Notes.

Note_1 Botta Adorno était le fils d’un transfuge génois. (G. A.) 

Note_2 Aujourd’hui nous écririons les insurgés.

Note_3 Schulenbourg. 

Note_4 Voyez une lettre du 15 septembre 1740. 

Note_5 Boufflers est tombé malade le 27 juin; mais il n’est mort que le 2 juillet. (B.) 

Note_6 Mais Ferdinand VI avait ordonné de ménager si bien ses troupes que les Français les traitèrent de soldats de carton. (G. A.) 

Note_7 C’est la Corniche. 

Note_8 Son frère, le maréchal, menaçait en même temps les cols de la Stura. (G. A.) 

Note_9 On a prétendu que le chevalier de Belle-Isle avait connaissance de l’ordre que le roi de Sardaigne avait donné de se retirer en cas d’attaque, parce qu’il croyait que les généraux français n’attaqueraient ce poste qu’après l’avoir tourné, et s’être emparés des hauteurs: ce qui n’était pas impossible. Belle-Isle avait donc l’espérance de réussir, et le succès l’eut couvert de gloire; mais le général piémontais sut interpréter les ordres de son souverain, et il ne crut pas qu’on lui eût défendu d’attendre une attaque dont le succès était impossible. (K.) 

Note_10 Il était alors très jeune; c’est le même que nous avons vu deux fois dans le ministère britannique, et qui a été premier lord de l’amirauté jusqu’en 1782, dans la guerre actuelle. (K.) — Jean Montagu, comte de Sandwich, né en 1718, est mort en 1792. 

Note_11 Et ce fut ce défaut qui servit de prétexte au plénipotentiaire anglais de ne rien conclure. (G. A.) 

Note_12 C’était pour ménager le parti français; mais cette réserve ne fit qu’irriter davantage. 

Note_13 Tout cela se fit à la sortie de d’Argenson du ministère. L’alliance de la Hollande, que celui-ci avait rêvée, avorta. Notre envahissement eut ce beau résultat de sceller l’union de l’Angleterre et de la Hollande. (G. A.) 

Note_14 Les auteurs de l’Art de vérifier les dates donnent le 8 mai pour jour de l’élection de Guillaume. Dès le 25 avril la ville de Veere en Zélande lui avait décerné le titre de stathouder; plusieurs autres villes le lui donnèrent successivement. (B.) 

Note_15 Le prétendant, né à Londres en 1688, est mort à Rome en 1788. Charles-Édouard-Louis-Philippe-Casimir, né à Rome en 1720, est mort à Florence en 1718, sans postérité. Sa veuve, Louise-Maximilienne de Stolberg, connue sous le nom de comtesse d’Albany (nom qu’avait pris le prince en arrivant en Toscane), est morte le 29 janvier 1824. Son corps fut déposé dans le monument qu’elle avait fait élever au poète Alfieri, à qui on croit qu’elle fut mariée secrètement. (B.) 

Note_16 Ce n’est pas en 1742, mais en janvier 1744, qu’il vint en France. L’expédition ayant échoué, il se retira à Gravelines sous le nom de chevalier Douglas. (G. A.) 

Note_17 On prétend, au contraire, que le vaisseau l’Élisabeth avait été mis à la disposition de Charles-Édouard par le gouvernement français. (G. A.) 

Note_18 Du moins c’est ce qui m’a été assuré par l’un des chefs de l’entreprise. (Note de Voltaire.) 

Note_19 A bord, il passait pour un jeune prêtre irlandais; il en portait le costume. 

Note_20 Il y eut quelques hésitations. Quant à la scène racontée plus haut, Voltaire ne l’imagine pas, mais il l’arrange à son goût. (G. A.) 

Note_21 Ce n’est point à l’occasion de la bataille de Fontenoy que Voltaire rapporte cette circonstance; c’est dans l’Essai sur les Moeurs, à la fin du chapitre xix. 

Note_22 Voltaire à oublié Buchanan, messager. 

Note_23 Le morceau de taffetas avait été préparé pour étendard. Il portait même une devise, dit-on: Tandem triumphans. (G. A.) 

Note_24 Ou plutôt Glenfinnin. 

