NOTES

Note_1 Ces vers sont dans le Mercure de juin 1755, avec cette note: « On les attribue à M. de V... Ils sont imprimés avec la date de 1754: 1° à la page 485 du tome XVIII de l’édition in-4° des Oeuvres de Voltaire; 2° à la page 334 de la cinquième partie des Nouveaux Mélanges philosophiques, historiques, critiques, etc.; 3° à la page 336 du tome XIII de l’édition encadrée des Oeuvres de Voltaire, publiée en 1775, in-8°. 

M. Breghot, dans les Archives historiques et statistiques du département du Rhône, tome III, page 346, pense qu’ils furent envoyés à M. de Fleurieu peu de temps après que Voltaire eut quitté Lyon. Arrivé dans cette ville le 15 novembre 1754, il prit séance à l’Académie le 26 du même mois, et partit le 9 décembre. Voyez, dans le même volume des Archives, etc., du Rhône, p. 450 et 460, les articles de M. Dumas. (B.) 

Note_2 Dans l’édition in-4°, tome XIX, page 519, on lit en tête de cette pièce: « A M. le marquis de Chauvelin, sur cette jolie pièce de vers qu’il appelait Les Sept Péchés mortels. » C’est ce qu’on lit aussi dans l’édition encadrée, tome XIII, page 401. tes éditeurs de Kehl ont, au nom du marquis de Chauvelin, substitué celui de M. de Chenevières, en quoi ils ont été, comme en beaucoup d’autres points, suivis par leurs successeurs. Cependant un éditeur moderne, dans le tome XII de son édition, p 334, a rétabli le nom de Chauvelin, en ayant l’air de reprocher aux éditeurs de Kehl le changement qu’ils avaient fait. J’ai restitué le nom de Chenevières en tête de la pièce, mais j’en ai changé l’intitulé, d’après les Loisirs de M. de C*** (Chenevières), tome Ier, pages 146 et 147. Les vers relatifs à la pièce de Chauvelin, intitulée les Sept Péchés mortels, sont ci-après sous le n° 213. (B.) 

Note_3 Voltaire parle de ces vers dans deux lettres du mois de novembre 1756. Je les admis, en 1823, dans une édition de ses poésies, avec la date de 1756. C’est par erreur qu’on les date de 1753 dans les Pièces inédites publiées en 1820. (B.) 

Note_4 La bataille de Molwitz, livrée le 10 avril 1741, fut la première que gagna le roi de Prusse, ou que l’on gagna pour lui pendant qu’il avait pris la fuite. 

Note_5 Le 29 août 1756, un corps de troupes prussiennes s’empara inopinément de Leipsick; ce fut le début de la guerre de Sept ans. 

Note_6 Trois petites pièces omises ici précèdent ces vers dans d’autres éditions. On trouvera les vers sur le portrait de dom Calmet dans la lettre à dom Fangé, du 20 novembre 1757; ceux que Voltaire fit pour le portrait du duc de Rohan sont dans la lettre au baron de Zurlauben, du mois de mars 1758; et ceux qui furent adressés à la duchesse d’Orléans sur une énigme inintelligible figurent dans une lettre à Thieriot, du 8 mai 1758. 

Note_7 La pièce de vers du marquis de Chauvelin, intitulée les Sept Péchés mortels, se trouve dans la Correspondance de Grimm, au 15 mai 1758 (édition Garnier, tome III, page 512); mais ce ne fut que six semaines plus tard que Voltaire put se procurer les vers de Chauvelin; voyez sa lettre à d’Argental, du 30 juin 1758. 

Note_8 Ami de Palissot, mort en Savoie au mois d’août 1757. Voyez la lettre à Thieriot, du 8 novembre 1755. 

Note_9 Dame de Genève, parente de celle à qui Voltaire adressa des stances le 16 novembre 1773; voyez tome VIII, page 539. 

