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Notes.
Note_1
Ces arrérages de tailles n’étaient dus que par des gens qu’il
était impossible de faire payer. Si le retranchement de cinq cent
mille écus de droits ne fut pas remplacé sur-le-champ par
un autre impôt, ce qui est très douteux, il ne tarda point
à l’être. (K.)
Note_2
La véritable beauté des grands chemins consiste, non dans
leur largeur, qui nuit à l’agriculture, mais dans leur solidité,
et surtout dans l’art de les diriger à travers les montagnes, en
conciliant la commodité avec l’économie. Cet art s’est perfectionné
de nos jours, surtout dans les pays où la corvée a été
abolie. (K.)
Note_3
Il a été prouvé depuis que la compagnie des Indes
n’avait jamais fait qu’un commerce désavantageux, qu’elle n’avait
pu se soutenir qu’aux dépens du trésor public. Toute compagnie,
même lorsqu’elle est florissante, dépense plus en frais de
commerce que les particuliers, et rend les denrées dont elle a le
privilège plus chères que si le commerce était resté
libre. (K.)
Note_4
Les sommes employées à payer les primes sont levées
sur la nation, ce qu’il ne faut point perdre de vue. L’effet d’une prime
est d’augmenter pour le commerçant l’intérêt des fonds
qu’il met dans le commerce; il peut donc se contenter d’un moindre profit.
Ainsi, l’effet de ces primes est d’augmenter le prix des denrées
pour le vendeur, ou de les diminuer pour l’acheteur, ou plutôt de
produire à la fois les deux effets. Lorsqu’elles ont lieu seulement
pour le commerce d’un lieu à un autre, leur effet est donc d’augmenter
le prix au lien de l’achat, et de le diminuer au lieu de la vente. Ainsi,
proposer une prime d’exportation, c’est forcer tous les citoyens à
payer pour que les consommateurs d’une denrée l’achètent
plus cher, et que ceux qui la récoltent la vendent aussi plus cher.
L’établissement de ces primes ne peut donc être
ni juste ni utile que pour des temps très courts et dans des circonstances
particulières. Si elle sont perpétuelles et générales,
elles ne servent qu’à rompre l’équilibre qui, dans l’état
de liberté, s’établit naturellement entre les productions
et les besoins de chaque espèce.
Note_5
L’abbé Castel de Saint-Pierre s’exprime ainsi, page 105 de son manuscrit
intitulé; Annales politiques: « Colbert, grand travailleur,
en négligeant les compagnies de commerce maritime pour avoir plus
de soin des sciences curieuses et des beaux-arts, prit l’ombre pour le
corps. » Mais Colbert fut si loin de négliger le commerce
maritime, que ce fut lui seul qui l’établit: jamais ministre ne
prit moins l’ombre pour le corps. C’est contredire une vérité
reconnue de toute la France et de l’Europe.
(Cette note a été écrite au mois
d’août 1756. Les Annales politiques n’ont été
imprimées qu’en 1758.)
Note_6
Nous ne pouvons dissimuler ici que ces plaintes étaient justes.
Le retranchement des rentes était une banqueroute; et toute banqueroute
est un véritable crime, lorsqu’une nécessité absolue
n’y contrait point. La morale des États n’est pas différents
de celle des particuliers; et jamais un homme qui fraude ses créanciers
ne sera digne d’estime, quelque bienfaisant qu’il paraisse dans le reste
de sa conduite. (K.)
Note_7
Un autre négociant, consulté par lui sur ce qu’il devait
faire pour encourager le commerce, lui répondit: « Laisser
faire, et laisser passer: » et il avait raison. Colbert fit précisément
le contraire; il multiplia les droits de toute espèce, prodigua
les règlements en tout genre. Quelques artistes instruits lui ayant
donné des Mémoires sur la méthode de fabriquer différentes
espèces de tissus, sur l’art de la teinture, etc., il s’imagina
d’ériger en lois ce qui n’était que la description des procédés
usités dans les meilleures manufactures: comme s’il n’était
pas de la nature des arts de perfectionner sans cesse leurs procédés;
comme si le génie d’invention pouvait attendre pour agir la permission
du législateur; comme si les produits des manufactures ne devaient
pas changer, suivant les différentes modes de se vêtir, de
se meubler. On condamnait à des peines infamantes les ouvriers qui
s’écarteraient des règlements établis pour fixer la
largeur d’une étoffe, le nombre des fils de la chaîne, la
nature de la soie, du fil qu’on devait employer: et on a longtemps appelé
ces règlements ridicules et tyranniques une protections accordée
aux arts. On doit pardonner à Colbert d’avoir ignoré des
principes inconnus de son temps, et même longtemps après lui;
mais ces condamnations rigoureuses, cette tyrannie qui érige en
crimes des actions légitimes en elles-mêmes, ne peuvent être
excusées. (K.)