Note_25 On envoya deux ambassades vers Charles-Édouard, mais avant qu’il se fût rendu maître de la porte de Netherbow. Le prétendant ne voulut pas recevoir la seconde. Quant à la scène du lord-prévost que Voltaire raconte, rien de moins exact. (G. A.) 

Note_26 Ce récit n’est pas vrai dans tous ses détails. Et d’abord Charles-Édouard n’attaqua pas dès la rencontre. Pendant un jour on s’observa mutuellement. Quant au défilé, il faut le remplacer par un fossé qui protégeait le front de l’armée anglaise, et que Charles passa sur un petit pont pendant la nuit. Au jour, l’armée anglaise, devant faire volte-face aux Highlanders, se trouva donc avoir derrière elle le fossé qui la protégeait la veille. De là l’obstacle à sa retraite. Il ne lui restait qu’un petit sentier par où le général s’enfuit. (G. A.) 

Note_27 C’était un frère du marquis d’Argens, très connu dans la littérature. Il fut depuis président au parlement d’Aix. (Note de Voltaire.) — Il s’appelait d’Aiguilles. — Le Mémoire de feu M. le président (Boyer) d’Aiguilles sur sa commission en Écosse, adressé au roi Louis XV, n’a été imprimé qu’en l804, dans le tome Ier des Archives littéraires. (B.) 

Note_28 Ce chiffre, quoi que semble dire ici Voltaire, n’est pas bien gros. Charles-Édouard, en effet, avait pris trop à la lettre les protestations de ses partisans. Les moeurs militaires avaient disparu dans les villes. On se contentait d’applaudir au courage des montagnards, mais on ne s’enrôlait pas. Les plus chauds partisans du prince étaient les dames, qui chantaient: « Charlie, mon mignon. » (G. A.) 

Note_29 Il avait un chapelain, le docteur Maclachlan; mais il se rendait sans scrupule aux églises presbytériennes ou épiscopales. (G. A.) 

Note_30 voyez, dans les Mélanges, à la date de 1745, les Représentations aux États-Généraux de Hollande.

Note_31 Frédéric-Louis, né en 1707, mort en 1751, père de George III. 

Note_32 Ou plutôt, 15 novembre. 

Note_33 On disait aussi que les Français avaient débarqué au nombre de dix mille. George II fit cacher ses trésors, et se disposait s’embarquer pour la Hollande. (G. A.) 

Note_34 Voyez ce manifeste, rédigé par Voltaire, dans les Mélanges, à la date de 1745. 

Note_35 Le prince commença sa retraite avant d’avoir eu nouvelle de la prise d’Édimbourg. (G. A.) 

Note_36 Ou plutôt, 17 janvier. 

Note_37 Mais les Français étaient saisis d’effroi à la vue du sinistre pays où ils arrivaient. On vit un détachement se rembarquer. 

Note_38 Ou plutôt, le 12 avril. 

Note_39 Ils s’étaient mis en marche pour la commencer, quand on leur donna ordre de s’arrêter. (G. A.) 

Note_40 Voltaire passe sous silence le massacre que les Anglais firent des prisonniers et des blessés. (G. A.) 

Note_41 Le prince ne se retira pas au fort d’Auguste, mais à Invergary. 

Note_42 Trente mille livres sterling. 

Note_43 Gagnée par Cromwell le 13 septembre l650. 

Note_44 Ou plutôt, O’Neil. Ce ne fut pas lui, mais Donald Mac-Leod, qui engagea le prince à prendre refuge à Stornoway. Du reste, Voltaire abrège ici. (G. A.) 

Note_45 Il n’y avait pas de détachement. Ce fut la population qui se souleva pour repousser le prétendant. 

Note_46 Ou mieux, south-Vist. 

Note_47 Les détails que voltaire donne ici ne sont pas tout à fait exacts. (G.A.) 

Note_48 Charles Ier. C’était en 1628, et Jacques Ier, son père, était mort en mars 1625. (CL.) 

Note_49 Ce John Murray, de Broughton, surnommé le Judas des Jacobites, vendit son parti moyennant deux cents livres sterling et quatre-vingt mille livres de rente sur les biens confisqués. Dans la phrase suivante Voltaire veut parler d’une liste livrée par lui de quatre mille quatre cents souscripteurs jacobites. (G. A.) 

