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NOTES
Note_1
Le prospectus de l’édition de 1756 indique
cet article au nombre de ceux qui y sont nouveaux. Le chapitre xx du Traité
sur la Tolérance
a pour titre: S’il est utile d’entretenir
le peuple dans la superstition.
(B.)
Note_2
C’est d’après une note manuscrite de feu
Decroix que j’ai mis cette date. Mais je dois remarquer que cet opuscule
ne fut imprimé que dans le troisième volume des Nouveaux
Mélanges, volume qui est de 1765. (B.)
Note_3
Expressions luthériennes qui veulent dire
que le corps de Jésus-Christ est dans le pain, sous le pain, et
avec le pain, dans l’Eucharistie. (G. A.)
Note_4
Voyez
Deutéronome, ch. xiv, v. 7.
Il y est dit: « De his autem quae ruminant et ungulam non findunt,
comedere non debetis, ut camelum, leporem, etc. » Ainsi voilà
le lièvre rangé dans la classe des animaux qui ruminent,
mais dont la corne du pied n’est pas fendue. Dans le Lévitique,
ch. xi, v. 6, on lit aussi . « Lepus quoque; nam et ipse ruminat,
sed ungulam non dividit. » ce sont les deux seules fois qu’il en
est question dans la Bible. (B.)
Note_5
Voici le texte de 1758: « On l’accuse dans
ces articles des crimes les plus infâmes et les plus bas; et on cite
une lettre de lui à un pasteur, son ami, dans laquelle il lui fait
la confession de son infamie. Il n’est pas naturel qu’un homme d’un grand
sens et d’un esprit profond, tel qu’était Saurin, ait signé
sa honte. Mais quand même il serait possible qu’il eût écrit
cette lettre à un ami, certainement les lois de la société
ne permettent, ni qu’on trahisse les secrets de l’amitié, ni qu’on
viole l’asile des tombeaux pour faire un mal public dont il ne revient
aucun bien à personne. Les dictionnaires, etc. » (B.)
Note_6
On lit dans 1758: « ... criminelle. Les
lois ne permettent pas même qu’on reproche à un homme d’avoir
été puni par les lois, parce qu’un reproche public est une
punition, et qu’il n’appartient qu’au souverain de punir. Cependant...
» (B.)
Note_7
Au lieu de cet alinéa, on lisait en 1758:
« Les enfants infortunés de l’accusé adressèrent
leurs justes plaintes à un officier de la chambre du roi très
chrétien, qui, par sa charge d’historiographe de France, pouvait
donner quelque crédit à ses recherches, et détourner
l’infamie dont on voulait flétrir une famille innocente.
«Cet homme en place, à qui ils s’adressèrent,
était d’autant plus en droit de leur prêter sa voix qu’il
était ami du fils, et qu’il l’avait été du père;
il avait passé trois années de sa jeunesse avec M. Joseph
Saurin, dans l’étude de la géométrie et de la métaphysique;
et, ne l’ayant point connu dans le temps de ses malheurs et des faiblesses
qu’on lui objectait, faiblesses dont il le crut très incapable,
il fut intimement lié avec lui dans le temps de sa vie heureuse,
c’est-à-dire ignorée, retirée, occupée, frugale,
austère; il le vit mourir avec une résignation courageuse,
adorant Dieu en sage, se repentant de ses fautes, pardonnant celles des
autres; méprisant, il est vrai, tant de faux systèmes que
des hommes vains ont ajoutés à la parole de Dieu, mais pénétré
d’une religion dont tout bon esprit sent la force et chérit les
consolations.
« C’est de quoi l’auteur rendit compte, etc. »
(B.)
Note_8
Voyez, tome XIV, dans le Catalogue des écrivains,
les articles Lamotte-Houdard, J.-B. Rousseau, et Joseph Saurin; et
$tome XXII, page 343.
Note_9
Théorie et Pratique du commerce
et de la marine, par D.H. Ustariz,
traduit de l’espagnol
en français par Forbonnais, 1753, in-8°. (B.)
Note_10
C’est ce qu’a fait M. de Voltaire par commisération
pour le fils respectable et les filles de Joseph Saurin. Voyez la lettre
qu’il lui écrivit à ce sujet. M. de Voltaire était
bien instruit de la vérité... Saurin avait été
pasteur du lieu de ma naissance; et c’était avec un de mes grands
oncles qu’il avait eu une de ses aventures cruelles. (Note de Wagnière.)
- La lettre dont Wagnière parle dans cette note est celle du
27 décembre 1758.
