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NOTES
Note_1
« A Motiers, le 6 janvier 1765.
« Je vous envoie, monsieur, une pièce imprimée
et publique à Genève, et que je vous prie d’imprimer et publier
à Paris, pour mettre le public en état d’entendre les deux
parties, en attendant les autres réponses plus foudroyantes qu’on
prépare à Genève contre moi. Celle-ci est de M. Vernes,
ministre du saint Évangile, et pasteur à Séligny;
je l’ai reconnu d’abord à son style pastoral. Si toutefois je me
trompe, il ne faut qu’attendre pour s’en éclaircir: car, s’il en
est l’auteur, il ne manquera pas de la reconnaître hautement, selon
le devoir d’un homme d’honneur et d’un bon chrétien; s’il ne l’est
pas, il la désavouera de même, et le public saura bientôt
à quoi s’en tenir.
« Je vous connais trop, monsieur, pour croire que
vous voulussiez imprimer une pièce pareille si elle vous venait
d’une autre main. Mais puisque c’est moi qui vous en prie, vous ne devez
vous en faire aucun scrupule. Je vous salue de tout mon coeur.
« Rousseau. »
Note_2
Je ne fus chassé du canton de Berne qu’un
mois après le décret de Genève. (J.-J. R.)
Note_3
Lettres écrites de la montagne,
1ère partie, lettre 1ère, pages 59-60 de l’édition
originale. (B.)
Note_4
Il paraît que l’auteur de cette pièce
pourrait mieux répondre que personne à sa question. Je prie
le lecteur de ne pas manquer de consulter, dans l’endroit qu’il cite, ce
qui précède et ce qui suit. (J.-J. R.)
Note_5
C’était La Métrie lui-même.
Note_6
Dans une note de la troisième lettre de
la première partie, page 148 de l’édition originale. (B.)
Note_7
Première partie, seconde lettre, page 81.
Note_8
Ibid., page 82.
Note_9
Je veux faire avec simplicité la déclaration
que semble exiger de moi cet article. Jamais aucune maladie de celles dont
parle ici l’auteur, ni petite, ni grande, n’a souillé mon corps.
Celle dont je suis affligé n’y a pas le moindre rapport elle est
née avec moi, comme le savent les personnes encore vivantes qui
ont pris soin de mon enfance. Cette maladie est connue de MM. Malouin,
Morand, Thierry, Daran, le frère Côme. S’il s’y trouve la
moindre marque de débauche, je les prie de me confondre et de me
faire honte de ma devise. La personne sage et généralement
estimée qui me soigne dans mes maux et me console dans mes afflictions
n’est malheureuse que parce qu’elle partage le sort d’un homme fort malheureux;
sa mère est actuellement pleine de vie et en bonne santé
malgré sa vieillesse. Je n’ai jamais exposé ni fait exposer
aucun enfant à la porte d’aucun hôpital ni ailleurs.
Une personne qui aurait eu la charité dont on parle
aurait eu celle d’en garder le secret, et chacun sent que ce n’est pas
de Genève, où je n’ai point vécu, et d’où tant
d’animosité se répand contre moi, qu’on doit attendre des
informations fidèles sur ma conduite. Je n’ajouterai rien sur ce
passage, sinon qu’au meurtre près j’aimerais mieux avoir fait ce
dont son auteur m’accuse que d’en avoir écrit un pareil. (J.-J.
R.)
Note_10
Note de la troisième lettre, page 129.
Note_11
Je crois devoir avertir le public que le théologien
qui a écrit la lettre dont j’ai donné un extrait n’est ni
ne fut jamais mon ami; que je ne l’ai vu qu’une fois en ma vie, et qu’il
n’a pas la moindre chose à démêler ni en bien ni en
mal avec les ministres de Genève. Cet avertissement m’a paru nécessaire
pour prévenir les téméraires applications. (J.-J.
R.)
