Notes.

Note_1 Ces deux victoires sont de 1734. 

Note_2 Gaspard, marquis de Clermont-Tonnerre, né en 1688, maréchal de France en 1747, est mort en 1781. 

Note_3 Le Journal du règne de Louis XV, le Mercure, et l’Art de vérifier les dates, disent le 4. 

Note_4 Les éditions de Kehl, toutes celles qui les ont précédées, et presque toutes celles qui les ont suivies, portent 1745: ce qui n’est qu’une faute d’impression; voyez le Mercure, août 1714, pages 1891 et 1894, et le Journal du règne de Louis XV. (B.) 

Note_5 La première phrase est de trop. Il dit: « Qu’ai-je donc fait pour être aimé ainsi? » Et ce fut tout. Il se rendit justice, dit M. Henri Martin, par son étonnement. (G. A.) 

Note_6 La bataille de Rocroy, le 19 mai 1643. 

Note_7 C’est encore seul que Frédéric opéra alors. Il fut abandonné de nous, et sur le point d’être accablé. (G. A.) 

Note_8 Georges-Chrétien, prince de Lobkovitz, né en 1702, mort à Vienne en 1753. 

Note_9 Il ne baisa point les pieds du pape: il fut convenu que le prince lui ferait une inclination profonde; que le pape, la prenant pour une génuflexion, s’empresserait de le relever et de l’embrasser. C’est ce qui fut exécuté; mais le cardinal qui avait réglé ce cérémonial, craignant les reproches de ses confrères, inséra dans le procès-verbal de cette visite que le roi s’était prosterné, etc. (K.) 

Note_10 C’était Charles-Maximilien-Joseph. 

Note_11 Le prince que Voltaire nomme ici Auguste II est Frédéric-Auguste II, que Voltaire appelle parfois ailleurs Auguste III. 

Note_12 Hydropique, il venait de subir la ponction. Il ne mourut que cinq ans après. 

Note_13 C’est à peu près le vers de Racine, dans Bérénice, acte IV, scène vi: 

Mais, il ne s’agit pas de vivre, il faut régner.

Note_14 Voltaire signale encore ce fait, dans le Dictionnaire philosophique, à l’article Curiosité. 

Note_15 Maurice aurait voulu pourtant changer de position, car l’armée française avait à dos la rivière, qui lui coupait toute retraite. Mais l’ennemi s’avança, et il fallut combattre. (G. A.) 

Note_16 C’était en effet la coutume de l’infanterie française d’essuyer d’abord le feu de l’ennemi, et de charger à la baïonnette sans avoir tiré. Maurice de Saxe, dans un Mémoire, blâme cette coutume. (G. A.) 

Note_17 Voltaire, dans son Poème de Fontenoy, parle de Lutteaux et de beaucoup d’autres officiers. Il reparle de quelques-uns, et Lutteaux est toujours du nombre, dans la satire intitulée la Tactique.

Note_18 Frédéric le Grand, dans le chapitre xi de l’Histoire de mon temps, dit: « On les avait placés auprès d’un moulin à vent qui était en arrière: depuis, les soldats français n’appelaient leur roi que Louis du moulin. » 

Note_19 Les citoyens des villes, qui dans leur heureuse oisiveté lisent dans les anciennes histoires les batailles d’Arbelles, de Zama, de Cannes, de Pharsale, peuvent à peine comprendre les combats de nos jours. On s’approchait alors. Les flèches n’étaient que le prélude: c’était à qui pénétrerait dans les rangs opposés; la force du corps, l’adresse, la promptitude, faisaient tout: on se mêlait. Une bataille était une multitude de combats particuliers; il y avait moins de bruit et plus de carnage. La manière de combattre d’aujourd’hui est aussi différente que celle de fortifier et d’attaquer les villes. (Note de Voltaire.) 

Note_20 Voyez, dans la Correspondance, la lettre à Richelieu, du 15 octobre 1776. Voltaire revient encore sur les quatre canons dans la Tactique, satire ( 1773). 

Note_21 Michel-Ferdinand d’Albert-d’Ailly, né en 1714, mort en 1748. 

Note_22 On est obligé d’avertir que, dans une histoire aussi ample qu’infidèle de cette guerre, imprimée à Londres, en quatre volumes, on avance que les Français ne prirent aucun soin des prisonniers blessés; on ajoute que le duc de Cumberland envoya au roi de France un coffre rempli de balles mâchées et de morceaux de verre trouvés dans les plaies des Anglais. 

Les auteurs de ces contes puérils pensent apparemment que les balles mâchées sont un poison. C’est un ancien préjugé aussi peu fondé que celui de la poudre blanche. Il est dit dans cette histoire que les Français perdirent dix-neuf mille hommes dans la bataille, que leur roi ne s’y trouva peint, qu’il ne passa pas le pont de Calonne, qu’il resta toujours derrière l’Escaut; il est dit enfin que le parlement de Paris rendit un arrêt qui condamnait à la prison, au bannissement et au fouet, ceux qui publieraient des relations de cette journée. On sent bien que des impostures si extravagantes ne méritent pas d’être réfutées. Mais, puisqu’il s’est trouvé en Angleterre un homme assez dépourvu de connaissances et de bon sens pour écrire de si singulières absurdités, dont son histoire est toute remplie, il peut se trouver un jour des lecteurs capables de les croire. Il est juste qu’on prévienne leur crédulité. (Note de Voltaire.) – Dans l’édition de 1763 on lisait de plus ces mots: « qui ne sert qu’à aigrir une nation contre l’autre. » (B.) 