Note_50 Voici l’inscription que lord Lovat fit mettre sur son cercueil: Simon dominus Lovat decollatus 20 aprilis an. 1747, aetatis suae 80. (CL.) 

Note_51 Voltaire laisse entendre que sa conduite à l’égard de Charles-Édouard avait toujours été ambiguë, ce qui est vrai. Lova fut condamné sur une lettre que livra John Murray. (G. A.) 

Note_52 Voltaire, étant à Lunéville, en 1748, s’y occupait de l’Histoire de la guerre de 1741. « Le chapitre concernant les malheurs de la maison de Stuart venait d’être achevé, dit Longchamp (dans ses Mémoires, article xx). Ce morceau était extrêmement pathétique et touchant. M. de Voltaire le lut avec une profonde sensibilité; et quand il en vint aux détails relatifs à l’infortune du prétendant, il arracha des larmes à toute l’assemblée. Cette lecture était à peine finie qu’on apporta au roi des lettres arrivant de Paris. On lui annonçait que le prétendant avait été arrêté en sortant de l’Opéra par M. de Vaudreuil, sur l’ordre du roi, et d’après la demande des Anglais, qui avaient mis dans les conditions de la paix que ce prince devrait sortir de France. Le malheureux Stuart n’ayant point voulu renoncer à ses droits, ni quitter l’asile qui lui avait été accordé par le roi de France, le ministère avait été chargé de le faire arrêter et conduire hors des limites du royaume. C’est ainsi qu’il s’en vit expulser, malgré toutes les promesses qui lui avaient été faites. Stanislas ayant fait part de cette nouvelle aux personnes qui étaient près de lui: O ciel, s’écria aussitôt M. de Voltaire, est-il possible que le roi souffre cet affront, et que sa gloire subisse une tache que toute l’eau de la Seine saurait laver! La compagnie entière parut affectée d’une profonde douleur. M. de Voltaire, en rentrant chez lui, jeta de dépit ses cahiers dans un coin, renonçant à continuer cette histoire. Je l’ai vu rarement affecté d’une impression aussi forte qu’en ce moment. Il oublia ce travail pendant plusieurs années, et ne le reprit qu’à Berlin, à la demande du roi de Prusse; et ce fut plus tard encore, quand il se fut établi à Ferney, qu’il on lit entrer une partie dans le Précis du Siècle de Louis XV. » 

Note_53 Toutes ces particularités furent écrites, en 1745, sous la dictée d’un homme qui avait accompagné longtemps le prince Édouard dans ses prospérités et dans ses infortunes. L’histoire de ce prince entrait dans les Mémoires de la guerre de 1741. Elle a échappé entièrement aux recherches de ceux qui ont volé, défiguré, et vendu une partie du manuscrit. (Note de Voltaire.) – Cette note est de 1763. (B.) 

Note_54 Dans ses Pensées sur le gouvernement (Mélanges, 1752), Voltaire ne parle que de quarante mille hommes. 

Note_55 On avança d’autant plus vite que les places étaient délabrées, et que la plupart des troupes de la république avaient été prises par les Français dans les places des Pays-Bas autrichiens. (G. A.) 

Note_56 L’idée de Maurice avait été de couper les communications des canaux avec Maastricht. (G. A.) 

Note_57 François-Armand d’Usson, marquis de Bonac, né à Constantinople le 7 décembre 1746, fait brigadier quelques semaines après la bataille de Laufelt. Son père, Jean-Louis d’Usson, marquis de Bonac, fut ambassadeur pendant neuf ans à Constantinople, où il arriva en octobre 1716, après avoir rempli les mêmes fonctions auprès de plusieurs autres cours. Il mourut à Paris le 1er septembre 1738 (CL.) 

Note_58 C’est celui qui avait été blessé à la bataille de Raucoux. 

Note_59 Selon M. Lacretelle jeune, le soldat français qui força le général Ligonier à se rendre prit le nom de son prisonnier. Il devait être fort âgé quand, devenu lui-même général, il commandait une division républicaine en 1793, contre les Vendéens, aux combats de Villiers et de Saumur. (CL.) 

Note_60 Ligonier était le fils d’un réfugié. (G. A.) 