Note_10 Dans un Éloge de M. de La Marche, par M. L. F., qui est dans le Nécrologe des Hommes célèbres de France, année 1770, on attribue à La Marche ce distique contre la traduction des Lamentations de Jérémie par feu l’abbé Cotin: 
 


Le triste Jérémie avec raison pleurait, 
Prévoyant bien qu’un jour Colin le traduirait.

M. Breghot du Lut, dans les Archives historiques et statistiques du département du Rhône, tome XIV, page 91, pense que M. L. F., auteur de l’Éloge de La Marche, pourrait bien être Lefranc de Pompignan, et que les vers aussi pourraient bien être, non de La Marche, mais de l’auteur de son Éloge, c’est-à-dire de Lefranc lui-même. Cette ingénieuse conjecture me semble très probable. Comme le remarque M. Breghot, c’était de la part de Lefranc une manière adroite de détourner l’épigramme que d’en faire soupçonner l’auteur de plagiat. 

Mais j’ai bien d’autres doutes. Le quatrième vers présente, dans quelques impressions, une variante remarquable. On y lit: 

Que Baculard le traduirait.

Baculard d’Arnaud publia en effet les Lamentations de Jérémie, odes sacrées, 1752, in-4°, qui ont eu plusieurs éditions; et dans les Poésies sacrées de Lefranc de Pompignan, il ne se trouve point de traductions de Jérémie; il y en a de Joël, d’Abdias, de Nahum et d’Habacuc. 

J’ai vainement cherché dans les éditions de Voltaire, données de son vivant, le quatrain sur la traduction de Jérémie. Il me paraît difficile qu’il ait été fait contre Lefranc; il est probable au contraire qu’il l’a été contre Baculard, qui, en 1750, s’était fort mal conduit envers Voltaire (voyez la lettre à d’Argental, du 15 mars 1751). 

C’est auprès des pièces de 1760 que les éditeurs de Kehl ont placé cette épigramme; c’était une conséquence de la version qu’ils avaient adoptée. Il se peut que, lors des plaisanteries dont Lefranc fut l’objet en 1760, on ait rajeuni l’épigramme contre Baculard d’Arnaud, qui, si elle porte sur Baculard, doit être de 1752. (B.) 

Note_11 Cette pièce et les cinq qui la suivent sont dans le Recueil des facéties parisiennes pour les six premiers mois de l’an 1760, imprimées sous ce titre: l’Assemblés des monosyllabes, les Pour; les Que, les Qui, les Quoi, les Oui, et les Non. Voltaire disait à ce sujet qu’il avait fait passer Lefranc par les monosyllabes. 

Note_12 Omer Joly de Fleury, avocat général. 

Note_13 Ces vers avaient été imprimés, en 1760, à la page 278 du Recueil des facéties parisiennes; mais ce n’est qu’en 1828 qu’ils ont été admis dans les Oeuvres de Voltaire, par M. Clogenson. 

Note_14 C’est sous le nom de Hume que Voltaire a donné l’Écossaise; voyez tome IV du Théâtre.

Note_15 Probablement Lefranc de Pompignan, qui, dans son Discours de réception à l’Académie française, avait indirectement dénoncé Voltaire, d’Alembert, Diderot, et autres gens de lettres, comme philosophes. Voyez ce que Voltaire dit des hypocrites et des persécuteurs, à propos de ce Discours, dans sa lettre à Saurin, du 5 mai 1760. (Cl.) ¾ D’autres commentateurs croient qu’il s’agit d’Omer Joly de Fleury, et le mot « de profession » rend leur conjecture plus probable. 

Note_16 Quelques éditeurs donnent avant cette pièce un rondeau: En riant, et des vers gravés au bas d’une estampe où l’on voit un âne qui se met à braire en regardant une lyre suspendue à un arbre. Le rondeau est dans une lettre à d’Alembert du 8 octobre 1760, et les vers se trouvent tome IV du Théâtre, page 402. 

Note_17 Les éditeurs de Kehl avaient placé ce quatrain à la fin de la lettre adressée, par Voltaire, à Duverger de Saint-Étienne en décembre 1760; mais il n’est pas dans le texte de la lettre que donne le Mercure, 1761, tome Ier, p 106. 

