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Notes.
Note_1
Cet ouvrage fut composé on 1740, pour Mme du Châtelet,
amie de l’auteur. Aucune des compilations universelles qu’on a vues depuis
n’existait alors. (Note de Voltaire.)
Note_2
Il croît naturellement en Sicile une plante dont le grain ressemble
beaucoup au froment, et qu’on a pris pour du froment naturel; mais les
botanistes ont observé des différences très marquées
entre cette plante et le froment. (K.)
Note_3
Cependant César, dans ses Commentaires (de Bello gallico,
I, 29), rapporte que le rôle qu’il trouva après une victoire
dans le camp des Suisses ou Helvétiens était écrit
en grec. (B.)
Note_4
Voyez Introduction, paragraphe à iii; et tome Ier
du Théâtre, dans Zaïre, acte I, scène
i.
Note_5
M. Daunou remarque que: « En 1453 Il ne restait à Constantinople
que l’esprit du Bas-Empire; il y avait longtemps que l’esprit de l’ancienne
Grèce avait disparu. Les Turcs n’ont guère asservi que des
théologiens, des courtisans et un peuple déjà esclave.
»
Note_6
C’est d’après l’édition de 1761 que je rétablis les
onze mots qui suivent. (B.)
Note_7
Voyez Introduction, paragraphe Ier.
Note_8
Voyez une note des éditeurs de Kehl sur l’ouvrage intitulé
Dissertation
sur les changements arrivés dans notre globe (dans les Mélanges,
année 1746).
Note_9Introduction,
paragraphe
xviii.
Note_10
Quelle étrange conformité n’y a-t-il pas entre ce nom de
Hiao et le Iao ou Jehova des Phéniciens et des Égyptiens
Cependant gardons-nous de croire que ce nom de Iao ou Jehova vienne
de la Chine. (Note de Voltaire.)
Note_11
Voyez Introduction, paragraphe xxiv.
Note_12
D’après les documents officiels, la population de la Chine était,
en 1825, de 352,866,012 habitants, et le total des troupes se montait à
1,263,000 hommes. En 1762, c’est-à-dire au moment où Voltaire
écrivait, on comptait en Chine, d’après Grosier, 198,214,553
habitants. La population aurait donc augmenté, en moins de soixante-dix
ans, de plus de 150 millions d’hommes. (G. A.)
Note_13
Voyez les Lettres édifiantes, xixe recueil, pages
292-293.
Note_14
Le revenu du gouvernement chinois est aujourd’hui, dit-on, de 350 et quelques
millions de francs. Quelle différence avec nos budgets! Mais il
faut remarquer qu’en Chine un franc de France représente peut-être
dix fois sa valeur. (G. A.)
Note_15
Il paraît qu’elle ne l’est pas encore. (B.)
Note_16
Livre VIII, chapitre xxi.
Note_17
Voyez le Dictionnaire philosophique, article Chine.
Note_18
Louis Le Comte, jésuite, alla à Pékin en 1688. On
a de lui: Nouveaux Mémoires sur l’état présent
de la Chine, 1696, 3 vol.; et une Lettre à M. le duc du Maine
sur les cérémonies de la Chine; deux ouvrages condamnés
à Rome en 1702. (G. A.)
Note_19
Voyez l’édit de l’empereur Yontchin, rapporté dans les Mémoires
de la Chine, rédigés par le jésuite de Halde.
Voyez aussi le poème de l’empereur Kienlong. (Note
de Voltaire.)
Note_20
Ferdinand Navarette, dominicain, alla en Chine en 1659 et y resta jusqu’en
1672. On a de lui: Traité historique, politique, moral et religieux
de la monarchie de la Chine, 1676.
Note_21
Bayle, Pensées diverses écrites à un docteur de
Sorbonne à l’occasion de la comète qui parut au mois de décembre
1680. — Il y est dit qu’une société d’athées pratiquerait
les actions civiles et morales aussi bien que les pratiquent les autres
sociétés, pourvu qu’elle fit sévèrement punir
les crimes et qu’elle attachât de l’honneur et de l’infamie à
certaines choses. (G. A.)
Note_22
Voltaire reparle d’Olopuën dans la quatrième de ses Lettres
chinoises, etc. (Voyez Mélanges, année 1776.)
