NOTES

Note_1 Le prospectus de l’édition de 1756 indique cet article au nombre de ceux qui y sont nouveaux. Le chapitre xx du Traité sur la Tolérance a pour titre: S’il est utile d’entretenir le peuple dans la superstition. (B.) 

Note_2 C’est d’après une note manuscrite de feu Decroix que j’ai mis cette date. Mais je dois remarquer que cet opuscule ne fut imprimé que dans le troisième volume des Nouveaux Mélanges, volume qui est de 1765. (B.) 

Note_3 Expressions luthériennes qui veulent dire que le corps de Jésus-Christ est dans le pain, sous le pain, et avec le pain, dans l’Eucharistie. (G. A.) 

Note_4 Voyez Deutéronome, ch. xiv, v. 7. Il y est dit: « De his autem quae ruminant et ungulam non findunt, comedere non debetis, ut camelum, leporem, etc. » Ainsi voilà le lièvre rangé dans la classe des animaux qui ruminent, mais dont la corne du pied n’est pas fendue. Dans le Lévitique, ch. xi, v. 6, on lit aussi . « Lepus quoque; nam et ipse ruminat, sed ungulam non dividit. » ce sont les deux seules fois qu’il en est question dans la Bible. (B.) 

Note_5 Voici le texte de 1758: « On l’accuse dans ces articles des crimes les plus infâmes et les plus bas; et on cite une lettre de lui à un pasteur, son ami, dans laquelle il lui fait la confession de son infamie. Il n’est pas naturel qu’un homme d’un grand sens et d’un esprit profond, tel qu’était Saurin, ait signé sa honte. Mais quand même il serait possible qu’il eût écrit cette lettre à un ami, certainement les lois de la société ne permettent, ni qu’on trahisse les secrets de l’amitié, ni qu’on viole l’asile des tombeaux pour faire un mal public dont il ne revient aucun bien à personne. Les dictionnaires, etc. » (B.) 

Note_6 On lit dans 1758: « ... criminelle. Les lois ne permettent pas même qu’on reproche à un homme d’avoir été puni par les lois, parce qu’un reproche public est une punition, et qu’il n’appartient qu’au souverain de punir. Cependant... » (B.) 

Note_7 Au lieu de cet alinéa, on lisait en 1758: « Les enfants infortunés de l’accusé adressèrent leurs justes plaintes à un officier de la chambre du roi très chrétien, qui, par sa charge d’historiographe de France, pouvait donner quelque crédit à ses recherches, et détourner l’infamie dont on voulait flétrir une famille innocente. 

«Cet homme en place, à qui ils s’adressèrent, était d’autant plus en droit de leur prêter sa voix qu’il était ami du fils, et qu’il l’avait été du père; il avait passé trois années de sa jeunesse avec M. Joseph Saurin, dans l’étude de la géométrie et de la métaphysique; et, ne l’ayant point connu dans le temps de ses malheurs et des faiblesses qu’on lui objectait, faiblesses dont il le crut très incapable, il fut intimement lié avec lui dans le temps de sa vie heureuse, c’est-à-dire ignorée, retirée, occupée, frugale, austère; il le vit mourir avec une résignation courageuse, adorant Dieu en sage, se repentant de ses fautes, pardonnant celles des autres; méprisant, il est vrai, tant de faux systèmes que des hommes vains ont ajoutés à la parole de Dieu, mais pénétré d’une religion dont tout bon esprit sent la force et chérit les consolations. 

« C’est de quoi l’auteur rendit compte, etc. » (B.) 

Note_8 Voyez, tome XIV, dans le Catalogue des écrivains, les articles Lamotte-Houdard, J.-B. Rousseau, et Joseph Saurin; et $tome XXII, page 343. 

Note_9 Théorie et Pratique du commerce et de la marine, par D.H. Ustariz, traduit de l’espagnol en français par Forbonnais, 1753, in-8°. (B.) 

Note_10 C’est ce qu’a fait M. de Voltaire par commisération pour le fils respectable et les filles de Joseph Saurin. Voyez la lettre qu’il lui écrivit à ce sujet. M. de Voltaire était bien instruit de la vérité... Saurin avait été pasteur du lieu de ma naissance; et c’était avec un de mes grands oncles qu’il avait eu une de ses aventures cruelles. (Note de Wagnière.) - La lettre dont Wagnière parle dans cette note est celle du 27 décembre 1758. 

