NOTES

Note_1 Ces Conseils ont été imprimés pour la première fois en l’an VI (1795), dans le volume intitulé De l’Art poétique; épître d’Horace aux Pisons, traduite par le c. Lefebvre-Laroche. Ces Conseils sont probablement antérieurs aux notes qui suivent sur deux épîtres d’Helvétius.

Note_2 Ces remarques ont été publiées pour la première fois en l’an VIII (1800) Par François de Neufchâteau, dans le tome second de son Conservateur. Les préambules et explications sont de François de Neufchateau. Ces Remarques sont postérieures au 31 mai 1740, puisque, dans une note de la page 42, il est question du roi de Prusse Frédéric II. N’ayant pas découvert leur date précise, Beuchot les a laissées à la suite des Conseils.

Note_3 Diriez-vous, dans un discours: Les rapports sont les guides de la raison? Vous diriez: Ce n’est que par comparaison que l’esprit peut juger; c’est en examinant les rapports des choses que l’on parvient à les connaître. Mais les rapports en général, et les rapports qui sont les guides, font un sens confus, Ce qu’on examine peut-il être un guide? (Note de Voltaire .)

Note_4 Des rapports qui ont sondé des mers! (Note de Voltaire .)

Note_5 Ceci me paraît bien écrit. (Note de Voltaire .)

Note_6 Quoi! tout d’un coup passer de cette exposition, qu’il faut examiner les rapports,aux systèmes sur la formation de l’univers! Il faudrait vingt liaisons pour amener cela: c’est un saut épouvantable! voilà le principe de continuité bien violé.

N’est-il pas tout naturel de commencer votre ouvrage par dire en beaux vers qu’il y a des choses qui ne sont pas à la portée de l’homme? Ce tour vous menait tout droit à ces différents systèmes sur la création, sans parler des rapports, qui n’ont aucun rapport à ces belles rêveries des philosophes. (Note de Voltaire .)

Note_7 Les Indiens ont inventé la comparaison de l’araignée; mais, outre qu’une araignée immense fait en vers un fort vilain tableau, comment est-ce qu’une araignée qui dévide peut allumer un soleil? Quand on s’asservit à une métaphore, il faut la suivre. Jamais araignée n’alluma rien: elle file et tapisse; elle ne dévide pas même. (Note de Voltaire .)

Note_8 On croit que des mages vous allez passer aux Égyptiens, aux Grecs, etc.; vous sautez à Burnet: le saut est périlleux.

Le reste du système ridicule de Burnet me parait bien exprimé. (Note de Voltaire .)

Note_9 Très beau, et l’imitation de Corneille en cet endroit est un coup de maître. (Note de Voltaire .)

Note_10 Me Paraît excellent. (Note de Voltaire .)

Note_11 Ce puisé ne me paraît pas propre; j’aimerais mieux cherché. Ce qui précède est beau. (Note de Voltaire .)

Note_12 Ce dernier vers est très beau; mais prenez garde qu’il appartient à tous les rêveurs dont il est question. Il faut, pour qu’une idée soit parfaitement belle, qu’elle soit tellement à sa place qu’elle ne puisse pas être ailleurs. (Note de Voltaire .)

Note_13 Il semble par ces rapports enfin que vous ayez parlé une heure des rapports; mais vous n’en avez pas dit un seul mot. Je vois bien qu’en faisant votre épître vous pensiez que tous ces philosophes prétendus n’avaient point examiné les rapports et la chaîne des choses de ce monde, qu’ils n’avaient point raisonné par analyse, que ce défaut était la source de leurs erreurs. Mais comment le lecteur devinera-t-il que ce soit là votre pensée? (Note de Voltaire .)

Note_14 Ce son vain et bizarre n’a nulle analogie à l’obscurité, et cela forme des métaphores incohérentes. C’est le défaut de la plupart des poètes anglais. Jamais les Romains n’y ont tombé. Jamais ni Boileau ni Racine ne se sont permis ces amas d’idées incompatibles. (Note de Voltaire .)

Note_15 Ce n’est point le malheur qui est le législateur des humains, c’est l’amour-propre. On dit bien que le malheur instruit; mais alors il est précepteur, et non législateur. (Note de Voltaire .)

Note_16Vertus absolues ne s’entend point du tout. Tout cet endroit manque encore de liaison et de clarté; et sans ces deux qualités nécessaires il n’y a jamais de beauté. (Note de Voltaire .)

Note_17 L’endroit de Locke est bien: aussi les idées en sont-elles liées, les mots sont propres, et cela serait beau en prose. (Note de Voltaire .)

Note_18 L’endroit de Malebranche, bien écrit, parce qu’il est sagement écrit. (Note de Voltaire .)

Note_19 Ce n’est pas grande merveille que l’homme moins vain soit plus grand; cela ne rend pas la belle devise de Locke: Scientiam minuit ut certiorem faceret: « Il diminua la science pour augmenter la certitude. » (Note de Voltaire .)

