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Notes.
Note_1
Voyez la note de Voltaire lui-même donne à la vingt-deuxième
lettre la date de 1720; et aux onzième et vingtième, la date
de 1727.
Note_2Lettres
philosophiques, par M. de V.... à Amsterdam, chez E. Lucas,
au Livre d’or, 1734, in-12 de 387 pages, plus les titre et table en faisant
4: — Lettres philosophiques, par M. de V.... à Amsterdam,
chez E. Lucas, au Livre d’or, 1734, in-8° de 124 pages, plus 57 pages.
- Lettres philosophiques, par M. de V.... à Amsterdam, chez
E. Lucas, au Livre d’or, 1734, in-12 de 354 pages, plus le titre et la
table en 4 pages. — Lettres écrites de Londres sur les Anglais
et autres sujets, par M. de V***, à Bâle (Londres), 1734,
in-8° de VIII, et 228 pages, plus une table des principales matières
en 20 pages. — Lettres philosophiques, par M. de V...., à
Rouen, chez Jore, libraire, 1734, in-12 de 190 pages: s’il faut en croire
Jore, cette édition se vendait chez Ledet, qu’il qualifie Imprimeur
du sieur de Voltaire, à Amsterdam. On aura remarqué que
le nom de Jore est imprimé fautivement sur cette édition.
Note_3
Lettre de Voltaire, du 1er mai 1733.
Note_4Histoire
d’un Voyage littéraire fait, en MDCCXXXIII, en France, en Angleterre
et en Hollande, page 186.
Note_5
Lettre à M. de Sade, du 3 novembre 1733. L’abbé Prévost,
qui parle longuement de ces lettres dans le Pour et le Contre, tome
1er, pages 241, 273, 297, d’après une traduction anglaise qu’il
attribue à M. Lockmann, en cite le titre Letters concerning the
english nation, by M. de Voltaire, in-8°. L’abbé Prévost,
qui avait eu une copie des lettres en français, reproche quelques
erreurs au traducteur, et dit qu’on trouve à la fin du volume une
vingt-cinquième lettre (celle sur l’Incendie d’Altena)qui
n’a point de liaison avec l’ouvrage. Cette édition anglaise serait
donc autre que celle que donna Thieriot, sans doute sur ou d’après
les originaux qui avaient été écrits en anglais par
l’auteur, et doit être celle qui porte l’adresse de Davis et Lyon,
1733, in-8° de 153 pages, plus les titre, préface, table des
lettres et table des matières; elle a été réimprimée
en 1778, in-12. Cette dernière édition ne contient toutefois
que les vingt-quatre lettres sur les Anglais.
Note_6
Voyez, tome 1er de la présente édition, la lettre de Jore,
du 20 décembre 1738, parmi les pièces justificatives, à
la suite de la Vie de Voltaire.
Note_7Voltariana,
ou Éloges amphigouriques de F. Marie Arouet, 1748, in-8°.
Je crois, avec M. Leschevin, que les éditeurs de cette turpitude
littéraire pourraient fort bien être Travenol fils et Mannory.
Saint-Hyacinthe, à qui on l’a souvent attribué, était
mort en Hollande deux ans avant la publication qu’on on fit.
Note_8
Il n’est pas inutile de dire que cette même lettre a été
reproduite dans un recueil de pièces (la plupart obscènes):
Lettre philosophique, par M. de V***, avec plusieurs pièces galantes
et nouvelles de différents auteurs, 1756, petit in-8°; 1774,
in-8°, etc.
Note_9
Arrêt de la cour du parlement, qui ordonne qu’un livre intitulé
Lettres philosophiques, par M. de V...., à Amsterdam,
chez E. Lucas, au Livre d’or, MDCCXXXIV, contenant vingt-cinq lettres
sur différents sujets, sera lacéré et brûlé
par l’exécuteur de la haute justice:
EXTRAIT DES REGISTRES DU PARLEMENT.
Ce jour, les gens du roi sont entrés, et, maître
Pierre Gilbert de Voisins, avocat dudit seigneur roi, portant la parole,
ont dit:
Que le livre qu’ils apportent à la cour leur a
paru exiger l’animadversion publique; qu’il ne se répand que trop,
et qu’on sait assez combien il est propre à inspirer le libertinage
le plus dangereux pour la religion et pour l’ordre de la société
civile que c’est ce qui les a portés à prendre les conclusions
sur lesquelles ils attendent qu’il plaise à la cour faire droit.
Eux retirés,
Vu le livre intitulé Lettres philosophiques,
par M. de V...., à Amsterdam chez E. Lucas, au Livre d’or, MDCCXXXIV,
contenant vingt-cinq lettres sur différents sujets, ensemble
les conclusions par écrit du procureur général du
roi la matière sur ce mise en délibération:
LA COUR a arrêté et ordonné que ledit
livre sera lacéré et brûlé dans la cour du Palais,
au pied du grand escalier d’icelui, par l’exécuteur de la haute
justice comme scandaleux, contraire à la religion, aux bonnes moeurs
et au respect dû aux puissances; fait très expresses inhibitions
et défenses à tous libraires, imprimeurs, colporteurs, et
à tous autres, de l’imprimer, vendre, débiter, ou autrement
distribuer en quelque manière que ce puisse être, sous peine
de punition corporelle: enjoint à tous ceux qui en auraient des
exemplaires de les remettre incessamment au greffe civil de la cour, pour
y être supprimés; permet au procureur général
du roi de faire informer contre ceux qui ont composé, imprimé,
vendu, débité ou distribué ledit livre, par-devant
M. Louis de Vienne, conseiller, pour les témoins qui seraient dans
cette ville, et par-devant les lieutenants criminel des bailliages et sénéchaussées,
et autres juges des cas royaux, à la poursuite des substituts du
procureur général du roi esdits sièges, pour les témoins
qui se trouveraient esdits lieux: permet à cet effet au procureur
général du roi être par lui pris telles conclusions,
et par la cour ordonné ce qu’il appartiendra. Ordonne que copies
collationnées du présent arrêt seront envoyées
aux bailliages et sénéchaussées du ressort, pour y
être lu, publié et registré; enjoint aux substituts
du procureur général du roi d’y tenir la main, et d’en certifier
la cour dans le mois. Fait en parlement, le 10 juin 1734.
Signé: Dufranc.
Et ledit jour, 10 juin 1734, onze heures du matin, à
la levée de la cour, et exécution du susdit arrêt,
le livre, y mentionné, a été lacéré
et jeté au feu par l’exécuteur de la haute justice, en présence
de nous Marie-Dagobert Ysabeau l’un des trois premiers et principaux commis
pour la grand’-chambre, assisté de deux huissiers de ladite cour.
Signé: Ysabeau.
L’auteur était vivement poursuivi. Il se trouvait
alors à Montjeu; il pu s’échapper et se réfugier en
lieu sûr. Non seulement il gagna Cirey, mais il prit le parti de
se retirer en Hollande. En même temps il écrit à M.
Hérault, lieutenant général de police, la lettre qu’on
trouvera dans la Correspondance, à l’année 1734. Ce
n’est qu’au bout de huit mois que Voltaire obtint la permission de revenir
à Paris, par une lettre du lieutenant de police du 2 mars 1735.
(L M.)
Note_10
Lettre à Cideville, du 1er juillet 1733.
Note_11
Au même, 1er juin 1734.
Note_12
29 avril 1734.
Note_13
Lettre à Formont, avril 1734; à Cideville, 22 juin 1734;
à La Condamine, 22 juin 1734.
Note_14
C’est en 1818 que je m’exprimais ainsi. Toutes les éditions de Voltaire,
données depuis, contiennent les Lettres philosophiques en
corps d’ouvrage.
Note_15
Je pense que ce fut en 1739 que l’auteur se décida à disperser
ou déguiser les Lettres philosophiques. J’ai sous les yeux les Oeuvres
de M. de Voltaire, nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement
augmentée, avec des figures en taille-douce, à Amsterdam,
chez Étienne Ledet et compagnie, 1738-39, quatre volumes in-8°.
Le quatrième porte seul la date de 1739, et l’on trouve, à
la fin des Mélanges de littérature et de philosophie, composés
de vingt-sept articles ou chapitres.
Le premier forme, depuis les éditions de Kehl,
la troisième section de l’article Gloire du Dictionnaire philosophique:
voyez tome XIX.
Le second se trouve aussi dans le Dictionnaire philosophique,
partie au mot Caton, partie au mot Suicide; voyez tomes XVIII et XX.
Les chapitres iii à xviii sont, à peu de
chose près, les seize premières Lettres philosophiques.
La dix-septième lettre, avec des additions, forme
les chapitres xix et xx.
Les chapitres xxi à xxv se composent des dix-huitième
et vingt-deuxième Lettres philosophiques.
Le chapitre xxvi est la vingt-quatrième des Lettres.
Le chapitre xxvii est intitulé Sur les Pensées
de Pascal.
Quoique dans la préface de cette édition
des Oeuvres de M. de Voltaire (1738-39), il soit dit: «
On donne cette nouvelle édition, à laquelle l’auteur n’a
eu d’autre part et d’autre intérêt que celui d’avoir beaucoup
corrigé la Henriade etc. », il est permis de croire
que c’est Voltaire qui l’a dirigée, autant qu’on peu diriger une
édition quand on n’est pas dans la ville même où elle
se fait. Cette préface est de l’abbé de Linant, à
qui Voltaire portait tant d’intérêt, et à qui peut-être
il en abandonna le produit. Voltaire du moins a concouru ou consenti cette
édition: le 6 juillet 1739, il écrivait à Helvétius:
« Je comptais vous envoyer de Bruxelles une nouvelle édition
de Hollande, etc. » Dans sa lettre à d’Argenson, du 21 mai
1740, à propos de ces quatre volumes imprimés à Amsterdam,
et des fautes des éditeurs, il dit: « J’ai corrigé
tout ce que j’ai pu, et il s’en faut de beaucoup que j’en aie corrigé
assez. En effet, il y a encore beaucoup de fautes dans cette édition.
Voltaire, par sa lettre à M. de La Roque (mars 1742), en signala
une singulière dans une phrase relative à Charles Ier. Une
faute dont Voltaire ne parle pas, que je sache, et qui mérite d’être
remarquée, c’est d’avoir donné au Mondain le titre
de Défense du Mondain; et à la Défense du
Mondain, le titre du Mondain.