Note_11 Dans l’édition de 1758, on lit: « rendus en faveur de cinq enfants malheureux? « Remarquons ici un contraste bien frappant et trop ordinaire. L’auteur du Siècle de Louis XIV, l’ami de M. Saurin, de son fils et de ses soeurs, touché de leur affliction, et pressé par le devoir de l’humanité, va trouver un gentilhomme, etc.» (B.) 

Note_12 Ces pasteurs se sont attiré une affaire très grave pour avoir signé suivant leur conscience: tant le célèbre anatomiste Haller avait mis l’intolérance à la mode dans le canton de Berne! (K.) 

Note_13 Dans l’édition de 1758, la réfutation se terminait ainsi: «.... que vous ne connaissez pas? Vous affectez, par les suppositions les plus ridicules, de douter du témoignage favorable et nécessaire dont nous avons l’original entre les mains; avez-vous l’original de la lettre qu’on impute à l’infortuné dont nous tenons la vie? Celui qui a été son seigneur ne l’a pas vu. Le doyen des pasteurs, âgé de soixante et dix ans, ne l’a pas vu; montrez-le, ou faites-nous amende honorable. Apprenez qu’un accusateur doit avoir ses preuves en main, et, quand il les a, il est odieux; quand il ne les a pas, il est calomniateur. 

« Voilà ce que dira sans doute cette famille si indignement attaquée. Tous les honnêtes gens ajouteront: Par quel excès incompréhensible avez-vous pu vous laisser emporter jusqu’à taxer de déisme et d’athéisme le service charitable rendu à la mémoire d’un mort, et à la réputation de ses enfants? Sentez-vous toute l’absurdité et toute l’horreur de ce raisonnement? Un homme donne un secours nécessaire à une famille persécutée donc il est déiste et athée Quoi! vous qui ne songez qu’à nuire, vous appelez athée celui qui ne songe qu’à servir! Vous qui croyez faire des syllogismes, vous confondez ceux qui adorent la Divinité avec ceux qui la nient; et, ne connaissant ni la force des termes, ni les bienséances, ni les hommes dont vous osez parler, ni les lois qui peuvent vous punir, vous couvrez du nom de zèle la témérité barbare de vos ouvrages! 

« C’est ainsi que vous parlent les plus modérés; mais celui que vous avez voulu offenser vous tiendra un autre langage. Il est content d’avoir rempli son devoir; il vous pardonne, vous plaint, et vous exhorte à vous repentir. 

« Nous n’avons que deux jours à vivre sur la terre: Dieu ne veut pas que ses enfants consument ces deux jours à se tourmenter impitoyablement les uns les autres. Nous sommes prêts de paraître, vous et moi, devant son tribunal; j’espère que je n’y tremblerai pas d’avoir secouru mes frères, et qu’il vous pardonnera, à vous, quand vous aurez gémi de leur avoir mis le couteau dans le coeur, et d’avoir déchiré leurs blessures. 

« P. S. L’auteur de cette déclaration n’a répondu au libelle anonyme inséré dans le Journal helvétique que parce qu’il s’agit de défendre l’honneur d’une famille. On lui a dit qu’il y a d’autres articles personnels contre lui insérés dans le même journal; il ne les a jamais lus, et, d’ailleurs, il n’y répondrait jamais, parce qu’ils ne regardent que lui. 

« Fait à mon château de Ferney, par moi F. de Voltaire, gentilhomme ordinaire actuel de la chambre du roi, ancien chambellan du roi de Prusse, des Académies de Paris, Rome, Florence, Boulogne, Londres, etc., 15 novembre 1758.» (B.) 

Note_14 Dans la Lettre à laquelle répondait Voltaire, on lit en effet « C’est là un de ces traits hardis d’une imagination échauffée par un goût décidé pour le déisme, j’ai presque dit l’athéisme.» (B.) 

Note_15 Le journaliste P. Rousseau et le philosophe Jean-Jacques. 

Note_16 La Défense de milord Bolingbroke est de Voltaire, et se trouve dans la présente édition, tome XXIII. 

Note_17 C’est la lettre du 26 mars 1757, datée de Monrion, près de Lausanne; voyez la Correspondance, à cette date. 

Note_18 Cette Réponse, datée du 30 mai 1757, avait été, dans le temps, imprimée à la suite de la lettre à Thieriot, et est dans la Guerre littéraire. (B.) 

