Notes.

Note_1 19 décembre 1599. (Note de Voltaire.)

Note_2 1599. (Note de Voltaire.)

Note_3 24 décembre 1603. (Note de Voltaire.)

Note_4 2 janvier 1604. (Note de Voltaire.)

Note_5 Ce Chapitre ne se trouve ni dans la première, ni dans la seconde édition, toutes deux de 1769. Mais il est au plus tard de 1770. Il fait partie d’une édition, sous cette date, intitulée huitième, et portant pour adresse, à Francfort, chez Jean Pontet. (B.) 

Note_6 Henri IV s’était préparé depuis longtemps à cette guerre. Il voyait que si la maison d’Autriche réussissait dans le projet de s’emparer de tous les petits États d’Allemagne et d’Italie, la France, enclavée dans ce nouvel empire, serait exposée à devenir une de ses provinces. Il s’était déclaré le protecteur des princes de l’Italie et de l’Empire; et il ne voulait pas souffrir que l’empereur s’emparât, sous le nom de séquestre, de l’héritage des ducs de Clèves et de Juliers. L’humeur que lui causa la fuite du prince de Condé à Bruxelles augmenta sans doute son ardeur contre les Espagnols, comme la résolution qu’il avait formée de déclarer la guerre à l’Espagne augmentait la colère que lui causait l’évasion du prince. Et si une guerre offensive, qui n’a pour objet que la sûreté présente d’une nation, peut être une guerre juste, celle que Henri IV entreprenait était légitime. Les petites passions des rois les trompent souvent, et peuvent leur faire adopter de mauvais plans de politique: elles attisent les guerres; mais c’est la politique et l’ambition qui les allument. (K.) 

Note_7 C’est-à-dire de l’Angoumois. 

Note_8 Dans un ouvrage publié par un moine en 1780, on lit que Ravaillac était un fanatique d’État; et on ajoute que ces fanatiques d’État sont très dangereux, et beaucoup plus communs qu’on ne pense. 

Il est clair que Ravaillac n’était et ne pouvait être qu’un fanatique de religion: ce n’était point du tout un Timoléon, un Brutus, un Sidney, un Padilla, un Nassau, un Tell, un chef d’insurgents, mais un fou, à qui les moines avaient tourné la tête. Quand Brutus soufflait le feu, il ne voyait pas de petits Jupiters sortir de son soufflet, comme Ravaillac voyait de petites hosties sortir du sien. M. le prieur de Château-Renard ne persuadera à personne que Henri IV ait été assassiné par l’effet du zèle patriotique, ni que ce zèle soit très commun, et encore moins qu’il soit dangereux. (K.) - L’ouvrage, sujet de cette note, est l’Intrigue du cabinet sous Henri IV et sous Louis XIII, terminée par la Fronde, 1780, 4 volumes in-12, dont l’auteur est L.-P. Anquetil, mort en 1806. (B.) 

Note_9 1610. (Note de Voltaire.)

Note_10 Devenue Mme de Maintenon, et femme de Louis XIV. 

Note_11 L’ouverture s’en fit le 26 octobre 1614; et pendant trop longtemps ce furent les derniers, comme Voltaire dit au chapitre ci-après. Depuis lors, il n’y a eu d’autre tenue des états généraux que celle dont l’ouverture eut lieu le 5 mai 1789. (B.) 

Note_12 Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, les articles APOSTAT et JULIEN. 

Note_13 Le quatrain suivant courut alors dans Paris (G A.): 
 

Vous, noblesse et clergé, les aînés de la France, 
Puisque les droits du roi si mal vous soutenez, 
Puisque le tiers état en ce point vous devance, 
Il faut que les cadets deviennent les aînés.

Note_14 2 janvier 1615. (Note de Voltaire.)

Note_15 Voyez le chapitre XXXV du Siècle de Louis XIV, et le Supplément au Siècle de Louis XIV, première partie, n° 23. 

Note_16 Voyez le chapitre XXXV du Siècle de Louis XIV et le Supplément au Siècle de Louis XIV, première partie. 

