|
NOTES
Note_1 On
croit que Voltaire n’avait que douze ans quand il composa ce sixain, qui
estalors de 1706. Il ne peut par conséquent avoir été
adressé à l’auteur dramatique Duché, qui était
mort en 1704, mais à un homonyme, ou peut-être à M.
d’Ussé. (B.)
Note_2 Le
P. Porée, régent de rhétorique de Voltaire, ayant
confisqué la tabatière de son écolier, lui donna,
dit-on, en pensum, pour en obtenir la restitution, l’obligation
de composer une pièce de vers. (B.)
Note_3 Variante:
. . . . . . . . . .tous mes pas sont perdus
J’irai plutôt vider les coilres de Plutus:
Mais ce n’est point en lui que l’on veut que j’espère
Pour te revoir, hélas! il faut prier Phébus;
Et de Phébus à moi si forte est la barrière
Que je m’épuiserais en efforts superflus.
C’en est donc fait : adieu, ma pauvre tabatière;
Adieu, je ne te verrai plus. |
Note_4 Luchet,
qui rapporte ces vers dans son histoire littéraire de Voltaire,
dit
qu’un jour le P. Porée, alors professeur de rhétorique, n’ayant
pas le temps de donner aux écoliers une matière pour le devoir
du lendemain, leur dit de faire des vers sur le suicide de Néron,
et que le jeune Arouet apporta ce quatrain.
Note_5 Cette
fable a été imprimée dans le Portefeuille trouvé,
1757,
deux volumes in-12 (voyez tome V du Théâtre, page 337), dont
l’éditeur est d’Aquin de Châteaulyon. Voltaire désavoue
le Loup moraliste dans son Commentaire Historique;
mais ce
désaveu n’a pas empêché feu Decroix, l’un des éditeurs
de Kehl, de reproduire la fable dans les Pièces inédites
de Voltaire, 1820, in-8° et in-l2. (B.)
Note_6 Laplace,
dans son recueil d’épitaphes, II, 48, dit que cette épitaphe
est attribuée à Voltaire, et qu’elle a été
faite pour un M. de Sardières. (M.)
Note_7 Ces
vers faisaient partie d’une lettre à l’abbé de Chaulieu,
qu’on n’a point trouvée. (K.) ¾
Danchet (Antoine), né en 1671, mort en 1748, fut reçu à
l’Académie française en 1712. Ce qui donne la date de cette
épigramme.
Note_8 Les
éditeurs de Kehl, en réimprimant, dans le tome XLIX de leur
édition in-8°, la lettre de Voltaire aux auteurs de la Bibliothèque
française, du 20 septembre 1736, y ajoutèrent en note
ces huit vers, avec les mots: Cette note est ajoutée. Je
les introduisis en 1823 dans une édition des Poésies de
Voltaire. Mais je doute aujourd’hui qu’il en soit l’auteur, et crois
qu’ils appartiennent à Gacon.
Note_9 C’était
Lamotte qui avait fait obtenir à l’abbé du Jarry le prix
de poésie. (B.)
Note_10 La
couronne civique était de chêne; la couronne des jeux olympiques
était d’olivier. Lamotte avait probablement fait quelque confusion
dans le Discours qu’il prononça, le 25 août 1714, sur
les prix que l’Académie française distribue. Que la faute
ait ou n’ait pas été commise, elle n’est pas dans l’impression
qui est au tome IV du Recueil des harangues de l’Académie française.
(B.)
Note_11 Juge
des combats.
Note_12 Je
crois ce quatrain du même temps que l’épître à
Mme de Montbrun, où il est question de la Duclos; épître
iv. (B.)
Note_13 Cette
épigramme, datée jusqu’à présent de 1716, est
dans une lettre de Brossette à J.-B. Rousseau, du 26 juin 1715.
(B.)
Note_14 L’abbé
Terrasson (1670-1750) avait pris parti pour les modernes dans la querelle
des anciens et des modernes.
Note_15 Versificateur
satirique, qui se surnommait le
poète sans fard. Il venait
de publier l’Homère vengé.
Note_16 Château
où Voltaire passa le temps de son exil.
Note_17 Dans
la société du château de Sully, où se trouvait
Voltaire, Mme de La Vrillière était appelée le
Moineau. (B.)
Note_18 Ces
six vers, attribués par Cideville à Voltaire, feraient présumer
que ce dernier est aussi l’auteur du couplet suivant, malgré son
poétique désaveu: dans ce cas, le Régent aurait fait
grâce au jeune Arouet. (Cl.)
Note_19 En
ce moment Voltaire travaillait à sa tragédie d’Oedipe,
et, quant au Régent il était menacé de devenir aveugle.
(G. A.)
Note_20 Ce
couplet est désavoué dans la pièce qui suit.
Note_21 Ce
couplet, qui désavoue l’épigramme 12, fut envoyé au
Régent après que le poète eut obtenu sa grâce.
¾ Les éditeurs
de Kehl avaient mis ces vers dans une note de l’épître xiv.
Je n’ai pas supprimé leur note; mais c’est ici la véritable
place de la pièce. (B.)
Note_22 Voyez
la lettre à ce duc, Sully, 1716.
Note_23 Dans
ses Entretiens sur la pluralité des mondes.
Note_24 Soeur
du Régent.
Note_25 Ce
quatrain, adressé au duc de Lorraine, mort en 1729, plus de quinze
ans avant sa femme, Élisabeth-Charlotte d’Orléans, soeur
du Régent, est des premiers mois de 1719, époque où
Voltaire leur présenta un exemplaire de la première édition
d’Oedipe. (B.)
Note_26 Cette
épigramme a été imprimée a la page 399 d’un
volume intitulé Troisième Suite des Mélanges, 1761,
in-8°, dont nous avons déjà parlé tome V du Théâtre,
page
338.
Note_27 Adrienne
Lecouvreur, pour laquelle Voltaire eut plus que de l’amitié. Ces
vers sont attribués, par Cideville, à son illustre ami, dans
un manuscrit que j’ai vu. (Cl.)
