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NOTES
Note_1
Les comédiens italiens, congédiés
en 1697, ne furent rappelés qu’en 1716 Le théâtre de
la Foire, en 1705, ne pouvait jouer de Comédies par dialogues.
On imagina de jouer des scènes isolées; cela fut encore
défendu. (B.)
Note_2
Les spectacles existants en 1762 étaient
l’Opéra, les Français, les Italiens et l’Opéra-Comique
réunis au commencement de 1762, le théâtre de Nicolet,
et quelques autres spectacles forains.
Note_3
C’est aussi ce qu’a fait Voltaire dans ses Pélopides.
Note_4
Livre X, fable xii, 56-57.
Note_5
Art poétique, I, 161-62.
Note_6
Un banquier.
Note_7
La place vacante était celle de Thomas
Corneille, mort le 8 décembre 1709. Lamotte fut reçu à
l’Académie française le 10 février 1710.
Note_8
Il y est appelé bougr..., bard..., maquer...(B.)
Note_9
Par Segrais, 1651, quatre volumes in-8°.
Note_10
Rhadamiste, acte II, scène 1.
Note_11
Acte II, scène 1.
Note_12
Acte IV, scène 2.
Note_13
Oeuvres de Crébillon, Paris, Imprimerie
royale, 1750, deux volumes in-4°.
Note_14
Mme de Pompadour. (K.)
Note_15
Le 27 septembre 1734, à la place de M.
de La Faye. (B.)
Note_16
Autre flatterie pour Mme de Pompadour, protectrice
de Crébillon. (B.)
Note_17
La haine de quelques personnes puissantes contre
M. de Voltaire, et l’envie des gens de lettres. (K.)
Note_18
Cicéron, dans le monologue qui termine
le deuxième acte, dit:
Employons sur son coeur le pouvoir de Tullie.
Note_19
Depuis la mort de Crébillon, Voltaire s’est
mis une quatrième fois en concurrence avec lui: les Pélopides.
Note_20
Ou Gualbert.
Note_21
Ce sont les loueurs de chevaux. (Note
de Voltaire.)
Note_22
Sur les sept heures. (Note
de Voltaire.)
Note_23
La cuisine est auprès de la salle à
manger, au premier étage. (Note de Voltaire.)
Note_24
On voit par cette phrase que la lettre est adressée
à un des deux négociants dont Voltaire parle dans la Correspondance,
(Beuchot).
Note_25
C’est Voltaire.
Note_26
On a dit qu’on l’avait vu dans une église.
Est-ce une preuve qu’il devait abjurer? Ne voit-on pas tous les jours des
catholiques venir entendre les prédicateurs célèbres
en Suisse, dans Amsterdam, à Genève, etc.? Enfin il est prouvé
que Marc-Antoine Calas n’avait pris aucunes mesures pour changer de religion
ainsi nul motif de la colère prétendue de ses parents. (Note
de Voltaire.)
Note_27
Mémoire pour le sieur J. Calas, négociant
de cette ville, dame Anne-Rose Cabibel, son épouse, et le sieur
J.-P. Calas, un de leurs enfants (par Sudre); et Observations pour
le sieur J. Calas, la dame de Cabibel, son épouse, et le sieur P.Calas,
leur fils (par Duroux fils).
Note_28
Il est de la plus grande vraisemblance que Marc-Antoine
Calas se défit lui-même il était mécontent de
sa situation; il était sombre, atrabilaire, et lisait souvent des
ouvrages sur le suicide. Lavaisse, avant le souper, l’avait trouvé
dans une profonde rêverie. Sa mère s’en était aussi
aperçue. Ces mots je brûle, répondus à la servante,
qui lui proposait d’approcher du feu, sont d’un grand poids. Il descend
seul en bas après souper. Il exécute sa résolution
funeste. Son frère, au bout de deux heures, en reconduisant Lavaisse,
est témoin de ce spectacle. Tous deux s’écrient; le père
vient; on dépend le cadavre: voilà la première cause
du jugement porté contre cet infortuné père. Il ne
veut pas d’abord dire aux voisins, aux chirurgiens: «Mon fils s’est
pendu; il faut qu’on le traîne sur la claie, et qu’on déshonore
ma famille.» Il n’avoue la vérité que lorsqu’on ne
peut plus la celer. C’est sa piété paternelle qui l’a perdu:
on a cru qu’il était coupable de la mort de son fils, parce qu’il
n’avait pas voulu d’abord accuser son fils. (Note
de Voltaire.)