Note_19 C’est la lettre de Vernet, qui est l’objet d’une note du$ tome XII. 

Note_20 Voltaire désigne ainsi la Lettre à l’occasion d’un article concernant Saurin du 23 septembre 1758, en réponse à laquelle il composa la Réfutation d’un écrit anonyme.

Note_21 Voici ce certificat que Grasset (voyez la note 1 de la page précédente) n’avait pas reproduit dans les Pièces échappées:

« Nous soussignés, déclarons que le nommé François Grasset nous ayant volé pendant l’espace de dix-huit ans ou à peu prés, qu’il nous a servis en qualité de commis, le magnifique conseil nous fit demander, en 1756, une déclaration de tout ce qui s’était passé; que nous nous conformâmes à cet ordre, et la donnâmes à M. l’auditeur Denormandie, en l’accompagnant de toutes les pièces qui pouvaient constater ses friponneries; ensuite de quoi le mi-conseil le décréta de prise de corps. A Genève, le 30 février 1759. Signé LES FRÈRES Cramer. »

Ce certificat est celui dont Voltaire parle dans sa lettre à Haller, du 13 février 1759; voyez la Correspondance.

Note_22 C’est le volume dont il s’agit déjà dans le Mémoire qui précède. 

Note_23 C’est la Réfutation d’un écrit anonyme; voyez page 79. 

Note_24 Les cxi premières pages de la Guerre littéraire contiennent trois lettres de Boullier; voyez, $tome XXII, la fin de l’Avertissement de Beuchot en tête des Lettres philosophiques.

Note_25 Voltaire veut faire entendre qu’elle est du roi de Prusse. 

Note_26 Les désaveux, les rétractations, pour lesquels on est avec raison si sévère aujourd’hui, étaient très fréquents du temps de Voltaire. Voici ce que Voltaire écrivait à Bettinelli, le 24 mars 1760. « Il est vrai que Buffon, Montesquieu, Helvétius, etc., ont donné des rétractations; mais il est encore plus vrai qu’ils y ont été forcés, et que ces rétractations n’ont été regardées que comme des condescendances qu’on a pour des fanatiques. Le public sait à quoi s’en tenir. Tout le monde n’a pas le même goût pour être brûlé que Jean Hus et Jérôme de Prague. Les sages, en Angleterre, ne sont point persécutés, et les sages, en France, éludent la persécution. » (B.) 

Note_27 Une partie du volume est, comme il est dit dans l’Avertissement de Beuchot du tome XIV, paginée en chiffres romains, et une partie en chiffres arabes; les deux parties sont imprimées en caractères pareils. Voltaire parle ici de la partie paginée en chiffres arabes. 

Note_28 C’est la lettre du 26 mars 1757. 

Note_29 Voyez la note 4 de la page $. 

Note_30 Voyez la fin de la Réfutation.

Note_31 Voyez, tome XV, le chapitre xxxviii du Précis du Siècle de Louis XV.

Note_32 Dans le Journal encyclopédique, du 15 mars 1759, le rédacteur, page 114, ne dit pas précisément misérable fable; mais il parle des « folies qu’on a débitées au sujet de la royauté qu’on prétend que les jésuites possèdent au Paraguai ». C’est au chapitre xiv de Candide (voyez $tome XXI) que Voltaire parle du royaume des jésuites voyez aussi la note, $tome XII. 

Note_33 Mot allemand qui signifie joyeux (note extraite du Journal encyclopédique). 

Note_34 Genèse, chapitre III, v. 47. 

Note_35 Frère Berthier n’est mort qu’en décembre 1782; il s’était retiré à Bourges, et le clergé venait de lui donner une pension, pour le remercier d’avoir fait à la religion des ennemis de tous les Français qui se distinguaient dans les lettres par leurs connaissances ou par leurs talents. (K.) - Dans un Éloge historique du P. G.-F. Berthier, par Monjoye, 1817, in-8°, l’auteur, attribuant à Voltaire cette note des éditeurs de Kehl, faisait une belle sortie contre le philosophe de Ferney. L’erreur fut signalée; et, quoique l’Éloge fût posthume, on fit un carton pour les pages 135-138. (B.) 

Note_36 Sur ce journal, voyez la note, $tome XXI. 

Note_37 C’était le titre officiel des voitures privilégiées qui conduisaient à Versailles, mais qu’on désignait vulgairement par un nom que Voltaire a employé dans le chapitre IX de l’Ingénu; voyez $tome XXI. 