Note_28 Quatrain
de Voltaire, selon Cideville.
Note_29 Elle
est de Voltaire, selon Cideville.
Note_30 Mlle
de Charolois était soeur de Mlle de Clermont.
Note_31 M.
de Voltaire, sachant qu’on chantait ces vers sur l’air de Robin Tureture,
y
ajouta, dit-on, d’autres couplets fort plaisants. Ce portrait donna lieu
à d’autres plaisanteries; c’était le ton de cette cour. En
voici un échantillon:
Beau saint François, ne souffrez pas
Qu’on perce vos mains délicates.
Dites à l’ange: « C’est plus bas
Qu’il faut appliquer les stygmates. » (K.) |
Note_32 Le
duc (depuis maréchal) de Richelieu fut reçu le 12 décembre
1720 à l’Académie française, où il prononça
un petit discours assez bon pour faire croire que Voltaire, qui daigna
quelquefois être son faiseur dans des circonstances à peu
près pareilles, en est l’auteur. Ces onze vers sont attribués
à Voltaire, par Cideville, bien instruit de tout ce que composait
son ami. (Cl.)
Note_33 Cette
pièce est aussi imprimée parmi les poésies de Ferrand.
(B.) ¾ Sur la marquise de Rupelmonde,
voyez tome IX, page 357, note 1.
Note_34 Ce
dizain, que j’ai extrait d’un manuscrit fait sous les yeux de Voltaire,
est aussi dans les Pièces inédites
du même auteur,
publiées en 1820. (Cl.)
Note_35 Ces
vers furent sans doute composés vers la fin de 1722, année
où parut la première édition du poète de la
Grâce. Ils furent imprimés en 1724, à la fin d’une
édition clandestine de la Henriade,
publiée par l’abbé
Desfontaines, sous le titre de la Ligue.
Note_36 M.
de Voltaire, passant à Cambrai avec Mme la marquise de Rupelmonde
pendant le congrès de 1722, et soupant chez Mme de Saint-Contest,
toute la compagnie marqua le désir qu’elle avait de voir jouer la
tragédie d’Oedipe en présence de son auteur. Mais
la comédie des Plaideurs ayant été précédemment
annoncée pour le lendemain, à la demande de M. de Vindisgratz,
premier plénipotentiaire de l’Empire, les convives chargèrent
M. de Voltaire de lui demander la représentation d’Oedipe. Le
poète, sans sortir de table, fit cette espèce de placet impromptu,
qu’il se chargea de porter lui-même à M. de Vindisgratz. Il
obtint facilement ce qu’on demandait, et rapporta le placet à Mme
de Rupelmonde, avec cette apostille au bas:
L’Amour vous fit, aimable Rupelmonde,
Pour décider de nos plaisirs;
Je n’en sais pas de plus parfait au monde
Que de répondre à vos désirs.
Sitôt que vous parlez, on n’a point de réplique:
Vous aurez donc Oedipe, et même sa critique*.
L’ordre est donné pour qu’en votre faveur
Demain l’on joue et la pièce et l’auteur. (K.) |
* La parodie d’Oedipe, que M. de Voltaire avait
demandée lui-même.
Note_37 Opéra
dont la musique est de Colin de Blamont, cité dans une lettre d’août
1745, de Voltaire à Hénault. Ce couplet épigrammatique
est de Voltaire, selon Cideville.
Note_38 Cette
pièce a souvent été imprimée avec l’adresse
A
madame la marquise du Châtelet.
Un manuscrit, corrigé
de la main de Voltaire, et qu’a vu M. Clogenson, porte le nom de Mme de
Rupelmonde. Imprimée dans le Mercure
de juin 1725, page 1288,
et répétée dans le volume de janvier 1733, cette pièce
ne peut avoir été faite pour Mme du Châtelet, que Voltaire
ne connut que dans le courant de cette dernière année, ainsi
que le remarque M. Clogenson, qui pense que cette pièce peut être
de 1722 à 1724. (B.)
Note_39 Variante:
« Certain amour. »
Note_40 Variante:
« Mais il ne veut. »
Note_41 Née
Colbert-Seignelay.
Note_42 Ces
vers, composés vers 1724, sont attribués par Cideville à
Voltaire, qui les cite, avec une très légère variante,
et sans se nommer, dans le Dictionnaire philosophique, au mot Convulsions.
(Cl.)
Note_43 Ce
huitain, que les éditeurs de Kehl ont intitulé triolet,
attira
l’attention de Fréron, qui, en disant qu’il est d’une tournure plaisante
(Année littéraire,
1770, VI, 138), ajoute que l’idée
n’en appartient pas à Voltaire, et rappelle deux pièces du
même genre, l’une sur Calvin, Bèze et Luther, l’autre sur
Maugiron, Caylus, et Saint-Mesgrin. Qu’aurait dit Fréron s’il avait
su que, dans une pièce manuscrite qui est de 1725, et intitulée
Vers de Tiriot contre l’abbé Nadal et autres,
on lit:
Allons vite, monsieur Titon;
Dépêchez-vous sur l’Hélicon
De graver sur un piédestal
Saint-Didier, Danchet et Nadal;
Qu’on voie armés du même archet
Saint-Didier, Nadal et Danchet;
Et couverts du même laurier
Danchet, Nadal et Saint-Didier? |
Toute la pièce est-elle de Voltaire, ou n’a-t-il
fait que retoucher ce huitain? Je serais pour cette dernière conjecture.
Il est à propos de rappeler que Voltaire est auteur d’une Lettre
de M. Thieriot à M. l’abbé Nadal. Nadal et Danchet
sont mis à côté de Pradon dans la lettre de Voltaire
à d’Argental, du 1er mai 1764. (B.)
Note_44 Collé,
dans son Journal, tome Ier, page 208, rapporte ces vers comme étant
de Saurin; mais les éditeurs de Kehl ayant placé cette pièce
au commencement des Poésies mêlées (sous le
n° xxi), je n’ai point adopté l’opinion de Collé. (B.)