Les libraires qui donnèrent les Oeuvres de M.
de Voltaire, nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement
augmentée, avec des figures en taille-douce, Amsterdam, aux
dépens de la compagnie, 1740, quatre volumes in-12, copièrent
servilement, sans y rien ajouter, l’édition de 1738-39. Leur contrefaçon
(je peux l’appeler ainsi) contient les mêmes fautes et les mêmes
dispositions des matières. L’édition des Oeuvres de Voltaire,
1742, cinq volumes in-12, présente des augmentations en plusieurs
parties; mais c’est dans les Mélanges que sont toujours fondues
les Lettres philosophiques: il en est de même de l’édition
de 1751, 11 volumes petit in-12, etc., etc.
Note_16
Les mots en italique sont ceux qu’emploie Palissot dans sa préface
du tome XXIX de son édition des Oeuvres de Voltaire.
Note_17
Ainsi, quoique tout au plus vingt-sept pièces aient été,
comme on l’a vu, produites sous le titre de Lettres philosophiques,
Palissot donne sous cette dénomination trente-neuf morceaux.
Note_18
Dans les éditions de Kehl et quelques autres, cette lettre et la
suivante formaient la première section de l’article Quakers du Dictionnaire
philosophique (voyez tome XX). Ce que Voltaire dit ici des quakers
donna naissance à la Lettre d’un quaker à François
de Voltaire, 1733. Barbier, qui attribue cette Lettre à
Josias Martin, cite une édition de 1748. J’en possède une
nouvelle édition, revue et corrigée, Londres, 1790,
in-8°. (B.)
Note_19
1734. « Je fus le chercher. »
Note_20
1734. « Bien bâtie, pleine de propreté, sans ornement.
»
Note_21
Il s’appelait André Pitt, et tout cela est exactement vrai, à
quelques circonstances près. André Pitt écrivit depuis
à l’auteur pour se plaindre de ce qu’on avait ajouté un
peu à la vérité, et l’assura que Dieu était
offensé de ce qu’on avait plaisanté les quakers. (V).
— Cette note a été ajoutée en 1739.
Note_22
1734. « Que tu es un étranger. »
Note_23
1734. « Lui dis-je. »
Note_24
1734. « Mon fils, repartit-il. »
Note_25
1734. « Nous sommes chrétiens, et tâchons d’être
bons chrétiens; mais nous ne pensons pas. »
Note_26
1734. « De l’eau froide sur la tête. »
Note_27
1734. « Eh! ventrebleu! »
Note_28
1734. « Hélas! dis-je, comme vous seriez brûlé
en pays d’inquisition, pauvre homme !... Eh! pour l’amour de Dieu, que
je vous baptise, et que je vous fasse chrétien! »
Note_29
1734. « Oui, mon fils. »
Note_30
1734. « Qu’il s’était. »
Note_31
Chap. I, v. 26-27.
Note_32
I, I, 17.
Note_33
1734. « Tous ceux qui voulaient. »
Note_34
1734.« L’ami. »
Note_35
1734. « Mais il oubliait. »
Note_36
Voyez, ci-après, la lettre III.
Note_37
1734. « Eu bien. »
Note_38
1734. « Sur ma tête. »
Note_39
1734. « De sainteté, que des vers. »
Note_40
1734. « Les rois et les savetiers. »
Note_41
1734. « Point. »
Note_42
1734. « Qui, selon eux, est. »
Note_43
1734. « Le visage avec leur éventail. »
Note_44
1734. « Tiré de l’Évangile. »
Note_45
1734. « Des autres fidèles! »
Note_46
Matthieu, X, 8.
Note_47
Cette lettre et la quatrième formaient, dans les éditions
de Kehl, la seconde section de l’article Quakers du Dictionnaire philosophique
(voyez tome XX.)
Note_48
Page 83.
Note_49
1734. « Qui fut, selon eux. »
Note_50
1734. « Licester. »
Note_51
1734. « Nue tête. »
Note_52
1734. « Le juge, voyant que cet homme le tutoyait, l’envoya. »
Note_53
1734. « George Fox. »
Note_54
1734. « La sentence du juge. Ceux. »
Note_55
1734. « Très cordialement. Il se mit. »
Note_56
1734. « De sa. »
Note_57
Le pilori avait un carcan formé de deux pièces de bois posées
l’une sur l’autre, entre lesquelles étaient des trous pour passer
la tête et les mains des patients.
Note_58
1734. « Qui quittèrent le métier des armes, et refusèrent.
»
Note_59
1734. « Des prisons. »
Note_60
1734. « Il ne fut plus guères. »
Note_61
1734. « Qui buvait tous les jours trop de mauvaise bière.
»
Note_62
Cet ouvrage, écrit en latin, est intitulé Theologiae vere
christianae Apologia, 1676, in-4°. (B.)
Note_63
En 1723, Voltaire avait voulu dédier sa Henriade au jeune
Louis XV, mais on avait trouvé trop libre le projet de dédicace
du poète, et l’on avait refusé l’hommage. La fin de la Lettre
III n’est écrite qu’en souvenir de cette affaire. (G. A.)
Note_64
Voyez la note 1 de la page 88.
Note_65
1734. « De secte. »
Note_66
1734. « S’éclaircissaient. »
Note_67Principes
de philosophie, 1644. Descartes lui avait donné des leçons
à Leyde. Née en 1618, Élisabeth mourut en 1680.
Note_68
1734. Ces amis.
Note_69
1734. « Quakresse. »
Note_70
1734. « Religion; Guillaume. »
Note_71
1734. « En peu de temps un grand nombre de ces prétendus sauvages,
charmés de la douceur de ces voisins, vinrent en foule. »
Note_72
1734. « Les lois faites contre. »
Note_73
1734. « Son royaume, sans qu’on put dire comment la chose arriva.
»
Note_74
1734. « Des avantages nouveaux en faveur des Pensylvains: il vécut
depuis à Londres jusqu’à une extrême vieillesse, considéré
comme le chef d’un peuple et d’une religion. Il n’est mort qu’en 1748.
« On conserva à ses descendants la propriété
et le gouvernement de la Pensylvanie, et ils vendirent au roi le gouvernement
pour douze mille pièces. Les affaires du roi ne lui permirent d’en
payer que mille. Un lecteur français croira peut-être que
le ministère paya le reste en promesses et s’empara toujours du
gouvernement: point du tout; la couronne n’ayant pu satisfaire dans le
temps marqué au payement de la somme entière, le contrat
fut déclaré nul, et la famille de Penn rentra dans ses droits.
« Je ne puis deviner, etc. »
Note_75
Cette lettre formait tout l’article Anglicans du Dictionnaire philosophique,
dans les éditions de Kehl.
Note_76
1734. « C’est ici le pays des sectes. Un Anglais. »
Note_77
Jean, XIV, 2.
Note_78
1734. « Des. »
Note_79
1734. « D’être les maîtres. De plus. »
Note_80
De 1710 à 1714, ils se trouvèrent ensemble à la tête
du ministère de la reine Anne.
Note_81
1734. « Parce que le vieil abus de les regarder comme barons subsiste
encore; mais ils n’ont pas plus de pouvoir dans la chambre que les ducs
et pairs dans le parlement de Paris. Il y a une clause, etc. »
Note_82Dissertation
sur la validité des ordinations anglaises, 1723, deux
volumes in-12. Trois ans après, il publia une Défense
de la dissertation, 1726, quatre volumes in-18.
Note_83
1734. « Ces. »
Note_84
Samuel Parker, évêque d’Oxford, né en 1640, mort en
1680.
Note_85
1734. « Du parlement plutôt que des apôtres. »
Note_86
1734. « Je ne me mêle de leurs affaires. »
Note_87
Comparez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Abbé.
Note_88
Cette lettre formait l’article Presbytériens du Dictionnaire
philosophique dans l’édition de Kehl.
Note_89
1734. « Ne s’étend. »
Note_90
Dans l’édition de 1734, on lit partout presbytéranisme.
Note_91
1734. « Bachelier, criaillant. »
Note_92
1734. « De la. »
Note_93
1734. « Les. »
Note_94
Cette lettre formait l’article Sociniens, dans le Dictionnaire philosophique,
édition de Kehl.
Note_95
1734. « Il y a ici une petite secte. »
Note_96
1734. « Consubstantiation. »
Note_97
1734. « Allait se fâcher contre l’évêque quand.
»
Note_98
1734. « Est offensée de ce que l’on manque. »
Note_99
1734. « Le grand monsieur Newton. »
Note_100
Voltaire le pratiqua beaucoup en Angleterre.
Note_101
1734. « Démonstrations, une vraie. »
Note_102Démonstration
de l’existence et des attributs de Dieu, 1705.
Note_103
1734. « Cantorbéry je crois que le docteur s’est trompé
dans son calcul, et qu’il valait mieux être primat d’Angleterre que
curé arien. »
Note_104
Célèbre par ses connaissances dans le droit ecclésiastique.
Il avait la direction des affaires du clergé lorsque Voltaire se
trouvait en Angleterre.
Note_105
Cette anecdote ne se trouve pas dans l’édition de 1734.
Note_106
Clarke fut curé de la paroisse Saint-Paul à Londres, et chapelain
de la reine Anne.
Note_107
Jean Leclerc, de Genève, pasteur à Amsterdam et rival de
Bayle. Il mourut en 1736.
Note_108
1734. « Petit troupeau, qui même diminue tous les jours? »
Note_109
1734. « Souverain, serait un simple marchand de Londres. »
Note_110
Cette lettre formait l’article Parlement d’Angleterre, dans le Dictionnaire
philosophique, édition de Kehl. Une note d’éditeur porte
qu’il a été écrit vers 1731. Je crois
qu’on peut dire avant 1731.
Note_111
1734. « Syllogismes. voici une différence. »
Note_112
1734. « Faire le mal. »
Note_113
Il faut ici bien soigneusement peser les termes. Le mot de roi ne
signifie point partout la même chose. En France, en Espagne, il signifie
un homme qui, par les droits du sang, est le juge souverain et sans appel
de toute la nation. En Angleterre, en Suède, en Pologne, il signifie
le premier magistrat. (Note de Voltaire.)