Note_18 Personnage de l’Écossaise.

Note_19 Élisabeth. 

Note_20 On a une lettre de Voltaire à Bettinelli, de mars 1761. Le quatrain peut être la même année. Le Père Bettinelli est auteur de Lettres de Virgile aux Arcades.

Note_21 Avant cette pièce, on met souvent des vers sur la mort de l’abbé de La Coste, qui sont dans la lettre à Lebrun, mai 1761. 

Note_22 Cet hymne fut envoyé, avec musique, à d’Alembert, le 21 février 1763 (Voyez la lettre de ce jour); mais cette musique ne peut être celle de Grétry, qui ne connut Voltaire qu’en 1767 (voyez tome V du Théâtre, page 573). 

Note_23 Mort aux galères. 

Note_24 Mme Ducrest de Saint-Aubin, mère de Mme de Genlis, qui dit, dans le premier volume de ses Mémoires, que ces quatre vers étaient le commencement d’une lettre remplie de choses flatteuses. Le Danger des liaisons est en trois volumes in-12 divisés chacun en deux parties. 

Note_25 On trouvera la fable intitulée les Renards et les Loups dans une lettre à Damilaville, du 19 juin 1763, et la Chanson sur Simon Lefranc dans une lettre au même Damilaville, du 21 décembre de la même année. 

Note_26 On trouvera deux autres inscriptions pour la même statue dans la lettre à d’Argental, du 18 septembre 1763, et dans celle à Damilaville, du 21 septembre de la même année. 

Note_27 On trouve souvent avant cette pièce des vers sur le buste de Mme de Brionne, et un sixain à Mme de Beaumont. Les vers Sur le buste de Mme de Brionne fout partie d’une lettre à la princesse de Ligne du 6 juin 1764: et le sixain à Mme Élie de Beaumont se trouve dans une lettre à cette dame du 29 juin de la même année. 

Note_28 Le chevalier de La Tremblaye, né dans l’Anjou en 1739 mort en 1807; auteur de quelques écrits, soit en vers soit en prose. On a publié ses Oeuvres posthumes, 1808, deux volumes in-12. Voyez la lettre de Voltaire à M. le marquis de Chauvelin, du 28 auguste 1764. 

Note_29 Variante: « Des monuments poulpeux qui ne peuvent périr. » 

Note_30 Claude-Philibert Fiot de La Marche, premier président du parlement de Bourgogne, né quelques mois après Voltaire, avec lequel il fut en correspondance, mourut le 3 juin 1768. (Cl.) 

Note_31 On place souvent avant cette pièce une parodie d’une ancienne épigramme à propos des Lettres secrètes de Voltaire. Cette parodie est dans le Commentaire historique.

Note_32 Une autre épigramme contre Fréron est citée dans une lettre à Marmontel, du 17 mars 1765. 

Note_33 Variante: 
 


C’est Sophocle dont le printemps 
Vient couronner de fleurs la vieillesse d’Eschyle.

Note_34 Ce jeune homme était Voltaire, alors dans sa soixante-douzième année. (Cl.) ¾ On lit au contraire à la marge d’un volume de Mélanges une note manuscrite attribuée à Voltaire ainsi conçue: « Ces vers sont d’un jeune homme qui était alors à Ferney. » 

Note_35 Variante de ce titre: « Couplets en l’honneur de Mlle Cairon chantés à Ferney en 1765 pour le jour de sainte Claire par deux jeunes enfants. » ¾ Ces vers furent débités par le petit Florian, âgé de dix ans. Florian, habillé en berger, était accompagné d’une bergère de son âge. 

Note_36 C’est la bergère qui donne cette réplique. 

Note_37 Encore Florianet. 

Note_38 Sans doute Mme de La Chabaterie, soeur de Chabanon. 

Note_39 Grimm, à la date du 15 novembre 1759, cite ce quatrain comme adressé à Mme de Chauvelin. (B.) 

