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Notes.
Note_1 Gioia.
Note_2 Cap
Nun.
Note_3
Acte II, scène iii.
Note_4
Voyez l’article François Xavier, dans le Dictionnaire philosophique.
Note_5
Chap. xxviii, 53-57.
Note_6
Chap. v, 10.
Note_7
Chap. xxxix, 20.
Note_8
En examinant ce passage, on voit que Dieu ordonne d’abord aux Israélites
d’annoncer aux oiseaux de proie et aux bêtes féroces qu’il
leur donnera à dévorer la chair des princes et des guerriers;
ensuite, sans que la construction grammaticale puisse déterminer
à qui il s’adresse, il parle de manger sur sa table la chair des
chevaux et des cavaliers. Supposera-t-on que Dieu répète
deux fois de suite la même invitation aux oiseaux de proie, de peur
qu’ils ne l’entendent pas bien du premier coup? leur propose-t-il de se
mettre à sa table? sa table est-elle la terre sur laquelle il sert
de la chair humaine? ou enfin en promet-il aux juifs pour leur récompense?
C’est aux théologiens à juger laquelle de ces deux interprétations
est la plus conforme à l’idée qu’ils se font de l’Être
suprême. (K.)
Note_9
Voyez dans le Dictionnaire philosophique l’art. Amour socratique.
Note_10Lévitique,
xxvii, 28-29.
Note_11
Dans le Dictionnaire philosophique, au mot Anthropophages.
Note_12
L’événement a justifié cette prédiction.
Note_13
Vers 1750. Elle a beaucoup augmenté depuis.
Note_14
Les calculs de la population de chacune des colonies anglaises sont tirés
d’anciens états publiés en Angleterre; et d’après
les observations de M. Franklin, cette population doublait tous les vingt
ans. On trouvera dans l’ouvrage de M. l’abbé Raynal la population
de ces mêmes colonies, pour les années qui ont précédé
immédiatement la guerre. (K.)
Note_15
Cette respectable colonie a été forcée de connaître
enfin la guerre, et menacée d’être détruite par les
armes de l’Angleterre, la mère patrie, en 1776 et 1777.
Note_16
Les découvertes du célèbre Cook ont prouvé
qu’il n’existe point proprement de continent dans cette partie du globe,
mais plusieurs archipels et quelques grandes îles dont une seule,
la Nouvelle-Hollande, est aussi grande que l’Europe. Les glaces s’étendent
plus loin dans l’hémisphère austral que dans le nôtre.
Elles couvrent ou rendent inabordable tout ce qui s’étend au delà
de l’endroit où les voyageurs anglais ont pénétré.
Parmi les peuples qui habitent les îles, plusieurs
sont anthropophages et mangent leurs prisonniers. Ils n’ont cependant commis
de violence envers les Européans, ni tramé de trahison contre
eux qu’après en avoir été eux-mêmes maltraités
ou trahis. Partout on a trouvé l’homme sauvage bon, mais implacable
dans sa vengeance. Les mêmes insulaires qui mangèrent le capitaine
Marion, après l’avoir attiré dans le piège par de
longues démonstrations d’amitié, avaient pris le plus grand
soin de quelques malades du vaisseau de M. de Surville; mais cet officier,
sous prétexte de punir l’enlèvement de son bateau, amène
sur sa flotte le même chef qui avait généreusement
reçu dans sa case nos matelots malades, et mit en partant le feu
à plusieurs villages. Ces peuples s’en vengèrent sur le premier
Européen qui aborda chez eux. Comme ils ne distinguent point encore
les différentes nations de l’Europe, les Anglais ont quelquefois
été punis des violences des Espagnols ou des Français,
et réciproquement; mais les sauvages n’attaquent les Européens
que comme les sangliers attaquent les chasseurs, quand ils ont été
blessés.
Dans d’autres îles où la civilisation a fait
plus de progrès, l’usage de manger de la chair humaine s’est aboli.
Cet usage a même plusieurs degrés chez les peuplades les plus
grossières: les uns mangent la chair des hommes comme une autre
nourriture; ils n’assassinent point, mais ils font la guerre pour s’en
procurer. D’autres peuplades n’en mangent qu’en cérémonie
et après la victoire.
Dans les îles où l’anthropophagie est détruite,
la société s’est perfectionnée; les hommes vivent
de la pêche, de la chasse, des poules et des cochons qu’ils ont réduits
à l’état de domesticité, des fruits et des racines
que la terre leur donne, ou qu’une culture grossière peut leur procurer;
quoiqu’ils ne connaissent ni l’or ni les métaux, ils ont porté
assez loin l’adresse et l’intelligence dans tous les arts nécessaires.