Note_11
Dans l’édition de 1758, on lit: «
rendus en faveur de cinq enfants malheureux? « Remarquons ici un
contraste bien frappant et trop ordinaire. L’auteur du Siècle
de Louis XIV, l’ami de M. Saurin, de son fils et de ses soeurs,
touché de leur affliction, et pressé par le devoir de l’humanité,
va trouver un gentilhomme, etc.» (B.)
Note_12
Ces pasteurs se sont attiré une affaire
très grave pour avoir signé suivant leur conscience: tant
le célèbre anatomiste Haller avait mis l’intolérance
à la mode dans le canton de Berne! (K.)
Note_13
Dans l’édition de 1758, la réfutation
se terminait ainsi: «.... que vous ne connaissez pas? Vous affectez,
par les suppositions les plus ridicules, de douter du témoignage
favorable et nécessaire dont nous avons l’original entre les mains;
avez-vous l’original de la lettre qu’on impute à l’infortuné
dont nous tenons la vie? Celui qui a été son seigneur ne
l’a pas vu. Le doyen des pasteurs, âgé de soixante et dix
ans, ne l’a pas vu; montrez-le, ou faites-nous amende honorable. Apprenez
qu’un accusateur doit avoir ses preuves en main, et, quand il les a, il
est odieux; quand il ne les a pas, il est calomniateur.
« Voilà ce que dira sans doute cette famille
si indignement attaquée. Tous les honnêtes gens ajouteront:
Par quel excès incompréhensible avez-vous pu vous laisser
emporter jusqu’à taxer de déisme et d’athéisme
le service charitable rendu à la mémoire d’un mort, et
à la réputation de ses enfants? Sentez-vous toute l’absurdité
et toute l’horreur de ce raisonnement? Un homme donne un secours nécessaire
à une famille persécutée donc il est déiste
et athée Quoi! vous qui ne songez qu’à nuire, vous appelez
athée celui qui ne songe qu’à servir! Vous qui croyez faire
des syllogismes, vous confondez ceux qui adorent la Divinité avec
ceux qui la nient; et, ne connaissant ni la force des termes, ni les bienséances,
ni les hommes dont vous osez parler, ni les lois qui peuvent vous punir,
vous couvrez du nom de zèle la témérité barbare
de vos ouvrages!
« C’est ainsi que vous parlent les plus modérés;
mais celui que vous avez voulu offenser vous tiendra un autre langage.
Il est content d’avoir rempli son devoir; il vous pardonne, vous plaint,
et vous exhorte à vous repentir.
« Nous n’avons que deux jours à vivre sur
la terre: Dieu ne veut pas que ses enfants consument ces deux jours à
se tourmenter impitoyablement les uns les autres. Nous sommes prêts
de paraître, vous et moi, devant son tribunal; j’espère que
je n’y tremblerai pas d’avoir secouru mes frères, et qu’il vous
pardonnera, à vous, quand vous aurez gémi de leur avoir mis
le couteau dans le coeur, et d’avoir déchiré leurs blessures.
« P. S. L’auteur de cette déclaration n’a
répondu au libelle anonyme inséré dans le Journal
helvétique
que parce qu’il s’agit de défendre l’honneur
d’une famille. On lui a dit qu’il y a d’autres articles personnels contre
lui insérés dans le même journal; il ne les a jamais
lus, et, d’ailleurs, il n’y répondrait jamais, parce qu’ils ne regardent
que lui.
« Fait à mon château de Ferney, par
moi F. de Voltaire, gentilhomme ordinaire actuel de la chambre du roi,
ancien chambellan du roi de Prusse, des Académies de Paris, Rome,
Florence, Boulogne, Londres, etc., 15 novembre 1758.» (B.)
Note_14
Dans la Lettre à laquelle répondait
Voltaire, on lit en effet « C’est là un de ces traits hardis
d’une imagination échauffée par un goût décidé
pour le déisme, j’ai presque dit l’athéisme.» (B.)
Note_15
Le journaliste P. Rousseau et le philosophe Jean-Jacques.
Note_16
La
Défense de milord Bolingbroke est
de Voltaire, et se trouve dans la présente édition, tome
XXIII.
Note_17
C’est la lettre du 26 mars 1757, datée
de Monrion, près de Lausanne;
voyez la Correspondance,
à cette date.
Note_18
Cette
Réponse, datée du 30
mai 1757, avait été, dans le temps, imprimée à
la suite de la lettre à Thieriot, et est dans la Guerre littéraire.