Note_40 Les vers à l’abbé Voisenon sur l’opéra d’Isabelle et Gertrude, souvent placés ici, se trouvent dans la lettre à Voisenon, du 28 octobre 1765. 

Note_41 C’est de cette dame que Voltaire parle au commencement de ses Stances au chevalier de Boufflers (voyez tome VIII, page 530): 

Certaine dame honnête, et savante, et profonde.

Wagnière la cite comme femme de beaucoup d’esprit, et très aimable. 

Note_42 Anne-François du Perrier Dumouriez, né en 1707, mort en 1769 (père du général mort en 1823), avait publié Richardet, poème dans le genre bernesque imité de l’italien, 1764, in-8°, contenant six chants où étaient réduits les quinze premiers chants de Fortiguerra. Une édition intitulée Richardet, poème en douze chants, parut en 1766, deux parties in-8° et petit in-12. C’est à douze chants que sont réduits les trente de l’original. Voici les vers de Dumouriez auxquels répond Voltaire: 
 


O Vous, l’Apollon de notre âge, 
Qui tour à tour badin, sublime, sage, 
Vous soumettant tous les genres divers, 
Par vos accords ravissez l’univers, 
J’ose vous offrir mon ouvrage. 
En recevant ce médiocre don, 
Songez qu’au grand Virgile, au sommet d’Hélicon, 
Jadis de son moineau Catulle fit hommage.

Note_43 Celui-là même qui commandait les coalisés en 1792, et à qui sont adressées les Lettres sur Rabelais, etc. 

Note_44 Cette dame, dont Voltaire parle dans sa lettre du 30 auguste 1766, à Chabanon, fit une apparition à Ferney quelques jours avant l’arrivée de Mme Saint-Julien. (Cl.) 

Note_45 Cette dame, à laquelle Voltaire donna plus tard le nom de Papillon-philosophe, était à Ferney vers le milieu du mois d’auguste 1766, comme le prouve la lettre de Voltaire à Richelieu, du 19 du même mois. Mme de Saint-Julien, née de La Tour du Pin, ressemblait à Mme du Châtelet, selon Voltaire, qui lui écrivit, le 14 septembre 1766: Je suis amoureux de votre âme. (Cl.) 

Note_46 Voyez, dans les Contes de La Fontaine, l’Oraison de saint Julien, nouvelle tirée de Boccace. 

Note_47 Mort le 20 décembre 1765. 

Note_48 J’ignore la date de ce quatrain, que j’extrais du Magasin des dames, 1806, quatrième année, page 31. (B.) 

Note_49 Ces vers ont été imprimés dans le Mercure de septembre 1767, p. 29. Ferdinand Desrivières était né en Bourgogne en 1734. Ses Loisirs d’un soldat forment un volume, 1767, in-12. 

Note_50 Louis-Antoine de Gontaut, duc de Biron, né en 1701, colonel du régiment des gardes françaises depuis 1745, maréchal de France depuis 1757, mort en 1787. 

Note_51 Laharpe et Chabanon étaient à Ferney quand Mme Denis, le jour de la Saint-François, donna une fête à son oncle, qui en parle dans sa lettre du 12 octobre 1707, à Mme de Florian (Mme de Fontaine). 

Note_52 Voyez la lettre à ce comte, du 23 octobre 1767. 

Note_53 Pour d’autres vers de Voltaire au comte de Fékété, voyez la note sur le n° 290. 

Note_54 La Borde était premier valet de chambre du roi. 

Note_55 Carré de Montgeron. Voyez, dans le Dictionnaire philosophique, l’article Convulsions. 

Note_56 L’abbé de La Bletterie, auteur d’une Vie de Julien surnommé l’Apostat, avait, dans l’espoir d’être reçu à l’Académie française, accepté la bulle Unigenitus, qu’il avait d’abord repoussée. 

Note_57 Voyez d’autres vers contre La Bletterie dans la lettre à d’Alembert, du 27 avril 1768, dans une lettre à Saurin, du 1er juillet, et dans une lettre à Marin, du 19 août de la même année. 