— Cette note avait été ajoutée en 1739, et supprimée
depuis. Elle est omise dans l’édition G. Avenel.
Note_114
1734. « De l’ambition; ils lui ont fait la guerre de gaieté
de coeur, assurément sans aucun intérêt. Il en a coûté.
»
Note_115
1734. « Trop cher de bonnes lois. »
Note_116
La Fronde.
Note_117
Dans l’édition de 1734, on lit « Ce qu’on reproche le plus
en France aux Anglais, c’est le supplice de Charles Ier, qui fut traité
par ses vainqueurs comme il les eut traités s’il eut été
heureux. » Dans une édition de 1739, il y a: « Ce qu’on
reproche le plus en France aux Anglais, c’est le supplice de Charles Ier,
qui fut, et avec raison, etc.» Et une note au bas de la page porte:
« Monarque digne d’un meilleur sort. » Voyez, à ce sujet,
dans la Correspondance, la lettre à Laroque, mars 1742.
Note_118
Politien de Montepulciano; voyez tome XIII, page 387.
Note_119
1734. « Moine, ministre de la rage de tout un parti, trente assassinats,
etc. » — Ce moine est Jacques Clément; voyez tome XII.
Note_120
Cette lettre formait, dans le Dictionnaire philosophique, édition
de Kehl, la section VII de l’article Gouvernement.
Note_121
1734. « Ce mélange heureux dans le gouvernement. »
Note_122
1734. « Surtout la gouverna. »
Note_123
1734. « Des biens et de la vie. »
Note_124
1734. « D’un homme. »
Note_125
1734. « Fondaient. »
Note_126
1734. « De ces états. »
Note_127
1734. « Cela est vrai; mais les peuples n’en gémissent que
plus dans. »
Note_128
1734. « D’un maître. Les prêtres. »
Note_129
1738. « Et des moines, firent. »
Note_130
Inas, ou Ina, roi de Westsex, ou des Saxons occidentaux, monta sur le trône
en 689, et le quitta en 726, pour embrasser la profession monastique.
Note_131
1734. « Roi, ils mirent. »
Note_132
1734. « Déchiraient ainsi. »
Note_133
1734. « Le peuple, la plus nombreuse, la plus vertueuse même,
et, par conséquent, la plus respectable partie. »
Note_134
1734. « Des artisans, en un mot, de tout ce qui n’était pas
tyran le peuple, dis-je. »
Note_135
1734. « En plusieurs endroits du Nord. »
Note_136
1734. « Et que le petit nombre recueillit. »
Note_137
1734. « Bonheur pour le genre humain que l’autorité de ces
petits brigands ait été éteinte en France par la puissance
légitime de nos rois, et en Angleterre par la puissance légitime
des rois et du peuple? »
Note_138
1734. « Ces hommes. »
Note_139
1734. « Des services. »
Note_140
1734. « Qu’en payant, et ce règlement. »
Note_141
1734. « Henri VII, usurpateur heureux et grand politique. »
Note_142
La chasse n’est pas absolument libre en Angleterre; et il y subsiste sur
cet objet des lois moins tyranniques que celles de quelques autres nations,
mais très peu dignes d’un peuple qui se croit libre. (K.)
Note_143
C’est le texte de 1734. Des éditions postérieures portent,
par une erreur évidente: « Puisqu’il est noble ou prêtre.
»
Note_144
1734. « Point ici. »
Note_145
1734. « Des communes pour les taxes, mais. »
Note_146
1734. « Est. »
Note_147
1734. « Ont toutes été évaluées sous
le fameux Guillaume III. »
Note_148
1734. « Il y a ici beaucoup de paysans qui ont environ deux cent
mille francs de bien, et qui ne dédaignent pas. »
Note_149
Cette lettre est une de celles qui présentent le plus de changements:
à ces changements près, qui sont indiqués, elle formait
l’article Commerce du Dictionnaire Philosophique, dans l’édition
de Kehl; article cependant qui, dans l’in-8°, n’a place que dans l’errata.
(B.)
Note_150
Dans la première édition cette lettre commence ainsi: «
Le commerce, qui a enrichi les citoyens en Angleterre, a contribué
à les rendre libres, et cette liberté a étendu le
commerce à son tour: de là s’est formée la grandeur
de l’État: c’est le commerce qui a établi peu à peu
les forces navales, par qui les Anglais sont les maîtres des mers.
Ils ont à présent près de deux cents vaisseaux de
guerre: la postérité apprendra peut-être avec surprise
qu’une petite île, qui n’a de soi-même qu’un peu de plomb,
de l’étain, de la terre à foulon, et de la laine grossière,
est devenue, par son commerce, assez puissante Pour envoyer, en 1723, trois
flottes à la fois en trois extrémités du monde: l’une
devant Gibraltar, conquise et conservée par ses armes; l’autre à
Porto-Bello, pour ôter au roi d’Espagne la jouissance des trésors
des Indes; et la troisième dans la mer Baltique, pour empêcher
les puissances du Nord de se battre.
« Quand Louis XIV, etc. »
Note_151
1734. « Que des armoiries et de l’orgueil. »
Note_152
Cette lettre formait, dans l’édition de Kehl, l’article INOCULATION
du Dictionnaire philosophique. — Cela fut écrit en 1727.
Ainsi l’auteur fut le premier en France qui parla de l’insertion de la
petite vérole ou variole, comme il fut le premier qui écrivit
sur la gravitation. (Note de Voltaire.).
— Cette note est de 1775. Fréron, Année littéraire,
1769, IV, 183, dit qu’avant Voltaire, dont il trouve le petit article
assez curieux, La Coste avait, dés 1723, parlé de l’inoculation.
L’opuscule de La Coste est intitulé Lettre sur l’inoculation
de la petite vérole, comme elle se pratique en Turquie et en Angleterre,
par M. de La Coste, 1723, in-12.
Note_153
1734. « A raison dans cette dispute. »
Note_154
1734. « Dont on parle hors d’Angleterre avec tant d’effroi. »
Note_155
1734. « A toute la terre. »
Note_156
1734. « Il y a quelques gens qui prétendent. »
Note_157
1734. « Quelque savant bénédictin. »
Note_158
l734. « Qui a. »
Note_159
Guillelmine-Dorothée-Charlotte de Brandebourg-Anspach, femme de
George II à laquelle est adressée la dédicace anglaise
de la Henriade.
Note_160
1734. «Ce pauvre P. Courayer. »
Note_161
1734. « Vingt. »
Note_162
1734. « Vingt. »
Note_163
Fin de l’article en 1734, 1739, 1742, 1748, 1751 le reste fut, comme on
le verra, ajouté en 1752 et 1756. (B.)
Note_164
Fin de l’article en 1752. Le reste a été ajouté en
1756. (B.)
Note_165
Depuis le temps où cet article a été écrit,
on a disputé beaucoup en France sur l’inoculation. Voici quels sont
à peu prés les points de la question, qu’on peut regarder
comme bien éclaircis: 1° La petite vérole naturelle attaque
l’homme à tous les âges et il est très rare d’y échapper
dans une longue carrière. 2° La petite vérole naturelle
est beaucoup plus dangereuse que l’inoculation; et les progrès que
la médecine a faits en cinquante ans dans l’art d’inoculer sans
danger sont plus certains et plus grands, à proportion, que ceux
qu’elle a pu faire dans l’art de traiter la petite vérole naturelle.
3° Il est très rare, pour le moins, d’avoir deux fois la petite
vérole naturelle; il est aussi rare de l’avoir après l’inoculation,
lorsque l’inoculation a véritablement fait contracter la maladie.
4° L’établissement général de l’inoculation serait
très avantageux à une nation; il conserverait des hommes,
et en préserverait d’autres des infirmités qui sont trop
souvent la suite de la petite vérole naturelle. 5° L’inoculation
est en général avantageuse à chaque particulier; mais,
comme celui qui se fait inoculer s’expose à un danger certain et
prochain pour se soustraire à un danger incertain et éloigné,
chacun doit se déterminer d’après son courage et les circonstances
où il se trouve. (K.)
Note_166
Dans le Dictionnaire philosophique de l’édition de Kehl,
cette lettre formait la seconde section de l’article Bacon.
Note_167
1734. « Par la violence. »
Note_168
1734. « Puis donc que vous exigez que je vous parle des hommes célèbres
qu’a portés l’Angleterre, je commencerai par les Bacon, les Locke,
les Newton, etc., les généraux et les ministres viendront
à leur tour.
« Il faut commencer par le fameux comte de Verulam,
connu en Europe sous le nom de Bacon, qui était son nom de famille.
Il était fils, etc. » — Bacon n’était pas comte, mais
baron de Verulam et vicomte de Saint-Alban. On voit que Voltaire a corrigé
son erreur sur la qualité de comte.
Note_169
1734. « Étaient dans toute l’Europe. »
Note_170
1734. « Épouser le prince de Galles. »
Note_171
1734. « Vous savez, monsieur, comment. »
Note_172
1734. « Vous savez comment. »
Note_173
1734. « Au point qu’ils ne veulent point avouer qu’il ait été.
»
Note_174
1734. « Si vous me demandez. »
Note_175
Voltaire pratiqua ce lord en France et en Angleterre. Bolingbroke fut son
premier maître en philosophie.
Note_176
1734. « Ayant été son ennemi déclaré.
»
Note_177
Il n’est pas certain que l’amende prononcée contre lui fût
de quatre cent mille livres, puisque, attendu son indigence, un des lords
proposa de la réduire à quarante shellings. Au reste, on
ne le priva pas de sa dignité de pair; mais on lui ôta le
droit de séance dans la chambre. D’Argens, qui (Mémoires
secrets, lettre VIII, section II) relève ces fautes, dit que
Voltaire avait d’abord mis: « Ses vertus ont fait oublier ses vices
»; mais qu’il retrancha cette phrase dans une dernière édition.
Je n’en connais aucune qui contienne cette phrase. (B.)
Note_178
Le Novum Organum forme la seconde partie de l’Instauratio Magna,
dont la première se compose des neuf livres: De Augmentis scientiarum.
