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DES EMPEREURS, DES PAPES, DES ROIS DE BOHÊME ET DES ÉLECTEURS.

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EMPEREURS
PAPES
1. CHARLEMAGNE, né, dit-on, le 10 avril 742, empereur en 800, mort en 814. Ses femmes: Hildegarde, fille de Childebrand, comte de Souabe; Irmengarde, qu’on croit la même que Désidérate, fille de Didier, roi des Lombards; Fastrade, de Franconie; Luitgarde, de Souabe. Concubines ou femmes du second rang: Ilmetrude, Galienne, Matalgarde, Gersinde, Regina, Adélaïde, et plusieurs autres. Ses enfants: Charles roi d’Allemagne, mort en 771; Pépin, roi d’Italie, mort en 810, père de Bernard, roi d’Italie tige de la maison de Vermandois, dépossédé, aveuglé, et mort en 818; Louis le Pieux, le Débonnaire ou le Faible, empereur; Rotrude fiancée à Constantin V, empereur d’Orient; Berthe, mariée à un chancelier de Charlemagne; Giselde, Tétrarde, Hiltrude, encloîtrées par Louis le Débonnaire. Il eut des femmes du second rang: Drogon, évêque de Metz; Hugo ou Hugues l’abbé, Thierry l’abbé, Pépin le Bossu, Rothilde, Gertrude. Les romanciers ajoutent la belle Emma, dont ils disent que le secrétaire Éginard, et même Charlemagne, furent amoureux.

2. Louis LE FAIBLE, né en 778, empereur en 814, mort en 840, le 20 juin. Ses femmes: Irmengarde fille d’un comte de Habsbanie; Judith, fille d’un comte de Souabe. Ses enfants: Lothaire, empereur; Pépin, roi d’Aquitaine, mort en 838; Giselle, femme d’un comte de Bourgogne; Louis, roi de Germanie, mort en 876; Adélaïde, femme d’un comte de Bourgogne; Alpaïde, femme d’un comte de Paris; Charles le Chauve, roi de France, et empereur.

ZACHARIE, exalté en 741; c’est lui qu’on prétend avoir décidé que celui-là seul était roi qui en avait le pouvoir. Il anathématisa ceux qui démontraient qu’il y a des antipodes: l’ignorance de cet homme infaillible était au point, qu’il affirmait que, pour qu’il y eût des antipodes, il fallait nécessairement deux soleils et deux lunes.

ÉTIENNE II ou III, 752; le premier qui se fit porter sur les épaules des hommes.

PAUL Ier, 757; de son temps la grande querelle des images divisait l’Église.

ÉTIENNE III ou IV, 768; il disputa le siège à Constantin, qui était séculier, et à Philippe. Il y eut beaucoup de sang répandu. Ce n’était pas le premier schisme; on en a vu plus de quarante: il faut remarquer ici que cet Étienne IV déposa, dégrada Constantin, son prédécesseur, et lui fit crever les yeux.

ADRIEN Ier, 772; ses légats eurent la première place au second concile de Nicée.

LÉON III, 795; il nomma Charlemagne empereur le jour de Noël en 800. Il ne voulut point ajouter filioque au symbole. On prétend que ce fut lui qui introduisit l’usage de baiser les pieds des papes. La cour romaine dit qu’il donna l’empire à Charlemagne; la vérité dit qu’il fut l’organe du peuple, gagné par l’or, et intimidé par le fer.

ÉTIENNE IV ou V, 816.

PASCAL Ier, 817; accusé d’avoir fait assassiner le primicier Théodore, et obligé de se purger par serment devant les commissaires de l’empereur Louis. Il forgea ou laissa forger le faux acte par lequel l’empereur Louis le Débonnaire lui donnait la Sicile, et à tous ses successeurs.

EUGÈNE II, 824, surnommé le Père des pauvres.

VALENTIN, 827

GRÉGOIRE IV, 828, qui trompa Louis le Faible dans un champ entre Bâle et Colmar, qu’on appela depuis le Champ du mensonge, et qu’on va voir par curiosité.

EMPEREURS PAPES
3. LOTHAIRE Ier, né en 796, empereur en 840, mort en 855. Sa femme: Hermengarde, fille d’un comte de Thionville. Ses enfants: Louis second, empereur; Lothaire, roi de Lorraine, mort en 868; Charles, roi de Bourgogne; Hermengarde, femme d’un duc sur la Moselle.

4. LOUIS II, né en 825, empereur en 855, mort en 875, le 13 auguste. Sa femme: lngelberthe, fille de Louis, roi de Germanie. Sa fille: Hermengarde, mariée à Bozon, roi de Bourgogne.

5. CHARLES LE CHAUVE, né en 823, empereur en 875, mort en 877, le 6 octobre. Ses femmes: Hirmentrude, fille d’Odon, duc d’Orléans; Richilde, fille d’un comte de Bouvines. Ses enfants: Louis le Bègue; Charles, tué en 866; Carloman, aveuglé en 873; Judith, femme en premières noces d’Éthelred, roi d’Angleterre, et en secondes noces de Baudouin Ier, comte de Flandre.

6. LOUIS LE BÈGUE, né en 843, le 1er novembre, empereur en 878, mort en 879, le 10 avril. Ses femmes: Ansgarde, Adélaïde. Ses enfants Louis, Carloman, et Charles le Simple, roi de France; Égiselle, mariée à Rollon ou Raoul, premier duc de Normandie.

7. CHARLES LE GROS, empereur en 880, dépossédé en 887, mort en 888, le 13 janvier, sans enfants.

8. ARNOLPHE ou ARNOUD, né en 863, empereur en 887, mort en 899. Il eut de sa maîtresse Élengarde, Louis l’Enfant ou Louis IV, empereur; Zventibold, roi de Lorraine; Rapolde, tige des comtes d’Andeck et de Tyrol.

9. LOUIS IV ou LOUIS L’ENFANT, né en 893, empereur vers 900, mort en 912, sans postérité.

SERGIUS II, 844, qui se fit sacrer sans attendre la permission de l’empepereur, pour établir la grandeur de l’Église romaine.

LÉON IV, 847; il sauva Rome des mahométans par son courage et sa vigilance.

BENOÎT III, 855, à l’aide des Francs, malgré le peuple romain. Sous lui le denier de Saint Pierre s’établit en Angleterre.

NICOLAS Ier, 858; de son temps commence le grand schisme entre Constantinople et Rome.

ADRIEN II, 867 il fit le premier porter la croix devant lui. Le patriarche Photius l’excommunia par représailles.

JEAN VIII, 872; il reconnut le patriarche Photius. On dit qu’il fut assassiné à coups de marteau. Cela n’est pas plus vrai que l’histoire de la papesse Jeanne. On lui attribua le rôle de cette papesse, parce que les Romains disaient qu’il n’avait pas montré plus de courage qu’une femme contre Photius.

MARIN Ier, ou MARTIN II, suivant un usage qui a prévalu, 882.

ADRIEN III, 884.

ÉTIENNE VI, 884; il défendit les épreuves par la feu et par l’eau.

FORMOSE, 891.

ÉTIENNE VII, 896; fils d’un prêtre; il fit déterrer la corps de son prédécesseur Formose, lui trancha la tête, et le jeta dans le Tibre; il fut ensuite mis en prison et étranglé.

JEAN IX, 897; de son temps les mahométans vinrent dans la Calabre.

BENOÎT IV, 900.

LÉON V, 904.

SERGIUS III, 905; homme cruel, amant de Marozie, fille de la première Théodora, dont il eut le pape Jean XI.

EMPEREURS PAPES
10. CONRAD Ier; empereur en 911 ou 912, mort en 918, le 23 décembre. Sa femme: Cunégonde de Bavière, dont il eut Arnolphe le Mauvais, tige de la maison de Bavière(1).