Note_12
Tout le monde accordera, je pense, à l’auteur
de cette pièce, que lui et moi n’avons pas plus eu la même
éducation que nous n’avons la même religion. (J.-J. R.)
Note_13
On peut voir dans ma conduite les douloureux sacrifices
que j’ai faits pour ne pas troubler la paix de ma patrie et, dans mon ouvrage,
avec quelle force j’exhorte les citoyens à ne la troubler jamais,
à quelque extrémité qu’on les réduise. (J.-J.
R.)
Note_14
Lettre 9e, 2e partie.
Note_15
Voyez $tome XII.
Note_16
Lettre 7e, 2e partie, page 59.
Note_17
Dans la réimpression faite par l’ordre
de J.-J. Rousseau, mais non sous ses yeux, on avait ajouté ce qui
suit:
« Post-scriptum d’un ouvrage des citoyens de
Genève, intitulé Réponse aux Lettres écrites
de la campagne.
« Il a paru, depuis quelques jours, une brochure
de huit pages in-8°, sous le titre de Sentiment des citoyens;
personne ne s’y est trompé. Il serait au-dessous des citoyens de
se justifier d’une pareille production. Conformément à l’article
3 du titre xi de l’édit, ils l’ont jeté au feu comme un infâme
libelle. »
Cette addition avait été mal disposée,
et imprimée de manière à faire croire qu’elle faisait
partie de l’ouvrage. (B.)
Note_18
Cet opuscule est de décembre 1764; la plus
ancienne édition que j’en connaisse est celle qui fait partie du
troisième volume des Nouveaux Mélanges, etc., 1765,
in-8°. (B.)
Note_19
Ceux qui chercheront ce nom dans l’Almanach
royal de 1732 à 1764 pourront bien ne pas le trouver. (CL.)
Note_20
On avait publié l’année précédente
un ouvrage intitulé Esprit, Saillies et Singularités du
père Castel. Ce jésuite, à moitié fou,
était mort en 1757.
Note_21
Titre que prenait l’Université de Paris,
depuis des siècles.
Note_22
$Voyez tome XIII.
Note_23
Le parlement de Paris.
Note_24
On descendait la châsse, que les parlementaires
suivaient processionnellement. (G. A.)
Note_25
L’image en osier de Marcel était aussi
portée dans les rues à la fête des Rogations. (G. A.)
Note_26
La première pierre fut posée par
Louis XV, le 6 septembre 1764; un décret de l’Assemblée constituante,
du 4 avril 1791, changea la destination de la nouvelle église Sainte-Geneviève,
et la consacra à la sépulture des grands hommes sous le nom
de Panthéon français. Le corps de Voltaire y fut amené
le 10 juillet 1791. Un décret impérial du 20 février
1806 rendit au culte ce monument, qui fut en même temps la sépulture
des grands dignitaires de l’empire. Il a perdu cette destination en 1815.
La révolution de Juillet 1830 lui a fait rendre le nom de Panthéon
français. (B.)
Note_27
Voyez, tome précédent, Omer de
Fleury étant entré.
Note_28
Le clergé formait alors un des trois ordres
de l’État.
Note_29
L’Angleterre, libre du joug de Rome depuis 1534.
Note_30
Voyez la note, $tome XIX.
Note_31
Voyez $tome XI: Jean Scot vivait au ixe siècle.
Note_32
Gilbert, surnommé de La Porée, théologien
et évêque de Poitiers, florissait au xiie siècle.
Note_33
La société des jésuites.
Note_34
Allusion aux cent et une propositions condamnées
par la bulle Unigenitus.
Note_35
Les jansénistes.
Note_36
La Bastille.
Note_37
Voyez dans l’Histoire du Parlement de Paris,
le chapitre lxviii, De l’Abolissement des jésuites.
Note_38
Voltaire ne donna pas sous son nom cet Arbitrage,
qui est des derniers jours de 1764 ou des premiers de 1765, puisqu’il en
est question dans les Mémoires secrets, à la date
du 11 janvier. L’édition originale de l’Arbitrage a 23 pages
in-8°. (B.)
