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Notes.
Note_1 Dans
les premières éditions, Voltaire donnait le texte d’une de
ces copies; mais Poniatowski ayant dit dans ses Remarques que la
lettre du roi de Suède n’a jamais été du sens
de celle que Voltaire rapportait, c’en fut assez pour que Voltaire supprimât
la lettre. (B.)
Note_2 Dernière
version.
Note_3 C’est
de lui dont je tiens non seulement les Remarques qui ont été
imprimées, et dont le chapelain Nordberg a fait usage, mais encore
beaucoup d’autres manuscrits concernant cette histoire. (Note
de Voltaire.)
Note_4 C’était
un renégat français, nommé M. Goin, premier chirurgien
du sérail. (P.)
Note_5 Cette
phrase existe dès l’édition de 1731. (B.)
Note_6VARIANTE:
« Seulement il jouait quelquefois aux échecs avec le général
Poniatowski ou M. de Grothusen, son trésorier. Ceux qui voulaient
lui plaire l’accompagnaient dans ses courses à cheval, et étaient
en bottes tout le jour. Un matin qu’il entrait chez son chancelier Muller,
qui était encore endormi, il défendit qu’on l’éveillât,
et attendit dans l’antichambre. Il y avait un grand feu dans la cheminée,
et quelques paires de souliers auprès, que Muller avait fait venir
d’Allemagne pour son usage; le roi les jeta tous au feu, et s’en alla.
Quand le chancelier sentit à son réveil l’odeur du cuir brûlé,
et on apprit la raison: « Voilà un étrange roi, dit-il,
dont il faut que le chancelier soit toujours botté. »
Note_7Les
premières éditions portaient: « Quand il lut cette
épître au roi de France, Louis XIV, où l’auteur, etc.
» Brossette, dans l’édition qu’on fit à Lyon de l’Histoire
de Charles XII, fit mettre: « Quand il lut cette satire, où
l’auteur, etc. » Brossette trouvait dans la première version
inexactitude et amphibologie, ainsi qu’on le voit par une lettre qu’il
écrivit à Voltaire le 20 mars 1732, et à laquelle
Voltaire répondit le 14 avril. Cependant ce n’est qu’en 1748 que
voltaire mit la version qu’on lit aujourd’hui. (B.)
Note_8Charles
XII affectait de ne pas parler le français; cependant il possédait
bien cette langue. L’historien suédois Gjorwel a publié trois
lettres de ce prince, adressées à Stanislas; deux sont antérieures
à la bataille de Pultava; il est persuadé que les Cosaques
doivent le soutenir, ce qui le décide à marcher vers l’Ukraine.
La troisième, qui mérite d’être rappelée, est
datée du 27 d’aoust 1709, auprès de Bender:
« Sire, ayant appris que la nouvelle de la bataille
auprès de Pultava et l’incertitude de ma destinée ont causé
beaucoup de peine à Votre Majesté, je n’ai pas voulu manquer
à lui faire savoir que cette perte n’est pas d’une telle conséquence
qu’elle ne puisse être réparée, et que ma blessure
pourra être guérie dans quinze jours. C’est pourquoi je prie
Votre Majesté de ne rien relâcher de son grand courage, et
d’être assurée que je trouverai moyen de me rendre bientôt
auprès d’elle avec un secours considérable. En attendant,
je la recommande à la divine protection; et demeure, de Votre Majesté,
le bon frère, ami et voisin. »
« Carolus. »
Note_9Père
de d’Argental et de Pont-de-Vesle.
Note_10Alinéa
postérieur aux premières éditions.
Note_11Je
crois qu’il faut lire: Mustapha, fils aîné de Mahomet IV,
et successeur d’Achmet II. (B.)
Note_12Il
est nommé Cuprogli, ou Kieuperli.
Note_13M.
Nordberg, confesseur de Charles XII, reprend ici l’auteur, et assure que
ce brancard était porté à la main. On s’en rapporte
sur ces circonstances essentielles à ceux qui les ont vues. (Note
de Voltaire.)
Note_14Les
premières éditions donnaient ensuite un long morceau sur
l’organisation militaire de la Suède sous Charles XII. — Après
une critique de Nordberg, Voltaire le supprima. (A. G.)