Note_17 Voici comment raisonnait du Perron: « La crainte de la mort n’arrête pas les fanatiques, C’est leur conscience qu’il faut détromper. » Mais une décision des états, adoptée même par le clergé, ne peut faire impression sur les fanatiques, s’ils ne la regardent pas comme une décision de l’Église universelle. Or l’article proposé par le tiers état comme une loi fondamentale contient trois parties: la première, qu’il n’est pas permis d’assassiner les rois: toute l’Église en convient, c’est un article de foi; – la deuxième, que l’autorité des rois de France est indépendante quant au temporel; on en convient encore, selon du Perron; mais pourtant ce n’est pas un article de foi; – la troisième, qu’il n’y a aucun cas où les sujets puissent être dispensés du serment de fidélité; ce point paraît contentieux à du Perron. D’abord, jusqu’à la venue de Calvin, on a cru, dans toute l’Église, qu’on était absous du serment de fidélité envers tout prince qui violait le serment, fait à Dieu et à son peuple, de vivre et mourir en la religion catholique, et qu’un tel prince pouvait être déclaré déchu de tous ses droits, comme coupable de félonie envers le Christ. 

Le principe qu’il n’est pas permis d’assassiner les rois perdrait sa force si on le mêlait avec une proposition problématique comme cette dernière. D’ailleurs, on ne pourrait adopter en France ce principe sans faire schisme avec le pape et le reste de l’Église catholique, qui croit le contraire. Enfin le tiers état, en proposant cette loi, attribuait aux personnes laïques le droit de juger des choses de la religion; ce qui est un sacrilège. Nous ne ferons aucune réflexion sur ces principes, extraits fidèlement du discours de du Perron. (K.) 

Note_18 14 novembre 1614. (Note de Voltaire.)

Note_19 9 avril 1615. (Note de Voltaire.)

Note_20 11 avril 1615. (Note de Voltaire.)

Note_21 1615. (Note de Voltaire.)

Note_22 Voyez, dans l’Essai sur l’Histoire générale, une note de l’éditeur sur Sully. (K.) – Les éditeurs de Kehl, auteurs de cette note, n’en ont mis aucune sur Sully dans l’Essai sur les Moeurs, publié précédemment sous le titre d’Essai sur l’Histoire générale. Mais ils ont fait une Addition à l’une des notes du chant VIII de la Henriade. L’établissement de la paulette est de 1604. (B.) 

Note_23 Mai 1616. (Note de Voltaire.)

Note_24 Ce nom lui avait été donné dés son enfance, parce qu’il était né sous le signe de la Balance. Voyez le chapitre II du Siècle de Louis XIV. (B.) 

Note_25 24 avril 1617.(Note de Voltaire.)

Note_26 8 juillet 1617. (Note de Voltaire.)

Note_27 « L’avocat général Le Bret m’a dit (au cardinal de Richelieu) que les imputations qu’on faisait à la défunte étaient si frivoles, et les preuves si faibles, que, quelques sollicitations qu’on lui fit qu’il était nécessaire pour l’honneur et la sûreté de la vie du roi qu’elle mourût, il ne voulut jamais donner ses conclusions à la mort que sur l’assurance qu’il eut, par la propre bouche de Luines, qu’étant condamnée, le roi lui donnerait sa grâce. » Histoire de la Mère et du Fils, année 1617. 

Elle mourut avec courage au milieu des larmes du peuple, dont son malheur et l’avide cruauté de ses ennemis avaient changé les sentiments. 

Le 2 juin 1617, l’évêque de Mâcon, portant la parole au nom du clergé assemblé, dit au roi que la première action de son règne lui ayant mérité le nom de Juste, il doit faire rendre aux églises catholiques les biens des églises protestantes de Béarn. Ainsi l’on vit un évêque louer un prince d’avoir commis un assassinat, afin d’obtenir de lui la permission de commettre un vol. 

Un homme accusé d’avoir écrit un libelle contre Luines fut rompu vif; un autre, qui en avait fait une copie, fut pendu. 

On en roua un troisième, sous prétexte qu’il avait voulu assassiner la reine mère. Mais au contraire c’était Luines qu’il voulait assassiner; il s’en était ouvert à un espion de Luines, qui faisait semblant d’en être ennemi; et pour ne pas rendre cet espion suspect au parti de la reine, Luines imagina de substituer un projet contre la reine à un projet contre lui. On eut la précaution d’ordonner de brûler le procès de ce malheureux avec son corps. Il était prêtre, et l’espion qui le dénonçait était un homme de la cour. 

