Notes.

Note_a  Cette plaisanterie était dans l’édition de Zadig de 1748. Elle existait encore dans l’édition in-4° (tome XVII publié en 1771) Mais ayant été omise dans l’édition encadrée de 1775, elle ne fut pas reproduite dans les éditions de Kehl. La première des éditions modernes où on la trouve est celle  de M. Lequien. 1823. B

Note_b  Ce chapitre est imité d’un conte chinois, que Durand a réimprimé, en 1803, sous le titre de  La Matrone chinoise, à la suite de sa traduction de sa Satire de Pétrone, et que Du Halde avait déjà imprimé dans le tome III de sa Description de la Chine. B.

Note_1 Il y avait dans ce temps un Babylonien, nommé Arnoult, qui guérissait et prévenait toutes les apoplexies, dans les gazettes, avec un sachet pendu au cou. 

Note_c L’Année littéraire, 1767, 1, 145 et suiv., reproche à Voltaire d’avoir pris l’idée de ce chapitre au chevalier de Mailly, auteur anonyme du Voyage des trois prince de Sarendip, traduitsdu persan, 1719 (et non 1716), in-12. B.

Note_2 Anagramme de Boyer, théatin, confesseur de dévotes titrées, évêque par leurs intrigues, qui n’avaient pu réussir à le faire supérieur de son couvent; puis précepteur du dauphin, et enfin ministre de la feuille, par le conseil du cardinal de Fleury, qui, comme tous les hommes médiocres, aimait à faire donner des places à des hommes incapables de les remplir, mais aussi incapables de se rendre dangereux. Ce Boyer était un fanatique imbécile qui persécuta M. de Voltaire dans plus d’une occasion. (K.) 

Note_d  C’est à peu près le trait de Des Barreaux. Voyez le Catalogue des écrivains en tête du Siècle de Louis XIV; et dans les Mélanges, année 1767, la septième des Lettres à S. A. Monseigneur le prince de ***. B.

Note_e  Toute la fin de ce chapitre a paru pour la première fois dans les éditions de Kehl. B.

Note_f C’est d’après un erratum manuscrit de feu Decroix que j’ai mis port. Les éditions que j’ai vues portent toutes, sans exception, le pôle de Canope. Voltaire a dit, dans le chapitre V du Taureau blanc: Je m’en vais auprès du lac de Sirbon, par Canope. B.

Note_3 Mots chinois qui signifient proprement: li, la lumière naturelle, la raison, et tien, le ciel; et qui signifient aussi Dieu. 

Note_g  Dans l’édition de 1748 et dans toutes celles qui 1’ont suivie, jusques à l’édition de Kehl exclusivement, ce chapitre se terminait ainsi: « Zadig partit après s’être jeté aux pieds de sa belle libératrice. Sétoc et lui se quittèrent en pleurant, en se jurant une amitié éternelle, et en se promettant que le premier des deux qui ferait une grande fortune en ferait part à l’autre.
« Zadig marcha du côté de la Syrie, toujours pensant à la malheureuse Astarté, et toujours réfléchissant sur le sort qui s’obstinait à se jouer de lui et à le persécuter. Quoi! disait il, quatre cents onces d’or pour avoir vu passer une chienne! condamné à être décapité pour quatre mau-vais vers à la louange du roi! prêt à être étranglé parceque la reine avait des babouches de la couleur de mon bonnet! réduit en esclavage pour avoir secouru une femme qu’on battait; et sur le point d’être brûlé pour avoir sauvé la vie à toutes les jeunes veuves arabes ! »
Venait ensuite ce qui forme aujourd’hui le chapitre XVI. B.

Note_h  Ce trait porte surtout contre Rollin qui emploie souvent ces expressions dans son Traité des études. Voltaire y revient souvent: voyez dans le présent volume le chapitre Ier de Micromégas, et le chapitre XI de l’Homme au quarante écus, le chapitre IX du Taureau blanc; et le second vers du chant VIII de la Pucelle. B.

Note_i  Fréron (Année littéraire, 1767, I, 30 et suiv.), reproche à Voltaire d’avoir tiré presque mot pour mot ce chapitre d’une pièce de cent cinquante vers intitulée The hermite (l’ermite), par Th. Parnell. Avant Parnell, plusieurs auteurs avaient traité le même sujet, et entre autres l’auteur français, Bluet d’Arbères comte de Permission, dans le livre CV de ses Oeuvres; c est en 1604 qu’avaient paru les livres CIV et CXIII, dont on ne connaît encore qu’un seul exemplaire, découvert en 1824. B.

Note_4 C’est ici que finit le manuscrit de l’histoire de Zadig. On sait qu’il a essuyé bien d’autres aventures qui ont été fidèlement écrites. On prie messieurs les interprètes des langues orientales de les communiquer si elles parviennent jusqu’à eux. — Cette note de Voltaire parut pour la première fois dans les éditions de Kehl.