11. HENRI L’OISELEUR, duc de Saxe, né en 876, empereur en 919, mort en 936. Ses femmes: Hatbourge, fille d’un comte de Mersbourg; Mechtilde, fille d’un comte de Ringelheim. Ses enfants: Tancard, tué à Mersbourg en 939; l’empereur Othon le Grand; Gerberge, mariée à Giselberg, duc de Lorraine; Aduide, mariée à Hugues, comte de Paris; Henri, duc de Bavière; Brunon, évêque de Cologne.

12. OTHON Ier ou LE GRAND né le 22 novembre 916 empereur en 936, mort an 973 le 7 mai. Ses femmes: Édithe, fille d’Édouard, roi d’Angleterre; Adelaïde fille de Rodolphe II, roi de Bourgogne. Ses enfants: Lutholf, duc de Souabe; Luitgarde, femme d’un duc de Lorraine et de Franconie; Othon second, dit le Roux, empereur: Mathilde, abbesse de Quedlimbourg; Adelaïde mariée à un marquis de Montferrat; Richilde à un comte d’Enninguen; Guillaume, archevêque de Mayence.

13. OTHON II, ou LE ROUX, né en 955, empereur en 973, mort en 983. Sa femme: Théophanie, belle-fille de l’empereur Nicéphore. Ses enfants: Othon, depuis empereur; Sophie, abbesse de Gannecheim; Mathilde femme d’un comte palatin; Vithilde, fille naturelle, femme d’un comte de Hollande.

14. OTHON III, né en 973, empereur en 983, mort en 1002: on prétend qu’il épousa Marie d’Aragon. Mort sans postérité.

ANASTASE III, 911.

LANDON, 913.

JEAN X, 914; amant de la jeune Théodora, qui lui procura la saint-siège, et dont il eut Crescence, premier consul de ce nom. Il mourut étranglé dans son lit.

LÉON VI, 928.

ÉTIENNE VIII, 929; qu’on croit encore fils de Marozie, enfermé au château qu’on nomme aujourd’hui Saint-Ange.

JEAN XI, 931; fils du papa Sergius et de Marozie, sous qui sa mère gouverna despotiquement.

LÉON VII, 936.

ÉTIENNE IX, 939; Allemand de naissance, sabré au visage par les Romains.

MARIN II, ou MARTIN III, 943.

AGAPET II, 946.

JEAN XII, fils de Marozie et du patrice Albéric, patrice lui même. Fait pape à l’âge de dix-huit ans. Il s’opposa à l’empereur Othon Ier. Il fut assassiné en allant chez sa maîtresse.

LÉON VIII, nommé par un petit concile à Rome par les ordres d’Othon. 

BENOÎT V, 964; chassé immédiatement après par l’empereur Othon Ier, et mort en exil à Hamhourg.

JEAN XIII, 965; chassé de Rome, et puis rétabli.

BENOÎT VI, 972; étranglé par la consul Crescence, fils du pape Jean X.

BONIFACE VII, 974; il voulut rendre Rome aux empereurs d’Orient.

DOMNUS, 974.

BENOIT VII, 975.

JEAN XIV, 984; du temps de Boniface VII, mort en prison au château Saint-Ange.

BONIFACE VII, rétabli; assassiné à coups de poignard.

JEAN XV ou XVI, 986; chassé de Rome par le consul Crescence, et rétabli.

GRÉGOIRE V, 996, à la nomination de l’empereur

EMPEREURS PAPES
15. HENRI II, surnommé le Saint, le Chaste, et le Boiteux, duc de Bavière, petit-fils d’Othon le Grand, empereur en 1002, mort en 1024. Sa femme: Cunégonde, fille de Sigefroi, comte de Luxembourg. Sans postérité.

16. CONRAD II, le Salique, de la maison de Franconie, empereur en 1024, mort en 1039, le 4 juin. Sa femme: Giselle, de Souabe. Ses enfants: Henri, depuis empereur; Béatrix, abbesse de Gandersheim; Judith, mariée, à ce qu on prétend, a Azon d’Este en Italie.

17. HENRI III dit le Noir, né le 28 octobre 1017, empereur en 1039, mort an 1056. Sa femme: Cunégonde, fille de Canut, roi d’Angleterre; Agnès, fille de Guillaume duc d’Aquitaine. Ses anfants de ta seconde femme: Mathilde, mariée à Rodolphe, duc de Souabe; l’empereur Henri IV; Conrad duc de Bavière, Sophie, mariée à Salomon, roi de Hongrie et depuis à Vladislas, roi de Pologne; Itha, femme de Léopold, marquis d’Autriche; Adelaïde, abbesse de Gandersheim

18. HENRI IV, né le 11 novembre en 1050, empereur en 1056, mort en 1106. Ses femmes: Berthe, fille d’Othon de Savoie qu’on appelait marquis d’Italie; Adelaïde de Russie, veuve d’un margrave de Brandebourg. Ses enfants de Berthe: Conrad duc de Lorraine; l’empereur Henri V; Agnès, femme de Frédéric de Souabe; Berthe, mariée à un duc de Carinthie; Adelaïde, à Boleslas III, roi de Pologne; Sophie, à Godefroy, duc de Brabant.

19. HENRI V, né en 1081, empereur en 1106, mort en 1125, le 23 mai. Sa femme: Mathilde, fille de Henri Ier, roi d’Angleterre. Sa fille: Christine, femme de Ladislas, duc de Silésie.

Othon III.

SILVESTRE II, 999; c’est le fameux Gerbert Auvergnac, archevêque de Reims, prodige d’érudition pour son temps.

JEAN XVII, 1003.

JEAN XVIII, 1004.

SERGIUS IV, 1009; regardé comme un ornement de l’Église.

BENOIT VIII, 1012; il repoussa les Sarrasins.

JEAN XIX ou XX, 1024; chassé et rétabli.

BENOIT IX, 1033, qui acheta le pontificat, lui troisième, et qui revendit sa part.

GRÉGOIRE VI, 1045; déposé.

CLÉMENT II, évêque de Bamberg, en 1046; nommé par l’empereur Henri III.

DAMASE II, 1048; nommé encore par l’empereur.

LÉON IX, 1048; pape vertueux.

VICTOR II, 1055; grand réformateur, inspiré et gouverné par Hildebrand depuis Grégoire VII.

ÉTIENNE X, 1057; frère de Godefroy, duc de Lorraine.

NICOLAS II, exalté à main armée en 1058; chassa son compétiteur Benoît. Il soumit le premier la Pouille et la Calabre au saint-siège.

ALEXANDRE II, élu par le parti d’Hildebrand, sans consentement de la cour impériale, an 1061; de son temps est l’étonnante aventure de l’épreuve de PetrusIgneus, vraie, ou fausse, ou exagérée.

GRÉGOIRE VII, 1073; c’est le fameux Hildebrand, qui le premier rendit l’Église romaine redoutable; il fut la victime de son zèle.

VICTOR III, 1086; Grégoire VII l’avait recommandé à sa mort.

URBAIN II, de Châtillon-sur-Marne, 1087; il publia les croisades imaginées par Grégoire VII.

PASCAL II, 1099, il marcha sur les traces de Grégoire VII.

GÉLASE II, 1118; traîné immédiatement après en prison par la faction opposée.

CALIXTE II, 1119; finit le grand procès des investitures.

HONORIUS II,1124.

EMPEREURS PAPES
20. LOTHAIRE II, duc de Saxe, empereur en 1125, mort en 1137. Sa femme: Richeze, fille de Henri le Gros, duc de Saxe.

