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Notes.
Note_1
Variante: « … Un tiers plus grand
que la France, mais bien moins fertile, et aujourd’hui moins peuplé...
»
Note_2
Variante: « Très souvent
par la lumière boréale. »
Note_3
De cette phrase, qui n’est plus juste en ce qui regarde la France, l’auteur
avait, à quelques mots près, formé, en 1739, une note
sur la huitième des Lettres philosophiques.
Note_4
Ou plutôt l’an 1397.
Note_5
Rome fut prise par Alaric en 409.
Note_6
Ce n’est pas Voltaire qui est le baptiseur de cette reine. Le surnom pour
celle-ci est traditionnel.
Note_7
Troll.
Note_8
Variante: « Ensuite ils abandonnèrent
Stockholm au pillage, et tout y fut égorgé sans distinction
d’âge ni de sexe. »
Note_9
16 novembre 1632.
Note_10
Voltaire parla plus tard avec moins de réserve de Christine; voyez
le chapitre VI de Siècle de Louis XIV.
Note_11
Variante: « A six ans on le tira
des mains des femmes, et on lui donna pour gouverneur M. de Nordcopenser,
homme sage et assez instruit. »
Note_12
L’ouvrage de Puffendorf, écrit en latin, traite du Droit de la
nature et des gens. Il a été traduit en français
par Barbeyrac.
Note_13
Variante: « Auxquels. »
Note_14
Nordberg tient tout cela pour faux.
Note_15
Deux ambassadeurs de France en Suède m’ont conté ce fait.
(Note de Voltaire.)
Note_16
Le P. Barre, génevéfain, a copié tout cet article
dans son Histoire d’Allemagne, tome VII, et il l’applique à
un comte de Virtemberg. (Note de Voltaire.)
Note_17
Toutes les éditions, même du vivant de l’auteur, portent quarante-deuxième.
Charles XI étant né en 1645, suivant l’Art de vérifier
les dates, et mort en 1697, j’ai fait la correction nécessaire.
(B.)
Note_18
Variante: « Elle ordonna d’abord
pour le corps de son fils Charles XI une pompe funèbre d’une magnificence
à laquelle la Suède n’était pas accoutumée.
Elle voulut de plus que les bourgeois de Stockholm portassent trois ans
le deuil. Il semblait qu’on les forçât à montrer d’autant
plus de douleur qu’ils en ressentaient moins de la mort d’un prince qui
leur avait ôté leur liberté et leurs bien. »
Voltaire retrancha ce passage d’après une note de Nordberg.
Note_19
Napoléon a fait de même en Italie et à Paris.
Note_20
Les lettres originales en font foi. (Note de Voltaire.)
— Cette note est une réponse à Nordberg, qui s’était
indigné de l’effronterie de Voltaire dans ce passage. (G.A.)
Note_21
Tous ces princes avaient de vingt-six à vingt-sept ans.
Note_22
Voyez le Siècle de Louis XIV, chapitre XVII.
Note_23
Tout cet article se trouve presque mot pour mot au tome X du P. Barre.
(Note de Voltaire.)
Note_24
Ce n’est que trente ans après son Histoire de Charles XII
que Voltaire a écrit son Histoire de Pierre le Grand.
Note_25
Ou plutôt en 1695, comme le dit Voltaire lui-même dans son
Histoire de Russie.
Note_26
Comparez le chapitre CXLVII de l’Essai sur les Moeurs, où
Voltaire regarde comme fort avancée la civilisation des Mexicains.
Note_27
Voltaire écrivait dans le XVIIIe siècle. Le siècle
passé signifie donc ici le XVIIe siècle.
Note_28
Tout ce morceau est copié mot à mot par le génovéfain
Barre, dans son Histoire d’Allemagne, tome IX, page 75 et suivantes.
(Note de Voltaire.)
Note_29
La fin de cet alinéa ne se trouve que dans les dernières
éditions. Vosko-jésuite veut dire armée
de jésuites.