Note_20 Ce vers est beau. (Note de Voltaire .)

Note_21 Voila deux vers admirables et que je retiendrai par coeur toute ma vie. Je vous demande même la permission de les citer dans une nouvelle édition des Éléments de Newton, à laquelle j’ajoute un petit traité de ce que pensait Newton en métaphysique. Ces deux vers valent mieux qu’une épître de Boileau. (Note de Voltaire .)

— Voltaire voulait, en 1738, donner à Paris une édition de ses Éléments de Newton, dans laquelle il aurait admis la Métaphysique (qui forme aujourd’hui la première partie des Éléments). Mais cette Métaphysique fut précisément le principal motif du refus du chancelier d’Aguesseau de permettre l’impression en France. Ce ne fut qu’en 1740 que cette Métaphysique fut imprimée séparément; ce ne fut qu’en 1741 qu’elle fut imprimée en tête des Éléments. Voltaire ne se ressouvint plus de l’idée qu’il avait eue de citer les deux vers d’Helvétius.

Note_22 Ce commencement me parait bien: il est clair, il est exprimé comme il faut. Peut-être le dernier vers est-il un peu brusque. (Note de Voltaire .)

Note_23 Je n’aime point Zoroastre au présent. Il me semble que ce prétend ne convient qu’à un auteur qu’on lit tout les jours. D’ailleurs Zoroastre n’est pas connu en Égypte, mais en Asie; il n’attesta pas les mages, il les fonda. (Note de Voltaire .)

Note_24 Cet quatre vers sont beaux; mais je dois vous redire que le saut de Zoroastre, fondateur d’une religion et d’une philosophie, à Burnet, dont on se moque, est un saut périlleux, et c’est aller d’un océan dans un crachat.

Burnet parle du déluge, etc. On se soucie fort peu de tout cela. J’aimerais bien mieux mettre en beaux vers le sentiment de tous les philosophes grecs sur l’éternité de la matière, et dire quelque chose d’Épicure. (Note de Voltaire .)

Note_25 Les six vers suivants sont très beaux. (Note de Voltaire .)

Note_26 A merveille! (Note de Voltaire .)

Note_27 Ces deux vers sont à la Molière, les deux suivants à la Boileau, les quatre à la Helvétius, et très beaux. (Note de Voltaire .)

Note_28 Il y a là deux que pour un. Prenez garde aux que et aux qui. Ces maudits qui énervent tout. D’ailleurs Protée et Aristée viennent là trop abrupto. Cela serait bon si cette seconde partie de la période avait quelque rapport avec la première. On pourrait dire: Sachons que, si la nature est un Protée qui se cache aux paresseux, elle se découvre aux Aristée. Sans cette attention à toutes vos périodes, vous n’écrirez jamais clairement; et sans la clarté, il n’y a jamais de beauté. Souvenez-vous du vers de Despréaux (épître IX, 59):

Ma pensée au grand jour toujours s’offre et s’expose.

Voltaire, à la fin de l’épître, ajoute pour dernière note: Cette fin tourne trop court, est trop négligée. En remaniant cet ouvrage, vous pouvez le rendre excellent. (Note de Voltaire .)

Note_29 Très bien. (Note de Voltaire .)

Note_30 Bien, ces six vers. (Note de Voltaire .)

Note_31 Les deux vers auxquels vous avez substitué ces deux-ci étaient bien, et ceux-ci sont mieux. (Note de Voltaire .)

Note_32 Bien. (Note de Voltaire .)

Note_33Ici étaient des vers sur lesquels Voltaire disait: « Je retrancherais ces quatre vers; on ne se soucie pas de savoir à fond le système de Zoroastre, qui peut-être n’est rien de tout cela.
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Loin d’épuiser une matière,
On n’en doit prendre que la fleur.
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« Il ne faut peindre que ce qui mérite de l’être, et quae desperat tractata nitescere posse relinquit. » (Note de Voltaire .)Les deux vers français cités dans cette remarque sont de La Fontaine, épilogue du livre VI des Fables; les mots latins sont d’Horace, Art poétique, 149-150.

Note_34 Bon. (Note de Voltaire .)

Note_35 Vers admirable. Je vous dirai en passant que le roi de Prusse en fut extasié; je ne vous dis pas cela pour vous faire honneur, mais pour lui en faire beaucoup.

Ce vers, il est vrai appartient à tous les systèmes; mais on peut très bien lui conserver ici sa place en disant que c’est un effet du système de Zoroastre; et si ce vers convient à tous les systèmes, ne convient-il pas aussi à celui-ci. (Note de Voltaire .)

Note_36 Beau. (Note de Voltaire .)

Note_37 Beau. (Note de Voltaire .)

Note_38 Cela est nouveau et très noble. (Note de Voltaire .)

Note_39Ici étaient encore plusieurs vers sur lesquels Voltaire disait: «J’ôterais tout cela. Plus vous resserrerez votre ouvrage, plus il aura de force. » (Note de Voltaire .)