Note_45 Variante:
Quoi! d’un baiser faire la récompense
De celui dont les vers auront la préférence!
Pauline, quelle est votre erreur! |
Note_46 C’est
le fameux auteur du Projet de paix perpétuelle
et de tant
d’autres projets, rêves d’un homme de bien, disait Dubois.
Il mourut en 1743.
Note_47 Variante:
« Si que restai. »
Note_48 Voltaire
était tombé amoureux d’elle après la première
représentation d’Oedipe.
Note_49 Variante:
Alors que vous m’aimiez, mes vers furent aimables;
Je peignais dignement. etc. |
Note_50 Au
lieu de cet intitulé, un manuscrit porte: Sur M. le duc de Richelieu,
qui avait voulu séduire une femme de bien. (B.)
Note_51 Le
mandement sur le miracle de Mme Lafosse. Voyez, dans la Correspondance,
les
lettres à Mme de Bernières, 27 juin et 20 août 1725.
Note_52 Jean-François
Leriget de La Faye, né à Vienne en Dauphiné, en 1674,
est mort le 11 juillet 1731.
Note_53 Je
présume que Voltaire parle ici de la nouvelle préface qu’il
mit à son Oedipe en 1729, et dans laquelle il combattait
les sentiments de Lamotte contre 1a poésie. La Faye avait composé,
contre les sentiments de Lamotte, une ode dont tout le monde sait par coeur
la strophe qui commence ainsi:
De la contrainte rigoureuse, etc. (B.)
Note_54 On
a quelquefois daté cette inscription de 1730. Mais tout ce qu’il
y a de certain, c’est qu’elle est antérieure à 1731, année
de la mort du président de Maisons. On la mit depuis sur le socle
d’une statue de l’Amour à Cirey, et aussi dans les jardins de Sceaux.
M. Breghot du Lut, dans les Archives historiques et statistiques du
département du Rhône, tome XI, page 196, observe que «
longtemps avant Voltaire, Amyot avait dit, en traduisant deux vers de Ménandre
cités par Plutarque,
Comment il faut entendre les poètes:
Tout ce qui est en ce monde vivant,
Et la chaleur du soleil recevant,
Commune à tous, il est, il a esté
Et sera serf tousjours à volupté. |
C’est, comme on voit, la même pensée et la
même tournure. On connaît le passage du Roman de la Rose: Toutes
estes, serez, ou futes, etc. Rabelais fait dire à Rondibilis,
livre III, chap. xxxii, que d’un homme marié on peut assurer, sans
craindre de se méprendre, qu’il est donc, ou a esté, ou
sera,
ou peut estre c.... Il y a encore ici rapport, au moins dans les mots.
Enfin on se rappelle l’inscription du temple égyptien:
Je suis
celui qui est, qui fut, et qui sera. »
Dans les Pièces inédites de Voltaire,
1820,
in-8° et in-12, on trouve ces autres vers Sur une statue de l’Amour:
En repos, en tranquillité,
Philosophe autant qu’on peut l’être,
Amoureux de ma liberté,
Je regrette pourtant ce maître. (B.) |
Note_55 Variantes:
Il l’est, il le fut, ou doit l’être.
Il le fut; il l’est, ou doit l’être,
Il l’est, ou le fut, ou doit l’être. |
Note_56 Cet
exemplaire est conservé dans la bibliothèque publique du
département de la Seine-Inférieure, à Rouen.
Note_57 Ces
vers, désavoués par Voltaire dans une note du Dialogue
de Pégase et du Vieillard (Voyez page 200), ont cependant été
conservés dans toutes les éditions de Voltaire, sans doute
à cause des éloges donnés à ce médecin
dans le deuxième Discours sur l’homme (voyez tome IX), et
dans une première version d’un passage du quatrième.
Note_58 Anne-Théodore
de Carvoisin, mariée en 1718 à M. d’Ussé, fils de
celui à qui fut écrite, en 1716, la lettre du 20 juillet.
Sa belle-mère, Jeanne-Françoise Le Prestre de Vauban, était
morte dès 1713. Ces vers furent composés avant la mort de
Houdard de Lamotte. (Cl.)
Note_59 C’est
Grimm qui rapporte cette chanson dans sa
Correspondance (1er juin
1756). La première édition des Oeuvres de Voltaire où
elle ait été admise est celle en quatre-vingt-quinze volumes.
Note_60 Il
était mort le 11 juillet 1731.
Note_61 Voltaire
n’avait pas encore lu le Séthos
de l’abbé Terrasson
le 8 septembre 1731. Plus tard, il reconnut qu’il y a de beaux morceaux
dans cet ouvrage. Voyez dans le catalogue des écrivains du Siècle
de Louis XIV. (B.)
Note_62 C’était
Protogènes; il demeurait alors dans un taudis de Rhodes.
(Cl.)
Note_63 M.
de Formont de Rouen étant allé chez M. de Voltaire, qui faisait
alors son séjour en cette ville, et ne le trouvant pas, avait laissé
sur son bureau cet impromptu:
Assis devant votre pupitre,
Avec votre plume j’écris.
Cela semble d’abord un titre
Pour façonner des vers polis;
Aussi je voulais vous en faire;
Mais Apollon m’a reconnu;
J’eus beau vouloir vous contrefaire,
De lui je n’ai rien obtenu.
Je vois trop que c’est temps perdu,
Et qu’il ne répond qu’à Voltaire. |
Note_64 Cette
date est celle que Cideville donna à ces vers il y a plus de quatre-vingts
ans. (Cl.)
Note_65 Le
fameux procès du père Girard et de Catherine Cadière
prit fin en 1731.
Note_66 Marie-Anne
de Cupis de Camargo, de la même famille que le cardinal de ce nom,
était née à Bruxelles en 1710; elle entra comme danseuse
à l’Opéra en 1730, et se retira après 1750; voyez
tome VIII, page 590.
Note_67 Mlle
Sallé était aussi danseuse à l’Opéra, et se
retira en 1741. Thieriot, qui en était amoureux, mit à contribution
pour elle la verve de ses amis; voyez ci-après, n° 56.