Note_30
Dans les éditions de 1731 à 1746 inclusivement, on lisait:
« Le hasard voulut que le fils d’un Français réfugié
à Genève, nommé Le Fort, vint chercher de l’emploi
dans les troupes moscovites, etc. » Tout le reste du passage a aussi
été changé. Dans l’édition de 1748, Voltaire
mit: « Un jeune Genevois, nommé Le Fort, d’une ancienne famille
de Genève, fils d’un marchant droguiste, fut le premier instrument,
etc. » C’est ce que porte encore l’édition de 1751. Mais l’édition
de Dresde, 1752, contient la version actuelle: « Le Fort, comme on
l’a déjà dit, fut, etc. » C’est dans ses Anecdotes
sur le czar Pierre le Grand, publiées en 1748, que Voltaire
avait déjà parlé de Le Fort. (B.)
Note_31
Les douze alinéas suivants et le commencement du treizième
ne se trouvent pas dans les premières éditions. (G. A.)
Note_32
« Non quod intrat in os coinquinat hominem; sed quod procedit ex
ore, hoc coinquinat hominem. » (Évangile selon saint Matthieu,
15.)
Note_33
C’est dans l’Apocalypse le nombre de la bête. « Que celui qui
a de l’intelligence compte le nombre de la bête. Car son nombre est
le nombre d’un homme, et son nombre est de 666. » (Apocalypse
de saint Jean, c. XIII, v. 18.)
Note_34
Les janissaires ont enfin été détruits par le sultan
Mahmoud II, en 1826.
Note_35
Variante: « Il fut fait officier
par degrés. »
Note_36
Cela fut écrit en 1727; la population a augmenté depuis par
les conquêtes, par la police, et par le soin d’attirer les étrangers.
(Note de Voltaire.)
Note_37
Un verste est de 750 pas. (Note de Voltaire.)
Note_38
Anne et Élisabeth. Voyez l’Avant-propos de l’Histoire de Russie.
Note_39
Ce livre se prolongeait encore dans les premières éditions.
Note_40
Variante: « Ce n’est pas, comme
on l’a prétendu, qu’il voulut se punir d’un excès dans lequel
on disait qu’il s’était laissé emporter à des actions
indignes de lui: rien n’est plus faux que ce bruit populaire. Jamais le
vin n’avait surpris sa raison, etc. » La Motraye et Nordberg ayant
contredit Voltaire sur ce point, Voltaire essaya un moment de maintenir
ce qu’il disait là (voyez plus loin les Notes sur les Remarques
de La Motraye); cependant il corrigea son texte après de nouvelles
observations que lui fit le prince Poniatowski.
Note_41
« Ce sont les reproches de la reine sa grand’mère, dit le
prince Poniatowski, qui ont décidé Charles XII à s’abstenir
de vin. Un jour qu’il revenait de la chasse, et qu’il avait bu copieusement
à son déjeuner, il se présenta au dîner de la
reine tout crotté et couvert du sang des animaux qu’on avait tués.
La reine lui fit quelques reproches amers. Le prince ne voulut pas en entendre
plus long; il se retira avec précipitation, et l’éperon de
sa botte, se trouvant, soit exprès, soit par mégarde, accroché
à la nappe, il renversa tous les plats sur la reine. Le lendemain,
à l’heure du dîner, la reine renouvela ses réprimandes,
en lui reprochant surtout de se livrer au vin. Charles XII se leva, courut
au buffet, se fit remplir de vin un grand verre, et le but à la
santé de la reine; il ajouta que, puisque cette liqueur l’avait
fait manquer au respect qu’il lui devait, c’était pour la dernière
fois de sa vie qu’il en buvait et il tint parole. »
Note_42
Copié mot pour mot par le P. Barre, tome X, page 393 et suivantes.
(Note de Voltaire.)
Note_43
Cet alinéa ne se trouve pas dans les premières éditions.