Note_179
1734. « De bonne heure ce que les universités appelaient la
philosophie et il faisait. »
Note_180
1734. « Presque sacrés. »
Note_181
1734. « Le temps de la plus stupide barbarie. »
Note_182
1734. « Ces inventions; et il y a même bien de l’apparence
que. »
Note_183
1734. « Du moins a-t-on toujours cru. »
Note_184
1734. « Les. »
Note_185
1734. « Que nous devons tous les arts. »
Note_186
Anaxagoras. oyez ci-après dans ce volume.
Note_187
1734. « Déterrer. Mais ce qui m’a le plus surpris, ç’a
été de voir dans son livre, en termes exprès, cette
attraction nouvelle dont M. Newton passe pour l’inventeur.
« Il faut chercher, dit Bacon, s’il n’y aurait point
une espèce de force magnétique qui opère entre la
terre et les choses pesantes, entre la lune et l’Océan entre les
planètes, etc.
« En un autre endroit, il dit: Il faut ou
que les corps graves soient portés vers le centre de la terre, ou
qu’ils en soient mutuellement attirés; et, en ce dernier cas, il
est évident que plus les corps, en tombant, s’approcheront de la
terre, plus fortement ils s’attireront. Il faut, poursuit-il, expérimenter
si la même horloge à poids ira plus vite sur le haut d’une
montagne ou au fond d’une mine. Si la force des poids diminue sur la montagne,
et augmente dans la mine, il y a apparence que la terre a une vraie attraction.
« Ce précurseur, etc. » Cette version
de la première édition existait encore en 1776. L’édition
de Kehl est la première qui porte le texte actuel: le Nous avons
vu a trait à ce qu’on lit tome XVII, page *.
Note_188
Les Essais de morale, composés en anglais par Bacon,
ont été traduits en latin par le docteur Hacket, depuis évêque
de Lichfield, Ben Johnson et d’autres. Bacon lui-même intitula cette
traduction Sermones fideles.
Note_189
1734. « Son Histoire de Henri VII a passé pour un chef-d’oeuvre;
mais je serais fort trompé si elle pouvait être comparée
à l’ouvrage de notre illustre de Thou. »
Note_190
1734. Parkins, juif de naissance, qui. »
Note_191
1734. « Parkins. »
Note_192
Cette lettre formait la première section de l’article Locke du Dictionnaire
philosophique de l’édition de Kehl.
Note_193
1734. « M. Locke. »
Note_194
1734. « Un fou ou un fripon. »
Note_195
Alexandre Hales. (Note de Voltaire.)
Note_196
Jean Duns Scot. (Note de Voltaire.)
Note_197
Saint Thomas d’Aquin. (Note de Voltaire.)
Note_198
Saint Bonaventure. (Note de Voltaire.)
Note_199
1734. «Il assura que. »
Note_200
1734. « De sa. »
Note_201
1734. « M. Malebranche de l’Oratoire. »
Note_202
1734. « Non seulement admit. » Ce qui est une faute signalée
par Voltaire lui-même: il fallait n’admit point. Voyez ci-après,
année 1738, le Mémoire extrait du Journal des savants.
Note_203
1734. « M. Locke. »
Note_204
1734. « Que M. Locke. »
Note_205
1734. « Examine. »
Note_206
1734. « Suit. »
Note_207
1734. « Opérations, fait voir. »
Note_208
1734. « A tous moments. Il vient enfin à considérer
l’étendue. »
Note_209Essai
sur l’Entendement humain, livre IV, chapitre III. Voltaire a reparlé
de cette pensée de Locke dans ses Questions sur l’Encyclopédie
(voyez tome XVII).
Note_210
Voyez tome XVII, page 154.
Note_211
1734. « Que M. Locke. »
Note_212
1734. « Et si Dieu. »
Note_213
1734. « Qui criaient. »
Note_214
Né en 1635, mort en 1699. Il fut aumônier de Charles II.
Note_215
Fin de l’article dans l’édition de 1754 et dans les éditions
de Kehl. Le texte de ce qui suit est de 1739. Lors des nouvelles dispositions
faites par, l’auteur, en 1754, la fin de cette lettre fut supprimée;
et quelques passages furent conservés dans deux chapitres qui forment,
depuis l’édition de Kehl, la neuvième section de l’article
Ame, dans le Dictionnaire philosophique.
Note_216
1734. « Est décidée. »
Note_217
1734. « Davantage. Irai-je. »
Note_218
1734. « Quelque chose? Le superstitieux. »
Note_219
1734. « Mais que diraient-ils si c’étaient eux-mêmes
qui fussent coupables d’irréligion? »
Note_220
1734. « Presque démontré. »
Note_221
1734. « Du. »
Note_222
1734. « S’ils. »
Note_223
1734. « Eh! »
Note_224
1734. « Clairement en sachant. »
Note_225
Cet alinéa et le suivant sont presque textuellement dans le tome
XVII.
Note_226
1734. « Un Locke. »
Note_227
1734. « Ni M. Toland, etc., qui ont porté. »
Note_228
Cette lettre formait, dans le Dictionnaire philosophique de l’édition
de Kehl, la première section de l’article Newton et Descartes.
Note_229
Lorsque cet article a été écrit (1728), plus de quarante
ans après la publication du livre des Principes, toute la
France était encore cartésienne. (K.)
Note_230
Au lieu de sérieuses, il y a furieuses dans les éditions
de 1734,1739, et dans toutes celles qui ont précédé
l’édition in-4° (tome XIV, daté de 1771).
Note_231
Virgile. Églog., IV, 108.
Note_232
Voltaire vit la pompe de ses funérailles.
Note_233
1734. « L’éloge que M. de Fontenelle a prononcé de
M. Newton, dans l’Académie des sciences. » Le texte actuel
est de 1739.
Note_234
1734. « Mais quand on vu qu’il comparait. »
Note_235
1734. « On a critiqué ce discours. »
Note_236
1734. « Prétendus philosophes, qui. » Le texte actuel
date de 1739.
Note_237
Cela prouve que le médecin de Newton n’était pas aussi bon
physicien que lui. Il n’existe, pour les hommes, aucun signe certain de
virginité; et un homme qui meurt à quatre-vingt-cinq ans,
dont l’âme a été modérée, et qui a mené
une vie retirée et paisible, peut avoir eu des faiblesses sans qu’il
reste de témoins. D’ailleurs, quand Newton n’aurait jamais connu
ce genre de plaisir, quel bien en résulterait-il pour le genre humain?
(K.)
Note_238
1734. « Qui ait trouvé la manière. »
Note_239
1734. « Ceux qui viennent après lui et qui rendent les terres
fertiles lui. »
Note_240
1734. « De M. Descartes fourmillent d’erreurs. »
Note_241
1734. « Vraisemblable pour les ignorants. Il se trompa sur la nature
de l’âme, sur les preuves de l’existence de Dieu, sur la matière,
sur les lois, etc. »
Note_242
1734. « Il se trompa, mais ce fut du moins avec méthode et
avec un esprit conséquent; il détruisit les chimères
absurdes dont on infatuait la jeunesse depuis deux mille ans; il apprit
»
Note_243
Cet alinéa n’avait pas été conservé dans l’édition
de Kehl. Il était supprimé dès 1748.
Note_244Traité
de physique, par Rohault, 1674, in-4°, réimprimé
en 1682, deux volumes in-12.
Note_245
La dernière phrase n’était pas dans l’édition de Kehl,
et sa suppression remonte à 1739 mais son rétablissement
est une conséquence du rétablissement des Lettres philosophiques
en corps d’ouvrage. (B.)
Note_246
Je n’ai pu trouver ni cette lettre, ni la suivante, dans les éditions
des Oeuvres de Voltaire faites à Kehl.
Le texte actuel que je donne est de 1752. Il diffère
un peu des éditions de 1754, 1748, 1746, 1742, 1739. Cette lettre
était, en 1734, intitulée Sur le Système de l’attraction,
et commençait ainsi:
« Les découvertes du chevalier Newton, qui
lui ont fait une réputation si universelle, regardent le système
du monde, la lumière, l’infini en géométrie, et enfin
la chronologie, à laquelle il s’est amusé pour se délasser.
« Je vais vous dire (si je puis sans verbiage) le
peu que j’ai pu attraper de toutes ces sublimes idées.
« A l’égard du système de notre monde,
on disputait depuis longtemps sur la cause qui fait tourner et qui retient
dans leurs orbites toutes les planètes, et sur celle qui fait descendre
ici bas tous les corps vers la surface de la terre.
« Le système de Descartes, expliqué
et fort changé depuis lui, semblait rendre une raison plausible
de ces phénomènes; et cette raison paraissait d’autant plus
vraie qu’elle est simple et intelligible à tout le monde. Mais en
philosophie, il faut se défier de ce qu’on croit entendre trop aisément,
aussi bien que des choses qu’on n’entend pas.
« La pesanteur, la chute accélérée
des corps tombant sur la terre, la révolution des planètes
dans leurs orbites, leurs rotations autour de leur axe, tout cela n’est
que du mouvement; or le mouvement ne peut être conçu que par
impulsion: donc tous ces corps sont poussés. Mais par quoi le sont-ils?
Tout l’espace est plein, donc il est rempli d’une matière très
subtile, puisque nous ne l’apercevons pas; donc cette matière va
d’occident en orient, puisque c’est d’occident en orient que toutes les
planètes sont entraînées. Ainsi, de supposition en
supposition, et de vraisemblance en vraisemblance, on a imaginé
un vaste tourbillon de matière subtile, dans lequel les planètes
sont entraînées autour du soleil; on crée encore un
autre tourbillon particulier qui nage dans le grand, et qui tourne journellement
autour de la planète. Quand tout cela est fait, on prétend
que la pesanteur dépend de ce mouvement journalier: car, dit-on,
la matière subtile qui tourne autour de notre petit tourbillon doit
aller dix-sept fois plus vite que la terre; or, si elle va dix-sept fois
plus vite que la terre; elle doit avoir incomparablement plus de force
centrifuge, et repousser par conséquent tous les corps vers la terre.
Voilà la cause de la pesanteur dans le système cartésien.
« Mais, avant que de calculer la force centrifuge
et la vitesse de cette matière subtile, il fallait s’assurer qu’elle
existât, et, supposé qu’elle existe, il est encore démontré
faux qu’elle puisse être la cause de la pesanteur.