Note_68 Néricault
Destouches, auteur du Glorieux.
Cette épigramme est dans
la lettre à M. de Formont, du 29 avril 1732. Voyez-en la contrepartie
dans la lettre à Destouches, Paris, 1750.
Note_69 Ces
vers se trouvent dans une lettre de Voltaire à Thieriot, du 9 juillet
1732, qui fait partie des Pièces inédites publiées
en 1820.
Note_70 Variante:
« Qui vient danser sous les traits de Vénus. »
Note_71 Ces
vers sont de Voltaire, selon Cideville. Mlle Aissé, née en
Circassie, fut élevée avec Pont-de-Veyle et d’Argental; elle
mourut âgée de trente-huit ans, en 1733. L’auteur de cette
note possède son portrait, de grandeur naturelle; il a appartenu
longtemps au comte d’Argental. (Cl.)
Note_72 Ce
Temple
fut adressé plus tard à Frédéric avec un
autre envoi. Voyez tome IX, page 372.
Note_73 C’est
Gentil-Bernard, alors âgé de vingt-trois ans.
Note_74 L’épitaphe
qui précède cette pièce, dans d’autres éditions,
est rapportée par Voltaire dans une lettre à Lefebvre, 1732.
(Voyez la Correspondance.)
Note_75 Ces
vers font partie d’une lettre à Mlle de Launay, depuis Mme de Staal
(voyez tome II du Théâtre,
page 253, une note du prologue
de l’Échange), qui n’est point encore dans les Oeuvres
de Voltaire. (B.)
Note_76 Ces
vers font partie de la même lettre que les précédents.
(B.)
Note_77 Ces
dix-huit vers sont de décembre 1732, et font, ainsi que les deux
pièces suivantes, partie d’une lettre à Mme de Launay, qui
n’est pas encore dans les Oeuvres de Voltaire.
(B.)
Note_78 La
Place, en la rapportant tome Ier, page 433, de son Recueil d’épitaphes,
1782,
trois volumes in-12, ajoute en note: « Cette épitaphe se trouve
écrite de la main de Voltaire; on ignore s’il en est l’auteur. »
L’édition en quatre-vingt-quinze volumes est la première
des Oeuvres de Voltaire
où cette pièce ait été
admise. (B.)
Note_79 Ces
vers sont cités dans une lettre de Bernard à Chenevières,
de l’année 1733; ils sont du mois d’avril. Michel Linant, né
à Louviers, mort le 11 décembre 1749, est auteur de quelques
pièces de théâtre et autres opuscules. C’est à
un autre Linant, précepteur du fils de Mme d’Épinay, que
Voltaire a adressé quelques lettres qui font partie de sa Correspondance.
(B.)
Note_80 Marie
Leckzinska. ¾ On lit ce titre dans un
manuscrit des poésies de Voltaire, qui dut composer ces vers à
la fin de 1733. (Cl.)
Note_81 Variante:
« La Pologne à genoux courut la reconnaître. »
Note_82 Dans
la Bibliothèque germanique, tome XXX, pages 173-74, on trouve
de cette pièce la continuation anonyme que voici:
Mais ayant remarqué du haut d’une fenêtre
L’invincible Thémis, campée à l’autre
bord,
« Partons, s’écria-t-il; cette dame peut-être
Ne voudra pas de nous: retournons à Chambord.
»
On le vit à l’instant partir et disparaître;
L’espoir le fit venir, le remords le chassa:
Stanislas, en un mot, vint, parut, s’éclipsa. |
Note_83 Louis-Bufile
de Brancas, duc de Forcalquier, mort le 3 février 1753.
Note_84 Voici
les vers qu’il avait envoyés à Voltaire:
Je n’étais plus, et, ma foi, dans sa barque
Nocher d’enfer me jachait tout de bon;
Quand, ne sais comme, avint que gente parque
A de mes jours renoué le cordon.
Divin harpeur, est-ce par la donzelle
Ou bien par toi que suis ravigoté?
Le veux savoir: présent d’une chandelle
Destine a qui plus mieux l’a mérité.
Dame Atropos, aux humains si farouche,
Onc ne trahit ce qu’elle a projeté;
Mais on m’a dit qu’un seul mot de ta bouche
Peut donner mort ou l’immortalité. |
Note_85 Ces
vers furent composés au mois d’avril 1734, quelques jours avant
le mariage d’Élisabeth-Sophie de Lorraine avec le duc de Richelieu.
Note_86 Mme
de Richelieu ne parlait que d’elle-même; et son père, le duc
de Guise, trichait au jeu. (B.)
Note_87 Le
quatrain à Mme du Châtelet, qui vient avant cette pièce
dans d’autres éditions, se trouve en tête du Traité
de métaphysique.
Note_88 La
première est Marie-Anne Mancini, nièce du cardinal Mazarin,
mariée, le 20 avril 1662, à Godefroi-Maurice de La Tour,
deuxième du nom, duc de Bouillon, morte le 20 juin 1714, à
soixante-quatre ans.
La seconde est Louise-Henriette-Françoise de Lorraine,
mariée, le 21 mars 1725, avec Emmanuel-Théodose de La Tour,
duc de Bouillon, morte à Paris le 31 mars 1737, âgée
de trente ans. Elle était soeur de Mme de Richelieu.
Note_89 Ce
huitain, qu’on lit avec de légères différences dans
les Pièces inédites de Voltaire,
publiées en
1820, fait partie d’un recueil écrit par Céran, valet de
chambre copiste de l’ami d’Émilie, désignée sous le
nom d’Uranie. (Cl.)
Note_90 Verrières,
qui rapporte cet impromptu à la page 9 de son Épître
à M. de Voltaire, 1736, in-8°, dit qu’il fut fait pour réponse
au portrait en prose que l’on avait fait de Voltaire l’année précédente.
Les éditeurs de Kehl avaient fait de cet impromptu une note de la
seconde version du n° 105; voyez plus loin.
