OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE PIÈCES EN VERS
| Index Voltaire | Poésies Mêlées | Pièces en vers | Commande CDROM |
SATIRES
Avertissement de Kehl. 
Le Bourbier.(1714)
La Crépinade. (1736)
Le Mondain. - 1736
Lettre de M. Melon.
Défense du Mondain; ou l’Apologie du luxe
Sur l’usage de la vie. Pour répondre aux critiques qu’on avait faites au Mondain. 
Le Pauvre diable, ouvrage en vers aisés de feu M. Vadé, mis en lumière par Catherine Vadé, sa cousine. 
A Maître Abraham Chaumeix.
La Vanité. - 1760
Le Russe à Paris, petit poème en vers alexandrins, composé à Paris, au mois de mai 1760, par M. Ivan Alethof, secrétaire de l’ambassade russe.
Les Chevaux et les ânes, ou Étrennes aux sots. - 1761
Eloge de l’hypocrisie. - 1766
Le Marseillais et le lion, par M. de Saint-Didier, secrétaire perpétuel de l’Académie de Marseille.-1768
Les Trois empereurs en Sorbonne, par M. l’abbé Caille. - 1768
Les Deux siècles. - 1771
Le Père Nicodème et Jeannot. - 1771
Les Systèmes. - 1772
Les Cabales. - 1772
La Tactique. - 1772
Le Dialogue de Pégase et du vieillard. - 1774
Le Temps présent, par M. Joseph Laffichard, de plusieurs académies. - 1775
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE SATIRES
| Index Voltaire | Poésies Mêlées | Pièces en vers | Commande CDROM |

NOTICE DE L'ÉDITION DE KEHL

M. de Voltaire a fait des satires comme Boileau, et comme Boileau il a peut être parlé trop souvent de ses ennemis personnels. Mais les ennemis de Boileau n’étaient que ceux du bon goût, et les ennemis de Voltaire furent ceux du genre humain. L’un fut injuste à l’égard de Quinault, auquel il ne pardonna jamais ni la mollesse aimable de sa versification, ni cette galanterie qui blessait l’austérité et la justesse de son goût. L’autre fut injuste envers J.-J. Rousseau, mais Rousseau s’était déclaré l’ennemi des lumières et de la philosophie. Il paraissait vouloir attirer la persécution sur les mêmes hommes qui avaient pris sa défense, lorsque lui-même en avait été l’objet. Mais M. de Voltaire fut de bonne foi ainsi que Boileau. Ils n’ont méconnu, l’un dans Quinault, l’autre dans Rousseau, que des talents pour lesquels leur caractère et leur esprit ne leur donnaient aucun attrait naturel. Si M. de Voltaire a pris quelquefois le ton violent et presque cynique de Juvénal, c’est qu’il avait à punir, comme lui, le vice et l’hypocrisie. (K.)