Note_58 Tel est l’intitulé de cette pièce dans le Mercure de décembre 1768, page 52. La jeune dame était Lucrèce-Angélique Denormandie, alors divorcée d’avec Théodore Rilliet (voyez tome IX, page 527) et qui, en 1772, épousa le marquis de Florian, veuf de Mme de Fontaine, nièce de Voltaire. Elle n’était pas encore Mme de Florian quand elle inspira ces vers. 

Note_59 Voyez le Précis du Siècle de Louis XV, chapitre xxxix. 

Note_60 Je crois que c’est Mme de Brionne, à qui est consacré le n° 281. (B.) 

Note_61 J’ai sous les yeux une copie de ce madrigal, avec ce titre: Sur mademoiselle de Soubise. (Cl.) 

Note_62 Avant cette pièce on place souvent des vers à Mlle de Vandeuil, qui font partie de la lettre à l’abbé Audra, du 10 décembre 1769. 

Note_63 Les vers de Voltaire furent ainsi parodiés: 
 


Je veux bien croire à tous ces crimes 
Que la fable vient nous conter, 
A ces monstres, à ces victimes 
Qu’on ne cesse de nous vanter 
Je veux bien croire aux fureurs de Médée, 
          A ses meurtres, à ses poisons; 
A l’horrible banquet de Thyeste et d’Atrée, 
A la barbare faim des cruels Lestrigons 
De tels contes pourtant ne sont crus de personne. 
Mais que Maupeou tout seul ait renversé les lois, 
Et qu’en usurpant la couronne 
Par ses forfaits il règne au palais de nos rois; 
Voilà ce que j’ai vu, voilà ce qui m’étonne. 
          J’avoue avec l’antiquité 
Que ses monstres sont détestables 
Aussi ce ne sont que des fables, 
          Et c’est ici la vérité.

Note_64 Frédéric II, né en 1720, mort en 1785. Voltaire était en correspondance avec ce prince. 

Note_65 L’inauguration de la statue de Voltaire, fête célébrée Chez Mlle Clairon, en octobre 1772. Cette actrice, habillée en prêtresse d’Apollon, posa une couronne de laurier sur le buste de l’auteur de Zaïre, et récita une ode de Marmontel en son honneur. (K.) ¾ Cette petite apothéose de Voltaire est de septembre 1772. 

Note_66 Je laisse cette pièce à la place où l’ont mise les éditeurs de Kehl. S’il faut en croire Luchet, ces vers ont été composés peu après le retour de Prusse. L’autrefois du second vers me fait penser qu’ils ont été écrits longtemps après. (B.) 

Note_67 Voyez le n° 267. 

Note_68 Extrait de l’Almanach des Muses du Midi, première année (1822), page 40. 

Note_69 Cette pièce est parfois suivie d’un huitain Sur le vol fait par le contrôleur des finances de tout l’argent mis en dépôt par des particuliers chez Magon, banquier du roi. Ce huitain est dans le Commentaire historique.

Note_70 Le pape Clément XlV avait été franciscain. Voltaire avait beaucoup d’estime pour ce pape; il avait applaudi à la destruction des jésuites: en voilà plus qu’il ne faut pour douter que Voltaire soit l’auteur de ce distique. (B.) 

Note_71 Né en 1720, mort le 28 novembre 1785. Ce fut M. Guéneau qui concourut à la réconciliation de Voltaire et de Buffon vers la fin de 1774. M. Decroix dit, dans une note des Mémoires sur Voltaire, par Longchamp et Wagnière, que Guéneau prenait un vif intérêt à l’édition des Oeuvres de Voltaire (celle de Kehl), et qu’il remit dans le temps aux éditeurs plusieurs lettres et pièces de vers inédites qui y ont été insérées. (Cl.) 

Note_72 Les vers à l’abbé de Voisenon, placés souvent après ceux-ci, se trouvent dans le Commentaire historique.