Note_40 Très beau. (Note de Voltaire .)

Note_41 Vers admirable (Note de Voltaire .)

Note_42 On ne peut mieux. (Note de Voltaire .)

Note_43 Vers très joli. (Note de Voltaire .)

Note_44 Vers charmant. (Note de Voltaire .)

Note_45 Voilà qui est très bien; cela est net, précis, et dans le vrai style de l’épître. (Note de Voltaire .)

Note_46 La moitié de cette page me paraît parfaite. (Note de Voltaire .)

Note_47 Page encore excellente. (Note de Voltaire .)

Note_48 Je ne sais si puits n’est pas un peu trop commun; du reste cela est excellent. (Note de Voltaire .)

Note_49 On ne peut mieux. (Note de Voltaire .)

Note_50 Je voudrais quelque chose de mieux que et le ciel. Je voudrais aussi finir par quelque vers frappant. Votre épître en est pleine. (Note de Voltaire .)

Note_51 Je n’aime pas ce mensonge impur; vous sentez que ce n’est qu’une épithète; je crois vous avoir dit là-dessus mon scrupule.

« Vous voyez bien, mon cher ami, qu’il n’y a plus que quelques rameaux à élaguer dans ce bel arbre. Croyez-moi, resserrez beaucoup ces rêveries de nos anciens philosophes; c’est moins par là que par des peintures modernes que l’on réussit. Je vous le dis encore, vous pouvez aisément faire de cette épître un ouvrage qui sera unique en notre langue, et qui suffirait seul pour vous faire une très grande réputation. Je vous embrasse, et je serais jaloux de vous si je n’en étais enchanté. » (Note de Voltaire .)

Note_52 Dans une lettre à Helvétius, du 4 décembre 1738, Voltaire dit lui renvoyer son Épître apostillée. Il est à croire que c’est de cette épître qu’il s’agit. Ces remarques ont été publiées pour la première fois en 1814, dans le Magasin encyclopédique, tome VI, pages 273 et suivantes. (B.)

Note_53Toute, mot qui affaiblit le sens, mot oiseux. (Note de Voltaire .)

Note_54Que n’est, allongement qui énerve la pensée. Pensée d’ailleurs trop commune, et qui a besoin d’être relevée par l’expression. De plus, que n’est est trop près de que ne sont; bannissez-les tous deux. (Note de Voltaire .)

Note_55 Son calme, son joug deux figures incompatibles l’une avec l’autre; grand défaut dans l’art d’écrire. (Note de Voltaire .)

Note_56 Fuyons surtout l’ennui. Surtout, mot inutile; idée non moins inutile: car qui ne veut fuir l’ennui? (Note de Voltaire .)

Note_57Plus insupportable, trop voisin de moins à redouter. Ces plus et ces moins trop souvent répétés tuent la poésie. (Note de Voltaire .)

Note_58 Toi qui détruit l’esprit, en amortit la flamme.

Il faut qui détruis: ce toi qui gouverne la seconde personne. De plus il est superflu de parler de la flamme amortie quand il est détruit. (Note de Voltaire .)

Note_59 La honte à la fois et la rouille. Ces deux vices de l’âme ne sont point contraires l’un à l’autre. Ainsi à la fois est de trop. On dirait bien que l’ambition est à la fois la gloire et le malheur de l’âme; ces oppositions sont belles. Mais entre rouille et honte il n’y a point d’opposition. (Note de Voltaire .)

Note_60 Toi qui verse en son sein, ton assoupissement.

Il faut verses et non verse. Mais on ne verse point un assoupissement. (Note de Voltaire .)

Note_61Suspends et non suspend, etc. Il ne faut point tant retourner sa pensée. (Note de Voltaire .)

Note_62 On peut peindre l’araignée, mais il ne faut pas la nommer. Rien n’est si beau que de ne pas appeler les choses par leur nom. (Note de Voltaire .)

Note_63Gluants forme une image plus désagréable que vrai. (Note de Voltaire .)

Note_64 Je ne sais si l’âme oisive peut être comparée à une mouche dans une toile d’araignée. (Note de Voltaire .)

Note_65 Dans les esprits oisifs porte ta léthargie.

L’oisiveté est déjà léthargie. (Note de Voltaire .)

Note_66Refoule en ton sein. Refoule n’est pas le mot propre. Elle peut reprendre, ravaler, etc., mon poison. Mais ces images sont dégoûtantes. (Note de Voltaire .)

Note_67 Les vers à Émilie sont beaux, mais ne sont pas liés au sujet. Il s’agit de travail, d’oisiveté. Il manque là un enchaînement d’idées.
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Tantum series juncturaque pollet.
(Horace, Art poét., 242.) 
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(Note de Voltaire .)

Note_68 Il faudrait que ces derniers vers fussent plus serrés et aussi plus rapprochés du commencement du portrait d’Émilie. (Note de Voltaire .)

