NOTES

Note_1 Ce dialogue est aussi dans une édition de 1751 des Oeuvres de Voltaire. Les interlocuteurs sont Voltaire et Machault. 

Note_2 Lass. Voyez le chapitre ii du Précis du Siècle de Louis X V

Note_3 Alors la compagnie des Indes subsistait avec éclat, et donnait de grandes espérances. (Note de Voltaire.) 

Note_4 Voyez une note des éditeurs de Kehl sur le chapitre ii du Siècle de Louis XIV; et tome XXII. 

Note_5 Elle était née en 1620 (le 10 novembre), et mourut en 1705 (le 17 octobre). Voyez les actes authentiques dans le Dictionnaire de Jal. 

Note_6 Un petit gentilhomme habile à jouer du luth. 

Note_7 Sa découverte du satellite de Saturne est de 1656. 

Note_8 C’est ce qui a donné à Voltaire l’idée de sa comédie du Dépositaire; voyez tome II du Théâtre.

Note_9 Le duc de Candale, fils du duc d’Épernon, le plus bel homme de son temps. 

Note_10 Le marquis de Saucour passait pour l’homme le plus vigoureux et son nom est passé en proverbe. 

Note_11 Fameux danseur de l’Opéra. 

Note_12 Onze ans au plus. Il était né le 21 novembre 1694, et Ninon mourut le 17 octobre 1705. 

Note_13 Dans la lettre du 15 avril 1752, Voltaire dit, comme ici, soixante et dix ans; mais dans le chapitre viii de la Défense de mon oncle, et dans les Questions sur l’Encyclopédie il dit soixante ans.

Note_14 Elle mourut a quatre-vingt-cinq ans moins un mois. 

Note_15 Jacques Testu est mort le 26 juin 1706, huit mois après Ninon. 

Note_16 Louis Damours, avocat, né à Angers, mort en 1788, est auteur des Lettres de Ninon de Lenclos au marquis de Sévigné, 1750, in-12; 1752, deux volumes in-12, plusieurs fois réimprimés. 

Note_17 Mémoires sur la vie de Ninon de Lenclos (par Bret), 1750, in-12; et Mémoires et Lettres pour servir 4 l’histoire de la vie de mademoiselle de Lenclos (par Douxmenil), 1751, in-12. 

Note_18 Cette devise de la Société royale de Londres rappelle ce vers d’Horace (livre Ier, épître i, 14): 

Nullius addictus jurare in verba magistri.

Note_19 Ce célèbre géomètre (1713-1765) avait été un des maîtres de Mme du Châtelet. 

Note_20 Dans la Bibliothèque impartiale on avait, au lieu de plus grand monde, imprimé plus grand nombre. Cette singulière faute, dont Voltaire se plaint dans sa lettre à Formey du 21 mars 1752, a été répétée dans le Mercure en décembre 1754, reproduite dans le tome V des Nouveaux Mélanges, en 1768 dans le tome XIII (Ier des Mélanges) de l’édition in-4°, et encore tome XXXII de l’édition encadrée de 1775. Cependant un volume intitulé Troisième Suite des mélanges, 1764, in-8°, désavoué par Voltaire, donnait la bonne version: au plus grand monde, qui a été suivie par les éditeurs de Kehl. (B.) 

Note_21 Ovide, Ibis, 6. 

Note_22 Toutes les impressions faites jusqu’à ce jour (1830) portent: dix août; faute que je me suis permis de corriger. Voyez, dans la Correspondance, les lettres à d’Argental, des 1er et 4 septembre 1740; à Voisenon, du 4 septembre; à Mme du Deffant, du 10 septembre 1749. (B.) 

Note_23 Outre la traduction des Principes mathématiques de Newton, on a de Mme la marquise du Châtelet: 1° un volume d’Institutions leibnitziennes, dont les premiers chapitres sont un modèle du style qui convient aux ouvrages philosophiques. Ces Institutions sont adressées à son fils, depuis ambassadeur en Angleterre, et colonel du régiment du Roi. 2° Une pièce Sur la nature du feu, dont nous avons parlé dans le volume des Oeuvres physiques de M. de Voltaire. 3° Un traité manuscrit Sur le Bonheur, le seul peut-être des ouvrages sur cette question qui ait été écrit sans prétention, et avec une entière franchise. (K.) — Les Institutions de physique, par madame du Châtelet, sont de 1740, in-8°. Les Réflexions sur le bonheur ont été imprimées dans les Opuscules philosophiques et littéraires, 1796, in-12 et in-8°. Le duc du Châtelet, fils de cette dame, s’empoisonna en prison avec de l’opium dans le temps des massacres de la Révolution. (B.) 

Note_24 Ils sont revenus depuis à peu près au même point que les princes de la maison de Vasa. (K.) — En 1772. 

Note_25 Arckenholtz, page xv du tome Ier et pages 9 et suivantes du tome II de ses Mémoires concernant Christine, reine de Suède, quatre volumes in-4°, dont les deux premiers sont de 1751. (B.) 