Note_61 Après la prise de Berg-op-Zoom, on était convenu d’ouvrir un congrès à Aix-la-Chapelle. La nouvelle de l’investissement de Maastricht causa une vive impression au plénipotentiaire anglais, qui, de concert avec l’ambassadeur hollandais, remit au plénipotentiaire de France un projet de paix qui parut acceptable. (G. A.) 

Note_62 George Anson était mort le 6 juin 1762, et ce chapitre, qui parut en 1768, ne dut pas être composé avant 1765. La famille de l’amiral, ayant lu ce morceau dans une des éditions de 1768 où 1769, envoya à l’historien, en signe de reconnaissance, une belle médaille d’or frappée à l’effigie de l’illustre voyageur. Voltaire décrit cette médaille dans sa lettre du 14 juin 1769, à Thieriot, et dans celle du 7 juillet suivant, à d’Argental. (CL.) 

Note_63 Au moment où commence la mauvaise saison. 

Note_64 Il faut plutôt s’étonner de la durée de la traversée, que les mauvais temps prolongèrent. (G. A.) 

Note_65 Anson resta bien malgré lui trois mois dans cette île à refaire sa flotte. (G. A.) 

Note_66 Alexandre Selkirk, né en Écosse vers 1680, avait été abandonné sur l’île inhabitée de Juan Fernandez; il y fut trouvé le 1er février 1709, par le navigateur Rogers, après un séjour de quatre ans et quatre mois, pendant lequel il tua un grand nombre de chèvres sauvages. M. Mentelle, dans l’article Selkirk de la Biographie universelle, croit que cette aventure et celle d’un moskite indien, abandonné dans la même île en 1684, ont fourni à Daniel de Foé le sujet du roman de Robinson. (CL.) 

Note_67 On a pu le dire en Angleterre, mais cela n’est pas exact; les lois de la matière magnétique sont encore inconnues, et le seront vraisemblablement très longtemps. Les phénomènes de l’aimant sont trop compliqués, et paraissent dépendre de trop de causes pour que le génie seul puisse en deviner les lois. Cette découverte est au nombre de celles qui ne peuvent être que l’ouvrage du temps. (K.) 

Note_68 Huit millions de valeur. (G. A.) 

Note_69 Depuis 1720, on avait dépensé trente millions pour la fortifier. Mais la reddition de la ville n’eut pas pour cause le défaut de munitions. C’est aux malversations des administrateurs de la colonie qu’il faut l’attribuer. On ne payait pas les soldats, les soldats refusèrent de servir. (G. A.) 

Note_70 Le ministre de la marine était de Maurepas, qui avait succédé à son père dans ce service, et s’était trouvé ministre A QUINZE ANS! (G. A.) 

Note_71 D’après le dénombrement que vient de faire Voltaire, il devait dire deux cent soixante-neuf. 

Note_72 Les éditions originales (de 1768, in-8°), 1769, in-12; l’édition in-4° et l’édition encadrée de l775 portent: « ... après avoir vu sa flotte dispersée par une violente tempête. Plusieurs vaisseaux périrent; d’autres, écartés au loin, tombèrent entre les mains des Anglais. 

« cependant il arrivait souvent que des officiers habiles, qui escortaient les flottes marchandes françaises, savaient les conduire en sûreté, malgré les nombreuses flottes ennemies. 

« On en vit un exemple heureux dans les manoeuvres de M. Dubois de La Motte, alors capitaine de vaisseau, qui, conduisant un convoi d’environ quatre-vingts voiles aux îles françaises de l’Amérique, attaqué par une escadre entière, sut, en attirant sur lui tout le feu des ennemis, leur dérober le convoi, le rejoindre, et le conduire au Fort-Royal, à Saint-Domingue, combattre encore, et ramener plus de soixante voiles en France; mais il fallait bien qu’à la longue la marine anglaise anéantît celle de France et ruinât son commerce. 

« Un des plus grands avantages, etc. » 

Le texte actuel est posthume. (B.) 

Note_73 Louise-Élisabeth de La Rochefoucauld, née en 1716, mariée, en 1732, à Jean-Baptiste-Louis-Frédéric de Roie de La Rochefoucauld, créé duc d’Enville en considération de ce mariage. Voltaire était en correspondance avec elle. (CL.) 