Note_69 Pour Dieu, point de mortel divin; le mot d’ami vaut bien mieux. Conservez la beauté des vers, et ôtez l’excès des louanges. (Note de Voltaire .)

Note_70 Il manque ici deux vers. (Note de Voltaire .)

Note_71 Ne gâtez point ces beaux vers par des autels. (Note de Voltaire .)

Note_72 Scipion n’est pas amené. Il faudrait auparavant passer imperceptiblement de la carrière des sciences à celle des héros. La distance est grande; Il faut un pont qui joigne les deux rivages. (Note de Voltaire .)

Note_73 L’âme de ce sage. Ce fait languir, et est dur. Il manque un vers. (Note de Voltaire .)

Note_74 Il manque là quelque chose. (Note de Voltaire .)

Note_75 Tout cela est incohérent. Fiat lux. (Note de Voltaire .)

Note_76Conviens-en, Scipion. Convenez que cela est trop prosaïque, et que cela gâte ce beau vers, et très beau:

Achever ton bonheur qu’ébaucha ta vertu. (Note de Voltaire .)

Note_77 Encore manque de liaison, et trop d’apostrophes coup sur coup. C’est un défaut dans lequel je tombe quelquefois, mais je ne veux pas que vous ayez mes défauts. (Note de Voltaire .)

Note_78 Pour toi ce sont. Ce n’est pas supportable ces idées communes ne sont pas bien amenées. (Note de Voltaire .)

Note_79 Beau vers qu’il faut mieux préparer. (Note de Voltaire .)

Note_80 La douleur n’est point une ressource. Encore une fois, il faut que ces lieux communs soient plus pressés, touchés d’une manière plus neuve.
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Difficile est proprie communia dicere.
(Hor., Art Poét., 128.)
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(Note de Voltaire .)

Note_81Esclave ne va point avec blessures, sonder jure avec soutenir, et tout cela fait un tableau peu dessiné. (Note de Voltaire .)

Note_82 Encore une apostrophe. (Note de Voltaire .)

Note_83 Encore un lieu commun. (Note de Voltaire .)

Note_84 Il manque une syllabe, mais il y a là trop de vers. (Note de Voltaire .)

Note_85 Un autre après le suit. Sans doute quand on suit on est après. Mettez plus de force et de précision, élaguez beaucoup. (Note de Voltaire .)

Note_86 Ces désirs qui se suivent jurent avec ce pin. L’ambition est un pin est une expression mauvaise (Note de Voltaire .)

Note_87 La tête d’un pin ne s’élève pas d’autant plus qu’on en approche; passe pour une montagne escarpée (Note de Voltaire .)

Note_88 Lieux communs encore: gardez-vous-en. (Note de Voltaire .)

Note_89 Tu demeures, terme trop faible qui fait languir le vers. (Note de Voltaire .)

Note_90 Cela a été trop souvent dit. (Note de Voltaire .)

Note_91Domptez vos passions n’est pas fait pour les politiques rongés de la passion de l’envie, de l’ambition, de l’avarice, de l’intrigue, etc. (Note de Voltaire .)

Note_92 Au milieu des tourments. Quels tourments? vous n’en avez pas parlé. (Note de Voltaire .)

Note_93 Jamais politique n’a crié Je suis heureux. (Note de Voltaire .)

Note_94 Encore des apostrophes, encore ce manque de jointure, encore du lieu commun. (Note de Voltaire .)

Note_95 Qu’a de commun l’abondance d’une prairie avec ces politiques? Gare l’églogue dans tout ce qui suit, non erat his locus. Quatre vers suffiront, mais il faut qu’ils disent beaucoup en peu, et il faut surtout des jointures. (Note de Voltaire .)

Note_96 Flore ne cueille point des robes, cela est trop fort. (Note de Voltaire .)

Note_97 Déclamation sans but. C’est le plus grand des défauts. (Note de Voltaire .)

Note_98 Il manque un vers. (Note de Voltaire .)

Note_99 Qu’est-ce que les arts ont à faire là? Tout ce morceau est décousu. Aegri somnia. (Note de Voltaire .)

Note_100 Comment! encore une apostrophe, point d’autre figure, point d’autre transition?... le fouet. (Note de Voltaire .)

Note_101 Ce n’est point en mourant si vite qu’il ressemble à la divinité: contradiction intolérable dans de très beaux vers mal amenés. (Note de Voltaire .)

Note_102 Ce mot arracher ne signifie point transporter hors de soi-même; il donne l’idée de la souffrance et non l’idée du plaisir. (Note de Voltaire .)

Note_103Sont. il faut seraient; mais il ne faut rien dire de cela, il faut éviter cette déclamation mille fois rebattue. (Note de Voltaire .)

Note_104 Encore apostrophe sans transition! Est-il possible? (Note de Voltaire .)