Note_26 Dans l’édition de 1756, entre ce paragraphe et le suivant, il y avait les treize suivants que je rétablis: 

VII.

« Ce gouvernement serait digne des Hottentots, dans lequel il serait permis à un certain nombre d’hommes de dire: C’est à ceux qui travaillent à payer; nous ne devons rien parce que nous sommes oisifs. 

VIII.

« Ce gouvernement outragerait Dieu et les hommes, dans lequel des citoyens pourraient dire: « L’État nous a tout donné, et nous ne lui devons que des prières. » 

IX.

« La raison, en se perfectionnant, détruit le germe des guerres de religion. C’est l’esprit philosophique qui a banni cette peste du monde. 

X.

« Si Luther et Calvin revenaient au monde, ils ne feraient pas plus de bruit que les scotistes et les thomistes. Pourquoi? parce qu’ils naîtraient dans un temps où les hommes commencent à être éclairés. 

XI.

« Ce n’est que dans des temps de barbarie qu’on voit des sorciers, des possédés, des rois excommuniés, des sujets déliés de leur serment de fidélité par des docteurs. 

XII.

« Il y a tel couvent, inutile au monde à tous égards, qui jouit de deux cent mille livres de rente. La raison démontre que si on donnait ces deux cent mille livres à cent officiers, qu’on marierait, il y aurait cent bons citoyens récompensés, cent filles pourvues, quatre cents personnes au moins de plus dans l’État au bout de dix ans au lieu de cinquante fainéants. Elle démontre que ces cinquante fainéants, rendus à la patrie, cultiveraient la terre, la peupleraient, et qu’il y aurait plus de laboureurs et plus de soldats. Voilà ce que tout le monde désire, depuis le prince du sang jusqu’au vigneron. La superstition seule s’y opposait autrefois; mais la raison, soumise à la foi, doit écraser la superstition. 

XIII.

« Le prince peut, d’un seul mot, empêcher au moins qu’on ne fasse des voeux avant l’âge de vingt-cinq ans; et si quelqu’un dit au souverain: « Que deviendront les filles de condition, que nous sacrifions d’ordinaire aux aînés de nos familles? » le prince répondra: « Elles deviendront ce qu’elles deviennent en Suède, en Danemark, en Prusse, en Angleterre, en Hollande; elles feront des citoyens; elles sont nées pour la propagation, et non pour réciter du latin qu’elles n’entendent pas. Une femme qui nourrit deux enfants, et qui file, rend plus de service à la patrie que tous les couvents n’en peuvent jamais rendre. » 

XIV.

« C’est un très grand bonheur pour le prince et pour l’État qu’il y ait beaucoup de philosophes qui impriment toutes ces maximes dans la tête des hommes. 

XV.

« Les philosophes, n’ayant aucun intérêt particulier, ne peuvent parler qu’en faveur de la raison et de l’intérêt public. 

XVI.

« Les philosophes aiment la religion; et ils rendent service aux princes en détruisant la superstition, qui est toujours l’ennemie des princes. 

XVII.

« C’est la superstition qui a fait assassiner Henri III, Henri IV, Guillaume prince d’Orange, et tant d’autres. C’est elle qui a fait couler des rivières de sang depuis Constantin. 

XVIII.

« La superstition est le plus horrible ennemi du genre humain. Quand elle domine le prince, elle l’empêche de faire le bien de son peuple; quand elle domine le peuple, elle le soulève contre son prince. 

XIX.

« Il n’y a pas un seul exemple sur la terre de philosophes qui se soient opposés aux lois du prince. Il n’y a pas un seul siècle où la superstition et l’enthousiasme n’aient causé des troubles qui font horreur. » 

Les éditeurs de Kehl ont supprimé ces treize paragraphes comme répétition de ce qu’on lit dans la Voix du Sage, etc. (B.) 

Note_27 Dans les éditions de 1752 et 1754, on lisait de plus cette phrase: « On est libre dans quelques villes impériales d’Allemagne. » (B.) 

Note_28 Ces vers sont de Middleton: voyez, plus loin, la vingt-sixième des Honnêtetés littéraires.

Note_29 Les rentes se payaient suivant l’ordre alphabétique des prénoms ou noms de baptême. (B.) 

Note_30 Les Anglais instruits avouent que la France est celui des grands États de l’Europe, après l’Angleterre, où les propriétés sont le plus assurées; et c’est par cette raison qu’elle est, après l’Angleterre, le pays le plus florissant. Ils pouvaient ajouter que c’est beaucoup moins a la constitution de l’Angleterre qu’ils doivent l’avantage d’une sûreté plus grande dans les propriétés, qu’a la vigueur avec laquelle les lois y sont exécutées. Si les propriétés sont moins assurées en France, ce n’est point parce que le gouvernement y est absolu; c’est parce qu’il n’a pas toujours veillé avec exactitude au maintien des lois, qu’il ne les a pas défendues toujours avec assez de vigueur contre les prétentions ou les entreprises des corps puissants, qu’il ne s’est point assez occupé de perfectionner les lois. (K.) 