— Avant 1789, on punissait rigoureusement le suicide.
La justice ordonnait que le mort fut traîné sur une claie,
pendu par les pieds, et ensuite jeté à la voirie. (G. A.)
Note_29
Cette servante est catholique et pieuse; elle
était dans la maison depuis trente ans; elle avait beaucoup servi
à la conversion d’un des enfants du sieur Calas. Son témoignage
est du plus grand poids. Comment n’a-t-il pas prévalu sur les présomptions
les plus trompeuses? (Note de Voltaire.)
Note_30
Dans quel temps le père aurait-il pu pendre
son fils? Ce n’est pas avant le souper, puisqu’ils soupèrent ensemble;
ce n’est pas pendant le souper; ce n’est pas après le souper, puisque
le père et la famille étaient en haut quand le fils était
descendu. Comment le père, assisté même de main-forte,
aurait-il pu pendre son fils aux deux battants d’une porte au rez-de-chaussée,
sans un violent combat, sans un tumulte horrible? Enfin, pourquoi ce père
aurait-il pendu son fils? Pour le dépendre? Quelle absurdité
dans ces accusations. (Note de Voltaire.)
Note_31
Quand le père et la mère en larmes
étaient, vers les dix heures du soir, auprès de leur fils
Marc-Antoine, déjà mort et froid, ils s’écriaient,
ils poussaient des cris pitoyables, ils éclataient en sanglots;
ce sont ces sanglots, ces cris paternels, qu’on a imaginés être
les cris mêmes de Marc-Antoine Calas, mort deux heures auparavant
et c’est sur cette méprise qu’on a cru qu’un père et une
mère, qui pleuraient leur fils mort, assassinaient ce fils; et c’est
sur cela qu’on a jugé! (Note de Voltaire.)
Note_32
Un témoin a prétendu qu’on avait
entendu Calas père menacer son fils quelques semaines auparavant.
Quel rapport des menaces paternelles peuvent-elles avoir avec un parricide?
Marc-Antoine Calas passait sa vie à la paume, au billard, dans les
salles d’armes; le père le menaçait s’il ne changeait pas.
Cette juste correction de l’amour paternel, et peut-être quelque
vivacité, prouveront-elles le crime le plus atroce et le plus dénaturé?
(Note de Voltaire.)
Note_33
M. le chancelier se souviendra sans doute de ces
paroles de M. d’Aguesseau son prédécesseur, dans sa dix-septième
mercuriale: « Qui croirait qu’une première impression put
décider quelquefois de la vie et de la mort? Un amas fatal de circonstances,
qu’on dirait que la fortune a assemblées pour faire périr
un malheureux, une foule de témoins muets, et par là plus
redoutables, semblent déposer contre l’innocence; le juge se prévient,
son indignation s’allume, et son zèle même le séduit.
Moins juge qu’accusateur, il ne voit plus que ce qui sert a condamner,
et il sacrifie aux raisonnements de l’homme celui qu’il aurait sauvé
s’il n’avait admis que les preuves de la loi. Un événement
imprévu fait quelquefois éclater dans la suite l’innocence
accablée sous le poids des conjectures, et dément ces indices
trompeurs dont la fausse lumière avait ébloui l’esprit du
magistrat. La vérité sort du nuage de la vraisemblance; mais
elle en sort trop tard le sang de l’innocent demande vengeance contre la
prévention de son juge, et le magistrat est réduit à
pleurer toute sa vie un malheur que son repentir ne peut plus réparer.
» (Note de Voltaire.)
— En 1762, le chancelier était Guillaume de Lamoignon,
né en 1693, chancelier en 1750, mort en 1772. (B.)
Note_34
De très mauvais physiciens ont prétendu
qu’il n’était pas possible que Marc-Antoine se fut pendu. Rien n’est
pourtant si possible: ce qui ne l’est pas, c’est qu’un vieillard ait pendu,
au bas de la maison, un jeune homme robuste, tandis que ce vieillard était
en haut.
