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Notes.
Note_1
M. F.Em. di Pietro, dans sa Notice sur laville d’Aigues-Mortes,
Montpellier, 1821, in-8°, établit que depuis saint Louis la
mer n’a pas reculé de dix pieds devant Aigues-Mortes. (B.)
Note_2
Voyez dans les Mélanges, année 1746, les notes des
éditeurs de Kehl à la Dissertation sur les changements
arrivés dans notre globe; et année 1768, les Singularités
de la nature.
Note_3
Voyez Essai sur les Moeurs, chapitre cxli.
Note_4
Voyez, dans Histoire Naturelle de M. de Buffon (supplément,
tome IV, page 559, édition du Louvre), la description d’une Négresse
blanche amenée en France, et née dans nos îles de père
et mère noirs. Au reste, ce dernier fait n’est prouvé que
par des certificats dont l’autorité, très respectable dans
les tribunaux, l’est très peu en physique. (K.)
— Les albinos,
pas plus que les géants ou les nains, ne constituent une race particulière.
Buffon lui-même partagea longtemps l’erreur de Voltaire. Ce ne fut
que quarante ans après la publication de son grand ouvrage qu’il
exprima, sous forme de conjecture, que l’albinisme ne parait être
qu’une variété accidentelle de l’espèce. Aujourd’hui
cette conjecture est devenue une certitude. (G. A.)
Note_5
Voyez Essai sur les Moeurs, chapitre cxlv.
Note_6
Ou Réphan, ou Chevan, ou Kium, ou Chion etc. Amos, ch. v, 26; act.
vii, 43. « si l’on ne savait, à n’en pouvoir douter que les
Hébreux ont adoré les idoles dans le désert, non pas
une seule fois, mais habituellement et d une manière persévérante,
on aurait peine à se le persuader... C’est cependant ce qui est
incontestable, d’après le témoignage exprès d’Amos,
qui reproche aux Israëlites d’avoir porté dans leur voyage
du désert la tente du dieu Moloch, l’image de leurs idoles, et l’étoile
de leur dieu Remphan. » Bible de Vence, Dissertation sur l’idolâtrie
des Israëlites, à la tête des Prophéties
d’Amos. (K.)
Note_7Dea
Pertunda, Deus Stercutius. (Note de Voltaire.)
Note_8
Dans l’Essai sur les Moeurs, chapitre IV, il est dit que Brama naquit
d’Adimo. (B.) — Voltaire emprunte cette histoire au livre qu’on lui donna
faussement pour le second des Védas. (G. A.)
Note_9 Note
de Voltaire:
Leur pouvoir est constant, leur principe est divin;
Il faut que l’enfant croisse avant qu’il les exerce;
Il ne les connaît pas sous la main qui le berce.
Le moineau, dans l’instant qu’il a reçu le jour,
Sans plumes dans son nid, peut-il sentir l’amour?
Le renard en naissant va-t-il chercher sa proie?
Les insectes changeants qui nous filent la suie,
Les essaims bourdonnants de ces filles du ciel
Qui pétrissent la cire et composent le miel,
Sitôt qu’ils sont éclos forment-ils leur
ouvrage?
Tout s’accroît par le temps, tout mûrit avec
l’âge.
chaque être a son objet; et, dans l’instant marqué,
Marche, et touche à son but par la ciel indiqué
Poème de la loi naturelle,
IIe partie.
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Note_10
Essai
sur les Moeurs, chapitres xlv et xlvi.
Note_11
Lafitau, jésuite missionnaire, était allé au Canada.
Il publia, en 1723. Moeurs des Sauvages américains comparées
aux moeurs des premiers temps, 2 vol.; puis, en 1733, Histoire des
découvertes et des conquêtes des Portugais dans le nouveau
monde, 2 vol.
Note_12
Il paraît qu’il existe réellement en Amérique une petite
peuplade d’hommes barbus. Mais les Islandais avaient navigué en
Amérique longtemps avant Christophe Colomb, et il est possible que
cette peuplade d’hommes barbus soit un reste de ces navigateurs européans.
Carver, qui a voyagé dans le nord de l’Amérique
pendant les années 1766, 1767, 1768, prétend, dans son ouvrage
imprimé en 1778, que les sauvages de l’Amérique ne sont imberbes
que parce qu’ils s’épilent. Voyez Carver’s Travel, page 224;
l’auteur parle comme témoin oculaire. (K.) —
Voyez aussi la note de Voltaire lui-même sur le chapitre CLI.
Note_13
Il n’y a pas, à bien dire, de lions en Amérique; mais on
qualifie le puma de lion d’Amérique. (G. A.)
Note_14
On entend par premières peuplades des hommes rassemblés au
nombre de quelques milliers, après plusieurs révolutions
de ce globe. (Note de Voltaire.)
Note_15
On peut révoquer en doute ce fait dont Aristote ne parle pas, ni
aucun autre écrivain que Simplicius, qui vivait au Vie siècle
de notre ère. Ce qui est plus sûr, c’est que Ptolémée,
dans son Almageste, emploie trois éclipses de lune observées
à Babylone dans les années 719 et 720 avant notre ère.
On peut donc placer à cette date les plus anciennes observations
dignes d’être signalées. Toutefois, la remarque que Voltaire
va faire au quatrième paragraphe n’en reste pas moins entière.
(G. A.)
