre le roi de Navarre, par Pierre Corneio, ligueur; Paris, Millot, 1590, in-8°. Ce Discours a été réimprimé dans les Mémoires de la Ligue (Amsterdam, 1758), IV, 276-303. L’auteur y rapporte en deux endroits (pages 287 et 294) le propos attribué à Henri IV au sujet de sa religion. (B.) 

Note_56  Tome II, page 432. 

Note_57  Tome II, page 431. 

Note_58 Abrégé chronologique, ou Extrait de l’Histoire de France, 1593. 

Note_59  Tome II, page 414. J’ai rétabli ici une ligne omise par la copie ou l’imprimeur de Voltaire. (B.) 

Note_60  Voltaire donne l’explication du mot piacularis dans la xviiie Niaiserie faisant partie de Un Chrétien contre six Juifs.

Note_61  Tome IV, page 213. 

Note_62 Histoire de Henri IV, tome IV, page 288. 

Note_63  Histoire de Henri IV, tome IV, page 253. 

Note_64  Histoire de Henri IV, tome IV, page 248. 

Note_65  Page 237. 

Note_66  Page 249. 

Note_67  Il a déjà été mention du capitaine Durôst dans les Questions sur les miracles; voyez précédemment dans ce volume. 

Note_68  Catherine Ferbot, à laquelle Covelle avait fait un enfant. (B.) 

Note_69  Marie-Thérèse Levasseur, née à Orléans en 1721, devenue, en 1768, l’épouse de J.-J. Rousseau; morte au Plessis-Belleville le 17 juillet 1801. 

Note_70  Les Lettres critiques d’un voyageur anglais ont eu réellement trois éditions: la première, en 1761, in-12, ne contenait que deux lettres; la seconde, 1763, in-8°, en contenait six; il y en a treize dans la troisième, 1766, deux volumes in-8°. (B.) 

Note_71  La troisième édition des Lettres anglaises contient, tome II, page 144, les Observations de Vernet sur un passage de l’Essai sur les Moeurs (voyez tome XII); et, page 291, des Observations sur quatre pages de la seconde des Lettres écrites de la montagne par J.-J. Rousseau.

Note_72  Tacite, Hist., ii, 53 

Note_73  Sénèque, épigr. iv, vers 9. 

Note_74  Rousseau, après avoir quitté le Val de Travers, était allé en Angleterre, où il demeura depuis le commencement de 1766 jusqu’au 22 mai de l’année suivante. (Cl.) 

Note_75  $Voyez tome XXIV. 

Note_76  Il y a une grande dispute parmi les savants sur cette phrase: dit la belle Ferbot au col tors. On demande si c’est la belle Ferbot qui a le col tors, comme on dit Junon aux yeux de boeuf; Vénus aux belles fesses; ou si c’est le professeur qui a le col tors: il est évident que c’est le professeur, par la notoriété publique. (Note de Voltaire.) 

— Voyez, tome X, la satire intitulée Éloge de l’Hypocrisie, où Voltaire donne à Vernet 

Un cou jauni sur un moignon penché. 

Note_77  Voyez cette pièce, dans le volume des Pièces en vers.

Note_78  L’exemplaire que j’ai sous les yeux, de la troisième édition des Lettres critiques d’un voyageur anglais (voyez la note de la page 492) est sans nom de ville, et porte pour toute adresse: A l’enseigne de la vérité. (B.) 

Note_79  L’Essai sur les Moeurs.

Note_80  On a vu (par la note 1 de la page 491) que la Lettre curieuse portait l’adresse de P. Brocard, à Dijon. Je ne sais si une réimpression, que je n’ai pas vue, mais dont Vernet parle dans son Mémoire à monsieur le premier syndic, porte l’adresse des frères Périsse, à Lyon. (B.) 

Note_81  Vernet ayant composé un nouveau mémoire à sa louange, Voltaire refit une autre déclaration avant même que Vernet eût imprimé sa pièce. (G. A.) 

Note_82  C’était le titre que, dans la Lettre curieuse de Robert Covelle, on proposait de mettre à l’ouvrage de Vernet. 

Note_83  Le premier était la Relation de la mort du chevalier de La Barre: le second était le Cri du sang innocent, qui est de 1775. 

Note_84  Pierre-François Muyart de Vouglans, né à Moirans, près Saint-Claude, en 1713, mort à Paris en 1791, est auteur d’une Réfutation des principes hasardés dans le Traité des Délits et des Peines, 1767, in-8°; mais ce ne peut être lui que désigne ici Voltaire, car Muyart est l’un des huit signataires de la consultation du 27 juin, en faveur de La Barre et de ses coaccusés. (B.) 

— Peut-être Voltaire n’avait-il pas encore reçu cette consultation lorsqu’il écrivit sa Relation.

Note_85  Jean-François Lefèvre, chevalier de La Barre, était de la famille des d’Ormesson. 

Note_86  Mme de Brou, abbesse de Willencourt; voyez la lettre à d’Alembert, du 21 novembre 1774. 

Note_87  Dans l’édition de 1775, on lit: 

« Un nommé Saucourt, espèce de jurisconsulte d’Abbeville, était ulcéré contre cette dame, parce que lui ayant demandé pour son fils une demoiselle riche et de qualité, pensionnaire dans ce couvent, elle l’avait mariée à un autre. Ce Saucourt venait encore de perdre un procès contre un citoyen d’Abbeville, père d’un des jeunes gens qui furent impliqués dans l’horrible aventure du chevalier de La Barre. Saucourt cherchait à se venger. Il avait tout le fanatisme du capitoul de Toulouse David, principal assassin des Calas, et il joignait l’hypocrisie à ce fanatisme. Madame l’abbesse avait fait venir chez elle, etc. » 

Nicolas-Pierre Duval, sieur de Saucourt, était lieutenant particulier, assesseur criminel en la sénéchaussée de Ponthieu et siège présidial d’Abbeville. (B.) 

Note_88  Voici le texte de 1775: « Le sieur Saucourt commença d’abord par accuser le chevalier, auprès de l’évêque d’Amiens, de s’être habillé en fille dans le couvent. Il sut que le chevalier, etc. » (B.) 

Note_89  C’était Louis-François-Gabriel de La Motte, évêque d’Amiens. Dans l’amende honorable qu’il vint faire à Abbeville, le 12 septembre 1765, pendant que le juge instruisait encore l’affaire, ce prélat avait déjà prononcé sur le sort des prévenus, en disant qu’ils s’étaient rendus dignes des derniers supplices en ce monde. (B.) 

Note_90  Pantagruel, livre III, chapitre xxvi. 

Note_91  Prenons du café, dit le chevalier de La Barre après le dîner le plus paisible, quelques heures avant son exécution, il ne m’empêchera pas de dormir.

Note_92  L’arrêt du parlement portait seulement qu’on lui couperait la langue, c’est-à-dire qu’on la percerait avec un fer rouge. Le chevalier de La Barre s’y étant refusé, les bourreaux ne furent pas assez impitoyables pour le vouloir exécuter à la lettre; ils en simulèrent l’action. 

Note_93  Les parents, les amis du chevalier de La Barre s’étaient intéressés à lui. On raconte même que le parlement avait différé de six jours à signer son arrêt, espérant que le condamné aurait sa grâce; mais Louis XV fut inflexible. Ce monarque, disait-on dans le temps, répondit que lorsqu’il avait paru souhaiter que son parlement cessât de faire le procès à Damiens, ce parlement lui avait fait des remontrances; et qu’à plus forte raison le coupable de lèse-majesté divine ne devait pas être traité plus favorablement que le coupable de lèse-majesté humaine. (B.)