Notes.

Note_1 Voyez dans les Mélanges, année 1766, le paragraphe IV du Commentaire sur livre Des Délits et des Peines; année 1769, le paragraphe XXII de l’opuscule De la Paix perpétuelle.

Note_2 Les auteurs de l’Art de vérifier les dates disent le 23 décembre. Anne Dubourg, arrêté vingt-cinq jours avant la mort de Henri II, ne fut condamné que sous François II. Voltaire a composé un Discours du conseiller Anne Dubourg à ses juges; voyez les Mélanges, année 1771. 

Note_3 Les auteurs de l’Art de vérifier les dates prétendent que les quatre Coaccusés de Dubourg s’étant rétractés furent renvoyés. L’un de Ces coaccusés n’était pas Gui, mais Louis du Faur, le même dont il a été question dans ce chapitre. 

Note_4 Voyez le chapitre CLXX de l’Essai sur les Moeurs.

Note_5 La première édition porte, entre parenthèses, ces mots: (Célèbre édit de juillet 1561), et qui sont dans toutes les éditions que j’ai vues, données du vivant de l’auteur. (B.) 

Note_6 L’ouverture s’en fit le 9 septembre. 

Note_7 Ce Jacques Lainez, né en 1512, mort en 1565, était, depuis 1558, général des jésuites. Il avait succédé dans cette place au fondateur saint Ignace, et obtint l’introduction de sa société en France. 

Note_8 De leur nombre était Théodore de Bèze. 

Note_9 1562. (Note de Voltaire.) 

Note_10 Il est très douteux que ce tumulte ait été l’effet du hasard: toutes les apparences y sont contraires. Le duc de Guise, à la mort, protesta, dit-on, de son innocence. Mais le duc de Guise, qui, après avoir immolé cent mille victimes à son ambition, osait dire que sa religion lui ordonnait de pardonner; le duc de Guise qui, après avoir dirigé, sous François II, les intrigues qui devaient conduire le prince de Condé sur un échafaud, déclara publiquement, sous Charles IX, que jamais il n’avait trempé dans les projets des ennemis du prince, et offrit de lui servir de second contre eux, ce même duc de Guise mérite-t-il d’être cru sur parole lorsqu’en mourant il désavoue d’avoir projeté le tumulte de Vassy? D’ailleurs, le style de la déclaration qu’on nous a transmise n’est ni d’un mourant, ni du duc de Guise: c’est une pièce évidemment fabriquée; et quand il serait vrai qu’on l’eût fait adopter ou signer à ce duc mourant, on sent combien cette circonstance ôterait encore de force à son témoignage. (K.) 

Note_11 Voyez dans les Mélanges, année 1766, l’Avis au public sur les parricides imputés aux Calas et aux Sirven

Note_12 Voyez la note sur le vers 88 du chant II de la Henriade.

Note_13 François de Guise ne mourut que six jours après ses blessures. 

Note_14 C’est à ce cardinal de Châtillon que Rabelais dédia le quatrième livre de Pantagruel; voyez dans les Mélanges, année 1767, la fin de la première des Lettres à Son Altesse Monseigneur le prince de ***.

Note_15 Le président Hénault dit qu’ils n’ouvrirent leur collège qu’en 1574. Cette méprise est peu importante. (Note de Voltaire.) 

Note_16 1566. (Note de Voltaire.) 

Note_17 Ce ne fut point la sévérité de L’Hospital qui le perdit. Jamais la magistrature, en France, n’a eu le crédit de déplacer un ministre; mais souvent elle a été un des instruments dont les intrigants de la cour se sont servis. 

Les véritables ennemis de la tolérance, de la paix publique et du chancelier, étaient le cardinal de Lorraine et ses neveux. (K.) 

Note_18 10 novembre 1566. (Note de Voltaire.) 

Note_19 13 mars 1569. (Note de Voltaire.) 

Note_20 3 octobre 1569. 

Note_21 Cette paix fut ainsi appelée, parce que, dit Daniel, elle avait été conclue, au nom de roi, par les sieurs de Biron et de Mesmes, dont le premier était boiteux, et l’autre portait le nom de sa seigneurie de Malassise. 

Note_22 24 août l572. (Note de Voltaire.) 