(B.)
Note_19
C’est la lettre de Vernet, qui est l’objet d’une
note du$ tome XII.
Note_20
Voltaire désigne ainsi la Lettre à
l’occasion d’un article concernant Saurin du 23 septembre 1758, en
réponse à laquelle il composa la Réfutation d’un
écrit anonyme.
Note_21
Voici ce certificat que Grasset (voyez la note
1 de la page précédente) n’avait pas reproduit dans les Pièces
échappées:
« Nous soussignés, déclarons que le
nommé François Grasset nous ayant volé pendant l’espace
de dix-huit ans ou à peu prés, qu’il nous a servis en qualité
de commis, le magnifique conseil nous fit demander, en 1756, une déclaration
de tout ce qui s’était passé; que nous nous conformâmes
à cet ordre, et la donnâmes à M. l’auditeur Denormandie,
en l’accompagnant de toutes les pièces qui pouvaient constater ses
friponneries; ensuite de quoi le mi-conseil le décréta de
prise de corps. A Genève, le 30 février 1759. Signé
LES
FRÈRES Cramer. »
Ce certificat est celui dont Voltaire parle dans sa lettre
à Haller, du 13 février 1759; voyez la Correspondance.
Note_22
C’est le volume dont il s’agit déjà
dans le Mémoire qui précède.
Note_23
C’est la Réfutation d’un écrit anonyme;
voyez page 79.
Note_24
Les cxi premières pages de la Guerre
littéraire contiennent trois lettres de Boullier; voyez, $tome
XXII, la fin de l’Avertissement de Beuchot en tête des Lettres
philosophiques.
Note_25
Voltaire veut faire entendre qu’elle est du roi
de Prusse.
Note_26
Les désaveux, les rétractations,
pour lesquels on est avec raison si sévère aujourd’hui, étaient
très fréquents du temps de Voltaire. Voici ce que Voltaire
écrivait à Bettinelli, le 24 mars 1760. « Il est vrai
que Buffon, Montesquieu, Helvétius, etc., ont donné des rétractations;
mais il est encore plus vrai qu’ils y ont été forcés,
et que ces rétractations n’ont été regardées
que comme des condescendances qu’on a pour des fanatiques. Le public
sait à quoi s’en tenir.
Tout le monde n’a pas le même
goût pour être brûlé que Jean Hus et Jérôme
de Prague. Les sages, en Angleterre, ne sont point persécutés,
et les sages, en France, éludent la persécution. »
(B.)
Note_27
Une partie du volume est, comme il est dit dans
l’Avertissement de Beuchot du tome XIV, paginée en chiffres romains,
et une partie en chiffres arabes; les deux parties sont imprimées
en caractères pareils. Voltaire parle ici de la partie paginée
en chiffres arabes.
Note_28
C’est la lettre du 26 mars 1757.
Note_29
Voyez la note 4 de la page $.
Note_30
Voyez la fin de la Réfutation.
Note_31
Voyez, tome XV, le chapitre xxxviii du Précis
du Siècle de Louis XV.
Note_32
Dans le Journal encyclopédique, du
15 mars 1759, le rédacteur, page 114, ne dit pas précisément
misérable fable;
mais il parle des « folies qu’on a
débitées au sujet de la royauté qu’on prétend
que les jésuites possèdent au Paraguai ». C’est au
chapitre xiv de Candide
(voyez $tome XXI) que Voltaire parle du
royaume des jésuites voyez aussi la note, $tome XII.
Note_33
Mot allemand qui signifie joyeux (note
extraite du Journal encyclopédique).
Note_34
Genèse,
chapitre III, v. 47.
Note_35
Frère Berthier n’est mort qu’en décembre
1782; il s’était retiré à Bourges, et le clergé
venait de lui donner une pension, pour le remercier d’avoir fait à
la religion des ennemis de tous les Français qui se distinguaient
dans les lettres par leurs connaissances ou par leurs talents. (K.) - Dans
un Éloge historique du P. G.-F. Berthier, par Monjoye, 1817,
in-8°, l’auteur, attribuant à Voltaire cette note des éditeurs
de Kehl, faisait une belle sortie contre le philosophe de Ferney. L’erreur
fut signalée; et, quoique l’Éloge fût posthume,
on fit un carton pour les pages 135-138. (B.)
Note_36
Sur ce journal, voyez la note, $tome XXI.
Note_37
C’était le titre officiel des voitures
privilégiées qui conduisaient à Versailles, mais qu’on
désignait vulgairement par un nom que Voltaire a employé
dans le chapitre IX de l’Ingénu;
voyez $tome XXI.