Note_39
N. B. Il parait pourtant bien difficile à
croire que le cardinal de Richelieu ait fait en juillet une note de Monaco,
qui ne fut au pouvoir du roi qu’au mois de novembre. (Note
de Voltaire.)
Note_40
Mémoires de Brienne, tome Ier, page
160. (Note de Voltaire.)
Note_41
Page 101 de la première partie de l’édition
de 1764. (B.)
Note_42
Esprit des lois, chap. v, liv. III, dernières
lignes. (Note de Voltaire.)
Note_43
$Tome XIV, une note.
Note_44
Voltaire tenait un autre langage en 1749. A cette
heure, il est aux prise avec les parlements. (G. A.)
Note_45
Cet opuscule est à la page 159 du tome
III des Nouveaux Mélanges, qui porte le millésime
de 1765. La date de l’hégire mise par Voltaire à son écrit
correspond au 23 juillet 1730. Voltaire ne l’ignorait pas, puisque, dans
son Histoire de Charles XII ($voyez tome XVI), il dit que l’année
1124 de l’hégire revient à l’année 1712. (B.)
Note_46
Ce mot, composé de deux mots allemands,
désigne à peu près cette portion de la France voisine
du golfe appelé anciennement Gallicus sinus, et plus particulièrement
soumise à la domination romaine. Mais la partie se prend ici pour
le tout et peut-être faut-il lire, au lieu de Frankrom, le
mot anglais Frenchdom, qui signifie royaume de France. (CL.)
Note_47
On imprima à Constantinople dès
la fin du xve siècle. Toderini cite, d’après Wolf, un livre
de Leçon des enfants, ou Lexique hébraïque, imprimé
dans cette ville en 1488. Mais l’imprimerie turque n’y date que de 1726.
On en doit l’établissement à Saïd-Effendi, qui, en 1721,
avait, en qualité de secrétaire d’ambassade, accompagné
Mehemet-Effendi, son père, ambassadeur à la cour de France,
et qui y fut lui-même ambassadeur en 1741. Au moment où Voltaire
écrivait, l’imprimerie turque était depuis huit ans entièrement
anéantis à Constantinople, et ne fut relevée qu’en
1784. (B.)
Note_48
Van Swieten, premier médecin de l’impératrice-reine,
voulut se mêler de la médecine des âmes, et se fit donner
l’emploi d’empêcher les bons livres français de pénétrer
dans la ville de Vienne. Personne n’eût pu prévoir alors que
Vienne donnerait, vingt ans après, à l’Europe catholique,
l’exemple de la tolérance, de la liberté de la presse, de
la destruction des abus de l’autorité ecclésiastique, enfin
de la réforme du clergé.
Les ouvrages de M. de Voltaire étaient le principal
objet de la sévérité de Van Swieten, qui haïssait
l’inoculation encore plus que la philosophie. Cependant plusieurs personnes
de la famille impériale étant mortes entre ses mains de la
petite vérole, il ne put empêcher que l’inoculation ne s’introduisît
sous ses yeux dans le palais de Vienne, ainsi que les lumières qui
ont produit une si étonnante révolution. (K.) — Van Swieten
(Gérard) était né à Leyde le 7 mai 1700, et
mourut le 18 juin 1772. Voltaire lui a consacré quelques vers peu
flatteurs, en 1774, dans son Épître au roi de Danemark:
$voyez tome X. Le souverain dont les éditeurs de Kehl parlent
avec éloge dans leur note est Joseph II.
Note_49
Ces quatre personnes augustes sont: Charles-Joseph-Emmanuel,
fils de l’empereur Étienne-François, né en 1745, mort
le 18 janvier 1764; Jeanne-Gabrielle-Joséphine ou Marie-Jeanne-Gabrielle,
née en 1750, morte le 23 décembre 1762; Marie-Christine,
née et morte le 22 novembre 1763; et Marie-Élisabeth
de Parme, femme du prince impérial, depuis Joseph II, morte de la
petite vérole le 27 novembre 1763. (B.)