Note_38 Richard Mead, né en 1673, mort en 1754, a été souvent loué par Voltaire; voyez $tomes XVIII; XIX; XXI. 

Note_39 Voyez la note,$ tome XIX. 

Note_40 Voyez ce que Voltaire dit de Bougeant et de son Amusement philosophique sur le langage des bêtes, $tome XVII. 

Note_41 L’Histoire du peuple de Dieu, par le P. Berruyer (première partie), 1728, sept volumes in-4° ou dix volumes in-12. (B.) 

Note_42 Ces deux honnêtes jésuites disent, dans ce beau livre réimprimé depuis peu, qu’un citoyen, proscrit par un prince, ne peut être assassiné légitimement que dans le territoire du prince; mais qu’un prince, proscrit par le pape, peut être assassiné dans toute la terre, parce que le pape est souverain de la terre; qu’un homme chargé de tuer un excommunié peut donner cette commission à un autre; que c’est un acte de charité d’accepter cette commission, etc., pages 101, 102, 103. (Note de Voltaire.)Voyez la note,$tome XII 

Note_43 Ce frère Sanchez examine , Utrum femina qule nondum seminavit, possit, virili membro extracto, se tactibus ad seminandum provocare « ? Lib. IX, disp. xvi’, n, 8. « Semen ubi femina effudit, an teneatur alter effundere, sive inter uxores, sive inter fornicantes? Utrum liceat intra vas praeposterum, aut in os feminae, membrum intromittere, animo consummandi intra vas legitimum, etc. » Lib. IX, disp. xvii, depuis le n° 1, 2, 3, 4. Ce même Sanchez pousse l’abomination jusqu’à examiner sérieusement « An Virgo Maria semen emiserit in copulatione cum Spiritu Sancto? » Lib. II, disp. xxi, n° 11. Et il tient pour l’affirmative! (Note de Voltaire.)

Note_44 Matthieu, v, 22. 

Note_45 Miracles rapportés dans la Vie de saint François Xavier. (Note de Voltaire.)

Note_46 Voyez$ tome XV. 

Note_47 Voyez $tome XV et tome XVII. 

Note_48 Voyez$ tome XIX. 

Note_49 Les premières éditions, ne contenant pas la Relation du voyage de frère Garassise, qui suit, se terminaient par ces mots: « On donnera incessamment au public la relation de ces deux voyages du frère Garassise. » (B.) 

Note_50 La Relation du voyage de frère Garassise n’a point été admise dans les éditions de Kehl. Les éditeurs paraissent ne pas l’avoir connue. M. Renouard est le premier qui l’ait rétablie en 1821. Les éditions in-4° (1769), et encadrée (1775), ne contiennent aucune des trois parties de l’opuscule auquel appartient la Relation de Garassise; toutes les trois cependant étaient dans le volume intitulé Recueil des facéties parisiennes pour les six premiers mois de l’an 1760. La Relation de Garassise ne parut qu’en 1760, dans une réimpression de la Relation de la maladie, etc., de Berthier, dont elle est le complément. (B.) 

Note_51 Le P. Croust, confesseur de la dauphine, mère de Louis XVI, était frère du P. Croust dont il est question$ tomes XIX et XXI. 

Note_52 Malagrida ne fut brûlé qu’en 1761. 

Note_53 Frère Lacroix avait été éditeur de Busembaum; voyez la note,$ tome XII. 

Note_54 Voyez, tome XV, le chapitre xxxviii du Précis du Siècle de Louis XV.

Note_55 $Tome XVII, page 5, Voltaire dit le 2 mars 1749. 

Note_56 Schelm, en allemand, signifie fripon, coquin. (B.) 

Note_57 Horace, livre Ier, épître ii, vers 69. 

Note_58 Matthieu, vii, 6 et xv, 26. 

Note_59 .Nous n’avons fait l’extrait qu’avec l’ouvrage de M. de Voltaire sous les yeux; et l’omission dont se plaint cet illustre auteur se trouve dans l’édition que nous avons de ses oeuvres. A la vérité, elle est furtive, ou c’est plutôt une contrefaction et cette faute y existe réellement, ce qui nous détermine d’autant plus à publier cette lettre, afin qu’elle serve de correctif à cet endroit défiguré. (Note des rédacteurs du Journal encyclopédique.) - Dans leurs embarras, dont j’ai parlé en ma note précédente, les rédacteurs ont mis cette note pour ménager et l’auteur de la Critique, et Voltaire. Je n’ai pu trouver la contrefaction contenant la faute. (B.) 