On poursuivit avec fureur Bardin, secrétaire d’État sous Concini. Enfermé à la Bastille, il fut interrogé par des conseillers d’État. Luines montra ses réponses au conseiller du grand conseil Lasnier, qui promit, d’après ces pièces, de faire rendre un arrêt de mort contre Bardin. Lasnier et La Greslière furent nommés ses rapporteurs. Bardin demanda d’être renvoyé au parlement en sa qualité de secrétaire du roi. On lui refusa son renvoi. Il est singulier qu’en France on crût alors avoir besoin d’un privilège pour demander ce qui, dans tous les pays, est le droit de chaque citoyen. Bardin protesta contre les réponses extrajudiciaires qu’il avait faites aux conseillers d’État. Ses protestations ne furent pas écoutées. 

Luines sollicita ouvertement tous les juges. Ceux qui résistèrent à la corruption crurent être obligés, pour le sauver, de le condamner à un bannissement: exemple qu’imitèrent depuis les juges du surintendant Fouquet. Cependant déjà une voix de plus l’avait condamné à la mort, lorsqu’un des juges s’évanouit, revenu à lui, on le ramena dans l’assemblée: « Messieurs, dit-il, vous voyez en quel état j’ai été; Dieu m’a fait voir la mort, qui est une chose si horrible et si effroyable que je ne puis me porter à condamner un innocent comme celui ci, de qui il s’agit. J’ai ouï quelques opinions qui vont au bannissement s’il y en a quelqu’une plus douce, je prie le conseil de me le dire, afin que j’en sois. » Alors les jeunes conseillers revinrent presque tous à l’avis du bannissement; le président de Bercis, seul parmi les présidents, se joignit à eux et Bardin fut sauvé Voyez l’Histoire de la Mère et du Fils. (K.) – L’histoire de la Mère et du Fils, que citent les éditeurs de Kehl, fut publiée sous le nom de Mézeray, 1730, un volume in-4°, ou deux volumes. C’est la première partie des Mémoires du cardinal de Richelieu, imprimés pour la première fois en 1823, 10 volumes in-8°. Dans le tome Ier, pages 447 et 509, se retrouvent textuellement les deux passages que les éditeurs de Kehl ont guillemetés. Voyez aussi le chapitre ii du Siècle de Louis XIV. (B.) 

Note_28 Chapitre XLVI. 

Note_29 1626. (Note de Voltaire.)

Note_30 Le libelle dont parle ici Voltaire était intitulé Mysteria politica, 1625, in-4°; l’auteur n’est pas le jésuite Garasse, mais le jésuite Keller. Ensuite de la condamnation par le lieutenant civil de Paris, le livre fut jeté au feu le 30 octobre 1625, et défense fut faite, sous peine de vie, d’en conserver des exemplaires. (B.) 

Note_31 Son livre est intitulé Antonii Sanctarelli troctatus de hoeresi, schismate, apostasia, sollicitatione in sacramento poenitentioe, etc., et de potestate romani pontificis in his delictis puniendis, Rome, Zanetti, 1625, in-4°. (B.) 

Note_32 13 mars 1626. (Note de Voltaire.)

Note_33 « Il y a certains abus, disait Richelieu, qu’on abolit plus aisément en les tolérant qu’en les voulant détruire ouvertement... Il faut réduire les jésuites en tel état qu’ils ne puissent nuire par puissance, mais tel aussi qu’ils ne se portent pas à le faire par désespoir. » 

Note_34 1631. (Note de Voltaire.)

Note_35 Voyez encore le chapitre CLXXV de l’Essai sur les Moeurs

Note_36 25 avril 1631. (Note de Voltaire.)

Note_37 12 mai 1631. (Note de Voltaire.)

Note_38 Tous les mémoires du temps le certifient. Le président Hénault ne parle pas même de cet événement. (Note de Voltaire.) 

Note_39 12 octobre 1631. (Note de Voltaire.)