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NOTES
Note_1
Les Institutions de physique, par Mme du
Châtelet, parurent en 1740. L’ouvrage était terminé
dès 1738; mais elle en retarda la publication, dit Lalande (Bibliothèque
astronomique, page 439), pour y mettre la Philosophie de Leibnitz,
dont Koenig lui avait inspiré la curiosité. (B.)
Note_2
Le reste de l’ouvrage n’a pas paru. (K.)
Note_3
Leibnitz prétendait qu’il n’y avait aucun
phénomène de la nature qui fût l’ouvrage du hasard
ou de la volonté sans motif de l’Être suprême mais que
chacun avait une raison suffisante de son existence, soit dans la nature
même des choses, soit dans la perfection de l’ordre général
de l’univers; voilà ce qu’il a soutenu, mais ce qu’il n’a pas prouvé:
il a essayé d’en donner des preuves métaphysiques; mais il
est aisé de voir qu’elles supposent une connaissance de l’essence
divine, que nous ne pouvons avoir. Quant aux preuves de fait, il faudrait
pouvoir assigner d’une manière claire la raison suffisante de tous
ou de presque tous les phénomènes: alors ce principe pourrait
devenir du moins très probable. (K.)
Note_4
Ce passage de Wolf n’est pas clair: s’il parle
de l’essence du triangle en général, les réflexions
de M. de Voltaire sont justes; mais s’il parle de l’essence d’un triangle
particulier donné, qu’on sait déjà être une
figure déterminée, ce qu’il dit est exact. Cependant il faut
observer que trois côtés, deux angles et un côté,
un angle, un côté et la surface, etc., déterminent
également un triangle: ainsi toute détermination qui distingue
la chose de toute autre serait également son essence. (K.)
Note_5
Si Leibnitz s’est contredit ici, ce ne peut être
que parce qu’il n’osa point prononcer ouvertement que le monde est nécessairement
éternel; cette éternité du monde est une conséquence
si palpable de son système qu’elle ne pouvait lui échapper;
il devint ensuite plus hardi. Le théologien Clarke a eu tort de
se moquer d’un philosophe à qui la crainte des persécutions
théologiques ne permettait point d’avouer toutes les conséquences
de ses opinions. (K.)
Note_6
La traduction du Prince par Amelot est
de 1683.
Note_7
Monita et Exempla politica, traduit par
M. Pavillon, 1606.
Note_8
Voyez tome XIII.
Note_9
Cette Préface est sans date dans
l’édition avouée par Voltaire. Dans l’édition de Vanduren,
elle est datée de: A la Haye, ce 24 juin 1740.
L’édition donnée par Voltaire contient de
plus: « N.B. Je soussigné ai déposé le
manuscrit original entre les mains de M. Cyrille Le Petit, desservant de
l’église française à la Haye, lequel manuscrit original
est conforme en tout au livre intitulé Essai de critique sur
Machiavel; toute autre édition étant défectueuse,
et les libraires devant suivre en tout la présente copie. A la Haye,
ce 12 octobre 1740, F. DE VOLTAIRE. » C’était à
la fin du volume, et sous le titre de: Avis de l’éditeur, que
se trouvait ce qui compose l’alinéa qui suit, et qui a été
donné par les éditeurs de Kehl comme Post-scriptum. (B.)
Note_10
Je ne connais pas, des quatre alinéas qui
suivent, d’impression antérieure à celle qui fait partie
des éditions de Kehl. Ce morceau doit cependant être de la
même date à peu près que tout ce qui précède,
et vers le temps où Voltaire écrivait à M. de Camas
(le 18 octobre 1740): « J’ai tout lieu d’espérer que la conduite
du roi justifiera en tout l’Anti-Machiavel du prince; » et
à Helvétius (le 31 octobre): « S’il arrive jamais que
ce roi trahisse de si grands engagements..., je pleurerai, et je ne l’aimerai
plus. » Quelques semaines plus tard, Voltaire ne pouvait plus écrire
de si belles phrases. On sait que, le 15 décembre de la même
année, le monarque prussien alla s’emparer de la Silésie.
C’est aussi avant le 15 décembre 1740 que doivent avoir été
écrits ces quatre alinéas. (B.)
Note_11
Aurélien était fils d’un paysan.
C’est Pupien qui était fils d’un forgeron ou d’un charron, à
ce que dit Jules Capitolin. (B.)
Note_12
« Non nudis pactis dominia transferuntur.
» (Note
de Voltaire .)
Note_13
L’abbé Terrasson, contre lequel Voltaire
a fait l’épigramme qui se termine par ce vers:
Frappez fort, il a fait Séthos.
Voyez tome X.
Note_14
La première édition du Télémaque,
arrêtée à la page 208, est intitulée Suite
du quatrième livre de l’Odyssée d’Homère, ou les Aventures
du Télémaque, fils d’Ulysse. (B.)
Note_15
Chapitre xxiii.
Note_16
Dans l’édition in-8° de Kehl, on lit:
« cette lecture; et qu’on ne pense pas que le nom de l’auteur auquel
on attribue l’ouvrage nous en ait imposé, etc. » Dans
l’in-12 de Kehl, on lit: « Nous craignons de nous laisser emporter
au plaisir que nous a fait cette lecture, et qu’on ne pense que le nom
de l’auteur auquel on attribue l’ouvrage nous en ait imposé ; c’est,
etc. » J’ai suivi le texte de 1740. (B.)
