Notes.

Note_1 De très profonds érudits ont prétendu que le marché se faisait bien dans le temple, mais qu’il ne se consommait que dehors. Strabon dit en effet qu’après s’être livrée à l’étranger, hors du temple, la femme retournait chez elle. Où donc se consommait cette cérémonie religieuse? ce n’était ni chez la femme, ni chez l’étranger, ni dans un lieu profane, où le mari, et peut-être un amant de la femme, qui auraient eu le malheur d’être philosophes et d’avoir des doutes sur la religion de Babylone, eussent pu troubler cet acte de piété. C’était donc dans quelque lieu voisin du temple destiné à cet usage, et consacré à la déesse. Si ce n’était point dans l’église, c’était au moins dans la sacristie. (K.) 

Note_2 Voyez la Défense de mon oncle, chapitre V (Mélanges, année 1767). 

Voyez aussi une note sur l’article Amour socratique, dans le Dictionnaire philosophique. (K.) 

Note_3 Voyez les réponses à celui qui a prétendu que la prostitution était une loi de l’empire des Babyloniens, et que la pédérastie était établie en Perse, dans le même pays. On ne peut guère pousser plus loin l’opprobre de la littérature, ni plus calomnier la nature humaine. (Note de Voltaire.) 

Note_4 Dans l’Examen important de Mi1ord Bolingbroke, chapitre vi (voyez les Mélanges, année 1767), l’auteur a écrit Khaütereb. On lit Chaut-ereb dans une note sur le Discours de l’empereur Julien (Mélanges, 1768), et encore dans la seconde note de la Bible expliquée (Mélanges, 1776). (B.) 

Note_5 Cette manière d’entendre Sanchoniathon est très naturelle; elle est appuyée sur l’autorité de Bochart. Ceux qui l’ont critiquée savent sûrement très bien la langue grecque; mais ils ont prouvé que cela ne suffit pas toujours pour entendre les livres grecs. (K.) 

Note_6 Voyez ci-après l’Avant-Propos de l’Essai

Note_7 Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Abraham, seconde section. 

Note_8 La Genèse parle d’un grand nombre d’esclaves et de bêtes de somme donnés à Abraham, lorsque Pharaon le croyait seulement le frère de Sara; et quand il sortit d’Égypte, Pharaon y ajouta beaucoup d’or et d’argent. (K.) 

Note_9 Les échecs. 

Note_10 Paragraphe xi. 

Note_11 Voyez le Dictionnaire philosophique, articles Brachmanes, Ézour-Veidam, etc., et les chapitres iii et iv de l’Essai sur les Moeurs, etc. (Note de Voltaire.) 

Note_12 Essai sur les Moeurs, chapitre Ier 

Note_13 Voyez Essai sur les Moeurs, chapitre Ier. 

Note_14 Voyez les lettres du savant jésuite Parennin. (Note de Voltaire.) 

Note_15 Voyez seulement les estampes gravées dans la collection du jésuite du Halde. (Note de Voltaire.) 

Note_16 Voyez l’Essai sur les Moeurs, chapitre iii. 

Note_17 Ibid.

Note_18 Paragraphe xvi. 

Note_19 M. de Voltaire n’a en vue ici que les compilateurs modernes. Homère parle de cent chars qui sortaient de chaque porte de Thèbes; Diodore en compte deux cents; et c’est Pomponius Mela qui parle des dix mille combattants. Voyez la Défense de mon oncle, chapitre ix (dans les Mélanges, année 1767). (K.) 

Note_20 Quand on réduirait ces huit lieues à six, on ne retrancherait qu’un quart du ridicule. (Note de Voltaire.) 

Note_21 Nous avons entendu expliquer cette histoire de Sésostris d’une manière très ingénieuse, en la regardant comme une allégorie. Sésostris est le soleil, qui part à la tête de l’armée céleste pour conquérir la terre; les dix-sept cents enfants, nés le même jour que lui sont les étoiles: les Égyptiens en devaient connaître à peu près ce nombre. Mais que cette fable soit une allégorie astronomique, ou un conte qui ne signifie rien, il est toujours également ridicule de la regarder comme une histoire. (K.) 

Note_22 Il peut y avoir eu une colonie égyptienne sur les bords du Pont-Euxin, sans que Sésostris soit parti de l’Égypte avec 600,000 combattants pour conquérir la terre. Hérodote pouvait être à la fois un historien fabuleux et un mauvais logicien. (K.) 

Note_23 Dictionnaire philosophique, au mot Apis. 

Note_24 Voyez le Dictionnaire philosophique, article Initiation. (Note de Voltaire.) 
— Voltaire y déclare se dédire de l’opinion qu’il émet ici. 

Note_25 Le passage de Cicéron dont Voltaire rapporte le sens ne se trouve point dans le livre de Divinatione, comme Voltaire le dit ailleurs (chapitre V du Pyrrhonisme de l’histoire, dans les Mélanges, année 1768). Ce passage, habilement employé par Bayle dans son Dictionnaire, note H de l’article Averroès, est dans le traité de Natura deorum, III, 16: Cum fruges Cererem, vinum Liberum dicimus, genere nos quidem sermonis utimur usitato: ecquem tam amentem esse putas, qui illud quo vescatur deum credat esse?
Cicéron est mort quarante-trois ans avant l’ère vulgaire. 

Note_26 Credat Judaeus Apella. Hor., lib. I, sat. v, v. 100. 

Note_27 Origène, liv. VIII. (Note de Voltaire.)