Une critique de l’opinion de Voltaire sur Olopuën se lit dans le Journal
des savants, octobre 1821.
Note_23
Voyez le Dictionnaire philosophique, au mot Chine. (Note
de Voltaire.)
Note_24
Chapitres cxlii et cxliii.
Note_25
On ne peut former que des conjectures incertaines sur ce que les Grecs
ont dû de connaissances astronomiques ou géométriques,
soit aux Orientaux, soit aux Égyptiens. Non seulement nous n’avons
point les écrits de Pythagore ou de Thalès; mais les ouvrages
mathématiques de Platon, ceux même de ses premiers disciples
ne sont point venus jusqu’à nous. Euclide, le plus ancien auteur
de ce genre dont nous ayons les écrits, est postérieur d’environ
trois siècles au temps où les philosophes grecs allaient
étudier les sciences hors de leur pays. Ce n’était plus alors
l’Égypte qui instruisait la Grèce, mais la Grèce qui
fondait une école grecque dans la nouvelle capitale de l’Égypte.
Observons qu’il ne s’était passé qu’environ trois siècles
entre le temps de Pythagore, qui découvrit la propriété
si célèbre du triangle rectangle, et Archimède. Les
Grecs, dans cet intervalle, avaient fait en géométrie des
progrès prodigieux; tandis que les Indiens et les Chinois en sont
encore où ils en étaient il y a deux mille ans.
Ainsi, dès qu’il s’agit de découvertes,
pour peu qu’il y ait de dispute, la vraisemblance paraît devoir toujours
être en faveur des Grecs.
On leur reproche leur vanité nationale, et avec
raison; mais ils étaient si supérieurs à leurs voisins,
ils ont été même si supérieurs à tous
les autres hommes, si l’on en excepte les Européans des deux derniers
siècles, que jamais la vanité nationale n’a été
plus pardonnable. (K.)
Note_26
Voyez le Dictionnaire philosophique, au mot ANGE, et surtout la
Lettre
à M. du M***, membre de plusieurs académies, sur plusieurs
anecdotes, dans les Mélanges (année 1776).
Note_27
Voltaire désigne par ce mot le Code de Manou, Manava-Dharma-Sastra.
Quant
au passage qu’il cite, ce n’est pas, si l’on veut, le début du livre;
mais la phrase se trouve dans le commencement, si nous ne nous trompons:
« Celui que l’esprit seul peut percevoir, qui échappe aux
organes des sens, qui est sans parties visibles, éternel, l’âme
de tous les êtres, etc..., ayant résolu dans sa pensée
de faire émaner de sa substance les diverses créatures...,
etc. » Voilà bien ce que cite Voltaire. Pour le livre qu’il
appelle le Veidam, c’est la collection des Védas, dont on
connaît aujourd’hui quatre parties: le Rig-Véda, l’Yadjour-Véda,
le
Sama-Véda, et l’Atharva-Véda. Il y a bien des
erreurs dans ce chapitre III, mais il ne faut pas oublier que voilà
cinquante ans seulement que nous avons quelques notions précises
sur l’Inde. (G. A.)
Note_28
Voyez le Dictionnaire philosophique, aux mots Adam, Alcoran, Ange,
Ézour-veidam; et la neuvième des Lettres chinoises, dans
les Mélanges (année 1776).
Note_29
Le serpent dont il est parlé dans la Genèse devint
le principal mauvais ange. On lui donna tantôt le nom de Satan, qui
est un mot persan, tantôt celui de Lucifer, étoile du matin,
parce que la Vulgate traduisit le mot Hélel par celui de
Lucifer (voyez Introduction, paragraphe xlviii). Isaïe, insultant
à la mort d’un roi de Babylone, lui dit par une figure de rhétorique:
Comment
es-tu, tombée du ciel, étoile du matin, Lucifer?
On a
pris ce nom pour celui du diable, et on a appliqué ce passage à
la chute des anges. C’est encore le fondement du poème de Milton.
Mais Milton est bien moins raisonnable que le Shasta Indien. Le
Shasta ne pousse point l’extravagance jusqu’à faire déclarer
la guerre à Dieu par les anges ses créatures, et à
rendre quelque temps la victoire indécise. Cet excès était
réservé à Milton.