21. CONRAD III, né en 1092, empereur en 1138, mort en 1152, le 15 février. Sa femme: Gertrude, fille d’un comte de Sultzbach. Ses enfants: Henri, mort en bas âge; Frédéric, comte de Rothembourg.

22. FRÉDÉRIC Ier, surnommé Barberousse, duc de Souabe, empereur en 1152, mort en 1190. Ses femmes: Adélaïde, fille du marquis de Vohenbourg, répudiée; Béatrix, fille de Renaud, comte de Bourgogne. Ses enfants: Henri, depuis empereur, Frédéric, duc de Souabe; Conrad, duc de Spolette; Philippe, depuis empereur; Othon, Comte de Bourgogne; Sophie mariée au marquis de Montferrat; Béatrix, abbesse de Quedlimbourg.

23. HENRI VI, né en 1165, empereur an 1190, mort en 1197. Sa femme: Constance, fille de Roger, roi de Sicile. Ses enfants: Frédéric, depuis empereur; Marie, femme de Conrad, marquis de Mahren.

24. PHILIPPE, duc de Souabe, fils puîné de Frédéric Barberousse, tuteur de Frédéric II, né en 1181, empereur en 1198, mort en 1208, le 21 juin. Sa femme: Irène, fille d’Isaac, empereur de Constantinople. Ses enfants: Béatrix, épouse de Ferdinand III, roi de Castille; Cunégonde, épouse de Venceslas III, roi de Bohème; Marie, épouse de Henri, duc de Brabant; Béatrix, morte immédiatement après son mariage avec Othon IV, duc de Brunswick, depuis empereur.

25. OTHON IV, duc de Brunswick, empereur en 1198, mort en 1218. Sa seconde femme: Marie fille de Henri le Vertueux, duc de Brabant, mort sans postérité.

26. FRÉDÉRIC II, duc de Souabe roi des Deux-Siciles, né le 26 décembre 1193, empereur en 1212, mort en 1250, le 13 décembre. Ses femmes: Constance, fille d’Alfonse II, roi d’Aragon; Violente, fille de Jean de Brienne, roi de Jérusalem; Isabelle, fille de Jean roi d’Angleterre. Ses enfants: Henri, roi des Romains, mort en prison en

INNOCENT II, 1130; presque toutes les élections étaient doubles dans ce siècle; tout était schisme dans l’Église; tout s’obtenait par brigue, par simonie, ou par violence; et les papes n’étaient point maîtres dans Rome.

CÉLESTIN II, 1142.

LUCIUS II, 1144; tué d’un coup de pierre, en combattant contre les Romains.

EUGÈNE III,1145; maltraité par les Romains, et réfugié en France,

ANASTASE IV, 1153.

ADRIEN IV, 1154, Anglais, fils d’un mendiant, mendiant lui-même et devenu grand homme.

ALEXANDRE III, 1159, qui humilia l’empereur Frédéric Barberousse et le roi d’Angleterre Henri II

LUCIUS III, 1151, chassé encore, et poursuivi par les Romains qui en reconnaissant l’évêque, ne voulaient pas reconnaître le prince.

URBAIN III, 1185.

GRÉGOIRE VIII, 1187; passe pour savant, éloquent, et honnête homme.

CLÉMENT III, 1188; voulut réformer le clergé.

CÉLESTIN III,1191; qui défendit qu’on enterrât l’empereur Henri VI.

INNOCENT III, 1198; qui jeta un interdit sur la France: sous lui la croisade contre les Albigeois.

HONORIUS III, 1216; commença à s’élever contre Frédéric II. 

GRÉGOIRE IX, 1227; chassé encore par les Romains, excommunia, et crut déposer Frédéric II.

CÉLESTIN IV, 1241.

INNOCENT IV, 1243; excommunia encore Frédéric II, et crut le déposer au concile de Lyon.

EMPEREURS PAPES
1236; Conrad, depuis empereur, père de Conradin, en qui finit la maison de Souabe; Henri, gouverneur de Sicile; Marguerite, épouse d’Alberg le Dépravé, landgrave de Thuringe, et marquis de Misnie. De ses maîtrsesses, il eut Enzio, roi de Sardaigne; Manfredo, roi de Sicile; Frédéric, prince d’Antioche.

27. CONRAD IV, empereur en 1250, mort en 1254. Safemme: Élisabeth, fille d’Othon, comte palatin. Son fils Conradin, duc de Souabe, héritier du royaume de Sicile, à qui Charles d’Anjou fit couper la tête à l’âge de dix-sept ans, le 26 octobre 1268.

(Alphonse X, roi d’Espagne, et Richard, duc de Cornouailles, fils de Jean sans Terre, tous deux élus en 1257; mais ils ne sont pas comptés parmi les empereurs.)

28. RODOLPHE, comte de Habsbourg en Suisse, tige de la maison d Autriche, né en 1218; empereur en 1273, mort en 1291. Ses femmes: Anne-Gertrude de Hohemberg; Agnès, fille d’Othon, comte de Bourgogne. Ses enfants: Albert, duc d’Autriche, depuis empereur; Rodolphe, qu’on a cru duc de Souabe; Hermann, qui se noya dans le Rhin à l’âge de dix-huit ans: Frédéric, mort sans lignée; Charles, mort en bas âge; Rodolphe, mort aussi dans l’enfance; Mechtilde, mariée à Louis le Sevère, duc de Bavière; Agnès, qui épousa Albert II duc de Saxe; Hedvige, femme d’Othon, marquis de Brandebourg; Gutha, mariée à Venceslas, roi de Bohême, fils d’Ottocare; Clémence, épouse de Charles Martel, roi de Hongrie, petit-fils de Charles Ier, roi de Naples et de Sicile; Marguerite femme de Théodoric, comte de Clèves; Catherine, mariée à Othon, duc de la Bavière inférieure, fils de Henri, frère de Louis le Sévère; Euphémie, religieuse.

29. ADOLPHE DE NASSAU, empereur en 1292, mort en 1298, le 2 juillet. Sa femme: Imagine, fille de Jerlach, comte de Limbourg. Ses enfants: Henri, mort jeune; Robert de Nassau; Jerlach de Nassau; Valdrame, Adolphe, Adelaïde, Imagine, Mathilde, Philippe.

30. ALBERT Ier, d’Autriche, empereur en 1298, mort en 1308. Sa femme: Élisabeth, fille de Ménard, duc de Carinthie et comte de Tyrol. Ses enfants: Frédéric le Beau, depuis empereur; Albert le Sage, duc d’Autriche.

ALEXANDRE IV, 1254; qui protégea les moines mendiants contre l’Université de Paris.

URBAIN IV, 1261; il fut d’abord savetier à Troyes en Champagne; il appela le premier Charles d’Anjou à Naples.

CLÉMENT IV, 1264; on prétend qu’il conseilla l’assassinat do Conradin et du duc d’Autriche par la main d’un bourreau.

GRÉGOIRE X, 1271; il donna des règles sévères pour la tenue des conclaves.

INNOCENT V, 1276.

ADRIEN V, 1276.

JEAN XXI, 1276. On dit qu’il était assez bon médecin.

NICOLAS III, 1277, de la maison des Ursins: on dit qu’avant de mourir il conseilla les Vêpres siciliennes.

MARIN III ou MARTIN IV, 1281; dès qu’il fut pape, il se fit élire sénateur de Rome pour y avoir plus d’autorité.

HONORIUS IV, 1285, de la maison de Savelli, prit le parti des Français en Sicile.

NICOLAS IV, 1288; sous lui les chrétiens entièrement chassés de la Syrie.

CÉLESTIN V, 1292; Benoît Caiétan lui persuada d’abdiquer.