Note_91 On
bâtissait alors le château de Cirey; et Voltaire dirigeait
l’ouvrage. (M.)
Note_92 Formont
avait adressé à Mme du Châtelet vingt-trois vers sur
le
Mondain de Voltaire; on les trouve dans les Pièces
inédites de Voltaire, 1820, in-8° et in-12. C’est à
ces vers que répondent ceux de Voltaire composés au nom de
Mme du Châtelet, et qui doivent être de 1735.
Note_93 Ces
vers ont été imprimés à la page 22 d’un petit
volume in-24 de quarante-huit pages, intitulé
Opuscules poétiques,
et
publié par le libraire Desnos, qui le reproduisit, sans le réimprimer,
sous le titre de le Voltaire galant. On a compris cette pièce
dans le volume des Pièces inédites de Voltaire, 1820,
in-8° et in-12. (B.)
Note_94 Variante:
Je devais cesser d’exister:
Je commençais à lui déplaire. |
Note_95 Le
comte de Sade était aide de camp du maréchal de Villars;
et c’est peut-être à lui qu’est adressée cette pièce.
(B.)
Note_96 Mme
la duchesse de Villars, née Noailles.
Note_97 Le
maréchal de Villars.
Note_98 La
maréchale de Villars, née de Maisons.
Note_99 Variante:
Du repos, une douce étude.
Tel est le commencement de cette devise, qui fut d’abord
placée dans un belvédère construit par Voltaire à
Cirey, et que Mme la comtesse de Simiane, née Damas, a fait mettre
dans l’ancienne chambre à coucher de Voltaire. Cette espèce
d’inscription est tracée assez grossièrement à l’encre,
sur une tablette de marbre blanc que j’ai vue en 1821 et 1827 à
Cirey. (Cl.)
Note_100 Voyez
ci-après, parmi les vers latins, le n° 2.
Note_101 Cette
épigramme n’est qu’une imitation de ce distique de La Monnoye:
Parthenopes regnum simul olim, Galle, luemque
Cepisti: restat nunc tibi sola lues.
Cependant nous avons laissé cette pièce
parmi les Poésies mêlées, où l’on a l’habitude
de la voir.
Note_102 Ces
vers sont une réponse à Clément de Montpellier, qui
avait envoyé à Voltaire seize vers commençant ainsi:
Laisse Clairaut tracer la ligne.
Note_103 Ce
peintre a fait six volumes de pièces de théâtre.
Note_104 Ces
vers sont donnés comme inédits par l’abbé du Vernet
dans sa Vie de Voltaire, chapitre ix des premières éditions;
chapitre xi de la dernière, qui est de 1797.
Note_105 A
la fin de sa lettre du 9 février 1736, à Thieriot, Voltaire
cite, comme étant de Linant, quatre vers dont ceux-ci sont la copie
corrigée.
Note_106 Je
donne ces vers d’après le Petit Magasin des Dames, page 172.
(B.)
Note_107 Cette
pièce est rapportée par Voltaire dans sa lettre à
Thieriot, du 18 mars 1736. Les éditeurs de Kehl en ont donné,
dans les Poésies mêlées,
une seconde version
que voici:
Vous qu’Apollon admit à ses concerts,
Ne tue louez pas tant, travaillez mieux vos vers;
Le plus bel arbre a besoin de culture.
Émondez ces rameaux confusément épars;
Ménagez cette sève, elle et sera plus pure.
Sachez que le secret des arts
Est de corriger la nature. |
Une troisième version est ainsi conçue:
Vous qu’Apollon admit à ses concerts,
Louez-moi moins, travaillez mieux vos vers;
Le plus bel arbre a besoin de culture.
Émondez-moi ces rameaux trop épars;
Rendez leur sève et plus forte et plus pure.
Il faut, Verrière, en suivant la nature,
La corriger; c’est le secret des arts. |
Les quatre derniers vers de la seconde version font partie
d’un sixain qui est dans la lettre à Cideville, du 2 mars 1731.
(B.)
Note_108 Voltaire,
en parlant de ce sonnet dans sa lettre à Thieriot, du 18 mars 1736
dit que c’est le premier qu’il ait fait de sa vie.
Note_109 Ce
quatrain dut être composé vers le commencement d’avril 1736,
peu de temps avant un voyage fait, par Voltaire, de Cirey à Paris.
L’auteur dit, dans une de ses lettres d’avril 1736, à Berger: «
Mon ami Thieriot s’est fait peindre avec
la Henriade à la
main. »
Note_110 Mme
la marquise du Châtelet. On sait que Bernard a fait un poème
de l’Art d’aimer. (K.) ¾ Une copie
manuscrite nomme Mme de Luxembourg, au lieu de Mme du Châtelet. (B.)
Note_111 Charlotte
de Beauvau, soeur de la marquise de Boufflers, née en 1717, mariée,
en 1734, à Léopold-Clément de Bassompierre.
Note_112 Le
maréchal de Richelieu.
Note_113 Si
c’est la marquise de Boufflers, née Beauvau-Craon, mère de
l’abbé, chevalier, marquis de Boufflers, ces vers sont postérieurs
au mois d’avril 1735, époque de son mariage avec François-Louis
de Boufflers. (Cl.)
Note_114 Dans
le Mercure, août 1748, on lit: « Il instruisit les rois,
il éclaira les sages. »
Note_115 Voltaire,
en envoyant à Mme du Châtelet cette pièce et la suivante,
les accompagna de quelques mots en prose: « Voici des fleurs et des
épines que je vous envoie, dit-il. Je suis comme saint Pacôme,
qui, récitant ses matines sur sa chaise percée, disait au
diable: « Mon ami, ce qui va en haut est pour Dieu, ce qui tombe
en bas est pour toi. » Le diable, c’est Rousseau; et pour Dieu, vous
savez bien que c’est vous. »
Note_116 Titre
d’une comédie de J.-B. Rousseau.
Note_117 Autre
comédie de J.-B. Rousseau.
Note_118 Allusion
à l’Épître au P. Brunîoy, qui parut vers
juillet 1730, avec les épîtres
à Thalie et à
Rollin.