Note_16
Xixoutrou est le Xissutre dont il est question dans les Fragments sur
l’Inde, article vi (voyez Mélanges, année 1773);
dans le IIe des Dialogues d’Evhémère (Melanges,
année
1777), et dans le Dictionnaire philosophique au mot Ararat.
Note_17
Voyez l’article Système, dans le Dictionnaire
philosophique.
Note_18
Notre sainte religion, si supérieure en tout à nos lumières,
nous apprend que le monde n’est fait que depuis environ six mille années
selon la Vulgate, ou environ sept mille suivant les Septante.
Les interprètes de cette religion ineffable nous enseignent qu’Adam
eut la science infuse, et que tous les arts se perpétuèrent
d’Adam à Noé. Si c’est là, en effet le sentiment de
l’Église, nous l’adoptons d’une foi ferme et constante, soumettant
d’ailleurs tout ce que nous écrivons au jugement de cette sainte
Église, qui est infaillible. C’est vainement que l’empereur Julien,
d’ailleurs si respectable par sa vertu, sa valeur, et sa science, dit dans
son discours censuré par le grand et modéré saint
Cyrille, que, soit qu’Adam eut la science infuse ou non, Dieu ne pouvait
lui ordonner de ne point toucher à l’arbre de la science du bien
et du mal; que Dieu devait au contraire lui commander de manger beaucoup
de fruits de cet arbre, afin de se perfectionner dans la science infuse
s’il l’avait, et de l’acquérir s’il ne l’avait pas. On sait avec
quelle sagesse saint Cyrille a réfuté cet argument. En un
mot, nous prévenons toujours le lecteur que nous ne touchons en
aucune manière aux choses sacrées. Nous protestons contre
toutes les fausses interprétations, contre toutes les inductions
malignes que l’on voudrait tirer de nos paroles. (Note
de Voltaire.)
Note_19
Bel est le nom de Dieu. (Note de Voltaire.)
Note_20
Les points équinoxiaux répondent successivement à
tous les lieux du zodiaque, et leur révolution est d’environ 26,000
ans. Il est clair que ces points se trouvaient dans la balance, ou dans
les gémeaux, à l’époque où l’on a donné
des noms aux signes; en effet ils sont les seuls qui présentent
un emblème de l’égalité des nuits et des jours. Mais
en supposant les points équinoxiaux placés dans une de ces
constellations, il reste quatre combinaisons également possibles,
puisqu’on peut supposer également, soit l’équinoxe du printemps,
soit l’équinoxe de l’automne, dans le signe de la balance, ou dans
celui des gémeaux. Supposons 1° que l’équinoxe du printemps
soit dans la balance; le solstice d’été sera dans le capricorne,
celui d’hiver dans le cancer, et l’équinoxe d’automne dans le bélier.
Supposons 2° que l’équinoxe d’automne soit dans la balance;
le solstice d’été sera dans le cancer, celui d’hiver dans
le capricorne, et l’équinoxe du printemps dans le bélier.
Supposons 3° que l’équinoxe
du printemps soit dans les gémeaux; le solstice d’été
sera dans la vierge, celui d’hiver dans les poissons, et l’équinoxe
d’automne dans le sagittaire. Supposons enfin que l’équinoxe d’automne
soit dans les gémeaux; le solstice d’été sera dans
les poissons, le solstice d’hiver dans la vierge, et l’équinoxe
du printemps dans le sagittaire.
Si nous examinons ensuite ces quatre hypothèses,
nous trouverons d’abord un degré de probabilité en faveur
des deux premières: en effet, dans ces deux hypothèses, les
solstices ont pour signes le capricorne et le cancer, un animal qui grimpe,
et un qui marche à reculons, symboles naturels du mouvement apparent
du soleil et les deux dernières hypothèses n’ont pas cet
avantage. En comparant ensuite les deux premières, nous observerons
que la balance paraît devoir plus naturellement être supposée
le signe du printemps: 1° parce que le signe de cet équinoxe,
regardé partout comme le premier de l’année, doit avoir porté
de préférence l’emblème de l’égalité;
2° parce que le capricorne, animal qui cherche les lieux élevés,
paraît le signe naturel du mois où le soleil est plus élevé;
et que le cancer, quoiqu’il puisse être regardé comme un symbole
de l’un ou de l’autre solstice, paraît plus propre encore à
désigner le solstice d’hiver. Or, si nous préférons
la première hypothèse, le capricorne répond à
juillet; les mois d’août et de septembre, temps de l’inondation du
Nil, répondent au verseau et aux poissons, signes aquatiques; le
Nil se retire en octobre, dont le bélier est le signe, parce qu’alors
les troupeaux commencent à sortir; on cultive en novembre sous le
signe du taureau, et l’on recueille en mars sous le signe de la moissonneuse.
Il suffit donc, pour pouvoir accorder avec le climat de l’Égypte
les noms des douze signes du zodiaque, que ces noms leur aient été
donnés lorsque l’équinoxe du printemps se trouvait au signe
de la balance; c’est-à-dire qu’il faut reculer d’environ treize
mille ans l’invention de l’astronomie. Ce
système,
le plus naturel de tous ceux qui ont été imaginés
jusqu’ici, le seul qui s’accorde avec les monuments, et qui explique les
fables de la manière la moins précaire, est dû à
M. Dupuis. (K.) — Ce M.Dupuis,
qui siégea à la Convention en 1793, est l’auteur de l’Origine
de tous les cultes.
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