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Notes.
Note_1
M. de Voltaire, dans la Henriade, chant IV, vers 444-42, dit, an parlant
de Harlai:
Il se présente aux Seize, il demande des fers,
Du front dont il aurait condamné ces pervers. |
Ces vers ne sont point une exagération poétique:
ils rendent exactement ce qu’en trouve dans les mémoires du temps.
C’est ce même Harlai qui, lorsque le duc de Guise voulut lui faire
une grande apologie de la conduite dans la journée des Barricades,
lui dit pour toute réponse: « Monsieur, c’est grande pitié
quand le valet chasse le maître de la maison. »
Il était peu riche; le roi lui avait donné
un terrain pour bâtir une maison. Ayant été obligé
quelque temps après de s’opposer à un édit qu’il croyait
injuste, il renvoya le brevet de ce don. Le roi ne voulut pas l’accepter.
Il mourut sous Louis XIII, âgé d’environ quatre-vingts ans.
(K.)
Note_2
Ce décret de la Sorbonne se trouve inséré en entier
dans les notes de la Henriade.
Note_3
1589. (Note de Voltaire.)
Note_4
1589. (Note de Voltaire.)
Note_5
1589. (Note de Voltaire.)
Note_6
Henri III, assassiné le 1er août 1589, ne mourut
que le 2 du même mois, à deux heures du matin; voyez la note
du chant V de la Henriade, où il est dit cependant que Henri
III est mort le 3. (B.)
Note_7
21 septembre 1589.
Note_8
14 mars 1590 (Note de Voltaire.)
Note_9
9 mai 1590. (Note de Voltaire.) – Cette
date est celle que portent les éditions données du vivant
de Voltaire; c’est celle qu’on lit dans l’épitaphe rapportée
par Dreux du Radier, page 469 du tome III de la Bibliothèque
du Poitou. Ce fut à Fontenai-le-Comte que mourut le cardinal
de Bourbon. (B.)
Note_10
5 juin 1590. (Note de Voltaire.)
Note_11
10 septembre 1590. (Note de Voltaire.)
Note_12
Pierre de L’Estoile n’a pas conservé le nom du jésuite; mais
il dit que l’avocat s’appelait Beledens, et le libraire, Nivelle. Il y
a eu plusieurs libraires du nom de Nivelle. Cette famille avait sa sépulture
dans l’église Saint-Benoît. Sébastien Nivelle, que
son épitaphe qualifiait la perle des libraires, avait soixante-sept
ans en 1590, et mourut en 1603, à quatre-vingts ans. Il est donc
probable que ce n’est pas lui, mais un de ses fils, Nicolas ou Robert
qui était de garde le 10 septembre 1590. (B.)
Note_13
16 novembre 1591. (Note de Voltaire.)
Note_14
Il s’appelait Hamilton.
Note_15
1591. (Note de Voltaire.)
Note_16
C’était la portion du parlement de Paris, laquelle, étant
demeurée fidèle au parti du roi, fut transférée
à Tours, puis à Châlons. (G. A.)
Note_17
Voyez Dictionnaire philosophique, article VOYAGE DE SAINT PIERRE
A ROME.
Note_18
Évêché qui ne subsiste plus, et qui fut transféré
à la Rochelle dès l’année 1649. (Note
de Voltaire.)
Note_19
Daniel supprime ou étrangle tous ces faits rapportés par
de Thou. Ce n’est pas la peine d’écrire l’histoire de France pour
oublier des choses si capitales. (Note de Voltaire.)
Note_20
Entre Clément VIII et Grégoire XIV régna Innocent
IX; voyez la liste des papes, à la tête des Annales de
l’Empire.
Note_21
1592 (Note de Voltaire.)
Note_22
De Thou, livre CVI. (Note de Voltaire.)
Note_23
A la mort du duc de Guise, le parlement était composé d’environ
cent quatre-vingts membres. Bussy en met en prison cinquante, les plus
connus par leur fidélité au roi et par leur courage. Brisson
se voit forcé à regret de paraître ligueur. Larcher
et lui sont pendus peu de temps après, et, en 1593, le parlement
rend un arrêt pour le maintien de la loi salique. On peut conclure
de ces faits que le parti de Henri IV, le parti des lois et de la justice
dominait dans le parlement et que si cette compagnie eût été
libre, elle ne se fût pas écartée de la fidélité
qu’elle devait au roi. Le fanatisme de quelques membres, la corruption
de quelques autres, vendus aux Guises et à l’Espagne, la terreur
du reste, la dispersion ou la mort de tous ceux qui avaient du courage,
furent cause que ce débris du parlement, renfermé dans Paris,
rendit des arrêts contraires aux principes reconnus de la magistrature.
Cependant l’arrêt qui reconnaissait pour roi le cardinal de Bourbon
conservait la succession dans la ligne catholique; et il faut songer que
depuis plusieurs siècles l’idée qu’un prince hérétique
perd ses droits au trône était celle de toute l’Europe. Les
protestants eux-mêmes n’étaient pas éloignés
de cette doctrine aussi sévères contre l’hérésie
que les plus zélés partisans de Rome, ils se bornaient à
soutenir que la doctrine qu’ils prêchaient ne devait pas être
regardée comme hérétique. On voit enfin que le parlement
profita, pour déclarer la loi salique inviolable, du premier moment
où il put faire cette déclaration sans s’exposer à
la violence des ligueurs. (K.)