Note_31 Dans les éditions de 1752 et 1754, on lisait: « Louis XIV, depuis l’aventure du marquis de Vardes, n’exila pas seulement une personne de la cour: c’est qu’il était absolu. » L’aventure de Vardes était de 1662; celle de Lauzun, de 1669. (B.) 

Note_32 L’Esprit des lois, par Montesquieu, liv. II, chap. i. 

Note_33 Voltaire fait ici allusion aux Lettres persanes, du même auteur. 

Note_34 J’ai suivi ici le texte de 1751 et 1754. Toutes les autres éditions portaient: un sultan, et Votre Hautesse. (B.) 

Note_35 Montesquieu, Esprit des lois, livre III, chap. iii et vi. 

Note_36 L’intérêt est le mobile général des actions des hommes; non seulement dans ce sens que celui même qui agit d’après les motifs les plus purs est déterminé par le plaisir qu’il trouve à remplir ses devoirs, mais dans ce sens moins métaphysique que, si on en excepte certains moments d’enthousiasme, l’intérêt de notre conservation, de notre fortune, de nos plaisirs, de nos affections, de notre repos, de notre réputation, de la paix de notre conscience, de notre salut, nous déterminent toujours. Il peut arriver que, dans une nation, la plus grande partie des hommes soit conduite principalement par l’un de ces intérêts dans leurs actions relatives à l’ordre de la société. Ainsi, dans un pays comme l’Angleterre par exemple, la jouissance des droits des hommes, que les Anglais font consister dans la sûreté personnelle de n’être jugés que par des jurés, et de ne pouvoir être gardés en prison en vertu d’ordres arbitraires; dans la sûreté des propriétés, le droit de s’assembler paisiblement et de prendre des résolutions en commun; dans la liberté de la presse, la tolérance, le droit de n’être imposés que par l’aveu d’un corps dont la nation choisit les membres; cette jouissance, dis-je, est l’intérêt dominant de tout Anglais. A Genève, où tous les citoyens sont rassemblés dans une seule ville, l’égalité est le grand intérêt qui les anime. Sous un sénat aristocratique, si l’égalité entre les membres et le maintien de l’autorité du corps est l’intérêt général qui meut les sénateurs, la conservation de leurs biens et la sûreté de leurs personnes est celui qui anime les citoyens. 

Dans un pays soumis au gouvernement d’un seul, si la nation est éclairée, et s’il n’y a point trop de distinctions héréditaires, d’autorités intermédiaires opposées au monarque et pesant sur le peuple, l’intérêt général est encore la conservation de la sûreté de la propriété, de la liberté de disposer de la personne et des biens. Mais s’il y existe de ces distinctions, de ces pouvoirs, alors l’intérêt de chacun est de chercher à sortir de la classe du peuple que toutes les autres oppriment; l’ambition, la vanité devient donc alors le principe dominant. 

Si le peuple est ignorant, alors la sûreté personnelle, la propriété des biens, le maintien de ses usages, sont les seules choses qui lui sont chères; il ne diffère des habitants d’un autre pays que parce qu’il a de ses droits une idée moins étendue, moins complète. 

L’intérêt de tout gouvernement est d’avoir l’autorité entière et d’être paisible et assuré. Il ne doit donc pas choquer ce principe d’intérêt qui est le mobile de la nation; au contraire, il le respectera et cherchera à en faire l’instrument de ses projets. Ainsi, par exemple, dans un gouvernement comme l’Angleterre, les lois s’occuperont du maintien des droits des hommes; il en sera de même dans une monarchie, d’autant plus que la nation sera plus éclairée, et qu’il y aura moins de distinction entre les hommes, que le ressort de la vanité sera plus affaibli. 

Dans les aristocraties on veillera a maintenir l’égalité entre les membres du souverain, et en même temps à les empêcher d’opprimer chacun en particulier; on affectera d’autant plus la justice qu’on sera plus souvent obligé de la violer pour affermir le pouvoir du sénat. On donnera à l’oppression l’apparence de la règle; on évitera surtout de laisser prendre aux hommes la connaissance de leurs droits. Dans la démocratie, le gouvernement tendra a conserver l’égalité entre les citoyens; il évitera ce qui la blesserait de droit, ou ne la violera que par des formes qui paraissent la conserver. Le monarque d’une nation ignorante, qu’on appelle despote, respectera les usages et les préjugés, sera sévère centre les subalternes qui abusent de leur pouvoir, contre ceux qui troublent l’ordre. Dans une monarchie où il y a beaucoup de distinctions, on les emploiera pour attacher tous les hommes riches au gouvernement, et l’on fera tomber sur le peuple tout le poids de l’autorité et du pouvoir; on ménagera plus les fantômes de l’orgueil que les droits réels des citoyens. Le principe est toujours le même, l’intérêt, qui force à respecter l’opinion générale, qui produit un gouvernement plus ou moins sage à mesure que le peuple est plus éclairé et a moins de préjugés. Mais, dans tous les gouvernements, c’est la crainte qui contient le peuple; c’est l’honneur qui est le principal mobile des actions de ceux qui, n’étant point occupés de leur subsistance, le sont davantage de leur vanité; c’est la vertu qui inspire un très petit nombre d’hommes, très rares dans tous les pays et dans tous les siècles. 