BONIFACE VIII, (Benoît Caiétan), 1294; il enferma son prédécesseur, excommunia Philippe le Bel, s’intitula maître de tous les rois, fit porter deux épées devant lui, mit deux couronnes sur sa tête, et institua le jubilé.

CLÉMENT V, (Bertrand de Gott), Bordelais, 1305; poursuivit les templiers. Il est dit qu’on vendait à sa cour tous les bénéfices.

EMPEREURS PAPES
31. HENRI VII, de la maison de Luxembourg, empereur en 1308, mort en 1313. Ses femmes: Marguerite, fille d’un duc de Brabant; Catherine, fille d’Albert d’Autriche, fiancée seulement avant sa mort. Son fils: Jean, roi de Bohême.

32. LOUIS V, de Bavière, empereur en 1314, mort en 1347. Ses femmes: Béatrix de Glogau; Marguerite comtesse de Hollande. Ses enfants: Louis l’Ancien, margrave de Brandebourg; Étienne le Bouclé, duc de Bavière; Mechtilde, femme de Frédéric le Sévère, marquis de Misnie; Élisabeth, mariée à Jean, duc de la Basse-Bavière; Guillaume, comte de Hollande par sa mère, devenu furieux; Albert comte do Hollande; Louis le Romain, marquis de Brandebourg; Othon, marquis de Brandebourg.

33. CHARLES IV, de la maison de Luxembourg, né en 1316, empereur en 1347, mort en 1378. Ses femmes: Blanche de Valois; Anne Palatine; Anne de Silésie; Élisabeth de Poméranie. Ses enfants: Venceslas, depuis empereur; Sigismond, depuis empereur; Jean, marquis de Brandebourg.

34. VENCESLAS, né en 1631, empereur en 1378, déposé en 1400, mort en 1419. Ses femmes: Jeanne et Sophie, de la maison de Bavière. Sans postérité.

35. ROBERT, comte palatin du Rhin, empereur en 1400, mort en 1410. Sa femme: Élisabeth, fille d’un burgrave de Nuremberg. Ses enfants: Robert, mort avant lui; Louis le Barbu et l’Aveugle, électeur; Frédéric, comte de Bamberg; Elisabeth mariée à un duc d’Autriche; Agnès, a un comte de Clèves; Marguerite à un duc de Lorraine; Jean, comte palatin Zimmeren.

36. JOSSE, marquis de Brandebourg et de Moravie, empereur en 1410, mort trois mois après.

37. SIGISMOND, frère de Venceslas, né en 1368, empereur en 1411, mort en 1437. Ses femmes: Marie, héritière de Hongrie et de Bohême; Barba, comtesse de Sillé. Sa fille: Élisabeth, fille de Marie, héritière de Hongrie et de Bohême, mariée à l’empereur Albert II, d’Autriche.

JEAN XXII, 1316, fils d’un savetier de Cahors, nommé d’Euse, qui passa pour avoir vendu encore plus de bénéfices que son prédécesseur, et qui eut un grand crédit dans l’Europe, sans pouvoir en avoir dans Rome. Il résida toujours vers le Rhône. Il écrivit sur la pierre philosophale, mais il l’avait véritablement en argent comptant. Ce fut lui qui ajouta une troisième couronne à la tiare. On l’accusa d’hérésie; ce fut lui qui taxa la remission des péchés: cette taxe fut imprimée depuis.

BENOÎT XII (Jacques Fournie), 1334; réside à Avignon.

CLÉMENT VI, (Pierre-Roger), 1342; réside à Avignon, qu’il acheta de la reine Jeanne.

INNOCENT VI, (Étienne Aubert) 1345; réside à Avignon.

URBAIN V, (Guillaume Grimoard),1362; réside à Avignon. Il fit un voyage à Rome, mais il n’osa s’y établir.

GRÉGOIRE XI, (Roger de Momon), 1370, remit le saint siège à Rome où il fut reçu comme seignueur de la villc.

Grand schisme qui commence en 1378, entre Prignano, URBAIN VI, et Robert de Genève, CLÉMENT VII. Ce schisme continue de compétiteur en compétiteur jusqu’à 1417. Jamais on ne vit plus de troubles et plus de crimes dans l’Église chrétienne.

MARTIN V (Colonna), 1417; élu par le concile de Constance. Il pacifia Rome, et recouvra beaucoup de domaines du saint-siége.

EUGÈNE IV (Gondelmère), 1431. On l’a cru fils de Grégoire XII. L’un des papes du grand schisme: il triompha du concile de Bâle, qui le déposa vainement.

EMPEREURS PAPES
38. ALBERT II, d’Autriche, né en 1399, empereur en 1438, mort en 1439. Sa femme: Élisabeth, fille de Sigismond, héritière de Bohême et de Hongrie. Ses enfants: George, mort jeune; Anne, mariée à un duc de Saxe; Élisabeth, à un prince de Pologne; Ladislas, posthume, roi de Bohême et de Hongrie.

39. FRÉDÉRIC d’Autriche, né en 1415, empereur en 1440, mort en 1493. Sa femme: Éléonore, fille du roi de Portugal. Ses enfants: Maximilien, depuis empereur; Cunégonde, mariée à un duc de Bavière.

40. MAXIMILIEN Ier, d’Autriche, né en 1459, roi des Romains en 1486, empereur en 1493, mort en 1519, le 12 janvier. Ses femmes: Marie, héritière de Bourgogne et des Pays-Bas, Blanche-Marie Sforce. Ses enfants: Philippe le Beau d’Autriche, roi d’Espagne par sa femme; François mort au berceau; Marguerite, promise à Charles VIII, roi de France, gouvernante des Pays-Bas, mariée à Jean, fils de Ferdinand, roi d’Espagne, et depuis à Philibert, duc de Savoie: il n’eut point d’enfants de Blanche Sforce, mais il eut six bâtards de ses maîtresses.

41. CHARLES-QUINT, né le 24 février 1500, roi d’Espagne en 1516, empereur en1519; abdique le 2 juin 1556: mort le 21 septembre 1558. Sa femme: Isabelle, fille d’Emmanuel, roi de Portugal. Ses enfants: Philippe II, roi d’Espagne, de Naples et de Sicile, duc de Milan, souverain des Pays-Bas; Jeanne, mariée à Jean, infant de Portugal; Marie, épouse de l’empereur Maximilien II, son cousin germain. Ses bâtards reconnus sont: don Juan d’Autriche, célèbre dans la guerre, et Marguerite d’Autriche, mariée à Alexandre, duc de Florence, et ensuite à Octave, duc de Parme. On a soupçonné ces deux enfants d’être nés d’une princesse qui tenait de près à Charles-Quint.

NICOLAS V (Sarzane), 1447; c’est lui qui fit le concordat avec l’Empire.

CALIXTE III (Borgia), 1455; il envoya le premier des galères contre les Ottomans.

PIE II (Aeneas Silvius Piccolomini), 1458; il écrivit dans le temps du concile de Bâle contre le pouvoir du saint-siège, et se rétracta étant pape.

PAUL II ( Barbo), Vénitien, 1464; il augmenta le nombre et les honneur des cardinaux, institua des jeux publics et des frères minimes.

SIXTE IV (de La Rovère ), 1471; il encouragea la conjuration des Pazzi contre les Médicis; il fit réparer le pont Antonin, et mit un impôt sur les courtisanes.

INNOCENT VIII (Cibo), 1484; marié avant d’être prêtre, et ayant beaucoup d’enfants.

ALEXANDRE VI (Borgia), 1492, on connaît assez sa maîtresse Vanosia, sa fille Lucrèce, son fils le duc de Valentinois, et les voies dont il se servit pour l’agrandissement de ce fils, dont le saint-siège profita. On l’a mal à propos comparé à Néron: il est vrai qu’il en eut la cruauté; mais il ne fut point parricide, et il eut une politique aussi adroite que la conduite de Néron fut insensée.