Note_38
Richard Mead, né en 1673, mort en 1754,
a été souvent loué par Voltaire; voyez $tomes XVIII;
XIX; XXI.
Note_39
Voyez la note,$ tome XIX.
Note_40
Voyez ce que Voltaire dit de Bougeant et de son
Amusement philosophique sur le langage des bêtes, $tome XVII.
Note_41
L’Histoire du peuple de Dieu, par le P. Berruyer
(première partie), 1728, sept volumes in-4° ou dix volumes
in-12. (B.)
Note_42
Ces deux honnêtes jésuites disent,
dans ce beau livre réimprimé depuis peu, qu’un citoyen, proscrit
par un prince, ne peut être assassiné légitimement
que dans le territoire du prince; mais qu’un prince, proscrit par le pape,
peut être assassiné dans toute la terre, parce que le pape
est souverain de la terre; qu’un homme chargé de tuer un excommunié
peut donner cette commission à un autre; que c’est un acte de charité
d’accepter cette commission, etc., pages 101, 102, 103. (Note
de Voltaire.) — Voyez la note,$tome XII
Note_43
Ce frère Sanchez examine , Utrum femina
qule nondum seminavit, possit, virili membro extracto, se tactibus ad seminandum
provocare « ? Lib. IX, disp. xvi’, n, 8. « Semen ubi femina
effudit, an teneatur alter effundere, sive inter uxores, sive inter fornicantes?
Utrum liceat intra vas praeposterum, aut in os feminae, membrum intromittere,
animo consummandi intra vas legitimum, etc. » Lib. IX, disp. xvii,
depuis le n° 1, 2, 3, 4. Ce même Sanchez pousse l’abomination
jusqu’à examiner sérieusement « An Virgo Maria semen
emiserit in copulatione cum Spiritu Sancto? » Lib. II, disp. xxi,
n° 11. Et il tient pour l’affirmative! (Note
de Voltaire.)
Note_44
Matthieu, v, 22.
Note_45
Miracles rapportés dans la Vie de saint
François Xavier. (Note de Voltaire.)
Note_46
Voyez$ tome XV.
Note_47
Voyez $tome XV et tome XVII.
Note_48
Voyez$ tome XIX.
Note_49
Les premières éditions, ne contenant
pas la Relation du voyage de frère Garassise, qui suit, se
terminaient par ces mots: « On donnera incessamment au public la
relation de ces deux voyages du frère Garassise. » (B.)
Note_50
La
Relation du voyage de frère Garassise
n’a point été admise dans les éditions de Kehl.
Les éditeurs paraissent ne pas l’avoir connue. M. Renouard est le
premier qui l’ait rétablie en 1821. Les éditions in-4°
(1769), et encadrée (1775), ne contiennent aucune des trois parties
de l’opuscule auquel appartient la Relation de Garassise; toutes
les trois cependant étaient dans le volume intitulé Recueil
des facéties parisiennes pour les six premiers mois de l’an 1760.
La Relation de Garassise
ne parut qu’en 1760, dans une réimpression
de la Relation de la maladie, etc., de Berthier, dont elle est le
complément. (B.)
Note_51
Le P. Croust, confesseur de la dauphine, mère
de Louis XVI, était frère du P. Croust dont il est question$
tomes XIX et XXI.
Note_52
Malagrida ne fut brûlé qu’en 1761.
Note_53
Frère Lacroix avait été éditeur
de Busembaum; voyez la note,$ tome XII.
Note_54
Voyez, tome XV, le chapitre xxxviii du Précis
du Siècle de Louis XV.
Note_55
$Tome XVII, page 5, Voltaire dit le 2 mars 1749.
Note_56
Schelm,
en allemand, signifie fripon, coquin.
(B.)
Note_57
Horace, livre Ier, épître
ii, vers 69.
Note_58
Matthieu, vii, 6 et xv, 26.
Note_59
.Nous n’avons fait l’extrait qu’avec l’ouvrage
de M. de Voltaire sous les yeux; et l’omission dont se plaint cet illustre
auteur se trouve dans l’édition que nous avons de ses oeuvres. A
la vérité, elle est furtive, ou c’est plutôt une contrefaction
et cette faute y existe réellement, ce qui nous détermine
d’autant plus à publier cette lettre, afin qu’elle serve de correctif
à cet endroit défiguré. (Note des rédacteurs
du Journal encyclopédique.) - Dans leurs embarras, dont j’ai
parlé en ma note précédente, les rédacteurs
ont mis cette note pour ménager et l’auteur de la Critique, et
Voltaire. Je n’ai pu trouver la contrefaction
contenant la faute.