Note_105 Chercher le bonheur, et ne le pas connaître, ne sont pas deux idées assez opposées. C’est parce qu’on ne le connaît pas bien qu’on le cherche. On cherche tous les jours un inconnu. (Note de Voltaire .)

Note_106Ce Dieu. On n’a jamais dit que le bonheur fût un dieu. Cette hardiesse, supportable dans une ode, n’est pas convenable à une épître; il faut à chaque genre son style. (Note de Voltaire .)

Note_107Faveur n’est pas bien en opposition avec entrave. On ne dit point entrave au singulier. (Note de Voltaire .)

Note_108 Eh bien! autre apostrophe sans liaison! Ah! (Note de Voltaire .)

Note_109Ne s’en trouve-t-il point. Le style de l’épître, tout familier qu’il est, n’admet point ces tours trop communs: On dit sans s’avilir les plus petites choses. (Note de Voltaire .)

Note_110 Le bonheur est là personnifié ab abrupto, sans aucun adoucissement. Ce sont des images incohérentes. (Note de Voltaire .)

Note_111 Ivre de passion, l’invoquer; il semble qu’on invoque sa passion. Et puis chercher sa demeure, courir au précipice, invoquer! lieux communs mal assortis. Ces deux pages précédentes devraient être resserrées en vingt vers bien frappés, et ensuite on viendrait à l’Étude qui est le but de l’épître. (Note de Voltaire .)

Note_112Étude. Toujours même défaut, toujours une apostrophe qui n’est point amenée. (Note de Voltaire .)

Note_113Trop heureuse, terme oiseux. Ce trop est de trop. (Note de Voltaire .)

Note_114 On ne dit point tout cru le jour d’un flambeau. (Note de Voltaire .)

Note_115 Les vers n’y viennent pas. Non erat his locus. (Note de Voltaire .)

Note_116 S’il a tout, l’hémistiche qui suit est inutile. (Note de Voltaire .)

Note_117Ce même homme, faible et traînant. (Note de Voltaire .)

Note_118Roseau fragile, image peu liée avec avoir tout. (Note de Voltaire .)

Note_119 Trop de comparaisons entassées. Il ne faut prendre que la fleur d’une idée, il faut fuir le style de déclamateur. Les vers qui ne disent pas plus, et mieux, et plus vite, que ce que dirait la prose, sont de mauvais vers.

Enfin il faut venir à une conclusion qui manque à l’ouvrage; il faut un petit mot à la personne à qui il est adressé. Le milieu a besoin d’être beaucoup élagué. Le commencement doit être retouché, et il faut finir par quelques vers qui laissent des traces dans l’esprit du lecteur. (Note de Voltaire .)

Note_120 J’ai cru cet opuscule plus convenablement placé dans les Mélanges que dans la Correspondance, où il a été jusqu’à ce jour. Le Mémoire de Desfontaines, qui en est l’objet, fut sans doute publié dans le procès commencé à l’occasion de la Voltairomanie, mais qui ne fùt pas continué. (B.) —Voyez une note, tome XXII.

Note_121 Juvénal, II, 24.

Note_122Poésies sacrées; voyez note, tome XXII.

Note_123 Le Nouveau Gulliver. Paris, 1730, deux volumes in-12.

Note_124Histoire des révolutions de Pologne jusqu’à la mort d’Auguste II, 1735, deux volumes in-12. Desfontaines revit seulement cet ouvrage, qui est des avocats Georgeon et Poullin. (B.)

Note_125 Voyez une note, tome XXII.

Note_126 Laurent Bordelon, mort en 1730.

Note_127 Allusion à l’homosexualité de Desfontaines.

Note_128
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           Dom Zapata Pascal
Ou Pascal Zapata, car il n’importe guère
Que Pascal soit devant ou Pascal soit derrière.
(Scarron, Dom Japhet d’Arménie, acte II, sc. i.)
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Note_129 Lavau, après avoir passé quinze ans de sa vie à élever de jeunes seigneurs, publia l’Éducation, poème divisé en deux chants, 1739, in-8°.

Note_130 Voici, au sujet de Desfontaines, quelques vers tirés d’un des manuscrits de Voltaire conservés à Saint-Pétersbourg:
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Pour juger la littérature,
L’impudence en original,
La faim, l’envie et l’imposture,
Se sont construit un tribunal.
De ce petit trône infernal
Où siègent ces quatre vilaines,
Partent les arrêts du journal
De monsieur l’abbé Desfontaines.
.
(Leouzon Leduc, Voltaire et la Police, l867, p. 186.)

Note_131 La fin de cet alinéa se retrouve dans le Mémoire sur la Satire, qui suit.

Note_132 Il avait paru sous le nom du chevalier de Mouhy.

Note_133 Ce passage se retrouve aussi presque textuellement dans le Mémoire sur la Satire.

Note_134 Célèbre médecin qui fut doyen de la faculté; mort en 1742.

Note_135 Procope, fils du cafetier.