PIE III (Piccolomini), 1503; on trompa, pour l’élire le cardinal d’Amboise, premier ministre de France, qui se croyait assuré de la tiare.

JULES II (de La Rovère), 1503; il augmenta l’état ecclésiastique; guerrier auquel il ne manqua qu’une grande armée.

LÉON X (Médicis) 1513; amateur des arts, magnifique, voluptueux. Sous lui la religion chrétienne est partagée en plusieurs sectes.

ADRIEN VI (Florent Boyens d’Utrecht), 1521; précepteur de Charles-Quint; haï des Romains comme étranger. A sa mort, on écrivit sur la porte de son médecin: Au libérateur de la patrie.

CLÉMENT VII (Médicis), 1523 de son temps Rome est saccagée, et l’Angleterre se détache de l’Église romaine. On lui reprocha d’être bâtard, et d’avoir acheté le pontificat; ces deux reproches étaient très fondées.

PAUL III (Farnèse), 1534; il donna Parme et Plaisance, et ce fut un sujet de troubles; il croyait à

EMPEREURS PAPES
42. FERDINAND Ier, frère de Charles-Quint, né le 10 mars 1503, roi des Romains en 1531, empereur en 1556, mort le 25 juillet 1564. Sa femme: Anne, soeur de Louis, roi de Hongrie et de Bohême. Il en eut quatre enfants: Maximilien, depuis empereur, Élisabeth, mariée a Sigismond-Auguste roi de Pologne; Anne, au duc de Bavière, Albert V; Marie, à Guillaume, duc de Juliers; Magdeleine, religieuse; Catherine, qui épousa en premières noces, François, duc de Mantoue, et en secondes noces, Sigismond-Auguste, roi de Pologne, après la mort de sa soeur; Éléonore, mariée à Guillaume, duc de Mantoue; Marguerite, religieuse; Barbe, épouse d’Alfonse II, duc de Ferrare; Hélène, religieuse; Jeanne, épouse de François, duc de Florence; Ferdinand, duc de Tyrol; Charles, duc de Stirie; Jeanne et Ursule, mortes dans l’enfance.

43. MAXIMILIEN II, d’Autriche, né le 1er auguste 1527, empereur en 1564, mort le 12 octobre 1576. Sa femme: Marie, fille de Charles-Quint: il en eut quinze enfants: Rodolphe, depuis pereur; l’archiduc Ernest; Mathias, depuis empereur; l’archiduc Maximilien; Albert, marie de l’infante Claire-Eugénie; Venceslas, mort à dix sept ans; Anne, épouse de Philippe, roi d’Espagne; Élisabeth, épouse de Charles IX, roi de France; Marguerite, religieuse, et six enfants morts au berceau.

44. RODOLPHE II, né le 18 juillet 1552, empereur en 1576, mort en 1612, le 20 janvier, sans femme: mais il eut cinq enfants naturels.

PAUL III (Farnèse), 1534; il donna Parme et Plaisance, et ce fut un sujet de troubles; il croyait à l’astrologie judiciaire plus que tous les princes de son temps.

JULES III (Ghiocchi), 1550; c’est lui qui fit cardinal son porte-singe, qu on appela le cardinal Simia: il passait pour fort voluptueux.

MARCEL II (Cervin), 1555, ne siège que vingt et un jours.

PAUL IV (Caraffa), 1555; élu à près de quatre vingts ans; ses neveux gouvernèrent. L’inquisition fut violenle à Rome, et le peuple, après sa mort, brûla les prisons de ce tribunal.

PIE IV (Medechino), 1559. Il fit étrangler le cardinal Caraffa, neveu de Paul IV, et le népotisme, sous lui, domina comme sous son prédécesseur.

PIE V (Ghisleri), dominicain, 1566; il fit brûler Jules Zoannetti, P. Carnesecchi et Palearius; il eut de grands démêlés avec la reine Élisabeth.

GRÉGOIRE XIII (Buoncompagno), 1572; la première année de son pontificat est fameuse par le massacre de la Saint-Barthélemy: on en fit à Rome des feux de joie. Il donna à Jacques Buoncompagno, son bâtard, beaucoup de biens et de dignités; mais il ne démembra pas l’état ecclésiastique en sa faveur.

SIXTE V, fils d un pauvre vigneron nommé Peretti, 1585, acheva l’église de Saint-Pierre, embellit Rome, laissa cinq millions d’écus dans le château Saint-Ange en cinq années de gouvernement.

URBAIN VII ( Castagna), 1590.

GRÉGOIRE XIV (Sfondrate), 1590, envoya du secours à la Ligue en France.

INNOCENT IX (Santiquatro), 1591.

CLÉMENT VIII (Aldobrandin), 1592; il donna l’absolution et la discipline au roi de France Henri IV sur le dos des cardinaux Du Perron et d’Ossat; il s’empara du duché de Ferrare.

EMPEREURS PAPES
45. MATHIAS, frère de Rodolphe, né en 1557, le 24 février, empereur en 1612, mort en 1619, le 20 mars. Sa femme: Anne, fille de Ferdinand du Tyrol, sans postérité.

46. FERDINAND II, fils de Charles, archiduc de Stirie et de Carinthie, et petit fils de l’empereur Ferdinand Ier, né en 1578, le 9 juillet, empereur en 1619, mort en 1637, le 15 février. Ses femmes: Marie-Anne, fille de Guillaume, duc de Bavière; Éléonore, fille de Vincent, duc de Mantoue. Ses enfants d’Anne: Jean Charles, mort à 14 ans; Ferdinand, depuis empereur; Marie-Anne, épouse de Maximilien, duc de Bavière; Cécile-Renée, mariée à Vladislas, roi de Pologne; Léopold-Guillaume, qui eut plusieurs évéchés; Christine, morte jeune.

47. FERDINAND III, né en 1609, le 13 juillet, empereur en 1637, mort en 1657. Ses femmes: Marie-Anne, fille de Philippe III, roi d’Espagne; Léopoldine, fille de Léopold, archiduc du Tyrol; Éléonore, fille de Charles II, duc de Mantoue. Ses enfants: Ferdinand, roi des Romains, mort à vingt et un ans; Marie-Anne, épouse de Philippe IV, roi d’Espagne; Philippe-Augustin et Maximilien-Thomas, morts dans l’enfance; Léopold, depuis empereur; Marie, morte au berceau; Charles-Joseph, évêque de Passau; Thérèse-Marie, morte jeune; Éléonore-Marie, qui, étant veuve de Michel, roi de Pologne, épousa Charles, duc de Lorraine; Marie-Anne, femme de l’électeur Palatin; Ferdinand-Joseph, mort dans l’enfance.

48. LÉOPOLD, né en 1640, le 9 juin, empereur en 1658, mort en 1705, le 5 mai. Ses femmes: Marguerite-Thérèse, fille de Philippe IV, roi d’Espagne; Claude-Félicité, fille de Ferdinand-Charles, duc de Tyrol; Éléonore-Magdeleine, fille de Philippe-Guillaume, comte palatin, duc de Neubourg. Ses enfants de Marie-Thérèse: Ferdinand-Venceslas, mort au berceau; Marie-Antoinette, épouse de Maximilien-Marie, électeur de Bavière; trois autres filles mortes dans l’enfance. Enfants d’Eléonore-Magdeleine de Neubourg: Joseph, depuis empereur; Marie-Élisabeth, gouvernante des Pays-Bas; Léopold-Joseph, mort dans l’enfance; Marie-Anne, épouse de Jean V, roi de Portugal; Marie-Thérèse, morte à douze ans; Charles, depuis empereur; et trois filles mortes jeunes.