Note_44
Ce n’est qu’en 1753, et conséquemment longtemps après la
composition de l’Histoire de Charles XII, que le nouveau style a
été reçu en Suède. (B.)
Note_45
Voltaire a écrit Renschild. (B.)
Note_46
A la place de tout ce qui précède on lisait d’abord: «
Alors le roi, comme dans un transport soudain, prenant les mains du comte
Piper et du général Renschild: « Ah dit-il, si nous
profitions de l’occasion pour faire une descente, et pour assiéger
Copenhague par terre, tandis qu’elle serait bloquée par mer! »
Renschild lui répondit: « Sire, le grand Gustave, après
quinze ans d’expérience, n’eût pas fait une autre proposition.
»
Note_47
Copié par le P. Barre, tome x, page 396. (Note
de Voltaire.)
Note_48
M. A. Geffroy, dans son édition de l’Histoire de Charles XII,
dit qu’il y a ici beaucoup de phrases empruntées à l’Histoire
de Limiers.
Note_49
Variante: « Comme de la valeur.
» Le reste de la phrase est postérieur aux premières
éditions.
Note_50
Variante: « Sont serfs. Mais
Charles ne craignait pas des armées d’esclaves. »
Note_51
Variante: « L’un avec toute l’activité
de son caractère, l’autre avec l’opiniâtreté de la
vengeance. »
Note_52
Variante: « Une différence
morale. »
Note_53
C’est le premier que la Russie adressa aux puissances étrangères.
Note_54
Variante: « Il leur voulut apprendre
que les grades militaires devaient s’acheter par des services. Il commença
lui-même par être tambour, et était devenu officier
par degrés. Il n’était pas étonnant... »
Note_55
Au lieu de cette phrase, on lut d’abord: « Les seuls bons soldats
de l’armée étaient trente mille streletses, qui étaient
en Moscovie ce que les janissaires sont en Turquie. »
Note_56
Ou plutôt: huit mille. Voltaire, du reste, a beaucoup varié
sur le chiffre de ces différentes troupes.
Note_57
Voltaire a parlé précédemment de prés de
trente mille hommes.
Note_58
Variante: « Dans le bras gauche,
mais elle ne fit qu’endommager légèrement les chairs; son
activité l’empêcha même de sentir qu’il était
blessé. Son cheval fut tué sous lui presque aussitôt.
Un second eut la tête emportée d’un coup de canon. Il sauta
légèrement sur un troisième, en disant… » —
« C’est à M. de Voltaire, avait dit à ce propos Nordberg,
à dire d’où il a tiré ces particularités, qui
n’ont aucun fondement. »
Note_59
Copié par le P. Barre, tome IX. (Note de
Voltaire.)
Note_60
Tout cela n’est pas fort exact. Les vaincus avaient demandé à
se retirer avec armes et bagages, les vainqueurs le leur avaient accordé;
mais la convention ne fut exécutée qu’envers l’une des deux
divisions; l’autre, contre la foi de la capitulation, fut insultée,
pillée et désarmée. (G.A.)
Note_61
C’est ici que finissait le livre premier dans les premières éditions.
Note_62
Voltaire avait dit d’abord, comme Limiers et quelques autres, que , par
le conseil de Piper, Charles XII avait gagné un gentilhomme écossais
engagé dans un régiment saxon de cuirassiers destiné
à la garde du czar, pour l’instruire de ce qui se passerait aux
conférences de Birzen. Nordberg montra que c’était une erreur.
(G.A.)
Note_63
Voltaire ne dit que vingt mille dans le chapitre XII de la première
partie de l’Histoire de Russie sous Pierre le Grand.
Note_64
En passant à Mittau, Charles fit égorger les officiers Saxons
malades ou blessés qui n’avaient pu fuir. (G. A.)
Note_65
Copié par le P. Barre, tome IX. (Note de
Voltaire.)