Note_60 Lefranc de Pompignan avait, en 1740, traduit en vers français la Prière universelle de Pope. Des Anglais firent, en 1741, imprimer cette traduction, que Morellet reproduisit en 1760, avec des notes, et qui faisait aussi partie du Recueil des facéties parisiennes. ( B.) 

Note_61 Dans un Mémoire présenté au roi, le 11 mai 1760 (et dont il est question plus loin, page 435), Pompignan dit n’avoir jamais été suspendu de sa charge. 

Note_62 Lefranc de Pompignan était, comme il est dit dans la note de la page précédente, le successeur de Maupertuis. 

Note_63 Voyez$ tome XXIII. 

Note_64 Élie de Beaumont (Jean-Baptiste-Jacques), né à Carentan en 1732, mort en 1786, était l’avocat de Gaudon contre Ramponeau; son Mémoire, qui fait partie du Recueil des facéties parisiennes pour les six premiers mois de l’an 1760, nous apprend que Ramponeau était né à Argenteuil. Le Plaidoyer est du mois de juin 1760. (B.) 

Note_65 .On devrait dire boulevert, parce qu’autrefois le rempart était couvert de gazon, sur lequel on jouait à la boule; on appelait le gazon le vert; de là le mot boule-vert, terme que les Anglais ont rendu exactement par bowlinggreen. Les Parisiens croient bien prononcer en disant boulevart; le pauvre peuple! (Note de Voltaire.)

— Je donne cette note telle qu’elle est dans les éditions de 1760. Dans les éditions de Kehl et dans toutes leurs réimpressions, au lieu de l’exclamation qui la termine on lit: « Le pauvre peuple dit boulevert. » (B.) 

— Voyez l’article Boulevart, dans le Dictionnaire philosophique, tome XVIII. 

Note_66 Dans les Philosophes, comédie de Palissot, jouée le 2 mai 1760. 

Note_67 Dans sa lettre à d’Alembert contre les spectacles, il fait l’éloge des cercles, où « chacun, se livrant sans gêne aux amusements de son goût, joue, cause, lit, boit, ou fume ». (B.) 

Note_68 J.-J. Rousseau, dans sa même lettre, dit qu’il « voudrait bien nous (aux Genevois) croire les yeux et les coeurs assez chastes pour supporter un tel spectacle, et que de jeunes personnes dans cet état fussent à Genève, comme à Sparte, couvertes de l’honnêteté publique ». (B.) 

Note_69 Voltaire rappelle encore ce mot de Fleury, dans son petit écrit intitulé Des Païens et des Sous-Fermiers; voyez année 1765. 

Note_70 Silhouette n’avait tenu le tonneau des finances que huit mois et demi. 

Note_71 Matth., xviii, 17. 

Note_72 Voici comment, dans le Recueil des facéties Parisiennes pour les six premiers mois de l’an 1760, se termine cet alinéa: 

« Je mettrais alors ma cause entre les mains de maître Gauchat ou de maître Hayer, ou de maître Caveirac, ou de maître Abraham Chaumeix, ou de tel autre grand homme, et enfin j’en appellerais au futur concile. » 

L’appel au futur concile était le refrain des jansénistes. (B.) 

Note_73 Louis Mannory, né à Paris on 1696, mort en 1777, est l’auteur de Plaidoyers et Mémoires, 1759 et années suivantes, dix-huit volumes in-12. Après avoir été grand partisan de Voltaire, et avoir écrit en faveur de son Oedipe (voyez$ tome Ier du Théâtre), il passa dans le rang de ses ennemis; et il est probablement l’un des auteurs, c’est-à-dire compilateurs, du Voltariana; voyez,$ tome XXII, la note. 

Note_74 Voyez, $tome III du Théâtre, la note. 

Note_75 Cet opuscule est des six premiers mois de 1760, car il fait partie du Recueil des facéties parisiennes. (B.) 

Note_76 Cependant, en 1774, Louis XVI les toucha; voyez tome XI. ¾ Voyez ce qui est dit dans le Dictionnaire philosophique, à l’article ÉCROUELLES; et, dans la Correspondance, la lettre du roi de Prusse du 27 juillet 1775. (M.) 

Note_77 Chant VI, vers 130-132. 