PAUL V (Borghèse), 1605(2); il excommunia Venise, et s’en repentit. Il élevava le palais Borghèse, et embellit Rome.

GRÉGOIRE XV (Ludovisio), 1621; il aida à pacifier les troubles de la Valteline.

URBAIN VIII (Barberino), Florentin, 1623; il passa pour un poète latin; tant qu’il régna, ses neveux gouvernèrent, et firent la guerre au duc de Parme.

INNOCENT X (Pamphili), 1644; son pontificat fut longtemps gouverné par dona Olimpia, sa belle-soeur.

ALEXANDRE VII (Chigi), 1655; il fit de nouveaux embellissements à Rome.

CLÉMENT IX (Rospigliosi) 1667; il voulut rétablir à Rome l’ordre dans les finances.

CLÉMENT X (Altieri), 1670, de son temps commença la querelle de la régale en France.

INNOCENT XI (Odescalchi), 1676; il fut toujours l’ennemi de Louis XIV, et prit le parti de l’empereur Léopold.

ALEXANDRE VIII (Ottoboni), 1689.

INNOCENT XII (Pignatelli), 1691, conseilla au roi d’Espagne Charles II son testament en faveur de la maison de France.

CLÉMENT XI (Albano), 1700, il reconnut malgré lui Charles VI roi d’Espagne; c’est lui qui fulmina, selon l’expression italienne, cette fameuse bulle Unigenitus, qui a couvert le saint-siège d’opprobre et de ridicule, selon l’opinion d’une grande partie de l’Europe.

EMPEREURS

49. JOSEPH Ier, né en 1678, le 26 juillet, roi des Romains en 1690, à l’âge de douze ans, empereur en 1705, mort en 1711, le 17 avril. Sa femme: Amélie, fille du duc Jean-Frédéric de Hanovre. Ses enfants: Marie-Joséphine, mariée à Frédéric-Auguste, roi de Pologne, électeur de Saxe; Léopold-Joscph, mort au berceau; Marie-Amélie, mariée au prince électoral de Bavière. 

50. CHARLES VI, né en 1685, le 1er octobre, empereur en 1711, mort en 1740. Sa femme: Élisabeth-Christine, fille de Louis-Rodolphe, duc de Brunsvick. Ses enfants: Léopold, mort dans l’enfance; Marie-Thérèse, qui épousa François de Lorraine, le 12 février 1736; Marie-Anne, mariée à Charles de Lorraine, Marie-Amélie, morte dans l’enfance. Charles VI fut le dernier prince de la maison d’Autriche. 

ROIS DE BOHÊME,

DEPUIS LA FIN DU XIIIe SIÈCLE.

Ottocare, fils du roi Venceslas le Borgne tué en 1280, dans la bataille contre l’empereur Rodolphe. 
Venceslas le Vieux est mis, après la mort de son père, sous la tutelle d’Othon de Brandebourg. Mort en 1305. 
Venceslas le Jeune, mort de débauche un an après la mort de sou père. 
Henri, duc de Carinthie, comte de Tyrol, beau-frère de Venceslas le Jeune, dépouillé deux fois de son royaume: la première par Rodolphe d’Autriche, fils d’Albert Ier; la seconde par Jean de Luxembourg, fils de l’empereur Henri VII. 
Jean de Luxembourg, maître de la Bohême, de la Silésie, et de la Lusace, tué en France, à la bataille de Créci, en 1346. 
L’empereur Charles IV. 
L empereur Venceslas. 
L empereur Sigismond. 
L empereur Albert II d’Autriche. 
Ladislas le Posthume, fils de l’empereur Albert d’Autriche: mort en 1457, dans le temps que Magdeleine, fille du roi de France Charles VII, passait en Allemagne pour l’épouser. 
George Podibrade, vaincu par Mathias de Hongrie: mort en 1471. 
Vladislas de Pologne, roi de Bohême et de Hongrie: mort en 1516. 
Louis, fils de Vladislas, aussi roi de Bohême et de Hongrie, tué à l’âge de vingt ans, en combattant contre les Turcs, en 1526. 
L’empereur Ferdinand Ier, et depuis lui, les empereurs de la maison d Autriche. 

ÉLECTEURS DE MAYENCE,

DEPUIS LA FIN DU XIIIe SIÈCLE.

Vernier, comte de Falckenstein, celui qui soutint le plus ses prétentions sur la ville d’Erfurt: mort en 1284. 
Henri Knoderer, moine franciscain, confesseur de l’empereur Rodolphe: mort en 1288. 
Gérard, baron d’Eppenstein, qui combattit à la bataille où Adolphe de Nassau fut tué: mort en 1305. 
Pierre Aichspalt, bourgeois de Trèves, médecin de Henri de Luxembourg, et qui guérit le pape Clément V d’une maladie jugée mortelle: mort en 1320. 
Mathias, comte de Bucheck: mort en 1328. 
Baudouin, frère de l’empereur Henri de Luxembourg, eut Trèves et Mayence pendant trois ans: c’est un exemple unique. 
Henri, comte de Virnebourg, excommunié par Clément VI, se soutient par la guerre: mort en 1353. 
Gerlach de Nassau, mort en 1371. 
Jean de Luxembourg, comte de Saint-Paul: mort en 1373. 
Adolphe Ier de Nassau, à qui Charles IV donna la petite ville d’Hoecht: mort ou 1390. 
Conrad de Veinsberg; il fit brûler les Vaudois: mort en 1396. 
Jean de Nassau; c’est celui qui déposa l’empereur Venceslas: mort en 1419. 
Conrad, comte de Rens, battu par le landgrave de Hesse: mort en 1431. 
Théodore d’Urback; il aurait dû contribuer à protéger l’imprimerie, inventée de son temps à Mayence: mort en 1459. 
Ditrich ou Diéthère, ou Diéthérich, comte d’Isembourg, cède l’électorat à son compétiteur Nassau, en 1463. 
Adolphe II de Nassau, mort en 1475. 
Ditrich remonte sur le siège électoral, bâtit le château de Mayence: mort en 1482. 
Albert de Saxe, mort en 1484. 
Berthold de Hanneberg, principal auteur de la ligue de Souabe, grand réformateur des couvents de religieuses: mort en 1504. Gualtieri prétend faussement qu’il 
mourut d’une maladie peu convenable à un archevêque. 
Jacques de Liebenstein, mort en 1508. 
Uriel de Gemmingen, mort en 1514. 
Albert de Brandebourg, fils de l’êlecteur Jean, archevêque de Mayence, de Magdebourg, et d’Halbertadt à la fois, voulut bien encore être cardinal: mort ou 1545. 
Sébastien de Hauenstein, docteur ès lois; de son temps un prince do Brandebourg brûle Mayence: mort en 1555. 
Daniel Brendel de Hombourg; il laissa de lui une mémoire chère et respectée: mort en 1582. 
Volfgang de Dalberg; il se priva de gibier, parce que la chasse faisait tort aux campagnes de ses sujets: mort en 1601. 
Jean Adam de Bicken; il assista en France à la dispute du cardinal Du Perron et de Mornai: mort en 1604. 
Jean Schveighard de Cronembourg, longtemps persécuté par le prince de Brunsvick, l’ami de Dieu et l’ennemi des prêtres, délivré par les armes de Tilly: mort en 
1626. 
George-Frédéric de Greiffenclau, principal auteur du fameux édit de la restitution des bénéfices, qui causa la guerre de trente ans: mort en 1629. 
Anselme-Casimir Vambold d’Umstadt, chassé par les Suédois: mort en 1647. 
Jean-Philippe de Schoenborn, remit la ville d’Erfort sous sa puissance par le secours des armes françaises et des diplômes de l’empereur Léopold: mort en 1673. 
Lothaire-Frédéric de Metternich, obligé de céder des terres à l’électeur palatin: mort en 1675. 
Damien-Hartard von der Leyen; il fit bâtir le palais de Mayence: mort en 1678. 
Chrles-Henri de Metternich, mort en 1689. 
Anselme-François d’Ingelheim; les Français s’emparèrent de sa ville: mort en 1695. 
Lothaire-François de Schoenborn, coadjuteur en 1694, estimé de tous ses contemporains: mort en 1729. 
François-Louis, comte palatin mort en 1732. 
Philippe-Charles d’Eltz, mort en 1743. 
Jean-Frédéric-Charles, comte d’Ostein(3)

ÉLECTEURS DE COLOGNE,

DEPUIS LA FIN DU XIIIe SIÈCLE.