Note_136VARIANTE: « Des injures atroces, ce malheureux partage de la colère et de l’aveuglement. » (Voltaire et la Police, page 187.)

Note_137 La Voltairomanie portait en sous-titre: Lettre d’un jeune avocat en forme de Mémoire, au nom des avocats. Un membre du barreau de Paris, nommé Pageau, récusa au nom de son ordre toute participation à ce libelle de Desfontaines. Voltaire cite sa lettre dans son Mémoire sur la Satire.

Note_138 Ce sont les Éclaircissements que nous avons donnés dans le tome XXII.

Note_139 Il est au tome VIII de la présente édition.

Note_140 Je n’ai pu découvrir ce libelle clandestin, que Voltaire attribue à Desfontaines. (B.)

Note_141 Desfontaines est auteur des Lettres d’un comédien français au sujet de l’Histoire du théâtre italien, écrite par M. Riccoboni, dit Lélio, 1728, in-12.

Note_142 A la suite de la troisième édition du Dictionnaire néologique (et des suivantes), on trouve la Réception de l’illustre messire Christophe Mathanasius.

Note_143 L’Éloge historique de Pantalon Phoebus (Lamotte) est imprimé à la suite du Dictionnaire néologique.

Note_144Deux Lettres d’un rat calotin à citron Barbet (contre Moncrif), 1720, in-12, sont aussi réimprimées à la suite du Dictionnaire néologique.

Note_145La Vérité sur la religion chrétienne. Voltaire n’a pas toujours parlé aussi favorablement de cet ouvrage; voyez t. XX, p. 416 et 437; XXI, p. 505.

Note_146Lettres contre l’abbé de Houteville. (Note de Voltaire .) — Voltaire veut parler des Lettres de M. l’abbé *** à M. l’abbé Houteville, 1722; il y a vingt lettres. Le fond est du jésuite Hougnant. (B.)

Note_147 Lettres sur les Anglais et les Français, 1726, deux volumes in-12.

Note_148VARIANTE. « Une élégance singulière. » (Voltaire et la Police, Page 488.)

Note_149 Desfontaines était le rédacteur des Observations sur les ouvrages modernes, voyez tome XXII.

Note_150Racine vengé, ouvrage composé à propos des Remarques de l’abbé d’Olivet sur ce poète.

Note_151 Dans son Dictionnaire néologique. (Note de Voltaire .) $Sur cet ouvrage, voyez la note, tome XXII.

Note_152 Ce qui suit est reproduit dans le Mémoire sur la Satire.

Note_153Meis contentus, Horace, livre I, satire vi, vers 96.

Note_154 Voyez la note sur le n° XXVII du Préservatif, tome XXII.

Note_155 Ce que Voltaire imprime ici en italique n’est pas le texte, mais l’analyse de ce qu’on lit dans la Voltairomanie, pages 10 et suivantes. (B.)

Note_156 Mme du Châtelet; voyez les Mémoires de Longchamp et Wagnière, l826, tome II, pages 417 et suivantes.

Note_157 Ce fragment de lettre est aussi dans le Mémoire sur la Satire, mais avec quelques mots de moins.

Note_158 Thieriot.

Note_159 Voyez, sur la triste conduite de Thieriot en cette affaire, la Correspondance (1739), et Voltaire à Cirey, par M. Gust. Desnoireterres.

Note_160 Les passages que Voltaire cite ici de trois lettres sont reproduits dans le Mémoire sur la Satire.

Note_161 Ce texte n’est pas tout à fait celui de la lettre de Thieriot à Mme du Châtelet, du 14 décembre 1738, lettre publiée, en 1826, dans les Mémoires sur Voltaire, etc., par Longchamp et Wagnière, tome II, page 431.

Note_162 Avec quelle audace aveugle le sieur Desfontaines ose-t-il défier qu’on lui montre un seul exemplaire de ce libelle, intitulé Apologie?Peut-il nier que, malgré les soins du sieur Thieriot, il n’en ait échappé quelques exemplaires? L’abbé Desfontaines lui-même, dans un autre de ses libelles, intitulé Pantalon Phoebus, page 73,fait parler ainsi M. de Lamotte: « J’ai été bien maltraité dans un écrit intitulé Apologie de Voltaire; ce qui me console, c’est que cet ouvrage a été supprimé. » voilà donc l’abbé Desfontaines convaincu par lui-même. (Note de Voltaire .)C’est au nombre 64 du Pantalon Phoebeana, imprimé à la suite du Dictionnaire néologique, qu’est la phrase citée par Voltaire dans cette note. (B.)

Note_163 Quoique vivant à Paris, Desfontaines était resté curé de Thorigny-sur-Vire. (G. A.)

Note_164La Déification du docteur Aristarchus Masso, libelle contre Voltaire, inconnu jusqu’alors de celui-ci, et que Desfontaines avait reproduit dans sa Voltairomanie. Voyez la Correspondance à cette époque, et les Conseils à un journaliste, tome XXII.