N. B. Tout ce morceau est tiré principalement
de M. Howel, qui a demeuré trente ans avec les brames, et qui entend
très bien leur langue sacrée. (Note
de Voltaire.)
Note_30
Chapitre Ier.
Note_31
J-B. Rousseau. (Note de Voltaire.)
Note_32
Ce manuscrit est à la Bibliothèque du Roi, où chacun
peut le consulter. Il avait été donné à l’auteur
par M. de Modave, qui revenait de l’Inde. (Note
de Voltaire.) — Voyez Lettre à d’Alembert, du
8 octobre 1760.
— Loin d’être un des Védas, ce prétendu
Yadjour-Véda,
ou Ézour-Veidam, n’est qu’un traité de controverse
contre le vichnouisme, écrit très probablement par quelque
missionnaire chrétien caché sous le manteau d’un brame. Voyez
Encyclopédie nouvelle, article Brachmane. (G. A.)
Note_33
Dans l’Introduction, paragraphe vi, il est dit qu’Adimo est fils
de Brama.
Note_34
Le Shasta est beaucoup plus sublime. Voyez le Dictionnaire philosophique,
au
mot Ange. (Note de Voltaire.)
Note_35
Premier tome, page 223. (Note de Voltaire.)
Note_36
Ce renvoi de Voltaire, ajouté dans l’édition de 1775, ne
peut regarder, comme on l’a dit avant moi, l’ouvrage intitulé Un
Chrétien contre six Juifs, qui est de 1776. Il s’agit du morceau
publié au moins dès 1765, et qui, dans le Dictionnaire
philosophique, forme la xie section au mot Ame. (B.)
Note_37
Cet extrait du Sadder et les réflexions qui le suivent jusques
à l’alinéa qui commence par les mots: La doctrine des
deux principes, parurent pour la première fois dans les Remarques
pour servir de supplément à l’Essai sur l’Histoire générale,
etc.,
1763, in-8°; ils formaient la xie remarque. (B.)
Note_38
Voltaire protesta contre cette phrase qui se trouvait déjà
dans l’édition de Jean Néaulme: « Nous avons trouvé,
page 39 du manuscrit, fait-il écrire par le notaire: le roi de
Perse eut un fils qui, s’étant fait chrétien, fut indigne
de l’être et se révolta contre lui. Dans l’édition
de Jean Néaulme, on a supprimé ces mots essentiels: fut
indigne de l’être. » Et Voltaire, ayant protesté,
a maintenu, comme on peut voir, la suppression des mots essentiels. (G.
A.)
Note_39
Un anonyme ayant publié une Critique de l’Histoire universelle
de M. de Voltaire, au sujet de Mahomet et du mahométisme, in-4°
de quarante-trois pages, c’est en réponse que Voltaire fit imprimer
sa Lettre civile et honnête, qu’on trouvera dans les Mélanges,
année
1760.
Note_40
Voyez le Koran et la préface du Koran, écrite
par le savant et judicieux Sale, qui avait demeuré vingt-cinq ans
en Arabie. (Note de Voltaire.)
Note_41
Les auteurs de l’Art de vérifier les dates disent que l’époque
de cette expulsion est le 16 juillet 622; mais les auteurs de la Biographie
universelle font observer que le départ de Mahomet de la Mecque
n’eut lieu que le 5 raby 1er de cette année, et son arrivée
à Médine le mardi 16 du même mois (28 septembre 622)
Néanmoins on a fait remonter le commencement de cette ère
au premier jour de l’année, c’est-à-dire à soixante-huit
jours avant la fuite de Mahomet. (B.)
Note_42
Le 13e jour de raby 1er de la XIe année de
l’hégire (8 juin 632).
Note_43
Ou plutôt Lébid. (G. A.)
Note_44
Lisez le commencement du Koran; il est sublime. (Note
de Voltaire.)
Note_45
Année 15 de l’hégire, 637 de l’ère vulgaire.
Note_46
Ce chapitre n’existait pas dans l’édition primitive. Il n’y avait
sur l’Alcoran que quelques mots qui se trouvaient dans le chapitre
précédent, et qui ont servi de noyau à celui-ci. (G.