Note_15Ou
Pultesh.
Note_16La
dernière phrase de ce paragraphe n’est pas dans les premières
éditions.
Note_17La
fin de ce paragraphe ne se trouve pas dans les premières éditions.
Note_18En
1669.
Note_19Le
chapelain Nordberg prétend que le czar força le quatrième
homme de ses sujets capables de porter les armes de le suivre à
cette guerre. Si cela eut été vrai, l’armée eût
été au moins de deux millions de soldats. (Note
de Voltaire.)
Note_20M.
Beuchot a mis « les Grecs », au lieu de « ses gens »,
d’après une annotation de Wagnière.
Note_21Pierre,
sentant toute l’horreur de sa situation fit partir pour Moscou un courrier
qui eut le bonheur de traverser l’armée ennemie; il le chargea de
la lettre suivante, dont l’original est conservé dans le cabinet
de Pierre Ier, au palais impérial: « Je vous annonce que,
trompé par de faux avis et sans qu’il y ait de ma faute, je me trouve
enfermé ici dans mon camp par une armée turque quatre fois
plus forte que la mienne, les vivres coupés, et sur le point de
nous voir tailler en pièces ou prendre prisonniers, à moins
que le Ciel ne vienne à notre secours d’une manière inattendue.
S’il arrive que je sois pris par les Turcs, vous n’avez plus à me
considérer comme votre czar et seigneur, ni à tenir compte
d’aucun ordre qui pourrait vous être porté de ma part, pas
même quand vous y reconnaîtriez ma propre main; mais vous attendrez
que je vienne moi-même en personne. Si je dois périr ici et
que vous receviez la nouvelle de ma mort bien confirmée, alors vous
choisirez parmi vous le plus digne de me succéder. » Pierre
avait alors un fils de vingt et un ans que, comme on voit, il pensait déjà
à exclure du trône. (A. G.)
Note_22On
m’a assuré que son père était un fossoyeur. Il est
assez inutile de savoir quelle était sa profession; il suffit qu’on
sache qu’une paysanne est devenue impératrice par son mérite
encore plus que par sa beauté. (Note de
Voltaire.) — Cette note est dans l’édition de
1737. L’auteur, en 1746, la réduisit à ces mots: «
On m’a assuré depuis que le père de la czarine était
un fossoyeur, » et la supprima en 1748. (B.)
Note_23Je
ne sais ce que signifie ce nom, qu’on lit dans toutes les éditions.
La première femme de Pierre l’appelait Lapouchin (Eudoxie-Fedorovna),
ainsi que Voltaire le dit dans son Histoire de Russie, chapitre
VI de la première partie, et chapitres Ier, III et X de la seconde.
(B.)
Note_24Le
sieur La Motraye prétend qu’on lui avait donné une belle
éducation, qu’elle lisait et écrivait très bien. Le
contraire est connu de tout le monde; on ne souffre point en Livonie que
les paysans apprennent à lire et à écrire, à
cause de l’ancien privilège nommé le bénéfice
des clercs, établi autrefois chez les nouveaux chrétiens
barbares, et subsistant dans ces pays. Les mémoires sur lesquels
on rapporte ce fait disent d’ailleurs que la princesse Élisabeth,
depuis impératrice, signait toujours pour sa mère dès
son enfance. (Note de Voltaire.)
— Voyez dans le Dictionnaire philosophique, au mot CLERC, ce que
c’est que le bénéfice des clercs. (B.)
Note_25Les
trois phrases précédentes ne sont pas dans les premières
éditions.
Note_26«
Plusieurs historiens, dit Voltaire, ont cru que la réponse du vizir
était celle d’un imbécile. C’est celle d’un homme piqué,
et qui fait un reproche à un autre. » Remarquons cependant
que, selon Poniatowski, dont le témoignage a une grande autorité,
le vizir aurait répondu: « Le bon Dieu a partagé le
monde et en a donné une portion à chacun des princes pour
la gouverner. Qui est-ce qui gouvernerait la Moscovie, si je lui enlevais
son prince? »
Note_27La
Motraye fait tout exprès une note pour établir que Charles
a seulement fort crotté le sopha. — Limiers place ces détails
après le combat de Bender.