Note_119 Voici
les vers de Linant auxquels Voltaire répondait:
Le nom qu’au prix de ta santé
T’ont fait tes vers et ton histoire,
Crois-moi, n’est pas trop acheté
Tu te portes, en vérité,
Encor trop bien pour tant de gloire. |
Les éditeurs de Kehl avaient placé ces vers
avant la Réponse de Voltaire. Il m’a semblé qu’ils
devaient être mis en note. (B.)
Note_120 Ce
quatrain est de la fin de 1736. En septembre de cette année, Voltaire
écrivait à l’abbé Moussinot de déterrer un
habile graveur en pierres fines. La commission, n’étant pas alors
difficile, a dû être bientôt faite.
Note_121 Jeanne
du Bouchet, mariée au comte d’Argental en octobre 1737, morte en
décembre 1774.
Note_122 L’épigramme
contre l’abbé Desfontaines qui vient immédiatement après
cette pièce, dans d’autres éditions, est rapportée
dans la lettre du 5 juin 1738.
Note_123 Dans
sa lettre à Thieriot, du 5 juin 1738, Voltaire parle de ce conte
comme étant ancien. Cette indication, fût-elle vraie, est
trop vague. J’ai donc laissé cette pièce à 1735. (B.)
Note_124 Les
initiales M. H... désignent très probablement milord Hervey.
Note_125 Mère
du chevalier de Boufflers, morte en 1787.
Note_126 Anne-Julie
de Crussol d’Uzès, mariée en 1732 à Louis-César
Le Blanc de La Baume, d’abord duc de Vaujour et ensuite duc de La Vallière,
avec lequel Voltaire fut en correspondance; voyez plus loin (n° 144)
son portrait en huit vers. (B.)
Note_127 Dans
sa lettre du 18 mars 1736, à Thieriot, Voltaire dit qu’il n’avait
encore fait aucun sonnet, si ce n’est celui qu’il venait d’adresser à
Algarotti, Il s’ensuit que celui-ci est postérieur à 1736.
(Cl.)
D’autres commentateurs, en jugeant plutôt par les
personnes qui y sont nommées, croient qu’il faut reporter ce sonnet
à la date de 1711 ou 1712.
Note_128 Le
chancelier Voisin, mort en 1717.
Note_129 Crozat.
Note_130 Le
roi écrivit au bas:
Mon âme sent le prix de vos divins appas:
Mais ne présumez pas qu’elle soit satisfaite.
Traître, vous me quittez pour suivre une coquette:
Moi, je ne vous quitterais pas. |
Note_131 Charles
VII.
Note_132 Les
vers sur la banqueroute d’un nommé Michel, et les vers pour le portrait
de Maupertuis, qui viennent avant cette pièce en d’autres éditions,
se trouvent: les premiers, dans la lettre à Moussinot, juillet 1741;
les seconds, dans la lettre à Locmaria, 17 juillet 1741.
Note_133 Le
Mercure
de décembre 1754 donne ces vers comme étant adressés
à M. Closier; et c’est sous cette adresse qu’on les trouve dans
les éditions de Voltaire. Dans les Mélanges historiques,
satiriques et anecdotiques de M. de B... Jourdain,
III,
78, cette pièce est transcrite comme ayant été envoyée
à M.Claris, conseiller de la cour des aides de Montpellier; elle
est précédée des vers de M. Claris. M. de Claris est
depuis devenu président de la cour des aides; j’ai vu ses manuscrits
il y a quelques années, et parmi eux les vers à Voltaire
et la réponse. Je n’ai rien pu découvrir sur Closier, qui
n’est peut être que le nom de Claris mal écrit ou mal lu.
(B.)
Note_134 Le
duc de Richelieu.
Note_135 La
marquise du Châtelet était alors à Bruxelles. (K.)
¾
D’autres commentateurs ont prétendu qu’il s’agissait de la comtesse
d’Egmont.
Note_136 Variante:
« Et dans un autre monde il est digne d’envie. »
Note_137 Ce
madrigal
est, sans contredit, de l’année 1743, puisque la princesse Ulrique
y fait allusion dans sa lettre à Voltaire, d’octobre 1743. On prétend
que Frédéric y fit la réponse que voici:
On remarque pour l’ordinaire
Qu’un songe est analogue a notre caractère.
Un héros peut rêver qu’il a passé
le Rhin,
Un marchand qu’il a fait fortune,
Un chien qu’il aboie à la lune.
Mais que Voltaire, en Prusse, à l’aide d’un mensonge,
S’imagine être roi pour faire le faquin,
Ma foi, c’est abuser du songe. |
Ces vers se trouvent à la page 376 du tome III
du Supplément aux Oeuvres posthumes de Frédéric
II, Cologne, 1789, six volumes in-8°. D’un passage de la lettre
de Frédéric, du 7 avril 1744, les éditeurs de Kehl
concluent que le roi ne pouvait être l’auteur des vers ci-dessus.
Une autre réponse fut faite à Voltaire sur
les mêmes rimes que celles de sa pièce:
Je ne fais cas que de la vérité:
Je ne me repais point d’un séduisant mensonge.
Je vois sans peine dans un songe
La perte d’un haut rang où vous êtes monté.
Mais ce qui vous en reste et que vous n’osez dire
S’il est vrai qu’il ne peut jamais vous être ôté,
Vaut à mes yeux le plus puissant empire. |
M. de Modène, capitaine au régiment Dauphin,
a traduit ainsi le madrigal de Voltaire:
Saepe aliquid veri secum mendacia ducunt,
Hac nocte, in somno, demens, regnare putavi.