Engelberg, comte de Falckenstein, bon soldat et malheureux archevêque, pris en guerre par les habitants de Cologne: mort vers l’an 1274. 
Sifroi, comte de Vesterburch, non moins soldat et plus malheureux que son prédécesseur, prisonnier de guerre pendant sept ans: mort en 1298. 
Vickbolt de Holt, autre guerrier, mais plus malheureux: mort en 1305. 
Henri, comte de Vinnanbuch, dispute l’électorat contre deux compétiteurs, et l’emporte: mort en 1338. 
Valrame, comte de Juliers, prince pacifique: mort en 1352(4)
Guillaume de Geneppe, qui amassa et laissa de grands trésors: mort en 1362. 
Jean de Virnenbourg, força le chapitre à l’élire, et dissipa tout l’argent de son prédécesseur: mort en 1363. 
Adolphe, comte de La Marche, résigne l’archevêché en 1364, se fait comte de Clèves, et a des enfants. 
Engelberg de La Marche(5)
Conon de Falckenstein, coadjuteur du précédent et en même temps archevêque de Trèves, gouverne Cologne pendant trois ans, et est obligé de résigner Cologne en 1370. On apporta à Cologne, sous son gouvernement, le corps tout frais d’un des petits innocents qu’Hérode avait autrefois fait massacrer, comme on sait: ce qui donna un nouveau relief aux reliques conservés dans la ville. 
Frédéric, comte de Sarverde, prince paisible: mort en 1414. 
Théodore, comte de Moeurs, dispute l’archevêché à Guillaume de Ravensberg, évêque de Paderborn; mais cet évêque de Paderborn s’étant marié, le comte de Moeurs eut les deux diocèses; il eut encore Halberstadt: mort en 1457(6)
Robert de Bavière, se servit de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, pour assujettir Cologne; obligé ensuite de s’enfuir: mort en 1480. 
Herman, landgrave de Hesse, qui gouverna quelques années, du temps de Robert de Bavière: mort en 1508. 
Philippe, comte d’Oberstein: mort en 1515. 
Herman de Veda, ou Neuvid, après trente-deux ans d’épiscopat, embrassa la religion luthérienne: mort en 1552, dans la retraite. 
Adolphe de Chaumbourg, un des plus savants hommes de son temps, coadjuteur du précédent archevêque luthérien et son successeur: mort en 1556. 
Antoine, frère d’Adolphe, évêque de Liège et d’Utrecht: mort en 1558.. 
Jean, comte de Mansfeld, né luthérien: mort en 1562. 
Frédéric de Veda abdique en 1568(7), se réserve une pension de trois mille florins d’or qu’on ne lui paye point, et meurt de misère. 
Salentin, comte d’Issembourg, après avoir gouverné dix ans, assemble le chapitre et la noblesse, leur reproche les soins qu’il s’est donnés pour eux, et l’ingratitude dont il a été payé, abdique l’archevêché, et se marie à une comtesse de La Marche. 
Gebhard Truchsès de Valbourg, quitta son archevêchépour la belle Agnès de Mansfeld, que le P. Kolbs appelle sa sacrilège épouse: ce père Kolbs n’est pas poli: mort en 1583(8)
Ernest de Bavière, au lieu d’une femme, eut les évêchés de Liège, Hildesheim et Freisingen; il fit longtemps la guerre, et agrandit Cologne: mort en 1612. 
Ferdinand, ses États furent désolés par le grand Gustave: mort en 1650. 
Maximilien-Henri, il recueillit le cardinal Mazarin dans sa retraite: mort en 1688. 
Joseph-Clément, qui l’emporta sur le cardinal de Furstembsrg: mort en 1723. 
Auguste-Clément(9)

ÉLECTEURS DE TRÈVES,

DEPUIS LA FIN DU XIIIe SIÈCLE.

Henri de Vestigen, subjugue Coblentz: mort en 1286. 
Boémond de Vansberg détruit des châteaux de barons voleurs: mort en 1299. 
Ditrich de Nassau, cité à Rome pour répondre aux plaintes de son clergé qui lui refusa la sépulture: mort en 1307. 
Baudouin de Luxembourg, qui prit le parti de Philippe de Valois contre Édouard III: mort en 1354. 
Boémond de Sarbruck, qui eut, dans sa vieillesse de grands démêlés avec le Palatinat: mort en 1368. 
Conrad de Falckenstein; il fit de grandes fondations, et résigna l’électorat à son neveu, malgré les chanoines, en 1388. 
Vernier de Koenigstein, neveu du précédent, réduisit Vésel avec de l’artillerie, et fit presque toujours la guerre: mort en 1418. 
Othon de Ziegenheim, battu par les hussites, et mort dans cette expédition, en 1430. 
Raban de Hemstadt, en guerre avec ses voisins, engagea tout ce qu’il possédait, et mourut insolvable en 1439. 
Jacques de Sirck. L’électorat de Trèves, ruiné, ne suffisait pas pour sa subsistance; il eut l’évêché de Metz: mort en 1456. 
Jean de Bade; ce fut lui qui conclut le mariage de Maximilien et de Marie de Bourgogne: mort en 1501. 
Jacques de Bade, arbitre entre Cologne et l’archevêque: mort on 1511. 
Richard de Volfrat, qui tint longtemps le parti de François Ier, dans la concurrence de ce roi et de Charles-Quint pour l’Empire: mort en 1531. 
Jean de Metzenhausen, fit fleurir les arts, et cultiva les vertus de son état: mort en 1540. 
Jean-Louis de Hagen, ou de La Haye: mort en 1547. 
Jean d’Isembourg; sous lui Trèves souffrit beaucoup des armes luthériennes: mort en 1556. 
Jean de Leyen; il assiegea Trèves: mort en 1567. 
Jacques d’Eltz; il soumit Trèves: mort en 1581. 
Jean de Schoenberg; on trouve de son temps à Trèves la robe de Jésus-Christ, mais on ne sait pas préccisément d’où cette robe est venue: mort en 1599. 
Lothaire de Metternich; il entra vivement dans la ligue catholique: mort en 1623. 
Philippe-Christophe de Soteren; il fut pris par les Espagnols et cc fut le pretexte pour lequel Louis XIII déclara la guerre à l’Espagne; rétabli dans son siège par les 
victoires de Condé, de Turenne: mort à quatre-vingt-sept ans. 
Charles-Gaspard de Leyen, chassé de sa ville par les armes de la France, y rentra par la défaite du maréchal de Créqui: mort en 1676. 
Jean-Hugues d’Orsbeck; il vit Trèves presque détruite par les Français; la guerre lui fut toujours funeste: mort en 1711. 
Charles-Joseph de Lorraine, coadjuteur en 1710, eut encore beaucoup à souffrir de la guerre: mort en 1729. 
François-Louis, comte palatin, évêque de Breslau,Vorms, et grand maître de l’ordre Teutonique: mort en 1729. 
François-George de Scoenborn(10)

ÉLECTEURS PALATINS,

DEPUIS LA FIN DU XIIIe SIÈCLE.