« M. Newton semble anéantir sans ressource
tous ces tourbillons grands et petits, et celui qui emporte les planètes
autour du soleil, et celui qui fait tourner chaque planète sur elle-même.
« 1° A l’égard du prétendu petit
tourbillon de la terre, il est prouvé qu’il doit perdre petit à
petit son mouvement; il est prouvé que si la terre nage dans un
fluide, ce fluide doit être de la même densité que la
terre; et si ce fluide est de la même densité, tous les corps
que nous remuons doivent éprouver une résistance extrême,
c’est-à-dire qu’il faudrait un levier de la longueur de la terre
pour soulever le poids d’une livre.
« 2° A l’égard des grands tourbillons,
ils sont encore plus chimériques: il est impossible de les accorder
avec les règles de Kepler, dont la vérité est démontrée.
M. Newton fait voir que la révolution du fluide dans lequel Jupiter
est supposé entraîné n’est pas avec la révolution
du fluide de la terre comme la révolution de Jupiter est avec celle
de la terre.
« Il prouve que toutes les planètes faisant
leurs révolutions dans des ellipses, et par conséquent étant
bien plus éloignées les unes des autres dans leurs périhélies
et bien plus proches dans leurs aphélies; la terre, par exemple,
devrait aller plus vite quand elle est plus près de Vénus
et de Mars, puisque le fluide qui l’emporte, étant alors plus pressé,
doit avoir plus de mouvement, et cependant c’est alors même que le
mouvement de la terre est plus ralenti.
« Il prouve qu’il n’y a point de matière
céleste qui aille d’occident en orient, puisque les comètes
traversent ces espaces tantôt de l’orient à l’occident, tantôt
du septentrion au midi.
« Enfin, pour mieux trancher encore, s’il est possible,
toute difficulté, il prouve, ou du moins il rend fort probable,
et même par des expériences, que le plein est impossible,
et il nous ramène le vide, qu’Aristote et Descartes avaient banni
du monde.
« Ayant, par toutes ces raisons et par beaucoup
d’autres encore, renversé les tourbillons du cartésianisme,
il désespérait de pouvoir connaître jamais s’il y a
un principe secret dans la nature qui cause à la fois le mouvement
de tous les corps célestes, et qui fait la pesanteur sur la terre.
S’étant retiré, en 1666, à la campagne, prés
de Cambridge, etc. » (M.)
Note_247
Ou mieux Picard, né en 1680, mort en 1692 ou 1684, successeur de
Gassendi au Collège de France, et fondateur de l’Observatoire de
Paris.
Note_248
Dans l’édition de 1734, on lit de plus ce qui suit:
« C’est une chose qui me paraît toujours admirable
qu’on ait découvert de sublimes vérités avec l’aide
d’un quart de cercle et d’un peu d’arithmétique.
« La circonférence de la terre est de cent
vingt-trois millions deux cent quarante-neuf mille six cents pieds de Paris.
De cela seul peut suivre tout le système de l’attraction.
« On connaît la circonférence de la
terre, on connaît celle de l’orbite de lune, et le diamètre
de cet orbite. La révolution de la lune dans cet orbite fait en
vingt-sept jours sept heures quarante-trois minutes: donc il est démontré
que la lune, dans son mouvement moyen, parcourt cent quatre-vingt-sept
mille neuf cent soixante pieds de Paris par minute; et, par un théorème
connu, il est démontré que la force centrale qui ferait tomber
un corps de la hauteur de la lune ne le ferait tomber que de quinze pieds
de Paris dans la première minute.
« Maintenant si la règle par laquelle les
corps pèsent, gravitent, s’attirent en raison inverse des carrés
des distances, est vraie; si c’est le même pouvoir qui agit suivant
cette règle dans toute la nature, il est évident que, la
terre étant éloignée de la lune de soixante demi-diamètres,
un corps grave doit tomber sur la terre de quinze pieds dans la première
seconde, et de cinquante-quatre mille pieds dans la première minute.
« Or est-il qu’un corps grave tombe en effet de
quinze pieds dans la première seconde, et parcourt dans la première
minute cinquante-quatre mille pieds, lequel nombre est le carré
de soixante multiplié par quinze: donc les corps pèsent en
raison inverse des carrés des distances; donc le même pouvoir
fait la pesanteur sur la terre, et retient la lune dans son orbite.
« Étant donc démontré que la
lune pèse sur la terre, qui est le centre de son mouvement particulier,
il est démontré que la terre et la lune pèsent sur
le soleil, qui est le centre de leur mouvement annuel.
« Les autres planètes doivent être
soumises à cette loi générale; et, si cette loi existe,
ces planètes doivent suivre les règles trouvées par
Kepler. Toutes ces régies, tous ces rapports, sont en effet gardés
par les planètes avec la dernière exactitude: donc le pouvoir
de la gravitation fait peser toutes les planètes vers le soleil,
de même que notre globe; enfin la réaction de tout corps étant
proportionnelle à l’action, il demeure certain que la terre pèse
à son tour sur la lune, et que le soleil pèse sur l’une et
sur l’autre; que chacun des satellites de Saturne pèse sur les quatre,
et les quatre sur lui; tous cinq sur Saturne, Saturne sur tous; qu’il en
est ainsi de Jupiter, et que tous ces globes sont attirés par le
soleil, réciproquement attiré par eux.
« Ce pouvoir de gravitation agit à proportion
de la matière que renferme les corps: c’est une vérité
que M. Newton a démontrée par des expérience Cette
nouvelle découverte a servi à faire voir que le soleil, centre
de toutes les planètes, les attire toutes en raison directe de leurs
masses combinées avec leur éloignement. De là, s’élevant
par degrés jusqu’à des connaissances qui semblaient n’être
pas faites pour l’esprit humain, il ose calculer combien de matière
contient le soleil, et combien il s’en trouve dans chaque planète;
et ainsi il fait voir que, par les simples lois de la mécanique,
chaque globe céleste doit être nécessairement à
la place où il est. Son seul principe des lois de la gravitation
rend raison de toutes les inégalités apparentes dans le cours
des globes célestes. Les variations de la lune deviennent une suite
nécessaire de ces lois. De plus, on voit évidemment pourquoi
les noeuds de la lune font leurs révolutions en dix-neuf ans, et
ceux de la terre dans l’espace d’environ vingt-six mille années.
» (M.)
Note_249
Dans l’édition de 1734 on lisait de plus ici « Ces feux si
longtemps inconnus, qui étaient la terreur du monde et l’écueil
de la philosophie, placés par Aristote au-dessous de la lune, et
renvoyés par Descartes au-dessus de Saturne, sont mis enfin à
leur véritable place par Newton.
Note_250
1734. « Un géomètre anglais, nommé Wi1ston,
non moins chimérique que géomètre, a sérieusement,
etc. »
Note_251
Dans l’édition de 1734 il y avait: « ...Jusqu’à l’infini.
De plus, si ce pouvoir n’était pas également dans chaque
partie, il y aurait toujours quelques côtés du globe qui graviteraient
plus que les autres, ce qui n’arrive pas: donc ce pouvoir existe réellement
dans toute la matière, et dans les plus petites particules de la
matière. Ainsi voilà l’attraction qui... »
Note_252
Joseph Saurin, à qui Voltaire a donné place dans son Catalogue
des écrivains, en tête du Siècle de Louis XIV.
Note_253
1734. « Fait peser tous les corps à proportion de leur matière,
que ces forces centrales font seules mouvoir. »
Note_254
1734. « Marquées. Je vous démontre qu’il est impossible
qu’il y ait une autre cause de la pesanteur et du mouvement de tous les
corps célestes: car les corps graves tombent sur la terre selon
la proportion démontrée des forces centrales, et, les planètes
achevant leur cours suivant ces mêmes proportions, s’il y avait encore
un autre pouvoir qui agît sur tous ces corps, il augmenterait leurs
vitesses ou changerait leurs directions. Or, jamais aucun de ces corps
n’a un seul degré de mouvement de vitesse, de détermination,
qui ne soit démontré être l’effet des forces centrales
donc il est impossible qu’il y ait un autre principe.
« Qu’il me soit permis de faire encore parler un
moment Newton: ne sera-t-il pas reçu à dire: Je suis dans
un cas bien différent des anciens, etc. »
Note_255
Voltaire a voulu sans doute citer ce passage de Job, xxxvi, 11: Usque
huc venies, et non procedes amplius.
Note_256
Voyez une note de la page * de ce volume.
Note_257
Sur Antonio, ou Marco Antonio de Dominis, voyez le chapitre xi de la seconde
partie des Éléments de la philosophie de Newton.
Note_258
Dans les éditions de 1734 à 1738, on lisait ici:
« Cet homme est venu. Newton, avec le seul secours
du prisme, a démontré aux yeux que la lumière est
un amas de rayons colorés, qui, tous ensemble, donnent la couleur
blanche. Un seul rayon est divisé par lui en sept rayons, qui viennent
tous se placer sur un linge ou sur un papier blanc dans leur ordre, l’un
au-dessus de l’autre, et à d’inégales distances: le premier
est couleur de feu; le second, citron; le troisième, jaune; le quatrième,
vert; le cinquième bleu; le sixième, indigo; le septième,
violet. Chacun de ces rayons, tamisé ensuite par cent autres prismes,
ne changera jamais la couleur qu’il porte, de même qu’un or épuré
ne change plus dans les creusets; et pour surabondance de preuve que chacun
de ces rayons élémentaires porte en soi ce qui fait sa couleur
à nos yeux, prenez un petit morceau de bois jaune, par exemple,
et exposez le au rayon couleur de feu, ce bois se teint à l’instant
en couleur de feu; exposez le au rayon vert, il prendra la couleur verte,
et ainsi du reste.
« Quelle est donc la cause des couleurs dans la
nature? Rien autre chose que la disposition des corps à réfléchir
les rayons d’un certain ordre, et à absorber tous les autres. Quelle
est cette secrète disposition? Il démontre que c’est uniquement
l’épaisseur des petites parties constituantes dont un corps est
composé. Et comment se fait cette réflexion? On pensait que
c’était parce que les rayons rebondissaient comme une balle sur
la surface d’un corps solide. Point du tout; Newton enseigne aux philosophes
étonnés que les corps ne sont opaques que parce que leurs
pores sont larges, que la lumière se réfléchit à
nos yeux du sein de ces pores mêmes; que plus les pores d’un corps
sont petits, plus le corps est transparent: ainsi le papier, qui réfléchit
la lumière quand il est sec, la transmet quand il est huilé,
parce que l’huile, remplissant ses pores, les rend beaucoup plus petits.