A.)
Note_47
Dans l’édition de Néaulme, on lisait: « Mais le vulgaire,
qui ne voit point ces fautes, les adore, et les docteurs emploient
un déluge de paroles pour les pallier. » Voltaire protesta
contre le mot docteurs, qui se trouvait, disait-il, mis par affectation
dans cette dernière phrase, au lieu du mot imans. (G. A.)
Note_48
Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Arot et Marot. (Note
de Voltaire.)
Note_49
Voyez: sur les Albigeois, l’Essai sur les Moeurs, chap. lxii, Histoire
du Parlement, chap. xix, et l’écrit intitulé Conspirations
contre les peuples (dans les Mélanges, année 1766);
— sur les Vaudois, l’Essai, chap. cxxxviii et l’écrit sur
les Conspirations; — sur les Hussites, l’Essai, chap. lxxii;
— sur Mérindol le chapitre xlii de Dieu et les Hommes (Mélanges,
année
1769), et à opuscule sur les Conspirations;
— sur
Cabrières, ce dernier écrit, sur le massacre de Vassy. l’Essai
sur les Moeurs, chap. clxxi; — sur la Saint Barthélemy,
l’Essai
sur les guerres civiles (à la suite de la Henriade,
tome
VIII) le chap xlii de Dieu et les Hommes, et l’écrit sur
les Conspirations; sur les massacres d’Irlande, ce dernier opuscule,
et l’Essai sur les Moeurs, chapitre clxxx; — sur les massacres de
douze millions d’hommes égorgés en Amérique au nom
de Jésus-Christ et de la bonne Vierge la mère, le morceau
déjà cité des Conspirations contre les peuples.
(B.)
Note_50
Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Voyage de Saint
Pierre à Rome.
Note_51
Voyez le Dictionnaire philosophique, article Dioclétien.
Note_52
Voyez les Éclaircissements historiques sur cette Histoire
générale (dans les Mélanges, année 1763).(Note
de Voltaire.)
Note_53
Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Dioclétien.
Note_54
Peut-être faut-il lire ici: Une lettre d’un prétendu roi d’Édesse
à Jésus-Christ, et la réponse de Jésus-Christ.
Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, le mot Apocryphes. (B.)
Note_55
On donne à ce prétendu roi le nom propre d’Abgare: «
Le roi Abgare à Jésus; » et Abgare était le
titre des anciens princes de ce petit pays. (Note
de Voltaire.)
Note_56
Lefranc, évêque du Puy-en-Velay, dans une pastorale aux habitants
de ce pays, a pris le parti de tous ces outrages ridicules faits à
la raison et à la vraie piété. Que ne dit-il aussi
que le prépuce de la verge de Jésus-Christ, soigneusement
gardé au Puy-en-Velay, et une vieille statue d’Isis qu’on y prend
pour une image de la Vierge, sont des pièces authentiques? Quelle
infamie de vouloir toujours tromper les hommes! et quelle sottise de s’imaginer
qu’on les trompe aujourd’hui. (Note de Voltaire.)
Note_57
Eusèbe, Panégyrique de Constantin, chapitres iv et v. (Note
de Voltaire.)
Note_58
Chapitre ix.
Note_59N.
B. Ces propres paroles se trouvent au livre XXII d’Ammien Marcellin,
chap. v. Un misérable cuistre de collège, ex-jésuite,
nommé Nonotte, auteur d’un libelle intitulé Erreurs de
Voltaire, a osé soutenir que ces paroles ne sont point dans
Ammien Marcellin. Il est utile qu’un calomniateur ignorant soit confondu.
Nullas
infestas hominibus bestias, ut sunt sibi ferales plerique christianorum,
expertus. Ammien.
Idem dicit Chrysostomus, homelia in Ep. Pauli ad Cor.,
ajoute
naïvement Henri de Valois dans ses notes sur Ammien, page 301 de l’édition
de 1681. (K.)
Note_60
Voyez l’ouvrage connu sous le titre de Décret
de Gratien, ou cette pièce est insérée. Ce décret
est une compilation faite par Gratien, bénédictin du xiie
siècle. (K.)
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