Note_8
Le marquis d’Argenson; le premier avait été La Reynie, de
1667 à 1697.
Note_9
L’abbé de Saint-Pierre, dans ses Annales politiques, page
104 de son manuscrit, dit que « ces choses prouvent le nombre des
fainéants; leur goût pour la fainéantise, qui suffit
à entretenir et à nourrir d’autres espèces de fainéants...;
que c’est présentement ce qu’est la nation italienne, où
ces arts sont portés à une haute perfection; ils sent gueux,
fainéants, paresseux, vains, occupés de niaiseries, etc.
»
Ces réflexions grossières et écrites
grossièrement n’en sont pas plus justes. Lorsque les Italiens réussirent
le plus dans ces arts, c’était sous le Médicis, pendant que
Venise était la plus guerrière et la plus opulente des républiques.
C’était le temps où l’Italie produisit de grands hommes de
guerre, et des artistes illustres en tout genre; et c’est de même
dans les années florissantes de Louis XIV que les arts ont été
le plus perfectionnés. L’abbé de Saint-Pierre s’est trompé
dans beaucoup de choses, et a fait regretter que la raison n’ait pas secondé
en lui les bonnes intentions.
Note_10
Charles Perrault, page 111 de ses Mémoires, dit que ce ne
fut qu’après le départ de Bernin que les dessins de la façade,
par Claude Perrault, furent présentés à Louis XIV.
(B.)
Note_11
L’abbé de Saint-Pierre critique cet établissement, que presque
toutes les nations ont imité.
Note_12
L’École militaire.
Note_13
L’abbé de Saint-Pierre, dans ses Annales, ne parle que de
cette institution de brigadiers, et oublie tout ce que Louis XIV fit pour
la discipline militaire.
Note_14
Pour qu’on produise des chevaux, il faut que les propriétaires de
terres, ou les cultivateurs qui les représentent, trouvent du profit
à en élever; il faut, de plus, que les impôts permettent
aux cultivateurs de faire les avances qu’exige ce commerce. Il est aisé
de voir que des haras régis pour le compte du roi ne peuvent produire
que des chevaux à un prix exorbitant; et que les règlements
pour les étalons distribués dans les provinces n’étaient,
comme tant d’autres, qu’un impôt déguisé sous la forme
d’un établissement de police. (K.)
Note_15
Ces milices étaient tirées au sort; ainsi on forçait
des hommes à s’exposer malgré eux aux dangers de la guerre
sans leur permettre de racheter leur service personnel par de l’argent;
sans que les motifs de devoir qui pouvaient les attacher à leur
pays fussent écoutés sans qu’aucune paye les dédommageât
de la perte réelle à laquelle on les condamnait; car un homme,
qui peut d’un moment à l’autre être enlevé à
ses travaux par un ordre, trouve plus difficilement de l’emploi qu’un homme
libre
Les tirages forcés jetaient la désolation
dans les villages, faisaient abandonner tous les travaux, excitaient entre
ceux qui cherchaient à se dérober au sort, et ceux qui voulaient
les contraindre à le subir, des haines durables, et souvent des
querelles sanglantes. Ce fardeau tombait principalement sur les habitants
des campagnes, qui les quittaient pour aller chercher dans les villes des
emplois qui les missent à l’abri de ce fléau. M. de Voltaire
n’avait jamais été le témoin d’un tirage de milice
si ce spectacle, également horrible et déchirant, eût
une fois frappé ses regards, il n’eut pu se résoudre à
citer avec éloge cet établissement de Louis XIV. (K.)
Note_16
Blaise-François de Pagan, né en 1604, mort en 1665, auteur
d’un Traité des fortifications, 1645, in-folio.
Note_17
10 mai 1693.
Note_18
Voyez, ci-après, le chapitre XXXVI, Du Calvinisme.
Note_19
Bois-Guillebert n’était pas un écrivain méprisable.