N.B. Le père, en arrivant sur le lieu où
son fils était suspendu, avait voulu couper la corde; elle avait
cédé d’elle-même; il crut l’avoir coupée: il
se trompa sur ce fait inutile devant les juges, qui le crurent coupable.
On dit encore que ce père, accablé et hors
de lui-même, avait dit dans son interrogatoire: « Tous les
conviés passèrent, au sortir de table, dans la même
chambre. » Pierre lui répliqua: « Eh, mon père,
oubliez-vous que mon frère Marc-Antoine sortit avant nous, et descendit
en bas? — Oui, vous avez raison, répondit le père. — Vous
vous coupez, vous êtes coupable », dirent les juges. Si cette
anecdote est vraie, de quoi dépend la vie des hommes? (Note
de Voltaire.)
Note_35
Qu’on oppose indices à indices, dépositions
à dépositions, conjectures à conjectures; et les avocats
qui ont défendu la cause des accusés sont prêts de
faire voir l’innocence de celui qui a été sacrifié.
S’il ne s’agit que de conviction, on s’en rapporte à l’Europe entière;
s’il s’agit d’un examen juridique, on s’en rapporte à tous les magistrats,
à ceux de Toulouse même, qui, avec le temps, se feront un
honneur et un devoir de réparer, s’il est possible, un malheur dont
plusieurs d’entre eux sont effrayés aujourd’hui. Qu’ils descendent
dans eux-mêmes, qu’ils voient par quel raisonnement ils se sont dirigés.
Ne se sont-ils pas dit: Marc-Antoine Calas n’a pu se pendre lui-même:
donc d’autres l’ont pendu; il a soupé avec sa famille et avec Lavaisse:
donc il a été étranglé par sa famille et par
Lavaisse; on l’a vu une ou deux fois, dit-on, dans une église: donc
sa famille protestante l’a étranglé par principe de religion.
Voilà les présomptions qui les excusent.
Mais à présent les juges se disent: Sans
doute Marc-Antoine Calas a pu renoncer à la vie; il est physiquement
impossible que son père seul l’ait étranglé: donc
son père seul ne devait pas périr; il nous est prouvé
que la mère, et son fils Pierre, et Lavaisse, et la servante, qui
seuls pouvaient être coupables avec le père, sont tous innocents,
puisque nous les avons tous élargis: donc il nous est prouvé
que Calas le père, qui ne les a point quittés un instant,
est innocent comme eux.
Il est reconnu que Marc-Antoine Calas ne devait pas abjurer:
donc il est impossible que son père l’ait immolé à
la fureur du fanatisme. Nous n’avons aucun témoin oculaire, et il
ne peut en être. Il n’y a eu que des rapports d’après des
ouï-dire: or ces vains rapports ne peuvent balancer la déclaration
de Calas sur la roue, et l’innocence avérée des autres accusés:
donc Calas le père, que nous avons roué, était innocent;
donc nous devons pleurer sur le jugement que nous avons rendu; et ce n’est
pas là le premier exemple d’un si juste et si noble repentir. (Note
de Voltaire.)
Note_36
A ce moment, le parlement de Toulouse ne voulait
même pas communiquer l’énoncé de l’arrêt.
Note_37
Le chancelier était alors Lamoignon, père
de Malesherbes; N.-R. Berryer était garde des sceaux. (B.)
Note_38
Les Pièces originales.
Note_39
Ou Ratramme, auteur d’un traité Du Corps
et du Sang de J.-C.
Note_40
La guerre de Sept ans, qui dura de 1756 à
1763
Note_41
J’atteste devant Dieu que j’ai demeuré
pendant quatre ans à Toulouse, chez les sieur et dame Calas; que
je n’ai jamais vu une famille plus unie, ni un père plus tendre,
et que, dans l’espace de quatre années, il ne s’est pas mis une
fois en colère; que si j’ai quelques sentiments d’honneur, de droiture,
et de modération, je les dois à l’éducation que j’ai
reçue chez lui.
Genève, 5 juillet 1762.