Note_23 Le texte de Brantome, qui rapporte cette particularité, est transcrit dans une note du chant deuxième de la Henriade. On avait, en 1793, placé devant cette fenêtre qui est sur le quai du Louvre, à l’extrémité méridionale de la galerie d’Apollon, un poteau avec une inscription. Bonaparte, premier consul fit disparaître, en 1802, ce poteau qui, suivant quelques personnes, aurait dû être placé ailleurs et sur la rue des Poulies. Voici l’inscription qu’on avait mise sur le poteau: C’est de cette fenêtre que l’infâme Charles IX, d’exécrable mémoire, a tiré sur le peuple avec une carabine. (B.) 

Note_24 Il est omis comme garde des sceaux dans l’Abrégé chronologique du président Hénault. (Note de Voltaire.) 

Note_25 On a vu que Philippe II accorda à la famille de l’assassin Gérard des lettres de noblesse dont elle jouit longtemps. 

Note_26 Voyez dans l’Essai sur les Guerres civiles de France. Une lettre de Charles IX, dont une copie fait partie du manuscrit de la Bibliothèque du roi, intitulé Lettres et Dépêches du roi à monsieur de Mandelot, prouve qu’on avait envoyé dans les provinces des hommes chargés d’ordres verbaux et secrets tout contraires aux dépêches publiques qui avaient été adressées aux gouverneurs. (B.) 

Note_27 Ils se nommaient Guilloche et Sevin. (Note de Voltaire.) 

Note_28 Il paraît que Paul, écuyer du duc de Guise, porta à Rome la tête de Coligny. C’est ce qu’on peut conclure de ce passage (publié en 1828 dans le tome VII des Archives historiques du département du Rhône, page 432) d’une lettre de Mandelot, gouverneur de Lyon, à Charles IX, en date du 5 septembre 1572: « J’ai aussi reçu, sire, la lettre qu’il a pieu à V. M. m’escrire, par laquelle elle me mande d’avoir esté avertie qu’il y a un homme qui est parti de par delà avec la teste qu’il auroit prise dudit admiral, après avoir été tué, pour la porter à Rome, et de prendre garde, quand ledit homme arrivera en ceste ville, de le faire arrester, et lui oster ladite teste; à quoy j’ay incontinent donné si bon ordre que, s’il se présente, le commandement qu’il plaît à V. M. m’en faire sera ensuivi. Et n’est passé jusques icy par ceste ville autre personne, pour s’en aller du côté de Rome, qu’un escuyer de M. de Guise, nommé Paul, lequel estoit parti quatre heures auparavant du jour mesme que je reçus ladite lettre de V. M. » 

Ce fut par les pieds que le corps de l’amiral fut pendu au gibet de Montfaucon. (B.) 

Note_29 On lit: n’ayant pas encore vingt-quatre ans, dans toutes les éditions données du vivant de Voltaire. Charles IX, né le 27 juin 1550, mourut âgé de vingt-trois ans onze mois trois jours. C’est donc par erreur que quelques éditions portent n’ayant pas encore vingt-cinq ans. (B.) 

Note_30 Il n’y avait alors en France que huit parlements, savoir: 
 

I. Paris, établi en 1302 
Il. Toulouse, 1444 
III. Grenoble, 1453 
IV. Bordeaux, 1462 
V. Dijon, 1494 
VI. Aix, 1501 
VII. Rouen, 1515 
VIII. Rennes, 1553

Il y en avait douze en 1762, lorsque Voltaire publia les Idées républicaines (voyez les Mélanges, année 1762). Les quatre nouveaux étaient: 
 

IX. Pau, établi en 1620 
X. Metz, 1634 
Xl. Besançon, 1676 
XII. Douai, 1686

Un treizième parlement fut érigé par Louis XVI à Nancy, en Septembre 1715. Ces parlements ont été supprimés par le décret de l’Assemblée nationale du 6 octobre 1790. 

Il y avait eu un parlement de Dombes, qui siégea à Lyon, puis à Trévoux, alors enclavé, et qui fut supprimé en 1775. (B.) 

Note_31 Le P. Daniel ne parle d’aucun de ces faits: c’est qu’il apprenait l’histoire de France à mesure qu’il l’écrivait. (Note de Voltaire.) 