On trouve dans ses ouvrages des idées sur l’administration et sur
le commerce, fort supérieures à celles de son siècle.
Il avait deviné une partie des vrais principes de l’économie
politique. Mais ces vérités étaient mêlées
avec beaucoup d’erreurs. Son style, qui a quelquefois de la force et de
la chaleur, est souvent obscur et incorrect. On peut le comparer aux chimistes
du même temps. Plusieurs eurent du génie, firent des découvertes;
mais la science n’existait pas encore, et ils laissèrent à
d’antres l’honneur de la créer. (K.)
Note_20
Ce fut vers ce temps que Colbert fit achever le cadastre dans quelques
provinces. On ignorait tellement la méthode de faire ces opérations
avec exactitude, que l’impôt d’un très grand nombre de terres
en surpassait le produit. Les propriétaires étaient forcés
de les abandonner au fisc. Colbert fit rendre un édit qui défendit
aux propriétaires d’abandonner une terre, à moins qu’ils
ne renonçassent en même temps à toutes leurs autres
possessions. Des villages entiers laissèrent leurs terres en friche,
et l’on fut obligé de leur accorder des gratifications extraordinaires
pour les engager à reprendre la culture. M. de Voltaire ignorait
sûrement ces détails, puisqu’il parle ici de la science et
du génie de Colbert. (K.)
Note_21
Laverdy.
Note_22
Tout ministère fiscal et oppresseur se conforme nécessairement
à l’opinion de la populace pour toutes les lois qui ne se rapportent
point directement à l’intérêt de fisc. Il est également
de l’intérêt des corps intermédiaires de flatter l’opinion
populaire. Ces motifs, joints à l’ignorance, ont déterminé
les mauvaises lois sur le commerce des blés, et les mauvaises lois
ont contribué à fortifier les préjugés. On
croyait arrêter ce qu’on appelle monopole, et on empêchait
les emmagasinements, qui sont le seul moyen de prévenir l’effet
des mauvaises récoltes générales, et le commerce dont
l’activité peut seule remédier aux disettes locales. On croyait
faire du bien au peuple, en faisant baisser les prix pour quelques instants
et dans quelques villes; cependant on décourageait la culture, et,
par conséquent, on rendait la denrée plus rare, et dès
lors constamment plus chère. De ce qu’en examinant les prix des
marchés et l’abondance qui y règne, on peut, dans un commerce
libre, juger de l’abondance réelle de la denrée, on croyait
pouvoir en juger dans un commerce gêné par des règlements:
de là l’usage de ces permissions particulières, le plus souvent
achetées par des gens avides, et dont l’effet est toujours contraire
au but qu’ont, ou disent avoir ceux qui les accordent.
Observons enfin que c’est surtout dans les temps de disette
que les lois prohibitrices sont dangereuses; elles augmentent le mal, et
ôtent les ressources. (K.)
Note_23
En 1683.
Note_24
La véritable richesse d’un État consiste dans la quantité
des productions du sol qui reste au delà de ce qui doit être
employé à payer les frais de leur culture. L’industrie contribue
à augmenter la richesse. Dans un peuple sans industrie, chacun ne
cultiverait que pour avoir le nécessaire physique, et la culture
serait languissante. Mais quelle que soit l’industrie, si les dépenses
du prince l’obligent à mettre des impôts qui réduisent
le cultivateur au nécessaire, l’industrie de la nation cesse de
contribuer à augmenter la richesse, et ne tarde pas à diminuer
avec elle. Par la même raison, si le luxe empêche d’employer
à soutenir ou à augmenter la culture une partie des sommes
qui y seraient consacrées, il peut nuire à la richesse, quoiqu’il
paraisse favoriser l’industrie. (K.)
Note_25
Au tome IV, page 136, des Mémoires de Maintenon, on trouve
que la capitation « rendit au delà des espérances des
fermiers. » Jamais il n’y a eu de ferme de la capitation. Il est
dit que « les laquais de Paris allèrent à l’hôtel
de ville prier qu’on les imposât à la capitation. »
Ce conte ridicule se détruit de lui-même; les maîtres
payèrent toujours pour leurs domestiques.
Note_26
Il est dit dans l’histoire écrite par La Hode, et rédigée
sous le nom de La Martinière, qu’il en coûtait soixante et
douze pour cent pour le change dans les guerres d’Italie. C’est une absurdité.
