Notes.

Note_1 Chap. XXV à XXX. 

Note_2 Né le 17 décembre 1617, mort le 16 avril 1686, laissant un fils, Alexandre-Gaspard, qui mourut en 1697, sans postérité. 

Note_3 Le 13 septembre 1666. 

Note_4 Tome I, p.16, édition supposée de la Haye. 

Note_5 Louis de Crévant, marquis, puis duc d’Humières, nommé maréchal en 1668, n’assiégea jamais Arras, qui appartenait aux Français depuis 1640; mais, en 1676, il assiégea Aire, dont il se rendit maître le 31 juillet. (B.) 

Note_6 Aujourd’hui aux Invalides. 

Note_7 Jean de Witt avait été, en Hollande, un des premiers et un des meilleurs disciples de Descartes. On a de lui un Traité des courbes, ouvrage de sa première jeunesse, rempli de choses ingénieuses et nouvelles, qui annonçaient un véritable géomètre. Il parait être le premier qui ait imaginé de calculer la probabilité de la vie humaine, et d’employer ce calcul pour déterminer quel denier des rentes viagères répond à un intérêt donné en rentes perpétuelles. (K.) 

Note_8 Chap. XXXII et XXXIII. 

Note_9 Il avait épousa Marie de Gonzague, veuve de son frère, avec toutes les dispenses dont pouvait avoir besoin un jésuite cardinal pour se marier avec sa belle-soeur; et on a prétendu qu’en France il épousa secrètement Marie Mignot, fils d’une blanchisseuse, mais déjà veuve d’un conseiller au parlement de Grenoble, et du second maréchal de L’Hospital. Cette anecdote n’est rien moins que certaine. (K.) 

Note_10 25 juin 1669. 

Note_11 On trouve des anecdotes curieuses sur toutes ces négociations dans les pièces justificatives des Mémoires de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, par le chevalier Dalrymple. On y voit comment l’argent de Louis XIV gouverna l’Angleterre depuis 1669 jusqu’en 1677; comment il servait à déterminer Charles II à se convertir, et puis à l’engager à différer sa conversion, et qu’il était le contrepoids des autres intérêts qui conduisaient ce roi et ses ministres. Ces détails de corruption sont honteux; mais il est utile que les peuples les connaissent, et que les princes apprennent que ces mystères de la politique sont toujours révélés. Au reste, ces Mémoires prouvent qu’à cette époque Louis XIV avait beaucoup plus de politique que de zèle pour la religion. Après avoir acheté la nation anglaise de Charles Il, Louis XIV, peu satisfait de lui, se lia avec les mécontents, et leur fournit également de l’argent contre Charles et contre ce même Jacques, qu’il protégea depuis avec tant d’opiniâtreté. Dalrymple a imprimé la liste de ces pensionnaires du roi de France, avec les sommes données à chacun. On y trouve le nom d’Algernon Sydney, avec une somme qui n’aurait pas suffi pour séduire son secrétaire. Il est vraisemblable, ou que Barillon trompait Louis XIV avec ces listes, comme d’autres gens le trompèrent depuis avec des listes de conversions; ou ( ce qui est plus probable encore) que quelque intrigant subalterne trompa Barillon, et garda pour lui-même l’argent qu’il prétendait avoir fait accepter à Sydney. (K.) 

Note_12 Corwei, en latin Corbeia nova, pur la distinguer de Corbeia vetus, Corbie, en Picardie. 

Note_13 Il est vrai que depuis on a frappé en Hollande une médaille qu’on a crue être celle de Van Beuning; mais elle ne porte point de date. Elle représente un combat avec un soleil qui culmine sur la tête des combattants. La légende est: Stetit sol in mesio coeli. Cette médaille, que des particuliers ont fabriquée, n’a été faite que pour la bataille d’Hochstedt, en 1709, à l’occasion de ces deux vers qui coururent alors: 
 

« Alter in egregio nuper certamine Josue 
Clamavit: Sta, sol Gallice! solque stetit. »

Or, Van Beuning ne s’appelait point Josué, mais Conrad. 

Note_14 On prononce Ossembrouck; l’oe fait ou chez les Hollandais. 

Note_15 Peu de temps après un de ces archevêques titulaires d’Utrecht se trouvant par hasard ce qu’on appelait janséniste, se retira dans son diocèse, où les jansénistes sont tolérés comme toutes les autres communions chrétiennes. Il se fit élire un successeur par le clergé et le peuple de son Église, suivant l’usage des premiers siècles; ensuite il le sacra. Au moyen de cette précaution, il s’est établi en Hollande une succession d’évêques jansénistes, qui ne sont, à la vérité, reconnus que dans leur Église. (K.) 