Note_74 Cap de la Galice. 

Note_75 C’est aussi l’opinion des historiens anglais. 

Note_76 Voyez, dans la Correspondance générale, la lettre à Mme Dupuy, du 23 décembre l769. 

Note_77 . L’Estanduère avait huit vaisseaux, et on sauva deux. (G. A.) 

Note_78 Voyez le Chapitre Ier des Fragments historiques sur l’Inde.

Note_79 M. Holvell. (Note de Voltaire.) — Jean-Sophonie Holvell, né à Dublin en 1711, est mort le 5 novembre 1798. (B.) 

Note_80 « J’ai étudié, dit-il, tout ce qui a été écrit sur les Indiens depuis Arrien jusqu’à l’abbé Guyon même, et je n’ai trouvé qu’erreur et mensonge. » (Page 5 de la Préface.) (Note de Voltaire.) 

Note_81 Alexandre Don, mort dans l’Inde à la fin de 1779. Voltaire cite souvent Holvell et Don, notamment dans ses Lettres chinoises, indiennes et tartares.

Note_82 Le grand-prêtre de l’île Sheringham, dans la province d’Arcate, qui justifia le chevalier Lass contre les accusations du gouverneur Dupleix, était un vieillard de cent années, respecté pour sa vertu incorruptible. Il savait le français, et rendit de grands services à la compagnie des Indes. C’est lui qui traduisit l’Ézour-Veidam, dont j’ai remis le manuscrit à la Bibliothèque du roi. (Note de Voltaire.) — Le Lass dont il est question dans la note de Voltaire était neveu de Jean Lass; voyez l’article III des Fragments sur l’Inde. Sur l’Ézour-Veidam, voyez ma note au chapitre xiii de la Défense de mon oncle, dans les Mélanges. (B.) 

Note_83 Anaverdikan ne fut point assassiné, mais tué d’un coup de canon à mitraille sur son éléphant, dans la bataille livrée, en 1749, à ce nabab par les troupes françaises et celles de Chandasaheb, au pied de la montagne d’Amur-Paravaye, à trente-cinq lieues de Pondichéry. (Note de M. de Bourcet.). 

Note_84 Voyez le dernier chapitre du Siècle de Louis XIV

Note_85 Cet ainsi qu’on l’a déjà dit existe dans l’édition de 1768, et conséquemment ne peut se rapporter ni au chapitre LXI de l’Histoire du Parlement, qui est de 1769, ni à l’article Ier des Fragments historiques sur l’Inde, qui sont de 1773; en parlant de la compagnie des Indes, ci-avant, , et encore dans la dix-huitième des Remarques pour servir de supplément à l’Essai sur les Moeurs (voyez dans les Mélanges), Voltaire ne dit rien de son état florissant au milieu du xviiie siècle. (B.) 

Note_86 Les retours de 1742, année de la guerre, furent de vingt-quatre millions.(G. A.) 

Note_87 On l’y tint au secret, et il écrivit ses Mémoires avec du vert-de-gris et du marc de café, sur des mouchoirs blancs empesés dans du ris et séchés au feu. (G. A.) 

Note_88 Un des directeurs lui demandait un jour comment il avait si mat fait les affaires de la compagnie, et si bien les siennes. C’est, répondit-il, que j’ai fait mes affaires selon mes lumières, et celles de la compagnie d’après vos instructions

Note_89 Toutes les éditions données du vivant de Voltaire, et beaucoup d’autres, portent 1761: La Bourdonnaie est mort le 9 septembre 1753. Damiens, dont il est question dans le chapitre XXXVII, qui était alors son domestique, lui avait donné un lavement à l’eau-forte. (B.) 

Note_90 Charles-Joseph Patissier, marquis de Bussy-Castelnau, mort à Pondichéry au commencement de 1785. (CL.) 

Note_91 Les Anglais levèrent le siège après quarante-deux jours de tranchée, et après avoir perdu douze cents soldats européens. (G. A.) 