Note_78 Légat a latere.

Note_79 Voyez$ tome XVII. 

Note_80 Mot grec qui signifie proprement flos spinosus, fleur épineuse. (K.) — Omer Joly de Fleury, avocat général au parlement de Paris, est l’Acanthos de ces Réflexions. (B.) 

Note_81 Faisait partie du Recueil de facéties parisiennes.

Note_82 Voyez la note 3 de la page 131$. 

Note_83 Prière du déiste composée par ledit sieur. (Note de Voltaire.) ¾Voyez la note 1 de la page 112. Les trois mots mis en italique par Voltaire forment le quatrième vers de la Prière universelle, traduite par Lefranc. 

Note_84 Poésies sacrées dudit auteur, page 61 (livre Ier, ode x). (Note de Voltaire.)

Note_85 Ibid., page 87 (livre II, cantique iii). (Note de Voltaire.)

Note_86 Clément XIII. 

Note_87 Benoît XIV. 

Note_88 La comédie des Philosophes, par Palissot. Voyez une note du Russe à Paris,$ tome X 

Note_89 Omer Joly de Fleury, qui, comme le dit Voltaire, n’était ni Homère, ni joli, ni fleuri. Son réquisitoire est du 23 janvier 1759. (B.) 

Note_90 Christophe de Beaumont, archevêque de Paris. 

Note_91 Ces mots, qui sont lus du roi et de tout l’univers, rappellent ces vers de Voltaire: 
 

Lefranc de Pompignan dit a tout l’univers 
Que le Roi lit sa prose, et même encor ses vers. 
(Le Russe à Paris.)

Dans une note de la pièce où se trouvent ces vers, Voltaire cite quelque phrases de Lefranc. Elles sont si ridicules qu’on a pu croire que Voltaire les avait arrangées à sa guise. J’ai sous les yeux le Mémoire présenté au roi par M. de Pompignan, le 11 mai 1760, in-4°. On y lit en effet (page 47 et dernière) « Toute la cour a été témoin de l’accueil que me firent Leurs Majestés. Il faut que tout l’univers sache aussi qu’elles ont paru s’occuper de mon ouvrage, non comme d’une nouveauté passagère ou indifférente, mais comme d’une production qui n’était pas indigne de l’attention particulière des souverains. » (B.) — $Voyez tome X. 

Note_92 Les deux premiers volumes de l’Encyclopédie avaient paru an 1751; un arrêt du conseil, du 7 février 1752, en suspendit l’impression. Ce ne fut qu’à la fin de 1753 qu’on leva la défense. Le tome III parut dés cette année; le tome IV, en 1754; le cinquième, eu 1755; le sixième, en 1756; le septième, en 1757. (Le dernier mot de ce volume est GYTHIUM, ville du Péloponèse.) Ces volumes ayant été dénoncés au parlement, cette compagnie, par un arrêt du 23 janvier 1759, ordonna la nomination de commissaires pour les examiner, ainsi que d’autres ouvrages. Un nouvel arrêt du 6 février nomma des examinateurs. Le chancelier, jaloux de son autorité, fit alors rendre l’arrêt du conseil du 8 mars 1759, qui révoque le privilège obtenu le 21 janvier 1746 pour l’impression de l’Encyclopédie. Le tome VIII ne vit le jour qu’en 1765, etc. Les déclamations du clergé ne cessèrent pas; mais, grâces à MM. de Choiseul, de Malesherbes, etc., etc., l’entreprise vint à sa fin. (B.) 

Note_93 Habitation royale en Angleterre, comme était alors Versailles en France. 

Note_94 Le ministre protestant est Vernet; voyez la lettre de Voltaire à Borde, du 5 septembre 1760. 

Note_95 Sur les billets de confession, voyez$ tome XV, le ch. xxxvi du Précis du Siècle de Louis XV; tome XVI; tome XVIIIIet dans le présent volume, page 19. 

Note_96 Mammona est la déesse de la richesse. (B.) 

Note_97 On a vu par la note 1 de la page 132 qu’en 1760 il n’avait paru que sept volumes, qui n’embrassaient que les sept premières lettres de l’alphabet. Voyez, dans la lettre à d’Alembert, du 19 octobre 1764, ce que Voltaire rappelle du réquisitoire de Joly de Fleury. 

Note_98 Voltaire lui-même; voyez, ci-après, la Lettre curieuse de Robert Covelle.