« C’est là qu’examinant l’extrême porosité
des corps, chaque partie ayant ses pores, et chaque partie de ses parties
ayant les siens, il fait voir qu’on n’est point assuré qu’il y ait
un pouce cubique de matière solide dans l’univers; tant notre esprit
est éloigné de concevoir ce que c’est que la matière.
« Ayant ainsi décomposé la lumière,
et ayant porté la sagacité de ses découvertes jusqu’à
démontrer le moyen de connaître la couleur composée
par les couleurs primitives, il fait voir que ces rayons élémentaires,
séparés par le moyen du prisme, ne sont arrangés dans
leur ordre que parce qu’elles sont réfractées en cet ordre
même; et c’est cette propriété, inconnue jusqu’à
lui, de se rompre dans cette proportion, c’est cette réfraction
inégale des rayons, ce pouvoir de réfracter le rouge moins
que la couleur orangée, etc., qu’il nomme réfrangibilité.
« Les rayons les plus réflexibles sont les
plus réfrangibles: de là il fait voir que le même pouvoir
cause la réflexion et la réfraction de la lumière.
« Tant de merveilles ne sont que le commencement
de ses découvertes: il a trouvé le secret de voir les vibrations
et les secousses de lumière qui vont et viennent sans fin, et qui
transmettent la lumière ou la réfléchissent selon
l’épaisseur des parties qu’elles rencontrent; il a osé calculer
l’épaisseur des particules d’air nécessaire entre deux verres
posés l’un sur l’autre, l’un plat, l’autre convexe d’un côté,
pour opérer telle transmission ou réflexion, et pour faire
telle ou telle couleur.
« De toutes ces combinaisons, il trouve en quelle
proportion la lumière agit sur les corps, et les corps agissent
sur elle. »
Quelques changements et additions furent faits en 1754.
Le texte actuel est de 1752. (M.)
Note_259
1734. « A cause de cette réfraction et de cette réfrangibilité
même qui. »
Note_260
Dans les éditions de 1754 et 1752, il y a ici trois alinéas
qu’on a vus tome XX, pages 421-122; ce sont ceux qui commencent ainsi:
I. De tous ceux qui ont un peu vécu; II. Quand on considère;
III. On a souvent demandé.
L’édition de 1739 portait: La renommée l’a
bien vengé depuis.
Après ces mots, on lit dans l’édition de
1742 (la seule qui le contienne) l’alinéa suivant:
« Le docteur Clarke avouait à qui voulait
l’entendre que, dans le temps qu’il n’était encore que chapelain
et pauvre, il traduisit l’optique de Newton en latin, et que l’auteur fit
présent au traducteur de douze mille livres de notre monnaie. Le
lunetier agissait en roi. »
Dans l’édition de 1734, la lettre se terminait
ainsi: « ..Réfraction. Cette nouvelle sorte de lunette est
très difficile à faire, et n’est pas d’un usage bien aisé;
mais on dit en Angleterre qu’un télescope de réflexion de
cinq pieds fait le même effet qu’une lunette d’approche de cent pieds.
»
Note_261
Une partie seulement de cette lettre formait la troisième section
de l’article Newton et Descartes dans le Dictionnaire philosophique.
Note_262
En 1734, le texte différait ici. Le texte que nous donnons est de
1752.
Note_263
Ce n’est qu’ici que commençait la troisième section de l’article
Newton et Descartes, dans le Dictionnaire philosophique. Tout ce
qui précède n’avait pas été admis dans les
éditions de Kehl, et n’existe même plus dans l’édition
de 1739.
Note_264
1734. « Comptaient. »
Note_265
1734. « Vous savez, monsieur, que la terre. »
Note_266
1734. « Singulière tout à fait inconnue jusqu’à
ces derniers temps. »
Note_267
1734. « A une autre fixe. De là vient. »
Note_268
1734. « Partie du ciel où était le taureau, et les
gémeaux »
Note_269
1734. « Trompé justement de cinquante-quatre ans. »
Note_270
1734. « Années. »
Note_271
1734. « De l’équinoxe. »
Note_272
1734. « Coupé. »
Note_273
1734. « De l’automne. »
Note_274
1734. « Cancer. »
Note_275
1734. « Qu’on ne le dit. Je ne sais si ce système ingénieux
fera une grande fortune, et si on voudra. »
Note_276
Dans l’édition de 1734, on lisait: « Aussi dans le temps que
de très grands philosophes l’attaquaient sur l’attraction, d’autres
combattaient son système chronologique. Le temps, qui devrait faire
voir à qui la victoire est due, ne fera peut-être que laisser
la dispute indécise. »
Ce qui suit fut ajouté en 1739: « Il est
bon, avant de quitter Newton, d’avertir que l’infini, l’attraction, et
le chaos de la chronologie, ne sont pas les seuls abîmes où
il ait fouillé. Il s’est avisé de commenter l’Apocalypse.
Il y trouve que le pape est l’antechrist, et il explique ce livre incompréhensible
à peu près comme tous ceux qui s’en sont mêlés.
Apparemment qu’il a voulu, par ce commentaire, consoler la race humaine
de la supériorité qu’il avait sur elle. »
La version actuelle est de 1756.
Note_277
Elle fut imprimée après la mort de Newton. Fréret
l’a réfutée dans Défense de la chronologie contre
le système de M. Newton.
Note_278
Cette lettre formait, dans les éditions de Kehl, le chapitre intitulé
De la Tragédie anglaise, placé dans les Mélanges
littéraires. Le Dictionnaire philosophique contient un
long article ayant pour titre: Art dramatique. C’est au même sujet
qu’est relatif l’Appel àtoutes les nations de l’Europe, qu’on
trouvera ci-après, à l’année 1761.
Note_279
1734. « Shakespeare, qui passait pour le Corneille anglais, florissait,
etc. »
Note_280
1734. « Têtes de mort. »
Note_281
1734. « Imité ces sottises sous le règne de Charles
II, qui était celui de la politesse et l’âge d’or des beaux-arts.
Otway. »
Note_282
La Courtisane s’appelle Aquilina.
Note_283
1734. « Brutus et Cassius; c’est que la sottise d’Otway est moderne,
et que celle de Shakespeare est ancienne. Vous vous plaindrez. »
Note_284
1734. « Les erreurs d’un poète. »
Note_285
1734. « Tous les grimauds qui s’érigent. »
Note_286
Ce morceau a été reproduit par l’auteur dans les Questions
sur l’Encyclopédie; voyez tome XVII; mais les trois premiers
vers sont différents.
Note_287
1734. « De nos prêtres menteurs. »
Note_288
Dans l’édition de 1734, immédiatement après ces vers,
on lisait: Ne croyez pas, etc.
Note_289
Ce mot latin, qui signifie tranquille, est dans l’original on s’en
servait et l’on s’en sert encore pour exprimer quitte à quitte.
(Note de Voltaire.)
Note_290
Saint Paul, Corinth., II, chapitre iii, verset 6.
Note_291
1734. « D’un tragique anglais, Dryden. »
Note_292
1734. « De ses ouvrages, et dont le grand défaut est
d’avoir voulu être universel. Ce morceau. » La suppression
est de 1739.
Note_293
1734. « Mais aussi il faut avouer que les échasses du style
figuré. »
Note_294
1734. « Par une marche irrégulière. Le premier Anglais
qui ait fait une pièce raisonnable, et écrite d’un bout à
l’autre avec élégance, c’est l’illustre M. Addison. Son Caton
d’Utique est un chef-d’oeuvre pour la diction et pour la beauté
des vers. Le rôle de Caton est à mon gré fort au-dessus
de celui de Cornélie dans le Pompée de Corneille:
car Caton est grand sans enflure, et Cornélie, qui d’ailleurs n’est
pas un personnage nécessaire, vise quelquefois au galimatias. La
Caton de M. Addison me paraît le plus beau personnage qui soit sur
aucun théâtre; mais les autres rôles de la pièce
n’y répondent pas, et cet ouvrage si bien écrit est défiguré
par une intrigue froide d’amour qui répand sur la pièce une
langueur qui la tue.
« La coutume d’introduire de l’amour, etc. »
Note_295
En même temps qu’il écrivait ces Lettres, Voltaire préparait
son Charles XII, et s’occupait par conséquent du czar Pierre.
Note_296
1734. « Les femmes qui parent les spectacles. »
Note_297
Voltaire essaya de réagir en France contre ce goût des intrigues
d’amour au théâtre. Voyez Brutus, la Mort de César,
Mérope.
Note_298
Une partie de cette lettre forme, dans l’édition de Kehl, l’article
intitulé: De la Comédie anglaise, parmi les Mélanges
littéraires.
Note_299
Dans l’édition de 1734, cette lettre commence ainsi:
« Je ne sais comment le sage et ingénieux
M. de Muralt, dont nous avons le Lettres sur les Anglais et sur les Français,
s’est borné, en parlant de la comédie à critiquer
un comique nommé Shadwell. Cet auteur était assez méprisé
de son temps; il n’était point le poète des honnêtes
gens: ses pièces, goûtées pendant quelques représentations
par le peuple, étaient dédaignées par tous les gens
de bon goût, et ressemblaient à tant de pièces que
j’ai vues en France attirer la foule et révolter les lecteurs, et
dont on a pu dire Tout Paris les condamne, et tout Paris les court. M.
de Muralt aurait dû, ce semble, nous parler d’un auteur excellent
qui vivait alors c’était M. Wicherley, qui fut longtemps l’amant
déclaré de la maîtresse la plus illustre de Charles
II. Cet homme, qui passait sa vie dans le plus grand monde, en connaissait
parfaitement les vices et les ridicules, et les peignait du pinceau le
plus ferme et des couleurs les plus vraies.
« Il a fait un Misanthrope, qu’il a imité
de Molière. Tous les traits de Wicherley sont plus forts et plus
hardis que ceux de notre Misanthrope; mai aussi ils ont moins de
finesse et de bienséance. L’auteur anglais a corrigé le seul
défaut qui soit dans la pièce de Molière: ce défaut
est le manque d’intrigue et d’intérêt; la pièce anglaise
est intéressante, et l’intrigue en est ingénieuse; elle est
trop hardie sans doute pour nos moeurs.