Note_66
La langue latine fut introduite en Pologne par le clergé comme langue
religieuse, et ensuite, à mesure que le clergé devenait plus
puissant et plus influent, comme langue politique. Il en est résulté
une confusion singulière: « Le mot de république
polonaise fut employé d’abord dans le sens général
où les Romains le prenaient d’habitude, sans y attacher la condition
de formes particulières du gouvernement. Les étrangers l’entendirent
bientôt dans l’opposition qu’il a présentée chez la
plupart des modernes aux doctrines et aux institutions de la monarchie.
Les Polonais finirent par le comprendre comme on faisait au dehors, et
c’est une chose curieuse que de suivre dans les écrivains ou les
orateurs les progrès que fit cette méprise et les résultats
qu’elle a enfantés. On en vint à s’épouvanter de tout
rapport avec les royautés héréditaires et puissantes
du reste de l’Europe, comme d’une infidélité aux traditions
des ancêtres, aux constitutions antiques de l’État, au nom
même adopté par la patrie. » M. DE SALVNDY, histoire
de Pologne, liv. I, page 63. — Le latin n’a pas du reste étouffé
la langue polonaise, soeur des langues russe et bohême. (A. G.)
Note_67
Au lieu des deux dernières lignes on lisait d’abord: « L’esclavage
de la plus grande partie de la nation, et l’orgueil et l’oisiveté
de l’autre, font que les arts sont ignorés dans ce pays, d’ailleurs
fertile, arrosé des plus beaux fleuves de l’Europe, et dans lequel
il serait très aisé de joindre par des canaux l’Océan
septentrional et la mer Noire, et d’embrasser le commerce de l’Europe et
de l’Asie. Le peu d’ouvriers et de marchands qu’on voit en Pologne sont
des étrangers, des Écossais, des Français des Juifs,
qui achetèrent à vil prix les denrées du pays, et
vendent chèrement aux noble de quoi satisfaire leur lux. »
Note_68
Les Polonais, d’après Malte-Brun, sont d’origine slave, et non sarmate.
Note_69
C’est le fameux veto.
Note_70
C’est l’armée de Pologne, composée de la noblesse du pays.
Voilà la seule définition que donnent les dictionnaires,
d’après Voltaire lui-même, qui l’a prise dans Dalerac. (Anecdotes
de Pologne.) — Pospolicie, en polonais, veut dire commun, général;
c’est la levée générale, l’arrière-ban.
Note_71
Morceau copié par le P. Barre. (Note de
Voltaire.)
Note_72
Morceau copié par le P. Barre. On n’en citera pas davantage; c’est
trop d’ennui pour l’éditeur. (Note de Voltaire.)
Note_73
Variante: « Ces deux pays pleins
de places fortes. »
Note_74
Variante: « L’habileté
du primat consistait à profiter des conjonctures, sans chercher
à les faire naître. Il paraissait irrésolu lorsqu’il
était le plus déterminé dans ses projets, allant toujours
à ses fins par des voies qui y semblaient opposées. »
Note_75
Philippe, comte de Koënigsmark, était l’amant de la princesse
Sophie-Dorotriée de Brunswick-Lunebourg-Zell. Il devait même
l’enlever, lorsqu’un soir il fut attaqué par quatre hommes qui le
percèrent de coups et jetèrent son corps dans un égout.
Note_76
Maurice de Saxe, maréchal de France, qui avait gagné, en
1745, la bataille de Fontenoy. (voyez le chapitre xv du Précis
du Siècle de Louis XV.) La phrase où il est question
du frère et du fils de la comtesse a été ajoutée
en 1756, six ans après la mort du maréchal de Saxe. (B.)
Note_77
On en trouve dans l’Histoire du maréchal de Saxe, Dresde,
1755, tome Ier, page 208.
Note_78
Cet alinéa est le résumé d’une page supprimée.
Note_79
Lettres circulaires.
Note_80
Varsovie n’était pas fortifiée, et il n’y avait point de
garnison. Le cardinal resta dans le lieu de sa résidence, à
Louïez, et n’alla pas à Cracovie. (P.)