Note_28Dais
les premières éditions, Voltaire rendait ici justice à
l’adresse et au dévouement de La Motraye, qui alla secrètement
à Constantinople faire l’emprunt nécessaire. La Motraye ayant
chicané sur quelques détails, Voltaire retrancha tout le
morceau. (A. G.)
Note_29VARIANTE:
« C’est l’usage que les princes qui rendent des villes aux Turcs
envoient des clefs d’or au sultan. »
Note_30L’auteur
donne une véritable et juste idée des négociations
des ministres étrangers à Constantinople. (P.)
Note_31Chef
des huissiers du divan. Il a la garde des prisonniers illustres.
Note_32Les
chroniques moldaves parlent d’une correspondance entre le feld-maréchal
russe Shemeretoff et le kan de Crimée ou de Tartarie, que Charles
XII parvint à intercepter. Par ces dépêches, le kan
s’engageait à conduire Charles par la Pologne et par les endroits
les plus favorables pour que les Russes pussent s’emparer facilement de
sa personne. (G. A.)
Note_33C’est-à-dire
en espèces évaluées sur un pied avantageux à
celui qui reçoit. (Dictionnaire de l’Académie.)
Note_34C’est
le mot turc schewal. — Les Turcs ne connaissent que les mois lunaires.
Leur année est de douze mois et de trois cent cinquante-quatre jours.
Note_35C’est
ce qu’on lui avait même proposé d’abord; mais il avait répondu:
« Je suis arrivé par terre, c’est par terre que je retournerai.
»
Note_36M.
Fabrice, dans sa lettre du 30 janvier 1712, cite à peu près
textuellement cette harangue telle que Voltaire l’a rapportée.
Note_37Tout
ce récit est rapporté par M. Fabrice dans ses lettres. (Note
de Voltaire.)
Note_38La
lettre écrite après le combat par Fabrice, 15 février
1713, confirme tous les détails donnés par Voltaire, et en
ajoute de fort curieux: « Quand le siège commençait,
les clairons, hautbois, tambours, timbales et autres instruments de la
musique militaire des Turcs, se firent entendre, et le roi, pour ne leur
devoir rien de reste, fit monter cinq à six trompettes au haut de
sa maison, qui leur répondaient, etc. » (A. G.)
Note_39M.
Nordberg qui n’était pas présent à cet événement,
n’a fait que suivre ici dans son histoire celle de M. de Voltaire; mais
il l’a tronquée, il en a supprimé les circonstances intéressantes,
et n’a pu justifier la témérité de Charles XII. Tout
ce qu’il a pu dire contre M. de Voltaire, au sujet de cette affaire de
Bender, se réduit à l’aventure du sieur Frédéric,
valet de chambre du roi de Suède, que quelques-uns prétendaient
avoir été brûlé dans la maison du roi, et que
d’autres disaient avoir été coupé en deux par les
Tartares. La Motraye prétend aussi que le roi de Suède ne
dit point ces paroles: « Nous combattrons pro aris et focis »;
mais M. Fabrice, qui était présent, assure que le roi prononça
ces mots, que La Motraye n’était pas plus à portée
d’écouter qu’il n’était capable de les comprendre, ne sachant
pas un mot de latin. (Note de Voltaire.)
— Cette note existe dès 1748. (B.)
Note_40Ce
texte est de 1748. Dans les éditions antérieures, il y avait
La Motraye, ce gentilhomme français que la curiosité, etc.;
» et en note: « On s’est éloigné souvent des
Mémoires du sieur de La Motraye pour suivre ceux de MM. Fabrice
de Fierville, Jeffreys, et de Villelongue. » (B.)
Note_41Frédéric
Ier (1701-1713)
Note_42Le
bon chapelain Nordberg prétend qu’on se contredit ici en disant
que le roi Stanislas fut retenu en prisonnier et servi en roi dans Bender.
Comment ce pauvre homme ne voyait-il pas qu’on peut être à
la fois honoré et prisonnier? (Note de
Voltaire.)