Note_32 L’Examen de la nouvelle Histoire de Henri IV, de M. de Bury, par M. le marquis de B***, lu dans une séance d’Académie, auquel on a joint une pièce analogue, Genève, 1768, in-8°, a été attribué à Voltaire. Le ton sur lequel il en parle ici ne permet guère d’adopter cette opinion. J’ai vu un exemplaire de l’Examen, avec des notes de la main de Wagnière, secrétaire de Voltaire. Ces notes, où l’auteur de l’Examen est combattu sans ménagement, sont presque toutes reproduites dans l’édition de l’Examen, qui fait partie du tome II de l’Évangile du jour. 

La Pièce analogue, imprimée à la suite de l’Examen, est le morceau intitulé le président de Thou justifié(voyez les Mélanges, année 1766). 

Dans le chapitre XI de ses Fragments sur l’histoire générale (voyez les Mélanges, année 1773), Voltaire traite l’Examen du libelle, et on cite un passage qu’il avait déjà cité dans ses Questions sur l’Encyclopédie, au mot QUISQUIS. Il paraît que La Beaumelle, à qui, depuis son exil en Provence, il était défendu d’écrire, pria le marquis de Belestat de se laisser attribuer l’Examen. Si voltaire eût été auteur de l’Examen, il ne l’aurait pas critiqué si souvent, ni si vivement. (B.) 

Note_33 On commençait alors, en Europe, à s’apercevoir que les hommes avaient des droits antérieurs et supérieurs à toutes les lois positives. A la vérité, au lieu de chercher ces droits dans la nature, on les cherchait dans la Bible, dans la Mythologie, dans les lois des républiques grecques, dans les coutumes des peuples barbares. La science retardait les progrès de la raison. Cependant on sentit aux états de Blois que le roi, n’étant pas obligé d’assembler les états généraux à des époques fixes, et conservant dans l’intervalle le pouvoir de faire des lois, il devenait absolu, à moins que les états ne donnassent à des corps perpétuels le droit de refuser ou de modifier les édits. On choisit les corps qui, composés de seigneurs, de prêtres et de gradués, étaient une image en raccourci des trois états du royaume, si les parlements opposaient de la résistance à des édits justes et utiles à la nation, le roi pouvait appeler de leur refus aux états généraux. On est trop éclairé maintenant pour ne pas voir que ce système des états de Blois n’était propre qu’à faire de la France une aristocratie, gouvernement toujours d’autant plus tyrannique que les membres de l’aristocratie sont moins considérables par eux-mêmes. Il était plus simple de rendre les états généraux périodiques, et de ne regarder comme loi que ce qui serait adopté par eux. Si le duc de Guise eût voulu le bien de l’État il eût pu faire ce changement; mais il ne voulait qu’avilir Henri III, et flatter le parlement, dont il croyait avoir besoin. (K.) 

Note_34 Psaume XXXVII, verset 18. 

Note_35 Les lettres de Henri IV sur cet événement se trouvent à la suite du chapitre CLXXIV de l’Essai sur les Moeurs.

Note_36 C’est ainsi que le nomme Henri IV dans sa lettre. (Note de Voltaire.) 

Note_37 Charles VII n’était encore que dauphin lorsque le parlement procéda contre lui. 

Note_38 Le 23 décembre 1588 (voyez une note de chant III de la Henriade). 

Note_39 Dans son Dictionnaire historique et critique

Note_40 Cette dernière pièce nous paraît une plaisanterie contre les ligueurs. Les protestants, presque toujours privés en France de la liberté de se défendre, firent un grand usage de ces pièces supposées, dont personne n’a été la dupe lorsqu’elles ont paru, mais dont plusieurs ont été recueillies depuis comme des pièces authentiques. 

Les deux autres pièces n’ont rien qui doive en faire soupçonner la vérité. Le duc de Guise avait été assassiné. N’eut-il été qu’un simple citoyen, le parlement devait faire le procès aux meurtriers. L’ordre du roi ne devait pas les mettre à l’abri de la condamnation. Ainsi le premier arrêt n’est qu’un acte de justice et de courage. Le second a pour objet la défense des lois du royaume et des droits du parlement. La duchesse de Clèves demandait que l’on poursuivît ceux qui avaient expédié et délivré la commission, ce qui était inculper les officiers de la chancellerie, et le secrétaire d’État qui avait signé cette commission. Le parlement eut la sagesse de ne point faire droit sur cette partie de la requête. ( K.)