Note_81
Variante: « Qui brûlait
de consommer sou ouvrage... »
Note_82
Variante: « Couvrant ainsi le
scandale de sa conduite en y ajoutant la perfidie, courut… »
Note_83
C’est ainsi qu’a écrit Voltaire. Mais on appelle ordinairement Praga,
et quelquefois Prague, l’espèce de faubourg de Varsovie que Souwarow
prit et inonda de sang le 4 novembre 1794. (B.)
Note_84
Il resta huit jours sur le champ de bataille, laissa ensuite tous les blessés
au château de Pinczow, à une lieue de distance du champ de
bataille, marcha ensuite à Cracovie, où il se cassa la jambe
et resta le temps marqué pour se guérir. (P.)
Note_85
D’autres auteurs placent cet accident avant l’entrée de Charles
XII à Cracovie
Note_86
Ici une circonstance très nécessaire à l’éclaircissement
de l’histoire est omise. Les députés de la grande Pologne,
à la diète de Lublin, soupçonnés d’être
partisans du roi de Suède, ne furent point admis à l’activité.
Dans leur diétine de relation, assemblées qui se tiennent
ordinairement après la diète, ils exagérèrent
l’affront fait aux palatinats et la lésion faite à la liberté.
Animés d’ailleurs et soutenus par les Suédois, ils firent
une confédération qui contenait le maintien du soi Auguste
sur le trône, salvis juribus pactorum conventorum; clause
fort sujette à interprétation, et à un examen douteux
si le roi l’avait observée. Cette confédération, appelant
d’autres palatinats pour se joindre à ceux de la grande Pologne,
s’avança vers Varsovie où, dans l’assemblée convoquée
par le cardinal, l’exvinculation de l’obéissance au roi de
Pologne fut publiée. (P.)
Note_87
L’auteur d’une Histoire de Charles XII, Limiers, dit qu’il y eut
du retard dans les opérations parce que Charles parlementait sans
cesse pour grossir son parti. (G. A.)
Note_88
On avait, dans les premières éditions, donné un habit
de Charles à cet officier; mais le chapelain Nordberg a si bien
démontré que l’habit était bleu, qu’on a corrigé
cette faute. (Note de Voltaire.) —
Voyez la lettre de Voltaire à Nordberg, dans la Correspondance,
année 1744.
Note_89
Limiers dit que ce général fut tué à la bataille
même de Pultesh.
Note_90
Il y avait encore ici une erreur relative à la Prusse, que Voltaire
a supprimée.
Note_91
On lisait encore: « L’honneur qu’avait la ville de Thorn d’avoir
produit autrefois Copernic, le fondateur du vrai système du monde,
ne lui servit de rien auprès d’un vainqueur trop peu instruit de
ces matières, et qui ne savait encore récompenser que la
valeur. La ville, etc. »
Note_92
Sur une observation de Nordberg, Voltaire corrigea encore ici une erreur.
Note_93
Sobieski.
Note_94
Variante: « Se ménageant
encore entre Auguste et Stanislas, et attendant l’occasion de nuire à
tous deux. »
Note_95
Variante: « Charles XII, mêlé
dans la foule, fut le premier à crier: Vivat! »
Note_96
Variante: « Le nom de roi ne
changea rien dans les moeurs de Stanislas: il ne fit seulement que tourner
ses talents du côté de la guerre; un orage venait de le mettre
sur le trône; un autre orage pouvait l’en faire tomber. Il avait
à conquérir la moitié de son nouveau royaume, et à
s’affermir dans l’autre: traité de souverain à Varsovie,
et de rebelle à Sandemir, il se prépara à se faire
reconnaître de tout le monde par la force des armes. »
Note_97
Marie Leczinska, née en 1703, qui épousa Louis XV en 1725,
et mourut en 1768.
Note_98
A qui Voltaire a écrit la lettre de 15 sept. 1740; voyez dans la
Correspondance.
Note_99
Montesquieu admirait ce récit. Voltaire a beaucoup retranché
de la première version.