Note_16 Il fut stathouder le 1er juillet. Comment La Beaumelle, dans son édition subreptice du Siècle de Louis XIV, a-t-il pu dire dans ses notes qu’il ne fut déclaré que capitaine et amiral? 

Note_17 La Beaumelle, dans ses notes, dit: « C’est un être de raison que cette politesse. » Comment cet écrivain ose-t-il démentir ainsi l’Europe? 

Note_18 On avait d’abord tenté d’assassiner le grand pensionnaire dans la Haye; mais il échappa et eut le crédit de faire punir l’assassin. On n’osa condamner son frère à la mort, parce que les tourments n’avaient pu lui arracher l’aveu d’aucun des crimes qu’on lui avait imputés; on se contenta de le bannir. Ce fut dans le moment où le grand pensionnaire allait délivrer son frère de la prison après ce jugement, que tous deux furent massacrés. Cette mort a répandu sur le nom de Guillaume III un opprobre ineffaçable. 

Note_19 Voy. ci-dessus. 

Note_20 Pendant le cours de cette édition, M. Colini, secrétaire intime et historiographe de l’électeur palatin aujourd’hui régnant, a révoqué en doute l’histoire du cartel par des raisons très spécieuses, énoncées avec beaucoup d’esprit et de sagacité. Il montre très judicieusement que l’électeur Charles-Louis ne put écrire les lettres que Courtilz de Sandras et Ramsay ont imputées à ce prince. Plus d’un historien, en effet, attribue souvent à ses héros des écrits et des harangues de son imagination. 

On n’a jamais vu la véritable lettre de l’électeur Charles-Louis, ni la réponse du maréchal de Turenne. Il a seulement toujours passé pour constant que l’électeur, justement outré des ravages et des incendies que Turenne commettait dans son pays, lui proposa un duel par un trompette, nommé Petit-Jean. J’ai vu la maison de Bouillon persuadée de cette anecdote. Le grand prieur de Vendôme et le maréchal de Villars n’en doutaient pas. Les Mémoires du marquis de Beauvau, contemporain, l’affirment. Cependant il se peut que le duel n’ait pas été expressément proposé dans la lettre amère que l’électeur dit lui-même avoir écrite au prince maréchal de Turenne. Plût à Dieu qu’il fût douteux que le Palatinat ait été embrasé deux fois! Voilà ce qui n’est que trop constant, ce qui est essentiel, et ce qu’on reproche à la mémoire de Luis XIV. 

M. Colini reproche à M. le président Hénault d’avoir dit, dans son Abrégé chronologique, que le prince de Turenne répondit à ce cartel avec une modération qui fit honte à l’électeur de cette bravade. La honte était dans l’incendie, lorsqu’on n’était pas encore en guerre ouverte avec le Palatinat, et ce n’était point une bravade dans un prince justement irrité, de vouloir se battre contre l’auteur de ces cruels excès. L’électeur était très vif: l’esprit de chevalerie n’était pas encore éteint. On voit dans les Lettres de Pellisson que Louis XIV lui-même demanda s’il pouvait en conscience se battre contre l’empereur Léopold. 

Note_21 Cinquante-sept ans. 

Note_22 Reboulet dit que le marquis de Créqui eut la faiblesse de signer la capitulation: rien n’est plus faux; il aima mieux se laisser prendre à discrétion, et il eut ensuite le bonheur d’échapper. Qu’on lise tous les mémoires du temps; que l’on consulte l’Abrégé chronologique du président Hénault; « Bois-Jourdan; dit-il, fit la capitulation à l’insu du maréchal. » etc. 

Note_23 L’Art de vérifier les dates dit que la ville de Gand fut prise le 9 mars, et que la citadelle capitula le 12. (B.) 

Note_24 Kintzing. 

Note_25 Près d’Augusta, le 22 avril. Ruyter mourut de ses Blessures le 29 du même mois. 

Note_26 Duquesne fut mal récompensé parce qu’il était protestant. Louis XIV le lui fit sentir un jour: « Sire, lui répondit Duquesne, quand j’ai combattu pour Votre Majesté, je n’ai pas songé si elle était d’une autre religion que moi. » son fils, forcé de s’expatrier après la révocation de l’édit de Nantes, se retira en Suisse, où il acheta la terre d’Eaubonne. Il y porta le corps de son père, qu’il avait été obligé de faire enterrer en secret. 

On lit sur son tombeau: 

« La Hollande a fait ériger un mausolée à Ruyter, et la France a refusé un pue de cendre à son vainqueur. »