Ce que nous venons de dire nous paraît propre à faire entendre ce qui a pu donner à Montesquieu l’idée de ses trois principes, et à montrer en même temps que cette distinction est inutile et peu fondée. (K.) 

Note_37 Voltaire avait d’abord mis (en 1752 et 1754): « Dans un livre si bien intitulé: De l’Esprit sur les lois, on prétend que les religions, etc. » Il changea (en 1756, après la mort de Montesquieu) cette phrase inconvenante et injuste; car Montesquieu (livre XXIV, chapitre xxv) dit seulement: « qu’il y a très souvent beaucoup d’inconvénients à transporter une religion d’un pays dans un autres. (B.) 

Note_38 Esprit des lois, livre XIV, chapitre x. 

Note_39 Lévit., xx, 6; Deut., xiv, 7. 

Note_40 Lévit., viii, 23. Mais c’est l’oreille droite. 

Note_41 Dans les éditions de 1752 et 1754 l’article xxxi (remplacé en 1756 par ce qui forme aujourd’hui l’article xxxiii) était ainsi conçu: « Les grands changements dans les gouvernements, dans les religions, tiennent d’ordinaire à peu de chose combien peu s’en est-il fallu que l’Angleterre ne soit restée soumise au pape? que l’Espagne n’ait été tout arienne, et ensuite toute mahométane? A quoi a-t-il tenu que Carthage n’ait détruit Rome. » Le texte actuel est de 1756. 

Note_42 Oeuvres de Maupertuis, 1752, in-4°, page 54. 

Note_43 Oeuvres de Maupertuis, page 5. 

Note_44 Oeuvres de Maupertuis, page 5. 

Note_45 Ibid.

Note_46 Ibid., page 9. 

Note_47 Ibid.

Note_48 L’auteur de cet Extrait ne paraît pas s’être donné la peine d’examiner les matières auxquelles il touche dans l’endroit cité. M. de Maupertuis ne se sert point de la découverte de Newton pour déterminer la loi de la réfraction des rayons de lumière. Et dans toute cette matière il n’est pas question de l’inflexion des rayons, qui est tout autre chose. Il aurait donc dû tourner sa critique tout autrement, et dire par exemple: 

Il se sert de la découverte de Leibnitz, qui, le premier, a appliqué le calcul des plus grandes et des moindres quantités, et la considération de la cause finale pour déterminer la loi de la réfraction. (Voyez son mémoire De unico opticæ, catoptricæ et dioptricæ Principio, dans les Actes de Leipzig, de l’année 1681, page 185.) 

On ne peut pas même voir en quoi le calcul de M. de Maupertuis diffère de celui de M. de Leibnitz, tant la conformité est grande. M. de Maupertuis aurait donc mieux fait de convenir franchement des obligations qu’il avait à ce grand homme que de s’amuser à le réfuter mal à propos, comme il l’a fait dans les Mémoires de l’Académie royale des sciences de l’an 1744, où il a publié pour la première fois cette Dissertation sur la loi de la réfraction, etc. Je dis mal à propos, parce que M. de Maupertuis lui-même paraît avoir reconnu son tort, en ce qu’il a changé ou ôté dans cette nouvelle édition tous les passages qui roulaient sur les prétendues bévues de M. de Leibnitz, comme on peut s’en convaincre en comparant ce qui se trouve dans les Mémoires de 1744, avec ce qui se trouve, sur la même matière, dans l’ouvrage que nous annonçons. S’il est bon de corriger ses fautes, il vaudrait encore mieux de n’en point commettre. Mais le grand point consiste en ceci. L’auteur prétend tirer de la moindre action les lois de la nature; il veut en démontrer l’existence d’un Dieu. Il faudrait donc, non seulement nous expliquer ce qu’il faut entendre par l’action, et nous un donner une certaine estimation mathématique; mais il faudrait encore démontrer que cette estimation est légitime, qu’elle est conforme aux principes incontestables de la raison. 