Note_100
Tout cet alinéa fut ajouté en 1756. Quelques années
auparavant, le sénat de la république de Gênes avait
décerné une statue au maréchal de Richelieu, pour
sa défense de Gênes en 1747. (B.) — Voyez l’épître
de Voltaire à ce sujet, datée du 18 novembre 1748.
Note_101
C’était Frédéric Ier.
Note_102
Dans l’Histoire de Russie, chapitre XIII de la première partie,
Voltaire dit le 20 auguste.
Note_103
Voyez une note ajoutée aux Anecdotes sur le czar Pierre le Grand.
Note_104
Variante: « Il est difficile
de prévoir si cette colonie subsistera longtemps. »
Note_105
Le Mercure de janvier 1746 contient une lettre signée d’un
sieur Popinet, qui annonce avoir fait partie du régiment
français pris à Hochstedt en 1704, puis à Frauenstadt
en 1706. Popinet relève ici quelques inexactitudes. A la bataille
d’Hochstedt ce régiment fut pris par les Anglais; et, dans le partage
qui fut fait de tous les prisonniers, il resta dans le Virtemberg, la Souabe
et la Franconie. Auguste, roi de Pologne, ayant obtenu de l’empereur la
permission de lever huit cents hommes parmi ces prisonniers, en forma un
régiment de grenadiers, dont il fit ses gardes à pied. Le
colonel Joyeuse, voyant son régiment passer du côté
de Charles XII, prit un drapeau qu’il voulait sauver. Poursuivi par une
vingtaine de cavaliers suédois, il feignit de le vouloir remettre
à un officier, auquel à l’instant il coupa la tête.
Cette mort fut vengée sur-le-champ par celle de Joyeuse, qui reçut
vingt coups de pistolet. Le régiment avait quitté l’armée
saxonne parce que Charles XII avait fait circuler dans ses rangs des billets
où il promettait de le faire passer en France. Mais dès le
lendemain le monarque suédois, oubliant sa promesse, le prit à
son service. (B.)
Note_106
C’est trois jours après la bataille qu’on accomplit ce massacre,
et sur l’ordre de Charles XII.
— Voltaire reparle de cette circonstance dans son Histoire
de Russie sous Pierre le Grand, chapitre xv de la première partie;
et encore dans sa lettre à Schulenbourg, du 15 septembre 1740. Dans
les éditions de 1731 à 1751 ou lisait ici:
« Le roi, en revenant de Lithuanie, apprit cette
nouvelle victoire; mais la satisfaction qu’il en reçut fut troublée
par un peu de jalousie; il ne put s’empêcher de dire: Rehnsköld
ne voudra plus faire comparaison avec moi. »
Cet alinéa fut supprimé en 1752. (B.)
Note_107
Ces derniers mots furent ajoutés parce que la première version
de cette lettre, donnée par Voltaire, avait été trouvée
fausse par Nordberg.
Note_108
Charles XII ayant appris l’inquiétude du duc de Marlborough sur
ce qu’il ne pouvait pas démêler si les intentions du roi étaient
de s’unir à la France, lui fit dire par le baron de Görtz qu’il
se ressouvenait de sa parole donnée en 1700, et que son temps n’était
pas encore expiré, pour se mêler de leur guerre. (P.)
Note_109
Ce ne peut être ce baron, qui ne fut au service de Charles XII qu’après
Bender. (G. A.) — Voltaire écrivait Goertz, et, dans une
note de son Histoire de Russie, deuxième partie, chapitre
IV, il dit que nous prononçons Gueurtz. (B.)
Note_110
L’auteur écrivait en 1727. On voit par d’autres dates que l’ouvrage
a été retouché depuis à plusieurs reprises.
(Note de Voltaire.)
Note_111
La Motraye dit que ce fut à Slutelbourg, autrefois nommé
Noteborg. (B.)
Note_112
Tout cela rappelle les idées de Bonaparte à ses débuts.