(B.)
Note_60
Lefranc de Pompignan avait, en 1740, traduit en
vers français la Prière universelle de Pope. Des Anglais
firent, en 1741, imprimer cette traduction, que Morellet reproduisit en
1760, avec des notes, et qui faisait aussi partie du Recueil des facéties
parisiennes. ( B.)
Note_61
Dans un Mémoire présenté
au roi, le 11 mai 1760 (et dont il est question plus loin, page 435),
Pompignan dit n’avoir jamais été suspendu de sa charge.
Note_62
Lefranc de Pompignan était, comme il est
dit dans la note de la page précédente, le successeur de
Maupertuis.
Note_63
Voyez$ tome XXIII.
Note_64
Élie de Beaumont (Jean-Baptiste-Jacques),
né à Carentan en 1732, mort en 1786, était l’avocat
de Gaudon contre Ramponeau; son Mémoire,
qui fait partie
du Recueil des facéties parisiennes pour les six premiers mois
de l’an 1760, nous apprend que Ramponeau était né à
Argenteuil. Le Plaidoyer est du mois de juin 1760. (B.)
Note_65
.On devrait dire boulevert, parce qu’autrefois
le rempart était couvert de gazon, sur lequel on jouait à
la boule; on appelait le gazon le vert; de là le mot boule-vert,
terme que les Anglais ont rendu exactement par bowlinggreen. Les Parisiens
croient bien prononcer en disant boulevart; le pauvre peuple! (Note
de Voltaire.)
— Je donne cette note telle qu’elle est dans les éditions
de 1760. Dans les éditions de Kehl et dans toutes leurs réimpressions,
au lieu de l’exclamation qui la termine on lit: « Le pauvre peuple
dit boulevert. » (B.)
— Voyez l’article Boulevart, dans le Dictionnaire philosophique,
tome
XVIII.
Note_66
Dans
les Philosophes, comédie de
Palissot, jouée le 2 mai 1760.
Note_67
Dans sa lettre à d’Alembert contre les
spectacles, il fait l’éloge des cercles, où «
chacun, se livrant sans gêne aux amusements de son goût, joue,
cause, lit, boit, ou fume ». (B.)
Note_68
J.-J. Rousseau, dans sa même lettre, dit
qu’il « voudrait bien nous (aux Genevois) croire les yeux et les
coeurs assez chastes pour supporter un tel spectacle, et que de jeunes
personnes dans cet état fussent à Genève, comme à
Sparte, couvertes de l’honnêteté publique ». (B.)
Note_69
Voltaire rappelle encore ce mot de Fleury, dans
son petit écrit intitulé
Des Païens et des Sous-Fermiers;
voyez année 1765.
Note_70
Silhouette n’avait tenu le tonneau des finances
que huit mois et demi.
Note_71
Matth., xviii, 17.
Note_72
Voici comment, dans le Recueil des facéties
Parisiennes pour les six premiers mois de l’an 1760, se termine cet alinéa:
« Je mettrais alors ma cause entre les mains de
maître Gauchat ou de maître Hayer, ou de maître Caveirac,
ou de maître Abraham Chaumeix, ou de tel autre grand homme, et enfin
j’en appellerais au futur concile. »
L’appel au futur concile était le refrain des jansénistes.
(B.)
Note_73
Louis Mannory, né à Paris on 1696,
mort en 1777, est l’auteur de
Plaidoyers et Mémoires, 1759
et années suivantes, dix-huit volumes in-12. Après avoir
été grand partisan de Voltaire, et avoir écrit en
faveur de son Oedipe (voyez$ tome Ier du Théâtre),
il passa dans le rang de ses ennemis; et il est probablement l’un des auteurs,
c’est-à-dire compilateurs, du Voltariana; voyez,$ tome XXII,
la note.
Note_74
Voyez, $tome III du Théâtre, la
note.
Note_75
Cet opuscule est des six premiers mois de 1760,
car il fait partie du Recueil des facéties parisiennes. (B.)
Note_76
Cependant, en 1774, Louis XVI les toucha; voyez
tome XI. ¾ Voyez ce qui est dit dans
le Dictionnaire philosophique, à l’article ÉCROUELLES;
et, dans la Correspondance, la lettre du roi de Prusse du 27 juillet
1775. (M.)