Note_165 Cette épigramme, rapportée aussi dans le Mémoire sur la Satire, n’est pas dans les Oeuvres de J.-B. Rousseau. (B.)

Note_166 C’est la lettre de Rousseau, du 22 mai 1736, imprimée dans la Bibliothèque française, tome XXIII, page 138, et qui fit naître la lettre de Voltaire, du 20 septembre 1736; voyez la Correspondance.

Note_167 A Bruxelles.

Note_168 Elle a été aussi déposée. (Note de Voltaire .)

Note_169Bibliothèque française, tome XXIV, page 157.

Note_170 VARIANTE de la péroraison:

« Nous nous taisons ici, parce que nous avons trop à dire; nous n’étalerons pas au public les preuves de dix années de calomnies, les remords de ceux qui ont eu part à tant d’horreurs, nous ne ferons point remarquer que les coupables les plus punis sont ceux qui se corrigent le moins; nous avons de quoi faire un procès criminel plus funeste que celui qui priva le sieur Rousseau de sa patrie; nous ne montrons point ici la lettre de M. le duc d’Aremberg, qui convainc cet homme d’une nouvelle imposture. Nous lui souhaitons seulement des remords véritables. Plût à Dieu que ces querelles si déshonorantes pussent aussi aisément s’éteindre qu’elles ont été allumées! Plût à Dieu qu’elles fussent oubliées à jamais! Mais le mal est fait, il passera peut-être à la postérité. Que le repentir aille donc jusqu’à elle. Il est bien tard, mais n’importe il y a encore pour le sieur Rousseau quelque gloire à se repentir. Peut-être même, si nos fautes et nos malheurs peuvent corriger les autres hommes, naîtra-t-il quelque avantage de ces tristes querelles, dont le sieur Rousseau a fatigué deux générations d’hommes. Cet avantage que j’espère de ce fléau malheureux, c’est que les gens de lettres en sentiront mieux le prix de la paix, et l’horreur de la satire, et qu’il arrivera dans la littérature ce qu’on voit dans les États, qui ne sont jamais mieux réglés qu’après des guerres civiles.

« Que les gens de lettres songent encore une fois quels sont les fruits amers de la critique, qu’ils songent qu’après trente années on retrouve un ennemi, et qu’un mot suffit pour empoisonner toute la vie. Pourquoi l’abbé Prévost, qui juge très librement des ouvrages d’esprit, ne s’est-il point fait d’ennemis? C’est qu’il est poli et mesuré dans ses critiques les plus sévères. Pourquoi celui qui en use autrement est-il en exécration dans Paris? Chaque lecteur trouvera aisément la réponse. Le sieur de Voltaire avouera sans peine qu’il a été trop sensible aux traits de ses deux ennemis, Rousseau et Desfontaines, aux injustices du premier, parce qu’il estimait beaucoup quelques-uns de ses anciens ouvrages, et que l’auteur de la Henriade ne méritait pas ses insultes; aux outrages de second, parce qu’il est affreux d’être ainsi traité pour prix de ses bienfaits. Il y a des hommes qui ont l’art d’opposer

le silence aux injures et de forger sourdement les traits de leur vengeance; il y en a d’autres qui, nés avec un coeur plus ouvert et incapables de dissimuler, disent hautement ce qu’ils sentent et ce qu’ils pensent. Le sieur de Voltaire est de ce nombre. J’espère que les magistrats auxquels il a l’honneur de présenter ce Mémoire compatiront à sa sensibilité, et rendront justice à sa bonne foi.

« Ce Mémoire, composé à la hâte par un homme qui n’a que la vérité pour éloquence et son innocence pour protection, apprendra du moins à la calomnie à trembler. Son véritable supplice est d’être réfutée, et s’il n’y a point parmi nous de loi contre l’ingratitude, il y en a une gravée dans tous les coeurs qui venge le bienfaiteur outragé et punit l’ingrat qui persécute. » (Voltaire et la Police, page 193.)

Note_171 Cette lettre est celle au P. Tournemine, qu’on trouvera dans la Correspondance, fin de décembre 1735.

Note_172 La date de 1739 est donnée par l’auteur lui-même, page 60. Ce Mémoire sur la Satire n’est qu’une seconde version du Mémoire qui précède mais il n’y a pas deux pages de semblables dans ces deux versions.

Note_173La Voltairomanie; voyez la note, tome XXII.

Note_174 Voyez la Préface de l’édition de 1730, tome I du Théâtre.

Note_175 L’abbé Dubos est auteur d’une Histoire critique de l’établissement de la monarchie française dans les Gaules, 1734, trois volumes in-4°; 1743, deux volumes in-4°, ou quatre volumes in-l2.

Note_176 Il s’agit du musicien (1672-1749), auteur de l’opéra d’Issé, dont les paroles sont de Lamotte.

Note_177 Maître de chapelle à la cour de France (1660-1744).