(G. A.)
Note_113
L’anecdote qui suit n’est pas dans les premières éditions.
Note_114
Ici l’auteur s’est mépris: car ce n’était pas l’ambassadeur
turc qui présenta au roi ces esclaves faits par les Moscovites;
mais c’était le roi de Suède qui, lorsqu’il avait pris Léopol,
y avait trouvé cent esclaves turcs, pris autrefois dans les guerres
avec la Pologne, et leur avait donné la liberté, de l’argent,
des habits magnifiques, et une escorte jusqu’aux frontières de la
Turquie. L’ambassadeur turc offrit au roi une alliance avec son maître.
Mais, soit que ce prince se crût lui-même assez en état
de faire la guerre avec le czar, soit qu’il eût été
persuadé par les représentations de son ministère
et du clergé qu’il ne convenait point de faire alliance avec les
ennemis des chrétiens, on se contenta de renvoyer l’ambassadeur
comblé de présents, mais sans rien dire ni répondre
à ses propositions. (P.)
Note_115
Il était parti avec huit cents gardes, dit Voltaire dans l’Histoire
de Pierre le Grand, première partie, chapitre xvi.
Note_116
On voit combien cette campagne rappelle celle de 1813. Les Russes usèrent
de la même tactique contre les Français. (G. A.)
Note_117
Dans la Pharsale, v. 238, le texte porte: Victrices aquilas.
Note_118
Dans les premières éditions, Voltaire parlait encore ici
du mauvais état des chemins.
Note_119
On connaît le poème de lord Byron sur Mazeppa. Ce paragraphe
est un de ceux qui servent d’argument au poème anglais.
Note_120
Variante: « Au grand étonnement.
»
Note_121
Il n’avait que quatorze mille sept cents hommes.
Note_122
Dans son Histoire de Russie sous Pierre le Grand, première
partie, chapitre XVII, Voltaire, d’après de nouveaux mémoires,
réduit ce nombre à vingt mille.
Note_123
Variante: « Dont les blessés
passèrent sur des radeaux. »
Note_124
Voltaire a beaucoup emprunté pour tout ce récit de combats
à l’Histoire de Limiers.
Note_125
Vers janvier 1709, Charles parvint à chasser les Russes de l’Ukraine,
et les poursuivit jusqu’aux frontières de ce pays. Là, il
fit une halte: « Vite, vite, Gyllenkrock, dit-il, demandez le chemin
de l’Asie. » Frappé de stupeur, le général dit
que c’était une tout autre direction. « Mazeppa, répondit
Charles, m’a assuré qu’elle n’était pas éloignée.
Il nous faut y aller pour que nous puissions dire un jour que nous avons
touché le sol de l’Asie. » C’était en effet chez le
roi un parti pris. Il n’y renonça qu’après que Mazeppa lui
eut assuré que l’Asie était en effet fort éloignée.
(Geyer, Histoire de Suède.)
Note_126
Voltaire, dans les premières éditions, ne désignait
pas la personne qui lui avait rapporté l’anecdote suivante.
Note_127
Cette phrase et la précédente ne sont pas dans les premières
éditions;
Note_128
Variante: « Dix mille. »
Note_129
Variante: « Le roi en continua
le siège avec plus de vigueur; il emporta les ouvrages avancés,
donna même deux assauts au corps de la place, et prit la courtine.
Le siège était en cet état lorsque le roi, s’étant
avancé à cheval dans la rivière pour reconnaître
de plus près quelques ouvrages, reçut un coup... »
Note_130
Les éditions antérieures à 1748 ne donnent point de
date. L’édition de 1748 et toutes celles qui l’ont suivie jusqu’à
la présente disent: « 27 mai. » Mais il est évident
que c’est une faute de copiste. Le 27 mai est la date de la fondation de
Petersbourg; le jour de la naissance de Charles XII est, comme Voltaire
l’a dit précédemment, le 27 juin; et c’est au 27 juin qu’il
parle de la blessure de Charles XII, dans son Histoire de Russie,
chapitre XVIII de la première partie. (B.)