Le fait est que M. de Chamillart, pour payer les armées, se servait
du crédit du chevalier Bernard. Ce ministre croyait, par un ancien
préjugé, qu’il ne fallait pas que l’argent sortît du
royaume, comme si l’on donnait cet argent pour rien, et comme s’il était
possible qu’une nation débitrice à une autre et qui ne s’acquitte
pas en effets commerçables, ne payât point en argent comptant:
ce ministre donnait au banquier à huit pour cent de profit, à
condition qu’on payât l’étranger sans faire sortir de l’argent
de France. Il payait, outre cela, le change, qui allait à cinq ou
six pour cent de perte; et le banquier était obligé, malgré
sa promesse, de solder son compte en argent avec l’étranger, ce
qui produisait une perte considérable.
Note_27
Ceci paraît demander quelques restrictions. 1° Il est clair que,
si l’intérêt de la dette surpasse la totalité des revenus,
il est impossible de le payer. 2° Si la dette annuelle a une proportion
très forte avec le revenu, l’intérêt qu’ont les propriétaires
à veiller sur leurs biens diminue; s’ils sont cultivateurs, les
sommes qu’ils peuvent employer à augmenter les produits de la terre
sont moins fortes; s’ils afferment, ils sont obligés, pour se soulager
d’une partie de la dette, de retrancher sur le profit qu’ils laissent au
fermier, et la culture languit: la richesse diminue donc, et l’État
s’obère de plus en plus. (K.)
Note_28
L’abbé de Saint-Pierre, dans son Journal politique, à
l’article du Système, dit qu’en Angleterre et en Hollande
il n’y a de papiers qu’autant qu’il y a d’espèces: mais il est avéré
que le papier l’emporte beaucoup et ne subsiste que par la confiance. —
Le crédit de ces billets ne peut être fondé que sur
la confiance qu’ils peuvent à volonté être échangés
pour de l’argent et cette confiance est fondée sur celle que la
banque dont ils partent est en état de payer à chaque instant
ceux qui seraient présentés. La confiance est donc précaire
lorsque la masse de ces billets surpasse la somme que cette banque peut
rassembler en peu de temps. Les billets sont aux emprunts pour les États
ce que les billets à vue sont aux contrats ou aux billets ordinaires
des particuliers. Vous pouvez prêter à un homme une somme
à peu près équivalente à sa fortune; vous ne
prendrez, an lieu d’argent comptant, un billet sur lui que jusqu’à
la concurrence de la somme que vous croyez qu’il pourra rassembler au moment
de votre demande. Ces billets sont utiles: 1° parce qu’ils procurent
à un État une somme égale à leur valeur, dont
il ne paye point l’intérêt, et qu’il est sûr de ne jamais
rembourser tant que la confiance durera; 2° ils servent nécessairement,
en diminuant la nécessité des transports d’argent, à
diminuer les frais de banque pour l’État comme pour les particuliers,
et à faire baisser le taux de ces frais. Mais ils ont un grand désavantage,
celui de mettre la loi publique, les fonds de l’État, la fortune
des particuliers, à la merci de l’opinion d’un moment. Ainsi dans
le gouvernement éclairé et sage, on n’en aurait jamais que
ce qui est nécessaire pour la facilité du commerce et des
affaires particulières. (K.)
Note_29
Ceci n’est pas rigoureusement vrai; les appointements des places qui donnent
de crédit ou qui sont nécessaires à l’administration,
ont augmenté. Quant à la paye des soldats,, quoiqu’elle paraisse
la même, à l’exception d’une augmentation d’un sou établie
en France dans ces dernières années, il y a eu des augmentations
réelles par des fournitures faites, en nature ou gratuitement, ou
à un prix au dessous de leur valeur. La vie du soldat est non-seulement
plus assurée, mais plus douce que celle du cultivateur, et même
que celle de beaucoup d’artisans. L’usage de les faire coucher deux dans
un lit étroit, et de ne leur payer l’année que sur le pied
de trois cent soixante jours, sont peut-être les seules choses dont
ils aient réellement à se plaindre. Mais les paysans, les
artisans, n’ont pas toujours chacun un lit, et ils ne gagnent rien les
jours de fête. (K.)
Note_30
Nicolas Copernic, né à Thorn, en Prusse, le 19 février
1473, mort le 24 mai 1543.
