Notes.

Note_1 Allusion à la mort de Barneveldt. Voyez chapitre clxxxvii. 

Note_2 Sur les convulsionnaires modernes voyez une note du Pauvre Diable et une note des Cabales (tome X); le chapitre xxxvii du Siècle de Louis XIV; et le Dictionnaire philosophique, au mot Convulsions.

Note_3 Voltaire joue sur le nom du diacre Pâris. 

Note_4 César Baronius, né en 1558, à Sora, dans le royaume de Naples, fut confesseur de Clément viii, bibliothécaire du Vatican et cardinal. Il fit paraître à Rome, de 1588 à 1593, en douze volumes in-folio, des annales ecclésiastiques qui vont de l’ère chrétienne à l’année 1198. (E. B.) 

Note_5 Les lettres de Gerbert, intéressantes pour l’histoire du xe siècle, ont été publiées par André Duchesne, dans le tome II de l’ouvrage intitulé Histoire Francorum scriptores cooetani. Paris, 1636, in-folio. (E. B.) 

Note_6 Jaroslaw, tsar des Russiens, dont Henri épousa la fille, résidait à Kiew (Kiovie); sa nation venait de se convertir à la foi chrétienne. 

Note_7 M. Ed. Gauttier, auteur de 1’Histoire des conquêtes des Normands en Italie, en Sicile et en Grèce, a trouvé quelques inexactitudes dans ce chapitre. (B.) 

Note_8 Les légats a latere, les plus éminents de tous, sont choisis parmi les personnes demeurant à Rome, à côté du pape; les légats envoyés prennent le titre de nonces; le titre de légat-né est attaché à quelques archevêchés. (B.) 

Note_9 Ou mieux Knut. (G. A.) 

Note_10 Ces quelques lignes sont insuffisantes pour donner une idée des événements. voyez Ang. Thierry, liv. iii. 

Note_11 C’était, au temps de Louis XIV, la principale occupation du roi Jacques à Saint-Germain. (G. A.) 

Note_12 Non seulement Louis XVI a été sacré, ce qui, dans ce siècle, ne pouvait avoir d’autre avantage que de prolonger un peu parmi le peuple le règne de la superstition, et de valoir de gros profits aux fournisseurs de la cour, mais même il a touché des écrouelles suivant l’usage établi. Louis XV en avait touché à son sacre. Une bonne femme de Valenciennes imagina qu’elle ferait fortune si elle pouvait faire accroire que le roi l’avait guérie. Moitié espérance, moitié crainte, des médecins constatèrent la guérison. L’intendant de Valenciennes (d’Argenson) s’empressa d’en envoyer le procès-verbal authentique; il reçut des bureaux la réponse suivante: Monsieur, la prérogative qu’ont les rois de France de guérir les écrouelles est établie sur des preuves si authentiques qu’elle n’a pas besoin d’être confirmée par des faits particuliers. Un siècle plus tôt, les bureaux eussent mis leur politique à paraître dupes; un siècle plus tard, aucun intendant n’osera plus leur envoyer des procès-verbaux de miracles, quand même il serait capable d’y croire. (K.) — La sainte ampoule avait été brisée le 6 octobre 1793; mais des fragments de la fiole et une partie du baume s’étant retrouvés, en 1825, on en fit la transfusion dans le saint chrême que renferme une fiole nouvelle (voyez le Moniteur du 26 mai 1825). Le sacre de S. M. Charles X eut lieu le 29 mai; et le surlendemain le roi alla à l’hôpital Saint-Marcoul: cent vingt et un malades scrofuleux avaient été réunis dans une salle, et furent présentés au roi qui, au lieu de les toucher, se contenta de leur dire, avec l’accent d’un tendre intérêt (voyez le Moniteur du 2 juin): Mes chers amis, je vous apporte des paroles de consolation; je désire bien vivement que vous guérissiez. Voltaire avait déjà parlé de la sainte ampoule au chapitre xiii. Voyez ce qui est dit dans le Dictionnaire philosophique, au mot Écrouelles; et dans la Correspondance, la lettre du roi de Prusse, du 27 juillet 1775. (B.) 

Note_13 Robert la rencontra près d’un ruisseau, lavant du linge, et fit marché avec les parents. Quant à son nom, Aug. Thierry dit qu’elle s’appelait Arlète, nom corrompu en langue romane de l’ancien nom danois Herlève. (G. A.) 

Note_14 Guillaume, fils d’Osbern, sénéchal de Normandie. 