Note_131
Voltaire veut parler du supplice Patkul; mais Charles avait commis bien
d’autres atrocités.
Note_132
Dix à onze mille, selon la relation qui suit le journal d’Adlerfeld.
(G.A.)
Note_133
Il est étonnant que Voltaire ne nomme pas ici l’officier suédois
Stralemberg, qu’il cite plusieurs fois dans le chapitre Ier de la première
partie de l’Histoire de Russie, et qu’il appelle même célèbre.
(B.)
Note_134
Il resta au contraire presque toujours en arrière de son armée.
Note_135
Cette phrase est postérieure aux premières éditions.
Note_136
Erreur. Il n’avait pas de grade.
Note_137
Variante: « Charles fit ce qu’il
put pour monter à cheval à la tête de ses troupes;
mais, ne pouvant se tenir sans de grandes douleurs, il se fit remettre
sur son brancard, tenant son épée d’une main et son pistolet
de l’autre. »
Note_138
Petites escadrons de deux cents gentilshommes, créés par
Charles XII. Charles XII les réduisit à cent cinquante homme.
— L’Allemagne et plusieurs autre États de l’Europe avaient depuis
longtemps des Trabants.
Note_139
Variante: « Et la poudre leur
manquant. »
Note_140
Variante: « Le roi, porté
sur des piques par quatre grenadiers, couvert de sang et tout froissé
de sa chute, pouvant parler à peine, s'écriait. « Suédois!
Suédois! » La colère et la douleur lui rendant quelques
forces, il tenta de rallier quelques régiments. Les Moscovites les
poursuivaient à coups d’épées, de baïonnettes
et de piques. Déjà le prince de Vurtenberg, les généraux
Renchild, Hamilton, Stakelberg, étaient faits prisonniers; le camp
devant Pultava… »
Note_141
Ceci n’est pas tout à fait conforme à la première
version, que Voltaire corrigea, d’après les remarques de Poniatowski
lui-même.
Note_142
Cet alinéa ne se trouve que dans les dernières éditions.
Lord Byron l’a placé aussi en tête de son poème.
Note_143
Voltaire, dans son Histoire de Pierre le Grand, partie première,
chapitre xviii, porte à neuf mille
deux cent vingt-quatre le nombre des Suédois tués, et dit
que les prisonniers furent au nombre de deux à trois mille.
Note_144
Dans son Histoire de Pierre le Grand, Voltaire dit: environ quatorze
mille.
Note_145
Lord Byron a encore reproduit la fin de cet alinéa.
Note_146
Selon Norberg, il n’était pas vrai que le roi se mit dans le carrosse
du comte Piper, que le carrosse se rompit, que le roi s’égara, qu’il
se coucha au pied d’un arbre, etc... — Les Mémoires d’Adlerfeld
disent que Mazeppa, qui craignait pour lui-même, détermina
Charles à se retirer, et que tous deux entrèrent alors dans
une chaise de postes. — Toutes les relations s’accordent à dire
que la retraite se fit paisiblement et au son des trompettes.
Note_147
Les deux phrases qui suivent ne sont pas dans les premières éditions.
Note_148
Autre phrase ajoutée.
Note_149
Même sort fut réservé à nos soldats après
la campagne de Russie. (G. A.)
Note_150
Voltaire, dans l’Histoire de Pierre le Grand livre Ier,
chapitre XVIII, donne le détail, qui réduit les combattants
à vingt-sept mille.
Note_151
Cette dernière phrase est postérieure aux premières
éditions.
Note_152
Ne croirait-on pas voir Napoléon fuyant seul avec Caulaincourt?
(G. A.)
Note_153
Ruisseau que Voltaire avait entouré à tort de saules dans
les premières éditions.
Note_154
Ces mots ont été rétablis par Beuchot. Voir l’Avertissement
de cet éditeur.
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