« C’est un capitaine de vaisseau, etc. »
Note_300
La vérole.
Note_301
Voyez les causes de la persécution faite par Octave à Ovide,
dans les Questions sur l’Encyclopédie. (Note
de Voltaire.). — Cette note a été ajoutée
dans l’édition de 1775. Les Questions sur l’Encyclopédie
font partie du Dictionnaire philosophique; voyez tome XX.(M.)
Note_302
Le Tableau, vers 33-34.
Note_303
Voltaire a fait une imitation de cette comédie. Voyez, tome III
du Théâtre, la Prude.
Note_304
Né en 1640, mort en 1715.
Note_305
1734. « Il se trouve à la fin de compte. »
Note_306
Né vers 1672, mort en 1726.
Note_307
1734. « On prétend qu’il écrivait comme il bâtissait,
un peu grossièrement. C’est lui qui a bâti ce. »
Note_308
1734. « Avant la guerre. » Le mot belle est ajouté
dès 1739.
Note_309
Né en 1672, mort en 1729.
Note_310
1734. « La mauvaise. »
Note_311
1734. « Bonne compagnie. Il était infirme et presque mourant
quand je l’ai connu; il avait un défaut, c’était de ne pas
assez estimer son premier métier d’auteur, qui avait fait sa réputation
et sa fortune. Il nie parlait de ses ouvrages comme de bagatelles au-dessous
de lui, et me dit, à la première conversation, de ne le voir
que sur le pied d’un gentilhomme qui vivait très uniment. Je lui
répondis que s’il avait eu le malheur de n’être qu’un gentilhomme
comme un autre, je ne le serais jamais venu voir, et je fus choqué
de cette vanité si mal placée. Ses pièces, etc. »
— La suppression est de 1739.
Note_312
1734. « De ce grand homme. Ce sont les mauvais musiciens d’Italie
qui méprisent Lulli; mais un Bononcini l’estime et lui rend justice,
de même que Mead fait cas d’un Helvétius et d’un Silva.
« L’Angleterre a encore de bons poètes comiques,
tels que le chevalier Steele et M. Cibber, excellent comédien, et
d’ailleurs poète du roi; titre qui paraît ridicule, mais qui
ne laisse pas de donner mille écus de rente, et de beaux privilèges.
Notre grand Corneille n’en a pas eu autant.
« Au reste, etc. »
Note_313
1734. « Vous ne pouvez juger de la peinture. »
C’était la fin de la lettre en 1734, et même
en 1751. Ce qui suit a été ajouté en 1752.
Note_314
Dans l’édition de Kehl, cette lettre formait l’article Courtisans
lettrés du Dictionnaire philosophique.
Note_315
L’auteur écrivait en 1727. (Note
de Voltaire.). — Note de l’édition de 1734 supprimée
dés 1739.
Note_316
Je rétablis le texte de 1734. Cependant, dés 1739, on lit:
Plus en honneur qu’ici. Mais, en 1739, les Lettres philosophiques
étaient données comme des Mélanges de littérature
et de philosophie, et qu’on devait supposer écrits ici. En
donnant en corps d’ouvrage les Lettres philosophiques, écrites
d’Angleterre, ce serait un contresens de ne pas suivre, pour ces mots,
le texte de 1734. (M.)
Note_317
1734. « En juge de ceux-ci. »
Note_318
Ou plutôt Hervey, qui fut garde des sceaux en 1740. Voltaire l’avait
fréquenté à Londres.
Note_319
Il entend sans doute les farces que certains prédicateurs jouent
dans les places publiques. (Note de Voltaire.).
— Cette note est de 1734.
Note_320
Au lieu de ce dernier alinéa on lit dans l’édition de 1734:
« Peut-être dira-t-on que ces vers sont d’un
hérétique; mais on traduit tous les jours, et même
assez mal, ceux d’Horace et de Juvénal, qui avaient le malheur d’être
païens. Vous savez bien qu’un traducteur ne doit pas répondre
des sentiments de son auteur. Tout ce qu’il peut faire, c’est de prier
Dieu pour sa conversion: et c’est ce que je ne manque pas de faire pour
celle de milord.
Dans l’édition de 1739, il n’y avait aucune ligne
de prose après les vers. Ce qui suit aujourd’hui les vers formait
une note en 1751, mais faisait partie du texte en 1752. (B.)
Note_321
Cette lettre formait, dans l’édition de Kehl, l’article Rochester
et Waller du Dictionnaire philosophique.
Note_322
1734. « Connaît de réputation le comte de Rochester.
»
Note_323
Né en 1646, mort en 1680.
Note_324
Les mots dans cette lettre avaient été supprimés,
et sont rétablis ici pour les raisons expliquées dans la
note 4 de la page 163.
Note_325
1734. « Poètes anglais, et je vais continuer sur Caton. On
a beaucoup entendu. »
Note_326
1734. « Louis XIV, ou il aurait été inconnu, ou l’on
n’aurait parlé de lui que pour le mépriser, ou il aurait
corrigé son style. M. Despréaux le loue. »
Note_327
Satire III, vers 181.
Note_328Art
poét., IV, 201.
Note_329
Satire III, vers 187.
Note_330
1734. « Tout autre chose. Mon but n’est pas de faire un commentaire
sur le caractère de Waller ni de personne: je ne considère.
»
Note_331
1734. « Leur nom. »
Note_332
Cette lettre, avec des changements plus considérables qu’en aucune
autre, forme, dans l’édition de Kehl, deux articles du Dictionnaire
philosophique, l’un de ces articles est intitulé PRIOR (de),
du poème singulierd’Hudibraz et du doyen Swift; l’autre article
est intitulé Pope. Cette XXIIe lettre est de 1726; voyez la lettre
à Thieriot, du 2 février 1727.
Dans l’édition de 1734 et dans toutes celles qui
sont antérieures à 1756, cette lettre commençait ainsi:
« Je voulais vous parler de M. Prior, un des plus
aimables poètes d’Angleterre, que vous avez vu ici plénipotentiaire
et envoyé extraordinaire en 1712. Je comptais vous donner aussi
quelque idée des poésies de milord Roscommon, de milord Dorset;
mais, etc. »
Note_333
Ce géomètre s’appelait Stone. Il a donné, sur le calcul
intégral, un ouvrage assez médiocre, mais qui, pour le temps
où il a été fait, prouvait des connaissances fort
étendues. Au reste, il est presque sans exemple que des hommes qui
ont commencé tard à s’instruire aient montré de grands
talents, quoique les efforts dont ils ont eu besoin pour s’élever
au-dessus de leur éducation supposent de la sagacité et une
grande force de tête. Cette observation suffit pour détruire
l’opinion exagérée de Rousseau sur l’éducation négative.
(K.)
Note_334
Le poème de Prior a plus de deux mille sept cents vers. Voltaire
n’avait pas perdu son temps à les compter. (B.)
Note_335
En 1721.
Note_336
Né vers 1633, mort en 1684.
Note_337
Né en 1637, mort en 1705.
Note_338
Voici le texte de 1734 et de toutes les éditions antérieures
à 1756:
« Il y a surtout un poème anglais que je
désespérerais de vous faire connaître; il s’appelle
Hudibras. Le sujet est la guerre civile, et la secte des puritains
tournée en ridicule. C’est Don Quichotte c’est notre Satyre
Ménippée fondus ensemble. C’est, de tous les livres que
j’ai jamais lus, celui où j’ai trouvé le plus d’esprit; mais
c’est aussi le plus intraduisible. Qui croirait qu’un livre qui saisit
tous les ridicules du genre humain, et qui a plus de pensées que
de mots, ne put souffrir la traduction? C’est que presque tout y fait allusion
à des aventures particulières. Le plus grand ridicule tombe
surtout sur les théologiens, que peu de gens du monde entendent.
Il faudrait à tout moment un commentaire, et la plaisanterie expliquée
cesse d’être plaisanterie. Tout commentateur de bons mots est un
sot. Voilà pourquoi, etc. »
Ce poème d’Hudibraz, que Voltaire déclarait
intraduisible, a été traduit en vers français par
J. Townley, officier anglais au service de France, 1757, trois volumes
in-12; 1820, trois volumes in-12. Une traduction en prose du ier chant
avait paru en 1755, in-8°, et n’a pas eu de suite. (B.)
Note_339
Poème de Grécourt, qui venait de paraître.
Note_340
Né en 1612, mort en 1680.
Note_341
1734. « Il a l’honneur d’être prêtre comme Rabelais,
et de se moquer de tout comme lui; mais on lui fait grand tort,
selon mon petit sens, de l’appeler de ce nom. Rabelais, dans son extravagant
et inintelligible livre. »
Note_342
Voltaire a conservé ce passage dans toutes les éditions;
cependant il est revenu de ce jugement sévère; voyez, dans
la Correspondance, sa lettre a Mme du Deffant, du 12 avril 1760,
voyez aussi, dans les Mélanges, année 1767, la première
des Lettres à Son Altesse monseigneur le prince de***.
Note_343
1734. « Dans son pays. Vous pouvez plus aisément. »
Note_344
Les éditions des Oeuvres de Fontenelle, Paris, 1818, trois
volumes in-8°, et 1824, cinq volumes in-8°, sont les seules qui
contiennent ce morceau de Fontenelle, connu aussi sous le titre de Relation
de Bornéo. C’est sous ce titre qu’il a été imprimé
pour la première fois dans les Nouvelles de la république
des lettres, janvier 1686, et réimprimé dans les Oeuvres
diverses de Bayle. Pour l’exactitude de l’anagramme, il faudrait écrire
Énegue. (B.)
Note_345
De Marana.
Note_346
C’est ici que finissait, dans le Dictionnaire philosophique des
éditions de Kehl, l’article intitulé De Prior, etc.