Te ardebam, princeps, audebam dicere. Manu
Amisi imperium, non abstulit omnia numen. |
Fréron imprima dans ses feuilles, en 1752 (Lettres
sur quelques écrits du temps, VI, 40), que le madrigal était
de Lamotte, et qu’on le trouvait dans les Oeuvres de cet auteur. Il cite
la Bibliothèque des gens de cour comme disant que les vers
ont été faits pour une princesse de France. Un éclaircissement
fut donné dans le Mercure de juin 1752, page 198. Le madrigal
n’est ni dans les Oeuvres de Lamotte, ni dans ses manuscrits. La Bibliothèque
des gens de cour a eu plusieurs éditions, et ce n’est que dans
celle de 1746 qu’est la pièce dont il s’agit: malgré ces
explications, Fréron ne lâcha pas prise. Il argua de la différence
des textes entre la version de la Bibliothèque des gens de cour
et celle qui est ici, pour soutenir que la version de la Bibliothèque
a
bien l’air d’être l’originale. Il reconnaît toutefois que l’édition
de 1746 est la première qui les donne, et produit une lettre de
l’abbé Pérau, à qui l’on doit l’édition de
1746. L’abbé dit ne pas se rappeler d’où il a tiré
cette pièce, mais qu’elle se trouvait sous le nom de Lamotte parmi
les papiers de Gayot de Pitaval, mort en 1743, premier compilateur de la
Bibliothèque
des gens de cour. (B.)
Note_138 Louis
XV commença à entrer en convalescence le 19 auguste 1744.
Note_139 Roy
était chevalier de Saint-Michel.
Note_140 Ce
quatrain est ici tel qu’il a été copié par M. Clogenson
en 1821 et 1827. Voyez ci-après le n° 2 des Vers latins.
On trouve ce quatrain avec quelques variantes dans la
lettre à d’Argental du 28 avril 1744.
Note_141 Anne-Julie-Françoise
de Crussol d’Uzès, née à Paris le 11 décembre
1713, mariée le 19 février 1732, à Louis-César
Le Blanc de La Baume, duc de La Vallière. On a dit que le portrait
que Voltaire fait de Mme de La Vallière était une contre-vérité.
Note_142 Nous
passons l’impromptu à propos de la
Princesse de Navarre, déjà
cité tome III du
Théâtre et rapporté
par Voltaire lui-même dans son Commentaire historique.
Note_143 Moncrif
est un de ceux qui se firent justice avec le bâton des épigrammes
de Roy. M. Michaud jeune va même jusqu’à dire (Biographie
universelle) que le comte de Clermont, reçu à
l’Académie française en 1754 ayant été l’objet
à cette occasion des sarcasmes poétiques de Roy, celui ci
fut si maltraité par les gens du prince qu’il expira peu de jours
après. Mais Roy n’est mort que le 23 octobre 1764, de sorte
que cette anecdote n’est guère qu’à moitié vraie (Cl.)
Note_144 J’ai
trouvé cette pièce dans une note des Fragments épiques
par B. de Malpière, 1829, page 229. C’est sans aucune donnée
sur sa date que je la place ici. (B.)
Note_145 M.
Fayolle a, dans le tome V de ses Quatre Saisons du Parnasse, imprimé
ce quatrain sous le nom de Voltaire, et le donne comme inédit. M.
Auguste de Labouisse, dans l’Anecdotique
(journal qui s’imprimait
à Castelnaudary en 1821 et suiv.) dit, tome Ier, page 192, qu’il
est de Mme de Capron, et sur le maréchal de Richelieu.
Note_146 Les
vers à Mme de Pompadour en lui envoyant
l’Abrégé
de l’Histoire de France par le président Hénault, que
d’autres éditions donnent avant cette pièce, sont dans la
lettre au président Hénault, auguste 1745.
Note_147 M.
L. de Sainte-Marie, dans ses Recherches historiques sur Nevers, 1810,
in-8°, rapporte les quatre premiers vers de cette pièce, qu’on
n’avait pas alors admise dans les Oeuvres de Voltaire, et dit qu’elle
fut payée cent louis.
Note_148 Mme
de Goulet ayant remarqué chez la duchesse du Maine que Voltaire
aimait beaucoup les lentilles, lui en fit envoyer de sa terre de Goulet
près d’Argentan. L’envoi était accompagné de ces vers:
Fruit cultivé dans ce lieu solitaire,
Connaissez tout votre bonheur;
Du Châtelet chérit votre saveur,
Et vous serez l’aliment de Voltaire.
Soyez celui du mon ambition:
Les demi-dieux qui vous trouvent si bon
Vont vous mêler à l’ambroisie
Dont les nourrit le divin Apollon.
Vous n’avez eu jusqu’ici nul renom,
Aucun pouvoir sur le génie:
Puissiez-vous en avoir sur l’inclination,
Et de deux coeurs dont mon âme est remplie
M’assurer la possession. |
Note_149 L’artillerie,
dont le comte d’Eu était grand-maître.
Note_150 Mme
Dumont, née Lutel, avait adressé à Voltaire une épître
en trente-huit vers, qui est imprimée pages 10 et 11 du Nouveau
Recueil de pièces en vers et en prose. Paris, Dehansy, 1764,
in-12. (B.)
Note_151 C’était
vers cet âge que Saint-Aulaire, mort en 1742, était devenu
le berger de la duchesse.
Note_152 Je
possède de ces vers, inédits jusqu’à ce jour (novembre
1833), une copie de la main de Voltaire; elle est sans adresse aucune,
et sans date. (B.)
Note_153 Un
anonyme, par une lettre insérée dans le Journal encyclopédique
du
1er mars 1770, tout en reconnaissant Marot pour auteur premier de ce madrigal,
croit en avoir vu l’idée dans une pièce de Giolito. Il pense
que Ferrand, à qui l’on doit une imitation de la pièce de
Marot, ne donna la sienne que comme bouts-rimés. Il en rapporte
deux imitations ou parodies, et ajoute que Voltaire, très jeune
lorsqu’il fit ce madrigal, avait pu aussi s’amuser à remplir cette
espèce de bouts-rimés. Dans cette supposition, non
seulement les vers ne seraient point de 1747, mais ils n’auraient pas été
faits pour Mme du Châtelet; car Voltaire avait environ quarante ans
quand il se lia avec Mme du Châtelet.