Note_24
Voyez Essai sur les Moeurs, chapitre XIII et XLII.
Note_25
De Thou, livre CVIII. (Note de Voltaire.)
Note_26
Pierre de L’Estoile dit que ce Florentin s’appelait Séraphin Bianchi,
et qu’il était envoyé secret du grand-duc.
Note_27
28 août 1593. (Note de Voltaire.)
Note_28
21 mars 1594. (Note de Voltaire.)
Note_29
La porte-Neuve était située entre le Louvre et les Tuileries,
à peu près à l’endroit où sont aujourd’hui
les trois guichets. (B.)
Note_30
Depuis la suppression des parlements, cette procession n’a plus lieu. (B.)
Note_31
De Thou, livre CVIII. (Note de Voltaire.)
Note_32
Actes des apôtres, chapitre VIII, versets 27-30.
Note_33
1594, 27 décembre, à six heures du soir. (Note
de Voltaire.)
Note_34
D’Aubigné, protestant fanatique, écrivit à Henri IV:
« vous avez renié Dieu de bouche, et il a frappé votre
bouche; prenez garde à le jamais renier de coeur. » (K.)
Note_35
Il faut lire avec beaucoup de défiance tout ce qui regarde les jésuites,
dans les remarques dé l’abbé de L’Écluse sur les Mémoires
de Sully. Non seulement L’Écluse a falsifié les Mémoires
de Sully en plusieurs endroits; mais comme il imprimait en 1740, et
que les jésuites étaient alors fort puissants, il les flattait
lâchement. Il cite toujours mal à propos, en fait de finances,
le Testament attribué au cardinal de Richelieu, ouvrage d’un faussaire
ignorant qui ne savait pas même l’arithmétique. (Note
de Voltaire.) – Cette dernière petite phrase est une
de celles qui, selon Diderot, démasquaient Voltaire déguisé
en abbé Big.... (G. A.) – La première édition des
Mémoires de Sully, arrangés par L’Écluse, est
du 1745, 3 volumes in-4°, ou 8 volumes in-12. Ce n’est pas l’ouvrage
de Sully. L’Écluse a mis à la troisième personne le
récit qui était à la seconde, et dont la lecture,
il faut l’avouer, est très fatigante. On ne réimprime plus
que le travail de L’Écluse, qui à changé le fond tout
aussi bien que la forme; mais pour juger le travail de Sully, c’est dans
sa forme primitive qu’il faut le lire; ces éditions sont intitulées
Mémoires des sages et royalles oeconomies d’Estat. (B.)
Note_36
Voyez, les Annales de l’Empire, année 1077.
Note_37
Sully, page 380 du tome IV de l’édition in-folio de 1663 de ses
Mémoires, donne le prix auquel se vendirent plusieurs chefs.
Louis de Lhopital, Seigneur de Vitry, vendit Meaux pour 20,000 écus
et l’emploi de bailli; Villeroi vendit Pontoise 476,594 livres; Villars
vendit Rouen et la Normandie pour 3,477,800 livres; La Châtre vendit
Bourges et Orléans pour 898,900 livres, etc., etc.; Brissac vendit
Paris 1,695,400 livres. (B.)
Note_38
1596. (Note de Voltaire.)
Note_39
Voyez le chapitre CLXXIV de l’Essai sur les Moeurs.
Note_40
Il n’était alors que marquis de Rosny. (Note
de Voltaire.)
Note_41
L’évêque de Clermont et l’abbé de Saint-Martin, son
frère, étaient neveux du comte de La Rochefoucauld, tué
à la journée de la Saint-Barthélemy. L’évêque
de Clermont a été plus connu, pendant le règne de
Louis XIII, sous le nom de cardinal de La Rochefoucauld. C’est lui qui
a réformé cette espèce de moines que le public appelle
Génovéfains, et qui se donnent le nom de Congrégation
de France. On prétend qu’à la fin de sa vie il eut la fantaisie
de se faire jésuite; le général le refusa; mais il
lui permit, pour le consoler, d’avoir toujours chez lui un jésuite
auquel il serait obligé d’obéir. (K.)
Note_42
Voyez le chapitre XXXVI du Siècle de Louis XIV.
Note_43
L’édit de Nantes avait les mêmes inconvénients que
les édits de pacification du chancelier de L’Hospital. Ce n’était
pas une loi de tolérance destinée à maintenir tous
les membres de l’État dans le droit de professer librement la croyance
et le culte qu’ils ont adoptés, droit donné par la nature,
droit auquel jamais un homme n’a pu renoncer sans être fou, et dont
par conséquent aucune loi positive ne peut légitimement priver
un seul citoyen, fut-elle portée du consentement unanime de tous
les autres: l’édit de Nantes n’était qu’un traité
de paix entre les sectateurs des deux religions, et par conséquent
il ne pouvait subsister qu’aussi longtemps que les forces des deux partis
se contrebalanceraient. (K.)
Note_44
7 juin 1598. (Note de Voltaire.)
Note_45
21 juin 1598. (Note de Voltaire.)
Note_46
Le traité de paix de Vervins, du 2 mai
1598, a été enregistré au parlement le 31 août
de la même année, l’avocat général Servin portant
la parole. Dès le mois de juin le parlement l’avait publié;
c’est ce qu’on voit par une lettre de Boissy d’Anglas à François
de Neufchâteau, imprimée dans le Journal de Paris,
du 26 septembre 1808. Un des articles du traité portait qu’il serait
enregistré. (B.)
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