M. de Maupertuis nous dit, dans ce Mémoire, que l’action d’un corps en mouvement doit être estimée par l’espace parcouru, et la vitesse avec laquelle cet espace a été parcouru. Mais qui autorise M. de Maupertuis à estimer l’action de la sorte? Le P. Malebranche l’estimait par l’espace tout seul; d’autres pourraient vouloir l’estimer par l’espace et le temps; d’autres encore autrement. Il faut donc que l’estimation qui doit passer pour vraie, et sur laquelle on veut bâtir les preuves de l’existence d’un Dieu, soit premièrement démontrée des principes de la dynamique reçus de tous les philosophes; sans cela, c’est bâtir en l’air un pompeux édifice que le souffle d’un negatur assumptum renverse incontinent. L’estimation de M. de Maupertuis peut être vraie; mais cette vérité n’est assurément pas connue. Les plus grands géomètres en sont surpris; ils n’ont jamais ouï parler de cette estimation de l’action. Il y en a eu dans l’Académie royale des sciences de Paris qui ont demandé à M. de Maupertuis la démonstration de ce paradoxe; mais il n’a jamais pu les satisfaire. 

En admettant l’estimation de l’action supposée par M. de Maupertuis, c’est encore une grande question si les lois du mouvement et de l’équilibre sont une suite de son minimum, ou de sa moindre quantité possible. Adhuc sub judice lis est. Il y a des savants qui le nient. On saura à quoi s’en tenir quand la controverse engagée sur cette matière entre MM. de Maupertuis et Koenig sera finie. Quoi qu’il un puisse être, il est indubitable qu’en tout cas cette loi de l’épargne ne serait qu’un corollaire de cette loi générale, que Dieu et la nature donnent toujours la préférence au meilleur et au plus convenable dans leurs opérations. 

— Cette note est dans la Bibliothèque raisonnée, et peut-être de son rédacteur. (B.) 

Note_49 Page 200 des Oeuvres de Maupertuis, 1752, in-4°. 

Note_50 Page 201. 

Note_51 Page 202 des Oeuvres de Maupertuis.

Note_52 Page 247-48 de l’édition déjà citée, on lit: « Pourquoi, si cette force (l’attraction) existe dans la nature, n’aurait-elle pas lieu dans la formation du corps des animaux? Qu’il y ait dans chacune des semences des parties destinées à former le coeur, la tête, les entrailles, les bras, les jambes; et que ces parties aient chacune un plus grand rapport d’union avec celle qui, pour la formation de l’animal, doit être sa voisine, qu’avec toute autre: le foetus se formera; et, fût-il encore mille fois plus organisé qu’il n’est, il se formerait. » 

Note_53 Oeuvres de Maupertuis, page 259. 

Note_54 Ibid., page 23l. 

Note_55 Ibid., page 211. 

Note_56 Ibid., page 232. 

Note_57 Oeuvres de Maupertuis, p. 233-34. 

Note_58 Ibid., page 219. 

Note_59 Ibid., page 319. 

Note_60 Ibid., pages 330, 335. 

Note_61 Oeuvres de Maupertuis, page 339. 

Note_62 Ibid.

Note_63 Ibid., page 348. 

Note_64 Ibid.

Note_65 Ibid., page 350. 

Note_66 Ibid., page350. 

Note_67 Ibid., page358. 

Note_68 Oeuvres de Maupertuis, page 364. 

Note_69 Acte II, scène vi. 

Note_70 Oeuvres de Maupertuis, page 361, 362. 

Note_71 Voyez Oeuvres de Maupertuis, page 379. 

Note_72 Oeuvres de Maupertuis, page 380. 

Note_73 Page 393. 

Note_74 Page 390. 

Note_75 Oeuvres de Maupertuis, page 401. 

Note_76 Page 402. 

Note_77 Page 404. 

Note_78 Auteur de l’Histoire critique du Vieux Testament, 1678, ouvrage supprimé par arrêt du conseil. Richard Simon y attribue à des scribes du temps d’Esdras la composition du Pentateuque.

Note_79 Page 94 du tome Ier de ses Lettres; à Londres, chez Miller. (Note de Voltaire.) 

Note_80 Auteur de la Vérité de la religion chrétienne. Ce théologien protestant mourut en 1727, à Londres, suivant quelques-uns, à Dublin, suivant Voltaire. 

Note_81 Milord Galloway, autrefois comte de Ruvigny, était né Français, et devint pair d’Angleterre; voyez le chapitre xxi du Siècle de Louis XIV.

Note_82 Il s’appelait La Chetardie. 

Note_83 Il s’agit de Formey, qui, tome xi de la Nouvelle Bibliothèque germanique, page 78, dans un article sur les Oeuvres de Zimmermann, avait fait une sortie indécente contre l’incrédulité et les incrédules. (B.) 

Note_84 Le roi de Prusse Frédéric le Grand. 

Note_85 Cet Avertissement a été imprimé dans le Mercure de juin 1752. 

Note_86 Un manuscrit donné par Voltaire à Frédéric avait été pris par les hussards autrichiens, en 1745, voyez l’Avertissement de Beuchot en tête de l’Essai sur les Moeurs.

Note_87 Cet Avertissement est extrait du Mercure, novembre 1752. 