Note_43Alinéa
postérieur aux premières éditions.
Note_44Sur
les affaires de France à cette époque, consultez les chapitres
XXII et XXIII du Siècle de Louis XIV.
Note_45Cela
est fort exact. On peut voir à la bibliothèque les lettres
de M. de Villelongue à Voltaire, et la confirmation des faits qui
y sont rapportés, sauf l’entrevue avec le sultan, qui reste douteuse.
Note_46Il
n’avait été conduit en prison que pour être mis à
l’abri des ministres, qu’il accusait.
Note_47Cette
phrase fut ajoutée en 1748. (B.)
Note_48Entre
cet alinéa et le suivant, il y avait dans la première édition:
« On disait que les Hambourgeois avaient donné secrètement
à Stenbock une grosse somme pour acheter la ruine de cette ville,
qui leur faisait ombrage, et que Stenbock, dans cette sévérité,
satisfaisait également ses intérêts, sa vengeance et
celle de son maître. » Ce passage et celui qui forme la note
suivante furent le sujet d’une réclamation dans la Bibliothèque
raisonnée, réclamation à l’occasion de laquelle Voltaire
écrivit le morceau intitulé Aux auteurs de la Bibliothèque
raisonnée, 1732; voyez à cette date dans les Mélanges.
Note_49La
première édition portait: « Mais les Hambourgeois refusèrent
de les recevoir, sous prétexte qu’il régnait dans Altena
quelques maladies contagieuses; ainsi la plupart, etc. » Voyez
la note précédente. (B.)
Note_50Cet
alinéa est l’abrégé d’un long morceau que Voltaire
retrancha.
Note_51Dans
l’Histoire de Russie, chapitre XIX de la première partie,
Voltaire dit que c’est de Bender que Charles XII écrivit cette singulière
lettre.
Note_52Le
Sénat, dit Geyer, avait dépêché, dans Démotica,
pour l’engager à revenir, l’honnête et courageux comte Liewen,
qui lui dit franchement que le peuple allait peut-être nommer un
régent. Ce ferme langage, et les lettres de Görtz décidèrent
le roi à partir. (A. G.)
Note_53Voltaire
a cité cette réponse dans l’Encyclopédie, au
mot HAUTEUR; voyez le même mot dans le Dictionnaire philosophique.
Il a dit dans Zaïre, acte II, scène III:
…La cour de Louis est l’asile des rois.
Note_54Comparez
l’arrivée de Napoléon à Varsovie, dans l’Histoire
que de Pradt a faite de son ambassade en 1812. (G. A.)
Note_55La
veille de ce jour, la France avait signé avec la Suède un
traité d’alliance offensive.
Note_56Il
y avait eu entente avec la régence de Suède. Les Prussiens
acceptaient de se retirer moyennant le remboursement de quarante mille
écus. Charles aima mieux faire la guerre. (Manuscrits de la Bibliothèque
nationale.)
Note_57Charles
XII attendait dans Stralsund l’arrivée par mer des secours que lui
avait promis la France. Mais son malheur voulut que, justement à
cette époque, survînt la mort de Louis XIV, 1er septembre
1715. Le général en chef des Saxons, voulant effrayer les
Suédois par cette mauvaise nouvelle, la fit annoncer par un trompette.
Charles se contenta de lui faire répondre de dessus les murailles,
par un autre trompette: « si Louis XIV est mort, Charles XII vit
encore! » Chroniques moldaves. (A. G.)
Note_58M.
de Koppen avait étudié à Stralsund; il s’y était
souvent baigné dans la mer et en connaissait la profondeur. Il reconnut
que le retranchement se terminait à un endroit où la mer
n’avait qu’environ quatre pieds; il en fit part au roi, et fut détaché
pour se rendre maître des retranchements. Manuscrits. (A.
G.)
Note_59Cette
dernière phrase n’est pas dans les premières éditions.
Note_60Il
est impossible de ne pas songer ici à l’état de la France
en 1813. (G. A.)