Note_31
Huygens et Roëmer quittèrent la France lors de la révocation
de l’édit de Nantes. On proposa, dit-on, à Huygens de rester;
mais il refusa, dédaignant de profiter d’une tolérance qui
n’aurait été que pour lui. La liberté de penser est
un droit, et il n’en voulait pas à titre de grâce. (K.)
Note_32
Le récolement fait en 1752 ne porte qu’à cent cinquante mille
le nombre des livres imprimés que renferme la Bibliothèque.
Note_33
En 1609, six cents sorciers furent condamnés, dans le ressort du
parlement de Bordeaux, et la plupart brûlés. Nicolas Remi,
dans Sa Démonolâtrie, rapporte neuf cents arrêts
rendus en quinze ans contre des sorciers dans la seule Lorraine. Le fameux
curé Louis Gauffridi, brûlé à Aix, en 1611,
avait avoué qu’il était sorcier, et les juges l’avaient cru.
C’est une chose honteuse que le P. Lebrun, dans son Traité
des pratiques superstitieuses, admette encore de vrais sortilèges:
il va même jusqu’à dire, page 524, que « le parlement
de Paris reconnaît des sortilèges; » il se trompe. «
le parlement reconnaît des profanations des maléfices, mais
non des effets surnaturels opérés par le diable. »
Le livre de dom Calmet sur les vampires et sur les apparitions a passé
pour un délire; mais il fait voir combien l’esprit humain est porté
à la superstition.
Note_34
Platon, Républ., livre V.
Note_35
Voltaire dit ailleurs, dans une note, que Fléchier a tiré
mot à mot la moitié de son oraison funèbre
de Turenne de celle que l’évêque de Grenoble, Lingendes,
avait faite d’un duc de Savoie. Ce n’est pas même l’exorde
tout entier que Fléchier a pris à Lingendes, mais trois
passages formant ensemble tout au plus deux pages. C’est ce qu’a très
bien établi le cardinal Maury, dans une note de son Essai sur
l’éloquence de la chaire. Le cardinal Maury observe que Voltaire
confond Claude de Lingendes, jésuite, et qui fut en effet le premier
réformateur de l’éloquence de la chaire, avec Jean de Lingendes,
qui n’était qu’abbé lorsqu’en 1637 il prononça l’oraison
funèbre de Victor-Amédée (et non Charles-Emmanuel).
Cette oraison funèbre fut imprimée dans le temps. Jean de
Lingendes, évêque de Sarlat, en 1642, de Mâcon, en 1650,
n’a jamais été évêque de Grenoble. (B.)
Note_36
Voyez le Catalogue des écrivains, à l’article BOSSUET.
Note_37
Bossuet prêcha l’avent de 1661. Son père vécut et mourut
conseiller au parlement de Metz. Ce fut un frère de l’évêque
de Meaux qui, plus tard, fut intendant de Soissons. (B.)
Note_38
L’oraison funèbre d’Anne d’Autriche avait été prononcée
le 20 janvier 1667; ce ne fut que près de trois ans après,
le 13 septembre 1669, que Bossuet fut nommé à l’évêché
de Condom. (B.)
Note_39
Le Télémaque n’a été imprimé
qu’en 1699,. Il y avait deux ans que Fénelon était
en exil. Mais l’ouvrage avait été compose vers 1694. (Id.)
Note_40
Il y avait deux tragédies espagnoles sur ce sujet: le Cid de
Guillhem de Castro, et el Honrador de su padre de Jean-Baptiste
Diamante. Corneille imita autant de scènes de Diamante que de Castro.
Note_41
Il avait vingt ans et demi lorsqu’il composa cette ode intitulée:
la Nymphe de la Seine.
Note_42
Voltaire parle peut-être d’après la tradition de son temps;
mais M. de Saint-Surin, dans sa notice sur Mme de Sévigné,
affirme que cette phrase ne se trouve dans aucune des Lettres de Mme
de Sévigné. (B.)
Note_43
C’est la sixième satire de Boileau.
Note_44
Voy. le Catalogue des écrivains, à l’article LA MOTTE.
Note_45
1719.
Note_46
Frédéric.
Note_47
Ces poinçons et carrés sont aujourd’hui à la Monnaie.
Note_48
Chez les Hollandais la diphtongue oe se prononce comme ou.
Note_49
Ce chapitre était d’abord le CCXIVe
de l’Essai sur l’histoire générale. (ÉD.)
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