Note_50
Correspondant au 23 juillet 1730.
Note_51
Cette Conversation a paru dans la troisième
partie ou troisième volume des Nouveaux Mélanges,
1765, in-8°. (B.)
Note_52
C’est au cardinal Odet de Châtillon que
Rabelais a dédié son ive livre.
Note_53
Guy Patin, dans sa lettre du 7 juin 1650, rapporte
cette définition du cardinal par les canonistes d’Italie: Cardinalis
est animal rubrum, callidum et rapax, capax et vorax omnium beneficiorum.
Note_54
Voyez les Conseils raisonnables de M. Bergier,
paragraphe 23.
Note_55
Chapitre xiii de Gargantua.
Note_56
Titre de l’ouvrage d’Érasme.
Note_57
Ce qui répond au 12 octobre des Franks.
(Note de Voltaire.)
— Voltaire avait dicté sans doute à son
secrétaire: Deutera tou pyanepsiou. Tout ce qu’on peut mettre
sur le compte des typographes, c’est le changement de tou en ton,
et le trait d’union qui coupe en deux pyanepsiou. Le mois grec qui
commençait vers le milieu d’octobre est bien pyanepsion;
mais pyanepsion, en langue grecque, n’est point un nom neutre: c’est un
nom masculin, puaneyiîn. La date de Voltaire
devrait etre: Deutera tou pyanepsiônos. (Alexis Pierron, Voltaire
et ses Maîtres, page 317.)
Note_58
Les Franks se servent du subjonctif au lieu de
l’imparfait de l’indicatif: c’est l’ancien vice d’une langue barbare, vice
conservé dans les chancelleries et cours des plaids; vice que les
académies du pays des Franks n’ont pu encore déraciner. (Note
de Voltaire.)
Note_59
Le vendredi 6 septembre 1765. (Note
de Voltaire.)
Note_60
Il faut remarquer que les évêques
sont nommés avant les rois, et que le mot sacrée n’est
ici que pour eux, et non pas pour les rois, qui cependant sont très
sacrés. (Note de Voltaire.)
Note_61
Jean, xviii, 36.
Note_62
Matth., xix, 30; xx, 16; — Marc, x, 31; — Luc,
xiii, 30.
Note_63
Matth.. xx, 28; Marc, x, 45.
Note_64
Voyez la relation de Marcel, dans la Collection
d’anciens évangiles. (Mélanges, 17**)
Note_65
Voyez $tome xx.
Note_66
Le cardinal Bentivoglio; voyez $tome XIX.
Note_67
Les annates.
Note_68
Schouvaloff était alors à Ferney.
Note_69
A propos de cet opuscule, Catherine écrivait
à Voltaire: « Démétri, métropolite de
Novogorod, n’est ni persécuteur, ni fanatique. Il n’y a pas un principe
dans le mandement d’Alexis qu’il n’avouait, ne prêchait, ne publiait,
si cela était utile ou nécessaire; il abhorre la proposition
des deux puissances. Et Voltaire répondait: « Je ne
me doutais pas que l’archevêque de Novogorod se fût en effet
déclaré contre le système absurde des deux puissances.
J’avais raison sans le savoir, ce qui est encore un caractère de
prophétie... J’ajouterai qu’il n’y a qu’à changer Alex
en Démé, et is en tri, pour avoir le
véritable nom de l’archevêque. »
Note_70
Cet opuscule parut, en 1765, dans le tome III
des Nouveaux Mélanges.
Note_71
Oui, dit le marquis de Souvré, ils soutiennent
l’État comme la corde soutient le pendu. (K.) — Voltaire a déjà
cité le mot de Fleury dans son Plaidoyer pour Ramponeau, tome
XXIV.
Note_72
Matthieu, xviii, 17.
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