Note_88 Je crois que l’édition dont Voltaire parle ici est celle d’Édimbourg, deux volumes in-12, qui est plus belle que toutes les éditions du Siècle de Louis XIV publiées jusqu’alors, mais qui ne mérite pourtant pas l’épithète que lui donne Voltaire. (B.) 

Note_89 Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, né à Saint-Malo le 28 septembre 1698, président de l’Académie de Berlin, est mort le 27 juillet 1759. 

Note_90 Le mot philocratie peut se traduire par amour du pouvoir; celui de philotimie peut se rendre par amour des honneurs, ambition. (CL.) 

Note_91 Voyez, pages précédentes, l’Extrait de la Bibliothèque raisonnée

Note_92 Leibnitz (Godefroi-Guillaume), né le 3 juillet 1646, mort le 14 novembre 1716. 

Note_93 Koenig (Samuel), né en 1712 à Buedingen ou Buedingue, ville d’Allemagne, à quatre lieues de Francfort, et deux lieues et demie de Hanau, n’était pas Suisse, comme le dit Voltaire; il mourut en 1757. 

Note_94 Mot qui signifie honneur, dignité des sots. 

Note_95 Martin-sans-malice, médecin de François Ier et professeur au Collège de France, prit le nom d’Akakia, qui n’était que la traduction en grec de son nom. (B.) 

Note_96 Si l’on en croit Maupertuis, la Diatribe du docteur Akakia fut imprimée tout à la fois en plusieurs endroits. Formey dit que Voltaire fit faire l’édition de Berlin en se servant de la permission d’imprimer qu’il avait obtenue pour la Défense de milord Bolingbroke (voyez pages précédentes); mais que cette édition de Berlin ne fut pas mise en circulation. Le roi de Prusse fit brûler l’ouvrage par la main du bourreau, sur la place publique, le 24 décembre 1752. Les deux grands hommes, se brouillèrent tout à fait peu après, et Voltaire quitta Berlin. Lorsqu’en 1756 il fit comprendre la Diatribe dans la Collection de ses oeuvres, il la fit précéder de la Préface que voici 

« Cette plaisanterie a été si souvent imprimée qu’on n’a pas dû l’omettre dans ce recueil. C’est un badinage innocent sur un livre ridicule du président d’une académie, lequel parut à la fin de 1752. 

« C’était une chose fort extraordinaire qu’un philosophe assurât qu’il n’y a d’autre preuve de l’existence de Dieu qu’une formule d’algèbre; que l’âme de l’homme, en s’exaltant, peut prédire l’avenir; qu’on peut se conserver la vie trois ou quatre cents ans en se bouchant les pores. Plusieurs idées non moins étonnantes étaient prodiguées dans ce livre. 

« Un mathématicien de la Haye ayant écrit contre la première de ces propositions, et ayant relevé cette erreur de mathématique, cette querelle occasionna un procès dans les formes, que le président lui intenta devant la propre académie qui dépendait de lui; et il fit condamner son adversaire comme faussaire. 

« Cette injustice souleva toute l’Europe littéraire c’est ce qui donna occasion à la petite feuille qui suit. C’est une continuelle allusion à tous les passages du livre dont le public se moquait. On y fait d’abord parler un médecin, parce que dans ce livre il était dit qu’il ne fallait point payer son médecin quand il ne guérissait pas. » 

Cette Préface de Voltaire n’est, comme on voit, relative qu’à la Diatribe du docteur Akakia, et ne concerne nullement la collection intitulée Histoire du docteur Akakia, etc. (B.) 

Note_97 Page 124. (Note de Voltaire.) 

Note_98 Dans les Oeuvres et les Lettres de M. de Maupertuis. (Note de Voltaire.) 

Note_99 Voyez la Vénus physique. (Note de Voltaire.) — Dans toutes les éditions de la Diatribe du docteur Akakia, on lit comme ici « que l’oeil gauche attire la jambe droites. » C’est outrer les idées de Maupertuis, qui déjà ne sont pas rendues textuellement dans l’Extrait de la Bibliothèque raisonnée

Note_100 Page 205. (Note de Voltaire.) 

Note_101 Page 119. (Note de Voltaire.) 

Note_102 Page 120. (Note de Voltaire.) 

Note_103 Page 198. (Note de Voltaire.)Dans l’édition de 1752, in-4°, des Oeuvres de Maupertuis, page 343, on lit: « qui est restée sans exécution ». La citation de Voltaire est donc exacte; mais Maupertuis, trouvant juste son observation, mit dans l’édition de 1753 de ses Lettres, petit in-12: « et qui cependant n’a presque jamais eu d’exécution » (B.) 

Note_104 Page 206. (Note de Voltaire.) 

Note_105 Page 206. (Note de Voltaire.) 

Note_106 Page 208. (Note de Voltaire.) 