Note_92 Dans sa lettre au duc de Choiseul, du 12 novembre 1768, Voltaire se plaint de ce que l’éditeur a mis à la page 202 du quatrième tome (des Siècles de Louis XIV et Louis XV) une addition qu’il lui avait envoyée pour la page 142. Je pense que c’est ici que venait cette addition, qu’on avait mise dans le chapitre xxxv, où l’on lisait: « On était maître de la Flandre; on était près de prendre Mastricht; mais on manquait de pain dans toutes les parties méridionales de la France, et il n’y avait plus de vaisseaux de guerre en état de protéger les navires qui pouvaient amener des blés; plus de secours, plus d’argent, plus de crédit. Ceux qu’on choisissait pour régir les finances étaient renvoyés après quelques mois d’administration. Les autres refusaient cet emploi, dans lequel on ne pouvait alors que faire du mal. » 

Cette disposition fut conservée dans l’édition in-4° et dans une édition in-12 du Précis du Siècle de Louis XV. Ce ne fut que dans l’édition de 1775 en encadrée que les changements furent faits au chapitre xxxv. Voyez ci après, page 373, mais jamais on n’a rétabli, dans le chapitre xxx la portion qui me semble lui appartenir, c’est-à-dire le commencement de l’addition ci dessus (B ) 

Note_93 Cette ville ayant capitulé le 7 mai 1748 le traite de paix définitif fut signé à Aix-la-Chapelle le 18 octobre suivant. (CL.) 

Note_94 Voyez ci-devant, chapitre VIII. 

Note_95 L’article 16 du traité laissait, en effet, l’affaire de 1’Assiento et du vaisseau de permission sur le pied où elle se trouvait au début de la guerre, sans décider sur les difficultés qui s’étaient élevées entre l’Espagne et l’Angleterre à ce sujet. L’Angleterre et l’Espagne en traitèrent séparément le 5 octobre 1750. (G. A.) 

Note_96 Les éditions de 1768, 1769, in-4°, et 1775, portent « Après cette paix, la France se rétablit comme après la paix d’Utrecht, et fut encore plus florissante. Alors, etc. » (B.) 

Note_97 Le 18 octobre. 

Note_98 Les auteurs de l’Art de vérifier les dates réduisent à plus de quinze mille le nombre des personnes qui périrent à Lisbonne, et qu’on avait d’abord porté à cent mille; voyez la lettre de Voltaire à M. Bertrand, du 30 novembre 1755: cet événement a fourni à Voltaire le sujet du Poème sur le Désastre de Lisbonne. (B.) 

Note_99 Comparez les chapitres v et vi de Candide.

Note_100 Adolphe-Frédéric de Holstein-Euten, proclamé le 6 avril 1751, mort le 13 février 1771. (CL.) 

Note_101 Louise-Ulrique, mariée, en 1744, à Adolphe-Frédéric, morte en 1782. 

Note_102 Les Anglais rompirent les négociations pour ne pas laisser aux Français le temps de refaire une marine. Aussitôt la paix d’Aix-la-Chapelle signée, ou avait adopté en France le plan de construire, dans l’espace de dix ans, cent onze vaisseaux de ligne, cinquante-quatre frégates, et un nombre proportionné de petits bâtiments. (G. A.) 

Note_103 Le 1er septembre, près du lac Georges. 

Note_104 Le 10 avril. 

Note_105 Ce fut le 20 mai 1756 que Roland-Michel Barrin, marquis de La Gallissonnière, dispersa la flotte anglaise. Il mourut à Nemours le 26 octobre suivant. 

Note_106 L’assaut eut lieu dans la nuit du 27 au 28 juin 1756. 

Note_107 Le 14 mars 1747. Voyez, dans la Correspondance, les lettres à Richelieu, du 20 décembre 1756, des 13 et 19 février 1757; à d’Argental, du 12 septembre 1757; à Schomberg, du 31 octobre 1769. 

Note_108 Le jour qu’on investit le fort Saint-Philippe, le chevalier de Laurenci, Italien an service de France, trouva dans une maison de campagne appartenant à un commissaire de la marine anglaise, parmi ses papiers, la table des signaux de l’escadre anglaise. Le maréchal l’envoya à M. de La Gallissonnière, qui la reconnut pour très exacte dès que l’amiral Byng eut fait des signaux. Ainsi, M. de La Gallissonnière acquit un grand avantage sur son ennemi. (Note de Voltaire.)