Note_17
Dans cet article sur la mesure des forces motrices,
Voltaire prend parti pour la quantité de mouvement contre la force
vive, comme expression des forces. C’était alors le moment d’une
discussion mémorable entre les partisans des deux opinions. D’Alembert
y mit fin, après trente ans, en faisant voir dans la préface
de sa Dynamique que ce n’était qu’une question de mots. (D.)
Note_18
Livre IV, fable xv.
Note_19
L’édition originale porte: « Chercha
inutilement le bonheur, qu’il trouva ensuite, etc. »
Note_20
Voici les quatre premiers vers du poème
de la Religion:
La Raison dans mes vers conduit l’homme à la foi;
C’est elle qui, portant son flambeau devant moi,
M’encourage à chercher mon appui véritable,
M’apprend a le connaître, et me le rend aimable. |
Note_21
C’est le texte de l’édition originale.
Les autres éditions portent: qu’il veut, ce qui est une faute.
Racine, IV, 19, dit:
Je laisse à Sannazar son audace profane. (B.)
Note_22
Horace, Art poétique, 99.
Note_23
Chant V, vers 381-84.
Note_24
Chant II, 332-35.
Note_25
Chant II, 336-40.
Note_26
Chant II, 341-44.
Note_27
Chant Ier, 113.
Note_28
Quatrième Discours sur l’Homme, vers
23-30; voyez tome IX. La citation faite ici présente une transposition.
Note_29
Chant Ier, 178-84.
Note_30
Ce premier vers est dans les variantes; les quatre
autres, dans le texte du quatrième Discours sur l’Homme. Voyez
tome IX.
Note_31
Chant Ier, 127-31.
Note_32
Henriade, IV, 169-79.
Note_33
Toutes les éditions de la Henriade portent:
« Par le sort des combats. » (B.)
Note_34
La texte de Racine porte: « Par l’anneau
d’un pécheur. »
Note_35
En citant ce vers, Voltaire en a changé
le premier hémistiche; voyez, tome IX, le texte et les variantes
du quatrième Discours sur l’Homme.
Note_36
C’est ce qu’on lit dans la première édition,
sur laquelle Voltaire a fait ses remarques. Racine a mis depuis: «
Quels barbares docteurs auraient pu, etc. »
Note_37
M. de Voltaire me permettra d’adoucir ainsi ces
vers, dont le sens me paraît trop dur quand il est positif. (Note
de Voltaire .) — Nous avons déjà
fait remarquer que Voltaire n’avait pas donné ces Conseils sous
son nom; dans la Henriade, chant VII, vers 225-26, on lit:
Il adoucit les traits de sa main vengeresse;
Il ne sait point punir, etc. |
Note_38
Psaume XLIX, v. 16.
Note_39
Rousseau, Épître à L. Racine,
85-87.
Note_40
Dans son Épître à Rousseau,
vers 153, Racine en effet apostrophe Bayle en ces termes:
Coeur cruel! homme affreux!
Dans la même pièce il avait dit, vers 71-72:
A-t-on vu dans leurs vers ces sublimes génies
Faire aux dépens de Dieu rire leurs Uranies? |
Et pour qu’on sût bien que c’était contre
l’Épître à Uranie (voyez, tome IX, la
pièce intitulée le Pour et le Contre), Racine
ajoutait un note: « Épître très impie d’un auteur
inconnu. » (B.)
Note_41
Mémoire sur l’établissement de
la taille proportionnelle.
Note_42
Le Louvre. (K.)
Note_43
Ce texte est celui de 1752. Dans les éditions
antérieures, on lit: « Menace ruine et est inhabité.
En vain, etc. » Il y avait alors des maisons dans l’intérieur
de la cour du Louvre, et d’autres étaient adossées a la façade
extérieure de la colonnade. (B.)
Note_44
Lorsque M. de Voltaire revint à Paris,
en 1778, il trouva les masures détruites et la maison de Moletus
démolie. (K.) ¾ Je n’ai pu découvrir
qui Voltaire désigne sous le nom de Moletus. (B.)
Note_45
Cette Relation est, depuis 1745, dans les
Oeuvres de Voltaire.
Note_46
On a prétendu depuis que ces êtres
ne sont point une espèce distincte, qu’ils sont la production d’un
père et d’une mère nègres; que c’est une variété
de couleur, ou une espèce d’étiolement comme celui qu’on
observe dans les plantes; mais cette question restera indécise tant
qu’on n’aura pour la décider que des relations de voyageurs, des
témoignages de colons, ou des attestations en forme juridique. (K.)
Note_47
Tout le monde connaît aujourd’hui les Albinos,
et il ne viendra à l’idée de personne de leur contester l’égalité,
sous tous les rapports, avec nous. On sait que la couleur de leurs cheveux,
celle de l’iris de leur oeil, tiennent à l’absence d’une matière
colorante qu’on possède habituellement. L’iris étant alors
transparent, on voit le fond de l’oeil d’où la couleur rose. (D.)
Note_48
La marquise du Châtelet.
Note_49
Voltaire était allé en Angleterre
au mois de mai 1726, et Newton mourut le 20 mars 1727.
Note_50
Voyez, dans la Correspondance, la lettre
du 1er Juin 1738.
Note_51
Voltaire l’avait dit à la fin du chapitre
VI de sa Métaphysique de Newton, aujourd’hui chapitre VI
de la première partie des Éléments de la philosophie
de Newton; voyez tome XXII.
Note_52
Vers de Boileau. épître V, vers 14.
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