Note_178 Voyez les Commentaires même de Boileau. (Note de Voltaire .)

Note_179 Boileau, satire I, vers 77-78; à Pelletier il substitua Colletet.

Note_180 Vers 17-20.

Note_181 Lettre à Cideville, en tête du Temple du Goût, tome VIII; et dans l’Épître sur la calomnie, à Mme du Châtelet, tome X.

Note_182 Satire III, vers 185-87.

Note_183 Il ne reste rien de cette tragédie de Racine, que l’auteur paraît même avoir abandonnée sans l’achever. (B.)

Note_184Art poét., IV, 201.

Note_185 De Chapelain.

Note_186 D’Olivet, dans son Histoire de l’Académie, 1743, II, 160, ne parle que d’un, et c’est l’abbé Cassagnes, auteur du poème de Henri le Grand. — Voyez sur l’abbé Cassagnes, tome VIII, la note.

Note_187 Toute cette section est consacrée à J.-B. Rousseau.

Note_188 Le procès de J.-B. Rousseau est de 1710 et 1711 (voyez tome XXII); Voltaire avait alors seize à dix-sept ans.

Note_189 Voyez, tome X, l’épître à Mme du Châtelet, sur la calomnie, 1733

Note_190 C’est la lettre de J.-B. Rousseau, du 22 mai 1736. Elle est au tome XXIII de la Bibliothèque française, pages 138-154, voyez aussi ibid., 254.

Note_191 Le billet du duc d’Aremberg est rapporté dans le Mémoire qui précède, et dans la lettre de Voltaire aux auteurs de la Bibliothèquefrançaise du 20 septembre 1736; voyez la Correspondance.

Note_192 Tome XXIV de la Bibliothèque française, page 380. Ce sont des conseils autant que des excuses.

Note_193 Ce sont les trois Épîtres nouvelles, qui sont le sujet de l’Utile examen, imprimé dans le tome XXII.

Note_194 Desfontaines, qui a imprimé dans la Voltairomanie plusieurs pièces de vers de J.-B. Rousseau.

Note_195 Cette épigramme, déjà rapportée par Voltaire dans le Mémoire qui précède ne se trouve pas dans les Oeuvres de J.-B. Rousseau.

Note_196 L’édition de 1752 des Mémoires pour servir à l’histoire de la calotte, postérieure au Mémoire sur la Satire, est même en six parties. Voltaire n’y est pas ménagé. Voyez l’Avertissement de Beuchot en tête des Lettres philosophiques, tome XXII; l’édition intitulée Recueil des pièces du régiment de la calotte, Paris (Hollande), 1726, contient, page 264, une pièce contre Camusat, qu’on donne comme étant de Voltaire, et qui n’est pas dans l’édition de 1752.

Note_197 Voyez, dans la Correspondance, la lettre au P. Porée, du 7 janvier 1730, lettre qui, pendant longtemps, a été imprimée à la tête d’Oedipe et sous la date de 1729.

Note_198 La Jonchère. Voyez, dans les Mélanges, année 1767, la xxie des Honnêtetés littéraires; et dans la Correspondance, la lettre à Mme Denis, du 20 décembre 1753.

Note_199 L’abbé Desfontaines; voyez, dans les Mélanges, année 1773, le Fragment d’une lettre sous le nom de M. de Morza.

Note_200 Quelques mots de cet alinéa sont dans le Mémoire qui précède.

Note_201 Ces expressions sont aussi dans le Mémoire.

Note_202 Ce qui suit est dans le Mémoire.

Note_203 Meis contentus, Horace, livre I,, satire VI, vers 96.

Note_204 Tout ceci est en d’autres termes dans le Mémoire.

Note_205 Ce fragment de lettre est dans le Mémoire, avec quelques mots de plus.

Note_206 Voyez la note de Voltaire, page 39.

Note_207 Les extraits de lettres que Voltaire cite dans la note suivante sont déjà dans le Mémoire.
 

Note_208 Extraits des lettres de M. Thiriot.

« Du 16 août 1726.
« Il a fait, du temps de Bicêtre, un ouvrage contre vous, intitulé Apologie de M. de Voltaire, que je l’ai forcé, avec bien de la peine, à jeter dans le feu. C’est lui qui a fait, à Évreux, une édition du poème de la Ligue, dans lequel il a inséré des vers de sa façon contre M. de Lamotte, etc. »

«  Du 31 décembre 1738.
« Je me souviens très bien qu’à la Riviére-Bourdet, chez feu M. le président de Bernières, il fut question d’un écrit contre M. de Voltaire, que l’abbé Desfontaines me fit voir, et que je l’engageai de jeter au feu, etc. »

« Du 14 janvier 1739.
« Je démens les impostures d’un calomniateur; je méprise les éloges qu’il me donne; je témoigne ouvertement mon estime, mon amitié, ma reconnaissance pour vous, etc. (Note de Voltaire .)