Note_15 C’est une erreur. Voyez le récit de la bataille dans Augustin Thierry. 

Note_16 Les soixante paroisses que Guillaume fit détruire étaient situées entre Salisbury et la mer. M. Aug. Thierry se demande si Guillaume n’avait pas pour objet spécial d’assurer à ses recrues de Normandie un lieu de débarquement sûr. (G. A.) 

Note_17 Chapitre xxxi. 

Note_18 Voltaire a déjà parlé d’un mariage semblable. Mais, suivant l’usage musulman adopté par la plupart des princes de l’Espagne chrétienne, Alonzo n’admit dans sa couche Zaïda, fille de Ben-Aden, émir de Séville, que comme concubine et non comme épouse. Les réflexions dont Voltaire fait suivre ce fait sont également fausses. Quant au surnom de Rodrigue, Al Cambitour (Campeador), c’est tout bonnement celui qu’on trouve dans les chroniques arabes, comme chez les chrétiens on disait le Cid. (G. A.) 

Note_19 Voltaire, dans cette histoire du Cid, suit trop à la lettre la légende espagnole. Loin d’être un parfait chevalier, le Cid Campéador n’était qu’une espèce de condottiere, louant ses services à qui les payait le mieux, Arabes ou chrétiens. La petite souveraineté qu’il établit à Valence, vassale de nom de la Castille, était indépendante de fait. Sa femme s’appelait bien Ximena. (G. A.) 

Note_20 Ou plutôt 1099. 

Note_21 « Si vous trouvez un précepte qui défende ou un crime ou une action honteuse (aut facinus aut flagitium), qui prescrive une conduite sage ou un acte de bienfaisance, ce précepte n’est pas une figure; mais si un précepte paraît ordonner un crime ou une action honteuse, s’il paraît condamner une conduite sage ou un acte de bienfaisance, il faut l’entendre dans le sens figuré. « Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme, si vous ne buvez point son sang, vous n’aurez point la vie au dedans de vous. » Ce précepte semble ordonner un crime ou une action honteuse. C’est donc une figure qui nous ordonne de nous unir à la passion du Seigneur, et de garder dans notre mémoire avec douceur et avec fruit que sa chair a été crucifiée et blessée pour nous. 

« Si praeceptiva locutio est aut flagitium aut facinus vetans, aut utilitatem aut beneficentiam jubens, non est figurata. Si autem flagitium aut facinus videtur jubere, aut utilitatem aut beneficentiam vetare, figurata est. Nisi manducaveritis, inquit, carnem filii hominis, et sanguinem biberitis, non habebitis vitam in vobis, facinus vel flagitium videtur jubere: figura est ergo praecipiens passioni dominicae communicandum, et suaviter atque utiliter recondendum in memoria, quod pro nobis caro ejus crucifixa et vulnerata sit. » Saint Augustin, livre iiie de la Doctrine chrétienne.

Au concile de Constantinople, en 754, plus de trois cents évêques dirent que l’eucharistie était la seule image permise de Jésus-Christ; que cette image était sous la figure de pain, parce que si elle avait eu l’apparence de la figure humaine, elle aurait pu entraîner à l’idolâtrie, etc.: ils paraissaient donc ne pas admettre la réalité. Dans le second concile de Nicée, où celui de Constantinople fut rejeté, et que nous regardons comme oecuménique, on répondit à ces raisonnements, et on se rapprocha davantage de la doctrine actuelle de l’Église romaine; mais cette discussion paraît moins intéresser le concile que le culte des images, et on ne la traite qu’incidemment. Le concile de Francfort, en Occident, rejeta, comme on sait, ce second concile de Nicée, sans faire aucune attention à cette dispute sur l’eucharistie. Mais l’on pouvait présager dés lors que les querelles sur la réalité ne tarderaient pas à troubler l’Église. 

Ces actes du second concile de Nicée. qui prouvent d’ailleurs dans quelle ignorance et dans quelle honteuse crédulité l’Église était alors plongée, sont antérieurs à Paschase Ratbert.

Remarquons que la réalité, ou du moins la doctrine qui s’en approchait le plus, avait pour partisans ceux du culte des images; et que les décisions de l’Église ont toujours été en faveur de l’opinion la plus opposée à la raison, et la plus propre à frapper les esprits du peuple. (K.) 

Note_22 Ou mieux Ratramne. (G. A.) 