Note_73 On voit encore dans le salon voisin de la chambre de Voltaire, à Ferney, un tableau que Mme de Genlis appelle une enseigne à bière, et qui représente Voltaire offrant la Henriade à Apollon, en présence de ses ennemis flagellés par les Furies. J’ai vu aussi, en 1825 et en 1827, ce tableau, de l’invention de Mme Denis, et c’est très probablement celui au sujet duquel cette épigramme fut composée. (Cl.) 

¾ Dans le tableau de Ferney, fait observer M. G. Desnoiresterres,Voltaire n’est pas en Apollon, puisque Apollon se trouve là sur la haute colline pour recevoir son offrande. Faudrait-il croire qu’il s’agit d’une autre toile tout à fait distincte de « l’enseigne à bière » de Mme de Genlis? (L’Art, 25 février 1877, p. 174.) 

Note_74 Les vers au roi de Prusse sur le mot immortali, souvent placés ici, sont dans le Commentaire historique.

Note_75 Le Jay avait fait remettre par le sieur Rosset, libraire à Lyon, une épreuve de cette estampe à Voltaire, qui, pour réponse, lui fit tenir ces quatre vers. 

Note_76 Voici comment Mme du Deffant rapporte ces quatre vers: 
 


Quelqu’un, dit-on, a peint Voltaire 
Entre La Beaumelle et Fréron: 
Cela ferait un vrai Calvaire, 
S’il n’y manquait un bon larron.

Note_77 Jacques-Joseph-Marie Decroix, né à Lille le 15 mars 1746, mort en 1827, fut l’un des éditeurs de l’édition de Kehl. Il n’a cessé de s’occuper de Voltaire pendant soixante ans. Je lui suis redevable de communications importantes. La veille de sa mort, il m’envoya son manuscrit de la comédie de l’Envieux, pièce inédite de Voltaire. (B.) ¾ Cette comédie, dans la présente édition, est au tome II du Théâtre, page 523. 

Note_78 Avant cette pièce figurent d’ordinaire une Inscription sur l’île de Malte, qui est dans une note de la lettre au marquis de Courtivron, du 12 octobre 1775, et l’Épitaphe de l’abbé de Voisenon, qui se trouve dans la lettre à Mme de Saint-Julien, du 8 décembre 1775. 

Note_79 Voyez la lettre du 27 mars 1775. 

Note_80 Une lettre de Voltaire au comte de Fékété, du 23 octobre 1767, et imprimée dans l’ouvrage intitulé Mes Rapsodies, Genève, 1781, deux volumes, commence ainsi: 
 


Au bord du Pont-Euxin le tendre Ovide un jour 
Vit un jeune tendron de la race d’Orphée; 
D’un beau feu, etc.

Voyez ci-dessus le n° 258. 

Note_81 Voici les vers auxquels répondait Voltaire: 
 


Vous qui d’Homère embouchant la trompette, 
Des chantres de la Grèce égalez les concerts, 
Vous qui d’Anacréon et du berger d’Admète 
         Unissez les talents divers, 
Permettez qu’en ce jour, marqué pour votre fête, 
Une jeune bergère, éprise de vos vers, 
Vous offre une des fleurs qui ceignent sa houlette.

Note_82 Ces vers doivent être du mois d’avril 1776. 

Note_83 On voit par la lettre à d’Argental, du 5 auguste 1776, que Lekain avait donné plusieurs représentations soit à Ferney, soit aux environs. 

Note_84 Marie-Antoinette. 

Note_85 Louise-Bernade Joly, troisième femme du marquis de Florian. 

Note_86 La réponse du prince de Ligne est dans la Correspondance de Grimm, de février 1777. 

Note_87 Voltaire l’appelait le bel Orosmane. On l’a quelquefois confondu avec son frère Samuel. 

Note_88 C’est le marquis de Villette qui, dans une lettre datée de Ferney, 1777, (Oeuvres, 1784, in-12, page 122, lettre xix), rapporte ces vers échappés à Voltaire dans un moment d’impatience et d’humeur contre Mme Denis arrangeant son visage. 