Note_61«
Albéroni, dit Saint-Simon, c. 161, était fils d’un jardinier,
qui, se sentant de l’esprit, avait pris un petit collet pour, sous une
figure d’abbé, aborder où son sarrau de toile eût été
sans accès. Il était bouffon; il plut à M. de Parme
comme un bas valet dont on s’amuse; en s’en amusant, il lui trouva de l’esprit,
et qu’il pouvait n’être pas incapable d’affaires. Il le chargea d’une
affaire à traiter avec le maréchal de Vendôme, à
qui il plut.... Il fit à M. de Vendôme, qui aimait les mets
extraordinaires, des soupes au fromage et d’autres ragoûts étranges,
qu’il trouva excellents... Il changea de maître; et bientôt
après, sans cesser son métier de bouffon et de faiseur de
potages et de ragoûts bizarres, il mit le nez dans les lettres de
M. de Vendôme, y réussit à son gré, et devint
son principal secrétaire... et ami de confiance… »
Note_62Né
à Avignon en 1669, mort en 1752.
Note_63Voyez
le chapitre VIII de l’Histoire de Russie.
Note_64Le
cardinal Albéroni lui-même a certifié la vérité
de tous ces récits dans une lettre de remerciement à l’auteur.
Au reste, M. Nordberg, aussi mal instruit des affaires de l’Europe que
mauvais écrivain, prétend que le duc d’Ormond ne quitta pas
l’Angleterre à l’avènement du roi George Ier, mais immédiatement
après la mort de la reine Anne; comme si George Ier n’avait pas
été le successeur immédiat de cette reine. (Note
de Voltaire.)
Note_65Dans
l’édition de 1731, il y a: monnaies fictices; dans celle
de 1737, monnaies idéales; dans celles de 1716, 1751, et
de Kehl, monnaies fictives; dans celles de 1748, 1752, 1756, 1761,
1768 (in-4°) et 1775, monnaies fictrices. L’exemplaire de 1748,
avec corrections manuscrites, dont j’ai parlé dans mon avertissement,
porte (au moyen d’une correction) monnaies fictices. (B.) — Une
monnaie fictive est celle qui représente une monnaie réelle.
Une monnaie fictice est cette qui est figurée, feinte, qui
n’a pas de valeur intrinsèque. Le Dictionnaire de l’Académie
n’a adopté que le mot fictif.
Note_66Allusion
aux actions du banquier Law. (G. A.)
Note_67Voilà
ce que Nordberg appelle manquer de respect aux têtes couronnées,
comme si ce récit véritable contenait une injure, et comme
si on devait aux rois qui sont morts autre chose que la vérité.
Pense-t-il que l’histoire doive ressembler aux sermons prêchés
devant les rois, dans lesquels on leur fait des compliments? (Note
de Voltaire.)
Note_68Il
avala un gigot et un dindon. (G. A.)
Note_69Nordberg
prétend que ce fut pour se guérir d’un mal de poitrine que
Charles XII essaya cette étrange abstinence: le confesseur Nordberg
est assurément un mauvais médecin. (Note
de Voltaire.)
Note_70Quoi
que dise Voltaire par avance, le récit qu’il va faire n’est pas
véridique. (G. A.)
Note_71C’est
lui, paraît-il, qui assassina Charles XII.
Note_72Voltaire
a écrit Kulbert. (B.)
Note_73Le
procès-verbal de l’autopsie cadavérique, faite en 1746, établit
que le coup qui avait traversé les deux tempes n’y avait laissé
qu’une blessure longue de sept lignes et large de deux. Une belle d’une
demi-livre eût laissé bien d’autres traces. Charles XII
fut trouvé mort ayant la main droite sur la poignée de son
épée à moitié tirée du fourreau: circonstance
qui prouve que le roi a su le coup qui le menaçait, et voulait se
défendre. On croit que Siquier était l’instrument de Frédéric
de Hesse, beau-frère de Charles XII. (B.)
Note_74Il
faut lire dans LÉMONTEY, Histoire de le Régence, tome
Ier, page 128, et tome II, page 383, beaucoup de curieux détails
sur la fin du règne de Charles XII et sur le misérable état
dans lequel il laissait la Suède à sa mort: l’agriculture
et le service des postes abandonnés aux femmes, une population composée
de vieillards et d’enfants, etc.