Note_23 On pouvait cependant prévoir déjà les guerres purement religieuses. Le concile de Paris, tenu contre Bérenger, en 1050, déclare que « si Bérenger ne se rétractait avec ses sectateurs, toute l’armée de France ayant le clergé à la tête, en habit ecclésiastique irait les chercher quelque part qu’ils fussent, et les assiéger jusqu’à ce qu’ils se soumissent à la foi catholique, ou qu’ils fussent pris pour être punis de mort. » (fleuri.) (K.) 

Note_24 Voyez ci-après chapitre lxxxii, et le Dictionnaire philosophique, au mot Ane.

Note_25 Chapitre xxiii. 

Note_26Voyez le Dictionnaire philosophique, à l’article Donations. (Note de Voltaire.

Note_27 Chapitre xl. 

Note_28 Voyez le Dictionnaire philosophique, article Grégoire VII.
Benoît XIII imagina dans le xviiie siècle de canoniser ce pape ennemi des rois et de tente autorité séculière; ce perturbateur de l’Europe, l’auteur de tant de guerres et de scandales; l’amant hypocrite ou du moins le directeur très indiscret de Mathilde; le séducteur, qui avait abusé de son crédit sur sa pénitente pour se faire donner son patrimoine; un homme enfin convaincu par ses propres lettres d’avoir commis un parjure, et d’avoir fait de fausses prophéties, c’est-à-dire d’avoir été un insensé ou un fripon. Voilà les hommes que, dans le siècle où nous vivons, Rome met au nombre des saints! Et les prêtres de l’Église romaine osent encore parler de morale! ils osent accuser de sédition ceux qui prennent la défense de l’humanité contre leurs prétentions séditieuses! 

Le parlement de Paris voulut sévir contre cet attentat de Benoît XIII; mais le cardinal de Fleury trahit, en faveur de la cour de Rome, les intérêts de son prince et ceux de la nation. Ce n’est pas que Fleury fût dévot, ni même hypocrite; mais il aimait par goût les intrigues de prêtres, et il baissait les parlements, que sa poltronnerie lui faisait croire dangereux pour l’autorité royale. (K.) 

Note_29 Autrement dit Anaclet. (G. A.) 

Note_30 Arnaud ou Arnaldo de Brescia tint dix ans à Rome, rappelant aux citoyens les gloires de la grande république. Le pape se réclama de l’empereur contre lui. On le brûla vif devant la porte du Peuple, à l’heure du matin où la ville dormait encore. Ses cendres furent jetées dans le Tibre, de peur que le peuple n’honorât ses reliques comme celles d’un martyr. Il y eut pourtant un mouvement populaire si violent que l’empereur dut prendre la fuite. Mais la république n’en était pas moins morte. (G. A.) 

Note_31 Voltaire poursuit l’histoire de la querelle des investitures, laissant de côté les croisades qu’il doit raconter en bloc. 

Note_32 L’empereur Henri IV avait accordé le titre de roi à Vratislas II, sans que celui de royaume fût affecté au pays qu’il gouvernait. Cette singularité se présente plusieurs fois dans l’histoire de Bohême; ce fut l’empereur Philippe qui, en 1198, créa héréditaire, en faveur de Prémislas II, le titre de roi de Bohême. (B.) 

Note_33 Après avoir battu l’empereur à Lugnano. 

Note_34 Ou trouvera la mort de Frédéric Barberousse racontée avec plus de détails dans les Annales de l’Empire. Voltaire glissa dans cet ouvrage nombre de morceaux de son Essai, qui n’était pas encore publié. Aussi ne doit-on pas s’étonner de ne rien lire ici de l’histoire intérieure de l’Allemagne, puisqu’elle est entièrement esquissée dans les Annales de l’Empire.

Note_35 Voyez, dans la Correspondance, la lettre à Burigny, du 24 février 1757. 

Note_36 C’est cet empereur Philippe qui érigea la Bohême en royaume. Il fut assassiné par un seigneur de Vitelsbach, en 1208. (Note de Voltaire.

Note_37 Voyez le chapitre xxxviii, où Voltaire dit que le royaume était sans chef, sans police, sans ordre; et le commencement du chapitre xxxix. 

Note_38 Saint Matthieu, v, 31-32. 

Note_39 Saint Luc, xvi, 18. 

Note_40 Chapitre xlviii. 

Note_41 Voltaire veut probablement parler de ce qu’il a dit dans les Annales de l’Empire, années 858-865. 

Note_42 Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Yvetot.