Notes.

Note_1 Lisez Lindien; le sculpteur Charès, né à Lindes, dans l’île de Rhodes. 

Note_2 Aen., vi, 651-52. 

Note_3 Chap. cxci. 

Note_4 En 1529 et 1683. 

Note_5 Chap. xxiv. 

Note_6 Il a existé et il existe encore plusieurs nations où l’on ne connaît ni dignités ni prérogatives héréditaires mais les familles qui ont été riche et puissantes durant plusieurs générations, les descendants des grands hommes en tout genre, de ceux qui ont rendu ou qui passent pour avoir rendu de grands services à la patrie, de ceux enfin à qui l’on attribue des actions extraordinaires, obtiennent dans tous les pays une considération héréditaire. Voila ce qui est dans la nature; le reste est l’ouverture des préjugée. Les prérogatives, héréditaires éteignent l’émulation, restreignent le choix pour les places importantes entre un plus petit nombre d’hommes, rendent inutiles les talent de ceux qui, assez riches pour avoir reçu une bonne éducation, manquent de l’illustration nécessaire pour arriver aux places: les privilèges en argent, comme ceux de la noblesse française, sont une des principale causes de la mauvaise administration des finances et de la misère du peuple. Ces privilèges, ces prérogatives, obtenus par la force ou par l’intrigue, ont trouvé, au bout d’un certain temps, des hommes qui en ont fait l’apologie, et ont ceux qui les ont faites seraient bien étonnés des motifs qu’on leur prête, et de tout l’esprit qu’on leur suppose. (K.) 

Note_7 Chap. xliii. 

Note_8 Chap. xxxviii. 

Note_9 Chap. iv. 

Note_10 Le comte d’Argenson était disgracié depuis quatre ans, lorsqu’en 176 Voltaire imprima cet éloge. 

Note_11 Vilain peut aussi être synonyme de villageois. Le mot ville a été en usage pour signifier habitation des champs, villages: témoin cette foule de noms propres de villages qui se terminent en ville. Ils sont communs surtout dans les provinces du nord de la France. Gentleman, en anglais, est l’équivalent de ce qu’en France nous appelons homme vivant noblement. Ceux qu’on désigne par ce titre, qui signifie vivre du revenu de ses terres, jouissent de quelques-uns des privilèges de la noblesse, et surtout de ceux qui regardent la personne plutôt que les biens. On n’a pas cru devoir confondre avec le peuple des hommes que leur éducation en séparait; Mais cette humanité pour quelques citoyens est une injustice envers le peuple: ce qui prouve que le gouvernement ne doit jamais exiger de personne un service forcé, dont aucun citoyen, quelque grand qu’il soit, puisse être humilié. 

Note_12 Chap. cxxi. 

Note_13 Chap. xciv. 

Note_14 Chap. cvii, cxi, cxiii, cxiv. 

Note_15 Annales de l’empire, année 1309. 

Note_16 Si l’on entend par démocratie une constitution dans laquelle l’assemblée générale des citoyens fait immédiatement les lois, il est clair que la démocratie ne convient qu’à un petit État; mais si l’on entend une constitution où tous les citoyens, partagés en plusieurs assemblées, élisent des députés chargés de représenter et de porter l’expression générale de la volonté de leurs commettants à une assemblée générale qui représente alors la nation, il est aisé de voir que cette constitution convient à de grands États. On peut même, en formant plusieurs ordres d’assemblées représentatives, l’appliquer aux empires les plus étendus, et leur donner par ce moyen une consistance qu’aucun n’a pu avoir jusqu’ici et en même temps cette unité de vues si nécessaire, qu’il est impossible d’obtenir d’une manière durable dans une constitution fédérative. Il serait possible même d’établir une forme de constitution telle que toute loi, ou du moins toute loi importante, fût aussi réellement l’expression de la volonté générale des citoyens qu’elle peut l’être dans le conseil général de Genève; et alors il serait impossible de ne pas la regarder comme une vraie démocratie. (K.) 

Note_17 On ne vit alors dans la vente de ces offices qu’un moyen d’avoir de l’argent: il en fut de même lorsque François Ier vendit les charges de judicature, lorsque Henri III vendit les maîtrises dans les arts et métiers. Mais dans la suite on s’est avisé de faire l’apologie de ces usages honteux ou tyranniques, de les regarder comme de belles institutions politiques, liées avec l’esprit de la nation et avec la constitution de État. (K.)