Note_75Elle
prouve aussi qu’il avait approfondi jusqu’à un certain point la
théorie des nombres, puisqu’il connaissait la nature et les propriétés
des échelles arithmétiques. (K.)
Note_76Un
de ses chapelains, dit La Motraye, m’a dit qu’il fut très dévot
jusqu’à Pultava, ne manquant jamais, avant une action, ou aux heures
marquées pour la prière, de se mettre à genoux en
pleine campagne, sans coussin ni tapis, et priant de la manière
du monde la plus exemplaire, et cela dès sa première campagne
contre le Danemark, avant donc qu’il eût entendu parler de M. Leibnitz;
mais à voir son indifférence et son peu d’attention aux sermons
ou aux prières depuis Pultava, il semblait que, se croyant abandonné
du ciel, il l’eût abandonné comme par représailles.
Note_77«
Voyez-vous là-haut cette étoile? dit une fois Napoléon
au cardinal Fesch. — Non, sire. — Regardez bien. — Sire, je ne la vois
pas. — Hé bien! moi, je la vois. » (M. DE SÉGUR, livre
II, chapitre III.)
Note_78On
lit dans les lettres de Villelongue à Voltaire (Bibliothèque
nationale, manuscrits): « M. de Rémusat peut rappeler
sa mémoire et vous raconter bien des choses. M. de Siker aussi,
si vous voulez l’assurer que vous ne lui ferez point de tort dans le public
avec les vérités qu’il pourra vous dire, etc. »
Note_79Cet
alinéa n’a été ajouté qu’en 1748. (B.)
Note_80Beaucoup
de gens prétendent encore que Charles XII fut la victime de la haine
qu’il avait inspirée à ses sujets. Cette opinion n’est pas
même destituée de vraisemblance. M. de Voltaire ne l’ignorait
pas; mais comme il ne pouvait vérifier les petites circonstances
sur lesquelles cette opinion s’appuie, il a préféré
la passer sous silence. On garde à Stockholm le chapeau de Charles
XII; et la petitesse du trou dont il est percé est une des raisons
de ceux qui veulent croire qu’il périt par un assassinat. (K.) —
Las Cases, dans le Mémorial de Sainte-Hélène,
dit qu’il tenait de la propre bouche de Gustave III que Charles avait été
assassiné par les siens, que la balle était d’un pistolet,
qu’elle avait été tirée de près, et par derrière.
On avait fait l’autopsie du cadavre le 12 juillet 1746.
Note_81Ulrique-Éléonore,
morte le 5 décembre 174l, à cinquante-quatre ans.
Note_82Frédéric
de Hesse-Cassel, associé, avec l’agrément des états,
au trône de Suède, le 4 avril 1720, mourut le 5 avril 1751,
à soixante-quinze ans.
Note_83Le baron
de Görtz expia les fautes commises par Chartes XII; on l’accusa d’avoir
été l’instigateur de toutes les mesures oppressives qui avaient
accablé la Suède. Jugé par une commission spéciale,
il se défendit avec noblesse, et, après un procès
inique, il fut condamné et exécuté à Stockholm,
le 2 mars 1719.
Il est nécessaire d’ajouter quelques mots pour
indiquer au moins le résultat de tant d’efforts et de tant d’intrigues:
la mort de Charles XII confondit tous les projets de Görtz et d’Albéroni;
et de toute cette ligue terrible, à peine commencée, il ne
resta de puissant que le czar. La Suède avait été
épuisée par Chartes XII, et le nouveau roi Frédéric
fut heureux d’accepter la médiation du duc d’Orléans. Un
congrès s’assembla à Nystadt en Finlande. On souscrivit à
toutes les volontés de Pierre; on lui céda la Livonie, l’Estonie,
l’Ingrie, la Carélie, le pays de Viborg, les îles d’Oesel,
Dago, etc. Il était maître de la Baltique. Des fêtes
magnifiques signalèrent ce glorieux événement, et
l’on décerna à Piene les noms de Grand et de Père
de la patrie. (L. G.)
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