Note_89 Variante: 
 


Quand vous pourriez pour argent ou pour or 
A vos boutons apporter un remède.

Note_90 Mme du Deffant, dans sa lettre à Horace Walpole, du 1er mars 1778, rapporte ainsi cette pièce: 
 


Le roi sait que votre talent 
Dans le petit et dans le grand 
Fait toujours une oeuvre parfaite 
Et, par un contraste nouveau, 
Il veut que votre heureux ciseau 
Du héros descende au trompette.

« On avait dit à Voltaire, ajoute Mme du Deffant, que le roi avait commandé à Pigalle, pour la galerie du Louvre, la statue du maréchal de Saxe et celle de Voltaire. C’était le comte d’Angivilliers qui les avait commandées; et les statues ou bustes sont pour M. de Marigny. » 

Note_91 Voltaire venait d’arriver à Paris. 

Note_92 Marmontel avait retouché l’opéra de Quinault. ¾ Ce quatrain est attribué à Voltaire par Wagnière. 

Note_93 Cette dame avait conseillé à Voltaire de prendre de la purée de fèves, à cause de son crachement de sang, et lui avait indiqué un remède contre une fluxion sur les yeux. (Cl.) ¾ Le mari de cette dame était depuis 1725 trésorier de l’argenterie et des menus-plaisirs du roi. 

Note_94 Voyez les vers du marquis de Saint-Marc, que Mme Vestris récita à la sixième représentation d’Irène, tome VI du Théâtre.

Note_95 Variante: 
 


La cour a sifflé tes talents, 
Paris applaudit tes merveilles. 
Grétry, les oreilles des grands, etc.

Mais la pièce est rapportée telle qu’elle est dans les Mémoires de Grétry, I, 306. 

Note_96 Je rapporte ces vers tels qu’ils ont été copiés sur les lieux mêmes, en 1821, par M. Clogenson, qui a bien voulu me les communiquer. Voltaire, qui les transcrit dans sa lettre à M. de La Faye, de septembre 1736, a mis: 

Ingens incoepta est, fit parvula casa; sed, etc.

Il paraît que ces vers n’étaient pas encore gravés au moment où Voltaire écrivait à La Faye. (B.) 

Note_97 Ce distique, que j’ai publié en 1823, m’avait été communiqué simultanément par M. Clogenson et M. Leroy, le même à qui appartient un huitain longtemps imprimé parmi les Oeuvres de Voltaire. (B.) 

¾ Au-dessous de ces vers latins on lisait les quatre vers français imprimés ci-dessus, sous le n° 143; voyez aussi le n° 93. 

Note_98 Ces vers servaient de devise au Mémoire sur la nature du feu et sa propagation, envoyé à l’Académie des sciences. Voyez la lettre de Voltaire à d’Alembert, du 1er juillet 1766. 

Note_99 Voyez la correspondance de Voltaire et de Benoît XIV en tête de la tragédie de Mahomet, tome III du Théâtre.

Note_100 Extraits de la lettre de Voltaire à ce cardinal, à la date du 25 octobre 1745. 

Note_101 Ce vers est dans la lettre au comte de Rochefort, du 28 avril 1773. 

Note_102 Ce « vers ïambe », comme dit Voltaire, est dans une lettre à Maret, du 28 avril 1773. 

Cette même année, Voltaire avait chez lui Durey de Morsan, à qui il avait donné asile. Durey de Morsan avait, au-dessous d’un crucifix placé dans sa chambre, le portrait de J.-J. Rousseau, avec ce distique: 
 


Ante meos oculos pendet tua, Rufe, tabella. 
Pendentis colitur sic mihi forma Dei.

Un jour qu’il était absent, Voltaire entra par hasard dans cette chambre; et ayant aperçu les deux vers, il effaça sur-le-champ le dernier, et y substitua celui-ci: 

Sed cur non pendet vera figura viri? (B.)