Signé J. Calvet, caissier des postes de Suisse,
d’Allemagne, et d’Italie. (Note de Voltaire.)
Note_42
Par Gresset; la scène vi du second acte,
et la ière du troisième, contiennent des vers
sur le suicide.
Note_43
Ordonnance de 1670, art. 1er, titre
iv. (Note de Voltaire.)
Note_44
Il y a dans Toulouse quatre confréries
de pénitents, blancs, bleus, gris, noirs: ils portent une longue
capote, avec un masque de la même couleur, percé de deux trous
pour les yeux. (Note de Voltaire.)
Note_45
Voltaire n’était pas à Londres alors,
mais il veut avoir l’autorité d’un témoin oculaire pour se
faire mieux écouter. (G. A.)
Note_46
Calas fut un moment ébranlé. comme
il traversait la cour du palais pour subir son dernier interrogatoire,
un bûcher enflammé frappa ses yeux: c’était un écrit
du pasteur Paul Rabaut, père de Rabaut Saint-Étienne, qu’on
brûlait. Calas crut voir l’appareil de son supplice, et son interrogatoire
se ressentit de cette impression de terreur. (G. A.)
Note_47
Marc, X, 31.
Note_48
Jean, XVIII, 36.
Note_49
Matth., XX, 28.
Note_50
Pierre de La Baume, évêque de Genève,
en fut expulsé en 1534.
Note_51
Frédéric III monta sur le trône
on 1648; Christiern V, on 1670; Frédéric IV, en 1699; Christian
ou Christiern VI, en 1730; Frédéric V, en 1746, et régnait
lorsque Voltaire publia les Idées républicaines.
Note_52
Pape sous le nom de Grégoire VII.
Note_53
Il y avait, en 1762, douze parlements en France.
Note_54
Voici le texte de J.-J. Rousseau, livre III, chapitre
xv: « Le peuple anglais pense être libre: il se trompe fort;
il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement; sitôt
qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. »
Note_55
Livre III, chap. vii.
Note_56
Voici le texte de J.-J. Rousseau, livre III, chapitre
ix: « Les sujets vantent la tranquillité
publique; les citoyens, la liberté des particuliers; l’un préfère
la sûreté des possessions, et l’autre, celle des personnes;
l’un veut que le gouvernement soit le plus sévère, l’autre
soutient que c’est le plus doux; celui-ci veut qu’on punisse les crimes,
et celui-là, qu’on les prévienne; l’un trouve beau qu’on
soit craint des voisins, l’autre aime mieux qu’on en soit ignoré;
l’un est content quand l’argent circule, l’autre exige que le peuple ait
du pain. »
Note_57
Livre III, chap. xv.
Note_58
Livre III, chap. xviii.
Note_59
Livre IV, chap.iii.
Note_60
Livre IV, chap. iii.
Note_61
Livre III, chap. vi.
Note_62
Livre II, chapitre viii.
Note_63
Le texte de Rousseau porte, livre IV, chap. viii:
« ...ne purent longtemps reconnaître un même maître.
»
Note_64
Livre IV, chap. viii.
Note_65
Continuation des pensées diverses,
paragraphe cxxiv; et Réponse aux questions d’un provincial,
troisième partie, chap. xxviii, etc.
Note_66
Le Contrat social n’a pas été
brûlé en France, mais il l’a été à Genève,
et c’est un Genevois qui est censé parler dans les Idées
républicaines. (B.)
Note_67
Livre III, chap. vii.
(Note de Voltaire.)
Note_68
Ibid., chap. vi. (Note
de Voltaire.)
Note_69
Livre VII, chap. x. (Note
de Voltaire.)
Note_70
Livre III, chap. ix. (Note
de Voltaire.)
Note_71
Livre IV, chap. viii. (Note
de Voltaire.)
Note_72
Ibid., chap. xix. (Note
de Voltaire.)
Note_73
Ibid. (Note de
Voltaire.)
Note_74
Livre XV, chap. xviii. (Note
de Voltaire.)
Note_75
Livre XVI, chap. v. (Note
de Voltaire.)
Note_76
Voyez dans ce volume le Remerciement sincère
d’un homme charitable.
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