Ils aiment la danse, ont des instruments de musique, et même des
pièces dramatiques; ce sont des espèces de comédies
où l’on joue les aventures scandaleuses arrivées dans le
pays, comme dans ce qu’on appelle l’ancienne comédie grecque.
Ces hommes sont gais, doux et paisibles; ils ont la même
morale que nous, à cela près qu’ils ne partagent pas le préjugé
qui nous fait regarder comme criminel ou comme déshonorant le commerce
des deux sexes entre deux personnes libres.
Ils n’ont aucune espèce de culte, comme opinion
religieuse, mais seulement quelques pratiques superstitieuses relatives
aux morts. On peut mettre aussi dans le rang des superstitions le respect
de quelques-uns de ces peuples pour une association de guerriers nommés
Arréoi,
qui vivent sans rien faire aux dépens d’autrui. Ces hommes n’ont
pas de femmes, mais des maîtresses libres qui, lorsqu’elles deviennent
grosses, se font un devoir de se faire avorter; et elles n’en partagent
pas moins le respect que l’on a pour leurs amants. Ces superstitions semblent
marquer le passage entre l’état de nature, et celui où l’homme
se soumet a une religion. Le crime de ces maîtresses des Arréoi
ne contredit pas ce que nous avons dit de la morale de ces peuples: les
Phéniciens, les Carthaginois, les Juifs, ont immolé des hommes
à la Divinité, et n’en regardaient pas moins l’assassinat
comme un crime.
Il y a dans ces îles quelques traces d’un gouvernement
féodal, comme un amiral indépendant du chef suprême,
des chefs particuliers que ce premier chef ne nomme pas, et qui, dans les
affaires où la nation entière est intéressée,
reçoivent ses ordres pour les porter à leurs vassaux. Mais
on doit trouver à peu près ces mêmes usages dans toutes
les nations qui se sont formées par la réunion volontaire
de plusieurs peuplades.
On distingue aussi deux classes d’hommes dans plusieurs
de ces îles: celle qui a le plus de force et de beauté a aussi
plus d’intelligence et des moeurs plus douces; elle domine l’autre, mais
sans l’avoir réduite à l’esclavage.
La terre est en général très fertile;
mais elle n’offre rien jusqu’ici qui puisse tenter l’avarice européane.
Les Anglais y ont porté des animaux utiles, des instruments de culture,
y ont semé des graines de l’Europe. Ils ont voulu ne faire connaître
la supériorité des Européans que par leurs bienfaits.
Cependant la même nation, dans le même temps,
se souillait en Amérique et en Asie de toutes les perfidies, de
toutes les barbaries. C’est que chez les peuples les plus éclairés
il y a encore deux nations: l’une est instruite par la raison et guidée
par l’humanité, tandis que l’autre reste livrée aux préjugés
et à la corruption des siècles d’ignorance. (K.)
Note_17
On en fait dans l’Amérique méridionale le même usage
que les Anglais et les Hollandais font du thé. Cette plante n’est
pas astringente comme le thé, mais amère et stomachique.
Les malheureux Péruviens, enterrés dans les mines avec une
barbarie digne des descendants de Pizarre et d’Almagro, s’en servent pour
ranimer leurs forces et soutenir leur courage. (K.)
Note_18
Chap. lx.
Note_19
Les Yuan.
Note_20
Kubilaï.
Note_21
Chap. cxxxix.
Note_22
C’est une suite naturelle de l’inégalité que les mauvaises
lois mettent entre les fortunes, et de cette quantité d’hommes que
le culte religieux, une jurisprudence compliquée, un système
fiscal absurde et tyrannique, l’agiotage, et la manie des grandes armées,
obligent le peuple d’entretenir aux dépens de son travail. Il n’y
a de populace ni à Genève, ni dans la principauté
de Neuchâtel. Il y en a beaucoup moins en Hollande et en Angleterre
qu’en France, moins dans les pays protestants que dans les pays catholiques.
Dans tout pays qui aura de bonnes lois, le peuple même aura le temps
de s’instruire, et d’acquérir le petit nombre d’idées dont
il a besoin pour se conduire par la raison. (K.)
Note_23
Voyez chapitre lx.
Note_24Lettres
curieuses et édifiantes. Tome XIII.
Note_25
Voyez le chapitre de l’Ézour-Veidam (chap. iv de l’Essai
sur les Moeurs).
Note_26
Voyez les étonnantes singularités de l’Inde et les événements
malheureux qui y sont arrivés sous le règne de Louis XV,
dans les Fragments sur l’Inde (Mélanges, année
1773), et dans le Précis du règne de Louis XV.
Note_27
Chap. cxliii.
Note_28
Chap. xciii.
Note_29
Jean, i, 6.
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