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Notes.
Note_1
Matth. x, 34.
Note_2
Chap. cxxviii.
Note_3
D’après la lettre de Voltaire à Thieriot, du 25 mars 1757,
on pourrait croire que Voltaire a traité ici Calvin d’âme
atroce. Ces expressions n’ont jamais existé dans ce chapitre.
Je ne les ai trouvées dans aucun des nombreux exemplaires que j
ai vus de l’édition de 1756; et, ce qui est plus positif, dans une
Réponse faite au nom d’une Société de gens
de lettres de Genève, à la lettre du 26 mars, on lit
que « les mots d’âme atroce ne se trouvent point dans
ce qu’on a imprimé ici (à Genève). » Voyez dans
les Poésies de Voltaire, les stances intitulées: Les
torts, année 1757. (B.)
Note_4
Catherine d’Aragon.
Note_5
xviii, 16 et 18.
Note_6
xxv, 5.
Note_7
II. Rois, xiii, 12,13.
Note_8
Si l’on entend par athée un homme qui, rejetant toute religion particulière,
ne connaît pas la religion naturelle, il y en a eu un grand nombre
dans tous les temps, Ils ont été communs parmi les hommes
puissants de tous les pays, et surtout parmi les prêtres de toutes
les religions. Le monde a été sans interruption la proie
de scélérats imbéciles qui croyaient tout, dirigés
par des scélérats hypocrites qui ne croyaient rien. Cette
espèce d’athéisme osa se montrer presque ouvertement en Italie,
vers le xvie siècle: c’est alors qu’on imagina d’ériger
l’hypocrisie et le mensonge en système de morale, et d’établir
que la croyance des fables religieuses est un frein salutaire pour la méchanceté
humaine; et, à la honte de la raison, ce système a encore
des partisans.
Quant aux philosophes qui nient l’existence d’un Être
suprême, ou n’admettent qu’un Dieu indifférent aux actions
des hommes, et ne punissant le crime que par ses suites naturelles, la
crainte et les remords, et aux sceptiques qui, laissant, à l’écart
ces questions insolubles et dès lors indifférentes, se sont
bornés a enseigner une morale naturelle, ils ont été
très communs dans la Grèce, dans Rome, et ils commencent
à le devenir parmi nous. Mais ces philosophes ne sont pas dangereux.
Le fanatisme est une bête féroce que la religion enchaîne
ou excite à son gré; la raison seule peut l’étouffer
dès sa naissance.
Observons cependant avec quel soin M. de Voltaire saisit
toutes les occasions d’annoncer aux hommes un Dieu vengeur des crimes,
et apprenons à connaître la bonne foi des faiseurs de libelles
qui l’ont accusé de détruire les fondements de la morale,
et qui l’ont fait croire à force de le répéter. (K.)
Note_9
Il faut en excepter les antitrinitaires. On en condamna plusieurs aux flammes
sous son règne. Cette manière de les traiter était
le seul point de discipline ecclésiastique sur lequel on fût
alors d’accord en Europe: dans un siècle on ne le sera plus que
sur la tolérance. (K.)
Note_10
Voyez l’Histoire du Parlement, chap. xv.
Note_11
Chap. cxxxv et cxxxvi.
Note_12
Voyez chap. cxxviii.
Note_13
Voyez l’Histoire du Parlement, chap. xxi.
Note_14
Malgré cette résolution inspirée par la politique,
il y a eu dans ce siècle deux papes tirés des ordres religieux,
Orsini (Benoît XIII), dominicain; Ganganelli (Clément XIV),
franciscain: tant les choses changent!
Note_15
Chap. lvii.
Note_16
Voyez le chapitre cliv, du Paraguai.
Note_17
Chap. cxxix.
Note_18
Tome I, p. 399.
Note_19
L’Histoire du droit public ecclésiastique français,
par M. D. B. (Du Boullay, avocat, 1737, 2 vol. in-8; en 1750, 2 vol. in-4
ou 3 vol. in-12.
Note_20
Le parlement de Paris punit en 1753 les moines de Clairvaux d’une vexation
semblable: il leur en coûta quarante mille écus.
Note_21
Joseph II vient d’entreprendre cette réforme que, dans tous les
États catholiques, les hommes éclairés, les bons citoyens,
désiraient en vain depuis longtemps.
Il a supprimé successivement un grand nombre de
couvents des deux sexes, et quelques ordres entiers, en commençant
par les plus inutiles. Il assure aux individus qui vivaient dans ces couvents
une subsistance suffisante, en permettant à ceux qui voudraient
se réunir librement, de mener la vie commune sous l’inspection de
l’évêque. Ce qui reste des biens de ces couvents est consacré
à l’éducation publique, à des établissements
utiles pour l’instruction et pour le soulagement du peuple.
En même temps il a soustrait les moines, qu’il n’a
pas cru devoir supprimer encore, à l’obéissance du pape,
et à celle de tout supérieur étranger. Il a rétabli
les évêques dans leurs anciens droits; et en respectant la
primauté du siège de Rome, regardée comme un dogme
par l’Église catholique, il en a décliné la juridiction,
que l’histoire prouve n’être qu’un établissement purement
humain, qu’une suite de la faiblesse des princes et de la superstition
des peuples.
Il a rendu à tous ses sujets le droit de suivre
le culte que leur prescrit leur conscience, en les assujettissant seulement
à quelques sacrifices que l’amour de la paix rend nécessaires;
mais ces sacrifices ne sont une atteinte ni à la liberté
de la conscience, ni à aucun autre droit des hommes.
L’esclavage de la glèbe a été adouci,
ou plutôt supprimé dans des pays immenses où, joint
à l’intolérance, il avait empêché si longtemps
les progrès de la population et de l’industrie. Ces changements
heureux ont été l’ouvrage de la première année
du règne de Joseph II; et jamais aucun prince ni ancien ni moderne
n’a montré au monde un plus courageux et plus éclairé
restaurateur des droits de l’humanité et des lois de la justice.
(K.)
Note_22
Chap. lxii.
Note_23
Chap. cii.
Note_24
Le célèbre comte d’Aranda a détruit en 1771 une partie
de ces abus abominables, et ils ont reparu depuis.
Note_25
Depuis que M. de Voltaire a écrit ce chapitre, l’inquisition a été
détruite à Milan, sous le règne de l’impératrice
Marie-Thérèse, d’après les conseils du comte de Firmian,
à qui l’Italie doit la renaissance des lumières que, depuis
le temps de Fra-Paulo, la superstition se flattait d’avoir pour jamais
étouffées.
Ce tribunal vient d’être détruit en Sicile
par M. de Caraccioli, vice-roi de cette île, l’un des hommes d’État
de l’Europe les plus savants et les plus éclairés, et que
nous avons vu longtemps à Paris un des hommes les plus aimables
de la société. La liberté de commerce des grains,
celle de fabriquer et de vendre du pain vient d’être accordée
par lui à ce pays, où de si mauvaises lois avaient si longtemps
rendu inutiles et la fertilité du sol, et les avantages de la situation
la plus heureuse, et le génie des compatriotes de Théocrite
et d’Archimède.
Cependant l’inquisition a repris de nouvelles forces en
Espagne: elle oblige plusieurs jeunes Espagnols qui annonçaient
des talents pour les sciences de renoncer à leur patrie. Elle a
poursuivi Olavidès, qui avait créé dans un désert
une province peuplée d’hommes laborieux et pleins d’industrie, mais
qui avait commis le plus grand des crimes aux yeux des prêtres, celui
d’avoir bien connu toute l’étendue du mal qu’ils ont fait aux hommes.
(K.)
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