Note_347
La partie de cette lettre qui, ainsi qu’il a été dit, page
168, forme, dans les éditions de Kehl, l’article Pope du Dictionnaire
philosophique, commence par ces mots « C’est, je crois, le poste,
etc. »
Note_348
La traduction de l’Essai sur la Critique n’était pas encore
imprimée quand Voltaire écrivit cette XXIIe lettre; mais
elle a été publiée en 1730, et avant les Lettres
philosophiques. Voltaire, au reste, dans sa lettre à Thibouville,
du 2 février 1769, avoue avoir fait la moitié des vers de
du Resnel. (B.)
Note_349
Marmontel a donné une traduction complète, en vers français,
de la Boucle de cheveux enlevée, poème héroï-comique,
1746, in-8°.
Note_350
Dans les éditions de 1734, la XXIIe lettre se terminait ainsi: «
... dans le Lutrin.
« En voilà bien honnêtement pour les
poètes anglais. Je vous ai touché un petit mot de leurs philosophes;
pour de bons historiens, je ne leur en connais pas encore. Il a fallu qu’un
Français ait écrit leur histoire. Peut-être le génie
anglais, qui est ou froid ou impétueux, n’a pas encore saisi cette
éloquence naïve et cet air noble et simple de l’histoire. Peut-être
aussi l’esprit de parti, qui fait voir trouble, a décrédité
tous leurs historiens. La moitié de la nation est toujours l’ennemie
de l’autre. J’ai trouvé des gens qui m’ont assuré que milord
Marlborough était un poltron, et que M. Pope était un sot
comme en France quelques jésuites trouvent Pascal un petit esprit,
et quelques jansénistes disent que le P. Bourdaloue n’était
qu’un bavard.
« Marie Stuart est une sainte héroïne
pour les jacobites; pour les autres, c’est une débauchée,
une adultère, une homicide ainsi, en Angleterre, on a des factums
et point d’histoire. Il est vrai qu’il y a à présent un M.
Gordon, excellent traducteur de Tacite, très capable d’écrire
l’histoire de son pays. Mais M. Rapin de Thoiras l’a prévenu. Enfin
il me paraît que les Anglais n’ont point de si bons historiens que
nous, qu’ils n’ont point de véritables tragédies, qu’ils
ont des comédies charmantes, des morceaux de poésie admirables,
et des philosophes qui devraient être les précepteurs du genre
humain.
« Les Anglais Ont beaucoup profité des ouvrages
de notre langue; nous devrions, à notre tour, emprunter d’eux, après
leur avoir prêté nous ne sommes venus, les Anglais et nous,
qu’après les Italiens, qui en tout ont été nos maîtres,
et que nous avons surpassés en quelques choses. Je ne sais à
laquelle des trois nations il faudra donner la préférence;
mais heureux celui qui sait sentir leurs différents mérites!
»
En 1739, l’auteur ajouta ces mots: « Et qui n’a
pas la sottise de n’aimer que ce qui vient de son pays. »
Ce fut en 1756 que ce long morceau fut remplacé
par ce qu’on lit aujourd’hui.
Lorsque Voltaire écrivait, en 1726, Hume n’avait
pas encore paru, et n’avait encore que quinze ans. Locke et Newton sont
les philosophes que Voltaire désigne comme devant être les
précepteurs du genre humain.
Note_351
Ce passage est de 1756. C’était en 1728 que Voltaire avait fait
sa remarque.
Note_352
Lorsque Voltaire parlait ainsi, la lettre de Pope, de l’authenticité
de laquelle Voltaire doutait, n’avait encore été donnée
qu’en français. La septième édition du poème
de la Religion (1756) contient un avertissement des éditeurs
où il est dit que l’original y est imprimé pour la première
fois.
Note_353
Depuis l’impression de ce jugement sur Pope, l’Essai sur l’Homme a
été traduit par l’abbé du Resnel et par M. de Fontanes.
Il en existe aussi une traduction manuscrite de M. l’abbé Delille.
Ce poème doit perdre de sa réputation à mesure que
la philosophie fera des progrès; il se borne à dire que l’homme
n’est qu’une partie de l’ordre général du monde, et qu’ainsi
nous ne devons pas nous plaindre de notre état. Ce n’est, comme
le système de Leibnitz, que le fatalisme un peu déguisé,
et mis à la portée du grand nombre. (K.) — La traduction
de l’Essai sur l’Homme, par Delille, a été publiée
en 1821, en même temps qu’une nouvelle édition de la traduction
de Fontanes.
Note_354
Dans l’édition de Kehl, cette lettre se trouve parmi les Mélanges
littéraires, sous ce titre: Sur la Considération qu’on
doit aux gens de lettres, fragment d’une lettre. La lettre y est tout
entière; la différence consiste en quelques légères
variantes et en deux transpositions que j’indique. (B.)
Note_355
1734. « On ne trouve ni en Angleterre, ni en aucun pays du monde.
»
Note_356
1734. « Mais c’est en France seule. »
Note_357
.Voyez la lettre V.
Note_358
1734. « N’empêche pas du moins. »
Note_359
Crébillon.
Note_360
C’est ce qui a fait dire à Voltaire, en parlant du cardinal de Fleury
(épître à Boileau. 1769):
Je l’ai vu refuser, poliment inhumain,
Une place à Racine, à Crébillon du
pain.
Note_361
Dans les éditions de Kehl et les précédentes, la fin
de cet alinéa est reportée à la suite du suivant:
transposition qui ne me paraît pas heureuse. (B.)
Note_362
Né en 1600, mort en 1669.
Note_363
1734. « Qui reniaient leur chrême et leur baptême. »
Note_364
1734. « Souffrir qu’on parlât d’excommunier. »
Note_365
C’était une déclamation contre les spectacles.
Note_366
Voyez dans les Mélanges, année 1777, l’article xx
du Prix de la justice et de l’humanité.
Note_367
1734. « Senozini. »
Note_368
1734. « Spectacles; car lorsque. »
Note_369
1734. « Des. »
Note_370
1734. « Des jeux où Louis XIV et Louis XV ont été.
»
Note_371
1734. « Cette insolence, ce manque de respect à l’autorité
royale, cette barbarie. »
Note_372
1734. « Le même libraire la déclamation du P. Lebrun
contre nos spectacles. »
Note_373
1734. « Ouvrages immortels des Racine, des Corneille, des Molière,
etc.? »
Note_374
La plus grande partie de cette lettre formait, dans le Dictionnaire
philosophique (éditions de Kehl), la plus grande partie de l’article
intitulé Société royale de Londres, et des académies.
Dans l’édition de 1734, cette lettre commence ainsi:
« Les Anglais ont eu longtemps avant nous une académie
des sciences; mais elle n’est pas si bien réglée que la nôtre,
et cela par la seule raison peut-être qu’elle est plus ancienne:
car, si elle avait été formée après l’Académie
de Paris, elle en aurait adopté quelques sages lois, et eût
perfectionné les autres.
« La Société royale de Londres manque
des deux choses les plus nécessaires aux hommes, de récompenses
et de règles. C’est une petite fortune sûre à Paris
pour un géomètre, pour un chimiste, qu’une place à
l’Académie; au contraire, il en coûte à Londres pour
être de la Société royale. Quiconque dit en Angleterre:
J’aime les arts, veut être de la Société, en est dans
l’instant; mais, en France. pour être membre et pensionnaire de l’Académie,
ce n’est pas assez d’être amateur, il faut être savant et disputer
la place contre des concurrents d’autant plus redoutables qu’ils sont animés
par la gloire, par l’intérêt, par la difficulté même,
et par cette inflexibilité d’esprit que donne d’ordinaire l’étude
opiniâtre des Sciences de calcul.
« L’Académie des sciences est sagement bornée
à l’étude de la nature, et en vérité c’est
un champ assez vaste pour occuper cinquante ou soixante personnes. Celle
de Londres mêle indifféremment la littérature à
la physique. Il me semble qu’il est mieux d’avoir une académie particulière
pour les belles-lettres, afin que rien ne soit confondu, et qu’on ne voie
point une dissertation sur les coiffures des Romaines à coté
d’une centaine de courbes nouvelles.
« Puisque la Société de Londres a
peu d’ordre et nul encouragement, et que celle de Paris est sur un pied
tout opposé, il n’est pas étonnant que les mémoires
de notre Académie soient supérieurs aux leurs: des soldats
bien disciplinés et bien payés doivent, à la longue,
l’emporter sur des volontaires. Il est vrai que la Société
royale a eu un Newton; mais elle ne l’a pas produit: il y avait même
peu de ses confrères qui l’entendissent. Un génie comme M.
Newton appartenait à toutes les académies de l’Europe, parce
que toutes avaient beaucoup à apprendre de lui.
« Le fameux docteur Swift, etc. » — La version
actuelle est de 1748.
Note_375
Les académies des Sciences sont encore utiles: l° pour empêcher
le public, et surtout les gouvernements, d’être la dupe des charlatans
dans les sciences; 2° pour faire exécuter certains travaux,
entreprendre certaines recherches dont le résultat ne peut devenir
utile qu’au bout d’un long temps, et qui ne peuvent procurer de gloire
à ceux qui s’en occupent. Comme tout ce qui n’exige, pour être
découvert, que de la méditation et du génie, doit
s’épuiser en peu de temps, ces travaux obscurs préparent,
pour les générations qui suivent, des matériaux nécessaires
pour de nouvelles découvertes. (K.)
Note_376
1734. « L’Académie française; car Swift. »
Note_377
1734. « Faret, Perrault, Cotin. »
Note_378
1734.« Votre. »
Note_379
1734. « Un assez grand homme, Louis XIV un plus que grand homme;
le directeur. »
Note_380
L’usage de ces compliments s’est aboli insensiblement; et dans le dernier
discours de réception, on s’est contenté de rendre un hommage
à la mémoire du prédécesseur, et au roi protecteur
de l’Académie. (K.) — Le discours de réception dont il est
question dans cette note est celui que prononça, en 1782, Condorcet,
l’un des éditeurs de Kehl.
Note_381
1734. « Ç’a été une espèce de loi. »
Note_382
1734. Les Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres
(t. III, p.68) contiennent en effet une dissertation de H. Morin, Des
Privilèges de la main droite.
Note_383
1734. « Jusqu’à présent, comme nous l’avons déjà
observé ensemble, c’est dans les siècles. »
Note_384
Fin de l’article en 1734, et même en 1751. Le reste est de 1752.
(B.)
Note_385
Voltaire veut parler ici de Crébillon.
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