Note_103 M. A. Pierron, dans un volume intitulé Voltaire et ses maîtres, Paris, librairie académique Didier, 1866, a fait, chapitre ix, une critique très vive de ces différents morceaux au point de vue de la bonne latinité. 

Note_104 Quand je communiquai ces vers en 1819, je croyais, d’après M. Hennet, auteur de la Poétique anglaise, que Voltaire les avait adressés à lady Hervey mais M. de Châteauneuf assure, dans les Divorces anglais, ouvrage publié en l821 que Voltaire composa ce madrigal pour Laura Harley, femme d’un marchand qui se connaissait mieux en chiffres qu’en mots alignés et qui fort chatouilleux sur l’article de l’honneur marital, le fit figurer dans le procès verbal dressé contre deux autres séducteurs de sa femme. (B ) 

¾ M. G. Desnoiresterres ne croit pas à cette Laura Harley; il maintient que ces vers furent adressés à lady Hervey, femme de lord Hervey, grand seigneur bel esprit, dont Voltaire a traduit quelques vers dans ses Lettres anglaises ou Lettres philosophiques, lettre xx. « Châteauneuf, dit-il*, n’eut-il pas dû juger fort utile de citer « le vieux recueil » où cette petite historiette (du marchand de Londres) se trouve mentionnée? » Lord Hervey, s’il eut connaissance de ces vers galants, n’en prit pas ombrage. Ses relations avec Voltaire restèrent amicales. Voltaire en 1733 lui recommande Thieriot. En 1740, il lui écrit une longue lettre clans laquelle il dit notamment: « Je vous réponds bien que, si certain procès est gagné, vous verrez arriver à Londres une petite compagnie choisie de newtoniens à qui le pouvoir de votre attraction et celui de milady Hervey feront passer la mer. 

* Jeunesse de Voltaire, page 387. 

Note_105 Ces vers, dont voici la traduction, furent composés dans les derniers mois de 1727 ou en 1725: 
 

A milady Hervey..

Désirez-vous connaître, Hervey, la passion 
   Que dans mon sein vous avez allumée? 
Bien légère serait une inclination 
   Qui par des mots pourrait être exprimée. 
Le véritable amour s’exprime par les yeux; 
   Un tel tangage est moins trompeur que d’autres. 
Lisez dans mes regards, vous découvrirez mieux, 
   Charmante Hervey, tout le pouvoir des vôtres

Note_106 Je trouve ces vers à la page 337 du second volume de la Poétique anglaise par M. Hennet. M. Clogenson les croit de 1760. Dans une lettre de Villette à Villevieille, de 1777, on lit: « Un de ces jours, à table avec le lord Littleton, à la suite d’une conversation au vin de champagne, Voltaire lui répondit par ces vers: 
 


Fier et bizarre Anglais, qui des mêmes couteaux 
Coupez la tête aux rois et la queue aux chevaux.

C’est d’après Villette que ces deux vers français sont rapportés page 80 de la deuxième partie des Mémoires pour servir à l’Histoire de M. de Voltaire (par Chaudon), 1785, deux parties in-12. (B.) 

Note_107 C’est le titre qui fut donné à l’Iliade dans toutes les anciennes éditions. (Note de Voltaire.

Note_108 Ce sont là les 167 vers sur lesquels l’Académie a voulu qu’on travaillât; si l’auteur a poussé son travail jusqu’au 217e vers, ce n’est que pour parvenir au moment où Patrocle va combattre. ( Note de Voltaire.

Note_109 Ces vers, qui ne sont pas fournis par l’original, sont imités de Lucain (Livre IX) et c’est la troisième imitation qu’en donne Voltaire. (Voyez tome III du Théâtre, p. 519, et tome IX, p. 444.) 

Note_110 Une place à part est réservée dans cette édition à quelques pièces de poésie, qui n’ont pas été recueillies jusqu’à présent dans les Oeuvres de Voltaire, et qui lui sont attribuées avec plus ou moins de vraisemblance.