Louis, mort en 1285(11); son père Othon fut le premier comte palatin de sa maison. 

Rodolphe, fils de Louis et frère de l’empereur Louis de Bavière: mort en Angleterre en 1319. 
Adolphe le Simple, mort en 1327. 
Rodolphe II, frère d’Adolphe le Simple, et fils de Rodolphe Ier, beau-père de l’empereur Charles IV: mort en 1353. 
Robert le Roux: mort en 1390. 
Robert le Dur, mort en 1398. 
Robert l’Empereur(12)
Louis le Barbu et le Pieux: mort en 1436. 
Louis le Vertueux, mort en 1449. 
Frédéric le Belliqueux, tuteur de Philippe et électeur, quoique son pupille vécût: mort en 1476. 
Philippe, fils de Louis le Vertueux: mort en 1508. 
Louis, fils de Philippe: mort en 1544. 
Frédéric le Sage, frère de Louis: mort en 1556. 
Othon-Henri, petit-fils de Philippe: mort en 1559. 
Frédéric III, de la branche de Simmeren: mort en 1576. 
Louis VI, fils de Frédéric: mort en 1583. 
Frédéric IV du nom, petit-fils de Louis: mort en 1610. 
Frédéric V du nom, fils de Frédéric IV, gendrc du roi d’Angleterre Jacques Ier, élu roi de Bohême, et dépossédé de ses États: mort en 1632. 
Charles-Louis, rétabli dans le Palatinat: mort en 1680. 
Charles, fils du précédent: mort en 1685, sans enfants. 
Philippe-Guillaume, de la branche de Neubourg, beau-père de l’empereur Léopold, du roi d’Espagne, du roi de Portugal, etc.: mort en 1690. 
Jean-Guillaume, né en 1658: fils de Charles-Philippe. Son pays fut ruiné dans la guerre de 1689; ut à la paix de Risvick, les terres que la maison d’Orléans lui 
disputait furent adjugées à cet électeur, parla sentence arbitrale du pape. Mort en 1716. 
Charles-Philippe, dernier électeur du la branche de Neubourg: mort en 1742. 
Charles-Philippe-Théodore de Sultzbach(13)

ÉLECTEURS DE SAXE,

DEPUIS LA FIN DU XIIIe SIÈCLE.

Albert II, arrière-petit-fils d’Albert l’Ours de la maison d’Anhalt, succède à ses ancêtres un 1260, et gouverne la Saxe trente sept ans: mort en 1297. 
Rodolphe Ier, fils de cet Albert: mort en1356. 
Rodolphe II, fils de Rodolphe Ier: mort en 1370. 
Venceslas, frère puîné de Rodolphe II: mort en 1388. 
Rodolphe III, fils de Venceslas: mort en 1419. 
Albert III, frère de Rodolphe III, dernier des électeurs de la maison d’Anhalt, qui avait possédé la Saxe deux cent vingt-sept ans: mort en 1422. 
Frédéric Ier de la maison de Misnie, surnommé le Belliqueux: mort en 1428. 
Frédéric l’Affable: mort en 1464. 
Ernest-Frédéric le Religieux: mort en 1486. 
Frédéric le Sage: mort en 1525. C’est lui qu’on dit avoir refusé l’Empire. 
Jean, surnommé le Constant, frère du Sage: mort en 1532. Jean-Frédéric le Magnanime: mort en 1554, dépossédé de son électorat par Charles-Quint. Les 
branches de Gotha et de Veimar descendent de lui. 
Maurice, cousin au cinquième degré de Jean-Frédéric, revêtu de l’électorat par Charles-Quint: mort en 1553. 
Auguste le Pieux, frère de Maurice: mort en 1586. 
Christian, fils d’Auguste le Pieux: mort en 1591. 
Frédéric-Guillaume, administrateur pendant dix-ans: mort en 1602. 
Christian II, fils de Christian Ier: mort en 1611. 
Jean-George, frère de Christian: mort en 1656. 
Jean-George II, mort en 1680. 
Jean-George III, mort en 1691. 
Jean-GeorgeIV, mort en 1704. 
Auguste(14), roi de Pologne, à qui les succès de Charles II ôtèrent le royaume que les malheurs du même Charles XII lui rendirent: mort en 1733. 
Frédéric-Auguste II, électeur et roi de Pologne(15)

ÉLECTEURS DE BRANDEBOURG,

APRÈS PLUSIEURS ÉLECTEURS DES MAISONS D’ASCANIE, DE BAVIÈRE ET DE LUXEMBOURG.

Frédéric de Hohenzollern, burgrave de Nuremberg, achète cent mille florins d’or, de l’empereur Sigismond, le marquisat de Brandebourg, rachetable par le même empereur: mort en 1440. 
Jean Ier, fils de Frédéric, abdique en faveur de son frère en 1464(16). Il n’est pas compté dans les Mémoires de Brandebourg(17): ainsi on ne peut pas le regarder comme électeur. 
Frédéric aux dents de fer, frère du précédent: mort en 1471. 
Albert l’Achille, frère des précédents. On prétend qu’il abdiqua en 1476, et qu’il mourut en 1486. 
Jean, surnommé le Cicéron, fils d’Albert l’Achille: mort en 1499. 
Joachim Ier, Nestor, fils de Jean: mort en 1535. 
Joachim II, Hector, fils de Joachim Ier: mort en 1571. 
Jean-George, fils de Joachim II: mort en 1598. 
Joachim-Frédéric, fils de Jean-George, administrateur de Magdebourg: mort en 1608. 
Jean-Sigismond, fils de Joachim-Frédéric, il partagea la succession de Cléves et de Juliers avec la maison de Neubourg: mort en 1619. 
George-Guillaume, dont le pays fut dévasté dans la guerre de trente ans: mort en 1640. 
Frédéric-Guillaume, qui rétablit son pays: mort en 1688. 
Frédéric, qui fit ériger en royaume la partie de la province de Prusse dont il était duc, et qui relevait auparavant de la Pologne: mort en 1713. 
Frédéric-Guillaume II, roi de Prusse, qui repeupla la Prusse entièrement dévastée: mort en 1740. 
Frédéric III, roi de Prusse(18)

ÉLECTEURS DE BAVIÈRE.

Maximilien, créé en 1623, est devenu alors le premier des électeurs après le roi de Bohême: mort en 1651.
Ferdinand-Marie, son fils, mort en 1679.
Maximilien-Marie, qui servit beaucoup à délivrer Vienne des Turcs, se signala aux sièges de Budes et de Belgrade; mis au ban de l’Empire par l’empereur Joseph, en 1706, rétabli à la paix de Bade: mort en 1726.
Charles-Albert, son fils, empereur(19): mort en 1745.
Charles-Maximilien-Joseph(20), fils de Charles-Albert.

ÉLECTEURS DE HANOVRE.

Ernest-Auguste, duc de Brunsvick, de Hanovre, etc., créé en 1692 par1’empereur Léopold, à condition de fournir six mille hommes contre les Turcs, et trois mille contre la France: mort en 1695. 
George-Louis, fils du précédent, admis dans le collége électoral à Ratisbonne, en 1708, avec le titre d’architrésorier de l’empire; roi d’Angleterre en 1714: mort en 1727. 
George, son fils, aussi roi d’Angleterre(21)
Cette liste des électeurs ne s’étend que jusqu’à l’époque ou la nouvelle maison d’Autriche est montée sur le trône impérial.