Note_77
Chant VI, vers 130-132.
Note_78
Légat
a latere..
Note_79
Voyez$ tome XVII.
Note_80
Mot grec qui signifie proprement flos spinosus,
fleur épineuse. (K.) — Omer Joly de Fleury, avocat général
au parlement de Paris, est l’Acanthos de ces Réflexions. (B.)
Note_81
Faisait partie du Recueil de facéties
parisiennes.
Note_82
Voyez la note 3 de la page 131$.
Note_83
Prière du déiste composée
par ledit sieur. (Note de Voltaire.)
¾Voyez la note 1 de la page 112. Les
trois mots mis en italique par Voltaire forment le quatrième vers
de la Prière universelle, traduite par Lefranc.
Note_84
Poésies sacrées dudit auteur,
page 61 (livre Ier, ode x).
(Note de
Voltaire.)
Note_85
Ibid.,
page 87 (livre II, cantique iii).
(Note de Voltaire.)
Note_86
Clément XIII.
Note_87
Benoît XIV.
Note_88
La comédie des Philosophes, par
Palissot. Voyez une note du
Russe à Paris,$ tome X
Note_89
Omer Joly de Fleury, qui, comme le dit Voltaire,
n’était ni Homère, ni joli, ni fleuri. Son réquisitoire
est du 23 janvier 1759. (B.)
Note_90
Christophe de Beaumont, archevêque de Paris.
Note_91
Ces mots, qui sont lus du roi et de tout l’univers,
rappellent ces vers de Voltaire:
Lefranc de Pompignan dit a tout l’univers
Que le Roi lit sa prose, et même encor ses vers.
(Le Russe à Paris.)
|
Dans une note de la pièce où se trouvent
ces vers, Voltaire cite quelque phrases de Lefranc. Elles sont si ridicules
qu’on a pu croire que Voltaire les avait arrangées à sa guise.
J’ai sous les yeux le Mémoire présenté au roi par
M. de Pompignan,
le 11 mai 1760, in-4°. On y lit en effet (page
47 et dernière) « Toute la cour a été témoin
de l’accueil que me firent Leurs Majestés. Il faut que tout l’univers
sache aussi qu’elles ont paru s’occuper de mon ouvrage, non comme d’une
nouveauté passagère ou indifférente, mais comme d’une
production qui n’était pas indigne de l’attention particulière
des souverains. » (B.) — $Voyez tome X.
Note_92
Les deux premiers volumes de l’Encyclopédie
avaient paru an 1751; un arrêt du conseil, du 7 février
1752, en suspendit l’impression. Ce ne fut qu’à la fin de 1753 qu’on
leva la défense. Le tome III parut dés cette année;
le tome IV, en 1754; le cinquième, eu 1755; le sixième, en
1756; le septième, en 1757. (Le dernier mot de ce volume est GYTHIUM,
ville du Péloponèse.) Ces volumes ayant été
dénoncés au parlement, cette compagnie, par un arrêt
du 23 janvier 1759, ordonna la nomination de commissaires pour les examiner,
ainsi que d’autres ouvrages. Un nouvel arrêt du 6 février
nomma des examinateurs. Le chancelier, jaloux de son autorité, fit
alors rendre l’arrêt du conseil du 8 mars 1759, qui révoque
le privilège obtenu le 21 janvier 1746 pour l’impression de l’Encyclopédie.
Le
tome VIII ne vit le jour qu’en 1765, etc. Les déclamations du clergé
ne cessèrent pas; mais, grâces à MM. de Choiseul, de
Malesherbes, etc., etc., l’entreprise vint à sa fin. (B.)
Note_93
Habitation royale en Angleterre, comme était
alors Versailles en France.
Note_94
Le ministre protestant est Vernet; voyez la lettre
de Voltaire à Borde, du 5 septembre 1760.
Note_95
Sur les billets de confession, voyez$ tome XV,
le ch. xxxvi du Précis du Siècle de Louis XV; tome
XVI; tome XVIIIIet dans le présent volume, page 19.
Note_96
Mammona est la déesse de la richesse. (B.)
Note_97
On a vu par la note 1 de la page 132 qu’en 1760
il n’avait paru que sept volumes, qui n’embrassaient que les sept premières
lettres de l’alphabet. Voyez, dans la lettre à d’Alembert, du 19
octobre 1764, ce que Voltaire rappelle du réquisitoire de Joly de
Fleury.
Note_98
Voltaire lui-même; voyez, ci-après,
la Lettre curieuse de Robert Covelle.
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