Notes.

Note_1 Dans le Diarium romanum. (Note de Voltaire.) 

Note_2 Voyez la note des éditeurs de Kehl dans la pièce de vers intitulée la Mule du Pape

Note_3 Comment accorder tant d’artifice et tant de bêtise? C’est que les hommes ont toujours été fourbes, et qu’alors ils étaient fourbes et grossiers. (Note de Voltaire.) 

Note_4 L’usage de prier à genoux dans les temples s’introduisit peu à peu avec l’opinion de la présence réelle; il dut par conséquent commencer dans l’Occident, où il paraît que cette opinion a pris naissance. Après avoir été une idée pieuse de dévots enthousiastes, cette opinion devint la croyance commune du peuple et d’une grande partie des théologiens, vers le xve siècle, et enfin un dogme de l’Église romaine, au temps du concile de Trente. L’Église de Lyon avait conservé jusqu’à ces dernières années l’ancien usage d’assister debout à la messe, sans savoir que cet usage était une preuve toujours subsistante de la nouveauté du dogme de la présence réelle. 

Note_5 En effet toutes les misérables querelles des théologiens n’ont jamais été que des disputes de grammaire, fondées sur des équivoques, sur des questions absurdes, inintelligibles, qu’on a mises pendant quinze cents ans à la place de la vertu, (Note de Voltaire.) 

Note_6 Dans son Histoire des iconoclastes, tome x de ses Oeuvres complètes, publiées, en 1686 et 1687, à Paris, en quatorze volumes in-4°. Le Catalogus des principaux écrivains du Siècle de Louis XIV contient, de Voltaire, une note favorable à cet auteur, dont les histoires de la Ligue, des Croisades, du Luthéranisme, du Calvinisme, de la Décadence de l’Empire, eurent un moment de grande vogue. Louis Maimbourg, né à Nancy en 1620, était entré tout jeune dans la compagnie de Jésus; mais il en fut expulsé par ordre du pape à cause de son attachement aux idées gallicanes. Louis xiv le pensionna, et lui assura une retraite à l’abbaye de Saint-Victor, où Maimbourg mourut en 1686. (E. B.) 

Note_7 On peut voir dans les Capitulaires la loi par laquelle Charles établit la peine de mort contre les Saxons qui se cacheront pour ne point venir au baptême, ou qui mangeront de la chair en carême. Des fanatiques ignorants ont nié l’existence de cette loi, que Fleuri a eu la bonne foi de rapporter. Quant au tribunal Veimique, établi par Charlemagne et détruit par Maximilien, on peut consulter l’article Tribunal secret de Vestphalie dans l’Encyclopédie, tome xvi. On a eu soin d’y citer les historiens et les publicistes allemands qui ont parlé de cette pieuse institution de saint Charlemagne. (K.) 

Note_8 M. Renouard a remarqué que Voltaire confond ici le patrice avec le patricien. (B.) 

Note_9 Voyez l’annaliste Rerum Italicarum, tome ii. (Note de Voltaire.) 

Note_10 Voyez les Éclaircissements (Mélanges, année 1763). (Note de Voltaire.) 

Note_11 On prétend que cet acte d’Othon est faux, ce qui réduirait cette opinion à une simple tradition. (Note de Voltaire.) 

Note_12 Code diplomatique, p. 4. (Note de Voltaire.) 

Note_13 Voltaire désigne ici Charles Rollin, qui fut successivement professeur d’éloquence au collège de France, recteur de l’Université, et principal du collège de Beauvais. Il publia, en 1730, l’Histoire ancienne des Égyptiens, des Carthaginois, des Assyriens, des Mèdes, des Perses, des Grecs, etc. 12 vol. in-12. (E. B.) 

Note_14 Toute cette partie des lettres du pape ne fut pas même lue dans le concile, par ménagement pour Irène et pour Taraise. M. de Voltaire a fort adouci le scandale de la conduite plus politique que religieuse d’Adrien. Voyez Fleuri, et les pièces originales de ces temps barbares, qui ont été recueillies par les érudits des derniers siècles. (K.) 

Note_15 Autrement dit: le culte de latrie. (G. A.) 

Note_16 Il s’agissait de l’hérésie des adoptiens, soutenue par Félix et Élipaud. Ils disaient que Jésus-Christ n’est fils de Dieu que par adoption et par grâce, le distinguant ainsi du Verbe, fils de Dieu par nature. Voltaire explique mal cette affaire. (G. A.) 

Note_17 Voyes, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Fausses décrétales. 

Note_18 Chapitre ix. 

Note_19 Marculfe, moine du viie siècle, a laissé un recueil précieux des formules de tous les actes publics et privés, donations, testaments, contrats de mariage, manumissions, ventes, etc. Ce recueil a été publié à Paris, en 1613, par Jérôme Bignon; à Francfort, la même année, dans le Codex legum antiquarum, de Lindenbrok; et à la suite des Capitularia regum francorum, en 1677. (E. B.) 

Note_20 On plutôt Fastrade. (G. A.) 

Note_21 Que d’autres nomment le quatrième. (Note de Voltaire.) 

Note_22 Voyez les Éclaircissements. (Mélanges, année 1763). (Note de Voltaire.) 

Note_23 Chapitre xvii. 

Note_24 Voyez le chapitre des Duels, ci-après, chapitre c. (Note de Voltaire.) 

Note_25 Dans le recueil intitulé Capitularia regum francorum, Paris, 1677, 2 vol. in-folio. Étienne Baluze était bibliothécaire de Colbert et professeur de droit canon au collège de France. Quelques allégations de son Histoire de la maison d’Auvergne ayant déplu à Louis xiv, le savant fut relégué successivement à Rouen, à Tours et à Orléans, et ne rentra en grâce qu’après un long exil. (E. B.) 

Note_26 Chapitre Ier. 

Note_27 Chapitre XII. 

Note_28 Chapitre XIII. 

Note_29 Il est le premier roi qui ait cru ajouter à ses droits en se faisant sacrer, et il fut le premier que les prêtres chassèrent du trône. Obligé, en qualité de pénitent et de moine, de quitter la royauté, il choisit un successeur qui assembla un concile à Tolède. Ce concile formé, comme tous ceux d’Espagne et des Gaules du même temps, d’un grand nombre d’évêques et de quelques seigneurs laïques, déclara les sujets de Vamba dégagés envers lui du serment de fidélité, et anathématisa quiconque ne reconnaîtrait point le nouveau roi, qui se garda bien de se faire sacrer. L’aventure de Vamba dégoûta les rois d’Espagne de cette cérémonie. (K.) 

Note_30 Le Dictionnaire de l’Académie, édition de 1762, dit que le Dom est pour les religieux. (B.) 

Note_31 Voyez chapitre xxv.