Note_107 Maupertuis dit: « Le meilleur médecin est celui qui raisonne le moins et qui observe le plus. » Voyez page 347 de l’édition in-4° de ses Oeuvres

Note_108 « Point de raison; c’est la vraie religion cela, point de raison »; tel est le raisonnement du P. Canaye dans la Conversation du maréchal d’Hocquincourt, qui fait partie des Oeuvres de Saint-Évremond

Note_109 Page 76. (Note de Voltaire.) 

Note_110 Les petites-maisons à Londres. (Note de Voltaire.) 

Note_111 Cet alinéa ne fut ajouté qu’en 1756. 

Note_112 Oeuvres, page 9. (Note de Voltaire.) 

Note_113 Page 45. (Note de Voltaire.) 

Note_114 Je n’ai pu me procurer, des Lettres de Maupertuis, que les éditions de 1752 et 1753; de la Vénus physique, que l’édition de 1745; et j’avoue ne pas avoir trouvé textuellement tous les passages cités par Voltaire; l’édition dont il cite les pages, sans en donner la date, est, pour le chiffre des pages, toute différente de celles que j’ai vues; mais on a vu que Maupertuis a corrigé ses ouvrages d’après les reproches de Voltaire; et il n’y a rien à conclure contre ce dernier de ce que je n’ai pas toujours trouvé dans les éditions que j’ai sous les yeux toutes les citations qu’il fait; celles que je n’ai pas trouvées sont, au reste, en bien petit nombre. (B.) 

Note_115 Page 44. (Note de Voltaire.) 

Note_116 Page 4. (Note de Voltaire.) 

Note_117 Page 248. (Note de Voltaire.) 

Note_118 Page 3, Lettres du natif de Saint-Malo. (Note de Voltaire.) 

Note_119 Page 5. (Note de Voltaire.) 

Note_120 Page 8. (Note de Voltaire.) 

Note_121 Page 15. (Note de Voltaire.) 

Note_122 Pages 56 et 52. (Note de Voltaire.) 

Note_123 Page 85. (Note de Voltaire.) 

Note_124 Pages 232 et 233. (Note de Voltaire.) 

Note_125 Page 143. (Note de Voltaire.) 

Note_126 Page 147. (Note de Voltaire.) 

Note_127 Page 151. (Note de Voltaire.) 

Note_128 Page 154. (Note de Voltaire.) 

Note_129 Page 9. (Note de Voltaire.) 

Note_130 Page 172. (Note de Voltaire.) 

Note_131 Page 174. (Note de Voltaire.) 

Note_132 Page 186. (Note de Voltaire.) 

Note_133 Voyez, dans la Correspondance, la lettre à Koenig du 17 novembre 1752. 

Note_134 Henzy, décapité à Berne. 

Note_135 L’homme en question avait fort tourmenté à Paris MM. de Mairan et Cassini. (Note de Voltaire.) 

Note_136 Il écrivit deux lettres à Mme la princesse d’Orange, pour la supplier d’imposer silence à son adversaire M. Koenig, bibliothécaire de cette princesse, lequel il avait fait condamner comme faussaire, (Note de Voltaire.) 

Note_137 L’auteur en question avait écrit que, supposé qu’un homme ait éprouvé autant de mal que de bien, le néant vaut son être. (Note de Voltaire.) 

Note_138 C’est à la sollicitation de Maupertuis que Frédéric avait fait brûler la Diatribe du docteur Akakia, le 24 décembre 1752. 

Note_139 L’édition séparée de cet opuscule est en huit pages in-8°. 

Note_140 La date de 1er octobre 1754 me paraît avoir été mise sciemment; l’Académie de Berlin tenait ses séances publiques en janvier et juin (et non en octobre). (B.) 

Note_141 Page 76. Voyez les Lettres de M. le président. (Note de Voltaire.) - C’est-à-dire, décédé. (K.) — On trouve dans les Oeuvres de Maupertuis, Dresde, 1752, in-4°, un Éloge de M. le Maréchal de Schmettau (mort le 18 août 1751), qui avait été lu dans la séance de l’Académie de Berlin du 1er juin 1752, et dont le docteur Akakia parle dans la lettre qui termine cette Histoire. (B.) 

Note_142 Page 206. (Note de Voltaire.) 

Note_143 Page 223. (Note de Voltaire.) 

Note_144 Page 174. (Note de Voltaire.) 

Note_145 Page 172. (Note de Voltaire.) 

Note_146 Pages 143 et 180. (Note de Voltaire.) 

Note_147 Formey, que Voltaire un peu plus loin appelle secrétaire éternel. Il a fait les éloges de beaucoup de ses confrères. En 1760, il prononça et fit imprimer l’Éloge de Maupertuis. (B.) 

Note_148 Qui, comme on sait, a fait l’Éloge de la Folie.

Note_149 Voyez le chant xxxiv du Roland furieux d’Arioste. 

Note_150 Koenig, professeur à la Haye. (K.) 

Note_151 Une édition séparée de cet opuscule, intitulée Traité de paix conclu entre M. le président de Maupertuis et M. le professeur Koenig, Berlin, 1753, in-8° de dix-neuf pages, est datée du 1er juin 1753, et a pour épigraphe ces mots d’Horace: 
 

Ridiculum acri 
Fortius ac melius. (B.)