Note_23 Le 22 mai, la ville se rendit, et la citadelle le 19 juin. 

Note_24 Le siège de Gand est de 1678. 

Note_25 21 septembre 1604, Ambroise Spinola, marquis, et général du roi d’Espagne, entra dans Ostende après un siège de trois ans, trois mois et trois jours. (B.) — Voyez une des notes du Poème de Fentenoy. 

Note_26 Les éditions portent: « qui n’a point d’exemple. » Voyez mon Avertissement. (B.) 

Note_27 Les éditions portent: « du vivant même de Charles VII. » 

Note_28 Le nouveau ministre des affaires étrangères, le marquis d’Argenson, avait présenté au roi, avant la campagne, un Mémoire où il lui conseillait de mener en Allemagne, et non pas en Flandre, sa principale armée. C’eût été le seul moyen de décider l’électeur de Saxe, candidat de la France, à accepter l’empire. Mais Louis XV prétendit qu’on ne pouvait atteindre Marie-Thérèse que dans les Pays-Bas. (G. A.) 

Note_29 L’Autriche eut pour elle les voix des trois électeurs ecclésiastiques, celle de Hanovre, et celle même de Saxe. 

Note_30 Les éditions portent: « un florin à chaque soldat. » 

Note_31 Je l’appelle toujours Frédéric III, parce que son père était Frédéric-Guillaume, et son aïeul Frédéric, premier roi. (Note de Voltaire.) 

Note_32 C’est à l’instigation du pacha Bonneval que la Porte fit cette démarche. Bonneval poussa même le sultan à offrir son alliance à Louis XV, mais Noailles fit rejeter ces offres par crainte de l’empire et du la Russie. (G. A.) 

Note_33 Le roi de Prusse, dans son Histoire de mon temps, dit que la paix fut signée le 25 décembre 1745. La bataille de Kesseldorff, village près de Dresde, eut lieu nécessairement avant la paix, et le 15 décembre 1745. C’est donc par faute typographique que toutes les éditions données du vivant de l’auteur portent ici, et un peu plus bas, 1746. (B.) 

Note_34 Frédéric ne recevait ni soldats ni subsides du gouvernement français; il craignait en outre l’intervention russe en faveur de l’électeur de Saxe. (G. A.) 

Note_35 La capitulation n’ont lien que le 31 mai; le roi y fit son entrée le 4 juin. 

Note_36 Si Voltaire fait ici cette remarque, c’est que le maréchal de Saxe avait pourvu chacune des colonnes d’attaque d’une forte batterie qui avançait avec elle: grande nouveauté. (G. A.) 

Note_37 Gabriel-Jacques de Salignac, marquis de Fénelon, était âgé d’environ cinquante-huit ans lorsqu’il fut blessé mortellement à la bataille de Rocoux. (CL.) 

Note_38 Philippe-Henri, né le 20 janvier 1724, ministre de la guerre et maréchal de France en 1781; mort le 5 octobre 1801. (B.) 

Note_39 Neveu de Jean-Mathias, comte de Schulenbourg. 

Note_40 Voltaire passe sous silence le plan de d’Argenson, les préliminaires secrets signés à Turin, l’accueil fait à ces préliminaires par la cour de Madrid, etc. Le ministre d’Argenson rêvait d’organiser une confédération en Italie, de chasser l’Autriche de ce pays, et d’italianiser les princes étrangers établis en Italie. Le roi de Sardaigne entra dans les vues du ministre quand on lui eut prouvé que Louis XV avait écrit de sa propre main la division nouvelle de l’Italie. Charles-Emmanuel devait avoir le Milanais. On signa des préliminaires secrets en décembre 1745; on les expédia à Madrid, où ils furent accueillis par une explosion de cris et d’injures. Toutefois, le 3 mars, la reine d’Espagne tâchait son consentement; mais il était trop tard pour la réalisation du projet français. Marie-Thérèse, délivrée de la Prusse, avait envoyé trente mille hommes en Italie, et Charles-Emmanuel, revenant à l’Autriche, reprenait la partie. (G. A.) 

Note_41 Maillebois dut obéir à l’infant don Philippe, généralissime des armées combinées. (G. A.) 

Note_42 Ou de Las Minas, le même qui avait été envoyé à Versailles en 1739 comme ambassadeur extraordinaire, par le roi d’Espagne, pour faire la demande de Madame Élisabeth de France, au nom de l’infant don Philippe. Il ne faut pas le confondre avec un marquis de La Mina mort, le 31 janvier 1768, à Barcelone. (CL.) 

Note_43 Les trois mots: de les défendre, ne sont dans aucune édition; ils sent ajoutés d’après l’exemplaire dont il est parlé dans l’Avertissement de Beuchot. 

Note_44 Le successeur de Philippe, Ferdinand VI, changeant de politique, et montrant un égoïsme aussi brutal que sa belle-mère dans le sens opposé, avait rappelé en hâte l’armée espagnole, sans aucun souci de ce que deviendraient les Génois, objet de tant de ressentiments pour le concours qu’ils avaient prêté aux Espagnols. Maillebois aurait pu protéger Gênes, mais il crut devoir suivre les ordres de l’infant. (G. A.) 

Note_45 A la fin de Septembre, ils avaient dirigé une expédition contre Lorient pour s’emparer des magasins de la compagnie des Indes; mais ils se rembarquèrent sous le coup d’une terreur panique. Ce furent les Anglais qui engagèrent les Autrichiens à pénétrer en Provence. (G. A.)