La pièce de Ferrand, que l’on comprend, je ne sais
pourquoi, dans les Oeuvres de J.-B. Rousseau, tout en disant qu’elle n’est
pas de ce dernier, est rapportée dans la Connaissance des beautés
et des défauts de la poésie et de l’éloquence dans
la langue française. (B.)
Note_154 Voyez
le chapitre xxvi du Précis du siècle de Louis XV.
Note_155 La
lettre d’envoi à Mme de Truchis de La Grange est, à la date
du 7 juin 1748, dans la Correspondance.
La circonstance pour laquelle
ces vers furent composés a été indiquée tome
II du Théâtre, page 305.
Note_156 Les
vers sur le Panégyrique de Louis XV, qui précédent
cette pièce en d’autres éditions, sont dans le Commentaire
historique.
Note_157 Benoît
XIV, pape.
Note_158 Le
lieu de la scène est à Lunéville, chez Stanislas.
Note_159 Voici
la réponse de Mme du Châtelet:
Hélas vous avez oublié,
Dans cette longue kyrielle,
De placer la tendre amitié
Je donnerais tout le reste pour elle. |
Note_160 A
qui est déjà adressé le n° 130.
Note_161 Avant
cette pièce, d’autres éditions donnent les Vers sur l’Amour
qu’on
trouve à la fin de la préface de Nanine,
tome
IV du Théâtre,
p. 10; et des vers à Destouches
qui sont dans une lettre à cet auteur, fin de 1749.
Note_162 Comédie
en un acte, de Fagan.
Note_163 Ce
couplet, composé par Voltaire pour la maîtresse du roi Stanislas,
est extrait des notes du Voyage à Saint-Léger, par M.
de Labouisse. (Cl.)
Note_164 Voyez,
dans la Correspondance, les lettres du 21 auguste et du 12 octobre
1749, à Mme du Bocage, qui avait déjà publié
une imitation du Paradis perdu, et qui venait de donner sa tragédie
intitulée les Amazones.
Note_165 Ce
quatrain est probablement celui que Voltaire désavoue dans sa lettre
à Mme du Bocage, du 12 octobre 1749. Mais Longchamp, alors secrétaire
de Voltaire, affirme, dans ses
Mémoires, tome II, page 251,
qu’il est de Voltaire.
Note_166 Ces
vers sont imprimés dans une note, page 137, de la réimpression
publiée en 1821 des Mémoires de Mme du Hausset,
femme de chambre de Mme de Pompadour.
J.-B.-D. Després
(mort en 1832) dit tenir ces vers de Laujon, qui était présent
lorsque Voltaire les récita. Les courtisans de la favorite trouvèrent
que c’était une impertinence; et Voltaire s’aperçut, dès
le lendemain, du refroidissement de Mme de Pompadour pour lui. (B.)
Note_167 Voltaire,
avant d’entrer à Clèves en se rendant de Compiègne
à Potsdam, traversa, au commencement de juillet 1750, le village
de Lawfelt, où les Français avaient été vainqueurs
le 2 juillet 1747; voyez, page 338, l’épître lxxiii, à
Mme la duchesse du Maine.
Note_168 Boyer,
évêque de Mirepoix. Ce nom semble prouver que ces vers ne
sont pas ici à leur place, et qu’il faut les rejeter à l’année
1744, comme réponse à la lettre de Frédéric
du 12 mars de cette année.
Note_169 Je
laisse cette pièce et la suivante à la place où les
ont mises les éditeurs de Kehl. Mais, en 1750, la princesse Ulrique
était mariée depuis six ans à un prince de Suède;
et ces deux pièces pourraient bien être de 1743, date du premier
voyage de Voltaire à Berlin. (B.)
Note_170 La
margrave de Bareith.
Note_171 Darget
était secrétaire du roi de Prusse.
Note_172 La
pièce adressée
A monsieur, monsienr le joyeux de La Métrie,
Fléau des médecins et de la mélancolie, |
que d’autres éditeurs donnent avant celle-ci, est
dans une lettre à ce docteur, Potsdam, 1751.
Dans la lettre, toutefois, cet intitulé manque.
Note_173 C’est
peut-être l’édition de 1751 en un volume in-4° des Mémoires
pour servir à l’Histoire de Brandebourg.
Note_174 Les
vers sur la naissance du duc de Bourgogne, que d’autres éditions
placent avant ceux-ci, sont dans une lettre à Mme Denis du 20 septembre
1751.
Note_175 Ancien
intendant de Soissons, homme fort instruit, mais si contredisant que tout
le monde le fuyait. C’est lui dont il est parlé dans les Disputes
de
M. de Rulhières. Outre ce neveu, M. de Fontenelle avait encore un
frère, qui était prêtre. Quelqu’un lui demandait un
jour ce que faisait son frère:
Le matin il dit la messe, et le
soir il ne sait ce qu’il dit.
(K.) ¾
La pièce des Disputes,
dont il est parlé dans cette
note, a été réimprimée par Voltaire. (B.)
Note_176 C’était
un élève de l’École militaire de Berlin. Désirant,
en 1753, assister au spectacle de la cour, il avait adressé à
Voltaire ce quatrain:
Ne pouvant plus gourmander
Le goût vif qui me domine,
Daignez, seigneur, m’accorder
Un billet pour voir Nanine! |
Les deux quatrains sont imprimés dans les Mémoires
secrets, à la date du 5 décembre 1769.
Note_177 Colini
rapporte que le troisième vers écrit sur le paquet portait:
C’est ainsi qu’un amant, dans son extrême ardeur,
etc.
« Dans sa mauvaise humeur » était déjà
trop accentué pour que Voltaire dût se permettre cette expression
en l’adressant directement au roi, et à deux pas du roi. Il le sentit,
et corrigea ces mots. Thiébault donne le vers encore plus prononcé:
« Comme un amant dans sa fureur. » Cette version devait encore
moins rester. (G. D.)
Note_178 Fille
du chancelier du roi de Pologne Stanislas.
Note_179 L’Oracle
est
une petite comédie de Saint-Foix.
|