Note_152 Je présume que Voltaire désigne ici Mérian, qui est cité indirectement plus bas, et auquel on donnait quelquefois le DE. (CL.) — Mérian (J.-B.), né à Bâle en 1723, à qui Maupertuis procura, en 1750, une petite pension et une place à l’Académie. Ses études spéciales étaient la métaphysique et la philologie; et cependant il fut rapporteur à l’Académie de Berlin dans la querelle entre Koenig et Maupertuis sur un point de mathématiques, pays à lui inconnus. Il est mort le 12 février 1807. (B.) 

Note_153 Je m’affranchis d’une gêne à laquelle je n’aurais pu me soumettre; je ne suivrai aucun ordre, je parcourrai les sujets comme ils se présenteront à mon esprit; je me permettrai peut-être jusques aux contradictions. Lettres de Maupertuis, page 4. (Note de Voltaire.) — Cette note, qui est dans une édition de 1753 du Traité de paix, fut supprimée dans l’Histoire d’Akakia, ainsi que l’alinéa auquel elle se rapporte, et les trois qui le suivent. Les éditeurs de Kehl ont restitué les quatre alinéas, mais non la note. (B.) 

Note_154 Cet alinéa et les huit qui le suivent n’existaient que dans une édition séparée du Traité de paix, 1753, in-8°, lorsqu’en 1825 ils ont été rétablis par M. Clogenson. 

Note_155 Léonard Euler, né en 1707, mort le 7 septembre 1783, écrivit en faveur de Maupertuis dans la querelle avec Koenig. (Note de Voltaire.) 

Note_156 Voyez Euleri Mechanica, tome Ier, page 268. (Note de Voltaire.) 

Note_157 Ex quo sequitur postquam corpus in centrum pervenerit nusquam amplius reperiri, sed quasi annihilari. Item... Corpus statim ac in centrum pervenerit ibi evanescet, neque ultra centrum progredietur neque revertetur. Voyez page 276, item, page 345. (Note de Voltaire.) 

Note_158 Remarks on M. Euler treatise of motion, by Benjamin Robins. (Note de Voltaire.) 

Note_159 Voyez Euleri Mechanica, tome Ier, page 203. (Note de Voltaire.) 

Note_160 Ce mot, usité dans le Nord, signifie une robe de peau de renne. Voltaire s’est moqué plusieurs fois de l’accoutrement de Maupertuis, qui, à son retour de Tornéo, s’était fait peindre enveloppé de fourrures dans un traîneau. (CL.) 

Note_161 Mérian avait essayé en vain de se faire remarquer comme un être existant et pensant au moyen d’une rapsodie de quelques pensées de Locke sur le cogito, ergo sum; c’est du moins en ces termes qu’on en parle dans l’Extrait d’une lettre d’un académicien de Berlin, in-8° de huit pages faisant partie du Maupertuisiana. (B.). 

Note_162 Jean-Nathanael Lieberkuhn, né à Berlin en 1711, et connu surtout comme anatomiste, mourut à la fin de 1756. (CL.) 

Note_163 Voyez Lettres de Maupertuis, page 187. (Note de Voltaire.) 

Note_164 Voyez, sur les Epistolae, la seconde des Lettres à Son Altesse monseigneur le prince de ***.

Note_165 Voyez, dans la Correspondance, la lettre de Voltaire à M Roques, d’avril 1753. 

Note_166 Il parut en 1753: l’Art de bien argumenter en philosophie, réduit en pratique par un vieux capitaine de cavalerie travesti en philosophe, in-8° de huit pages, ayant pour épigraphe ces deux mots d Ovide Spectemur agendo et ne contenant autre chose que la petite Lettre de M de Maupertuis et la Réponse de M. de Voltaire (qu’on trouve page 583, sous le titre de Lettre du docteur Akakia), précédées d’un Avertissement ainsi conçu: « Le public peut compter sur l’authenticité de ces lettres; on est en état d’en produire les originaux. » Ce qu’on lit ici entre les deux lettres fut ajouté lors de l’impression de l’Histoire du docteur Akakia. (B.) 

Note_167 Dans le tome III de la Nouvelle Bigarrure, mai 1753, on reproduisit l’Art de bien argumenter, c’est-à-dire le billet du président et la réponse d’Akakia, qui le composaient; mais on mit à la suite la lettre entière de Maupertuis, datée du 3 avril 1753, et dans laquelle sont tous les mots transcrits par Voltaire, sauf cependant le dernier (tremblez). (B.) 

Note_168 Le Gouverneur.

Note_169 Pulvis pyrius est la poudre à canon. 

Note_170 Le secrétaire perpétuel de l’académie de Berlin était Formey; il fut presque éternel, car il ne mourut qu’en 1797, à quatre-vingt-six ans. (B.)