|
NOTES
Note_1
Apprenant que son ami le duc de Richelieu venait
d’avoir un duel avec le prince de Lixin, qui était mécontent
du mariage de sa cousine, Mlle de Guise, Voltaire partit pour l’armée
du Rhin, où Richelieu se trouvait. Voyez la Correspondance à
cette époque. (G. A.)
Note_2
Après ce vers, on lisait ceux-ci, qui étaient
à la fin de la pièce:
Déjà le maréchal de Noaille,
Qui luit ce fantôme au grand trot,
Croyant qu’on va donner bataille,
En paraît un peu moins dévot;
Tous les saints au diable il envoie,
Et vient de donner pour le mot:
Vive l’honneur! vive la joie! |
Note_3
Dans une ancienne édition on ne trouve
pas les quatre derniers vers. (B.)
Note_4
L’Uranie de Voltaire, en 1734, était Mme
du Châtelet. (B.)
Note_5
Cette épître sur les poètes
latins est dans le recueil publié par M. Jacobsen, en 1820; mais
elle est aussi dans un recueil manuscrit terminé au commencement
de 1735 par Céran, à Cirey; ce qui en fixe à peu près
la date. (Cl.)
Note_6
Ovide, auteur de l’Art d’aimer.
Note_7
Cette épître, imprimée dans
les Nouveaux Amusements du coeur et de l’esprit, tome III, page
254, y est datée A Cirey, près Vassi, le 15 octobre 1735.
Elle avait été imprimée, par Desfontaines, dans
le tome III de ses Observations sur les écrits modernes, malgré
Voltaire. (B.)
Note_8
MM. Godin, Bouguer, et de La Condamine, étaient
partis alors pour faire leurs observations en Amérique, dans des
contrées voisines de l’équateur. MM. de Maupertuis, Clairaut,
et Le Monnier, devaient, dans la même vue, partir pour le nord, et
M. Algarotti était du voyage. Il s’agissait de décider si
la terre est un sphéroïde aplati ou allongé. (Note
de Voltaire; 1739.)
Note_9
M. Algarotti faisait très bien des vers
en sa langue, et avait quelques connaissances en mathématiques.
(Note de Voltaire; 1739.)
Note_10
L’épître à M. Berger, en vers
de quatre syllabes, qui est ici dans quelques éditions, fait partie
de la lettre au même, de janvier 1736. On peut la voir dans la Correspondance.
Note_11
La mère de M. le président Rougeot
s’était opposée au mariage de son fils avec Mlle de Lubert,
parce qu’elle ne voulait point avoir, disait-elle, une bru bel esprit.
Voyez aussi l’épître xxxv.
Note_12
Cette épître est de 1736; car il
en est fait mention dans la lettre du prince royal de Prusse, du 3 décembre
1736; mais elle ne fut imprimée qu’en 1738, à la tête
des Éléments de la Philosophie de Newton. (B.)
Note_13
Variante:
Disciple de Newton et de la vérité,
Tu pénètres mes sens des feux de ta clarté;
Je renonce aux lauriers que longtemps au théâtre
Chercha d’un vain plaisir mon esprit idolâtre;
De ces triomphes vains, etc. |
Note_14
J.-B. Rousseau; voyez l’épître xli
et ses notes.
Note_15
Variante:
Change de forme, O terre! et que ta pesanteur,
Augmentant sous le pôle, élève l’équateur. |
Autre variante:
Terre, change de forme, et que la pesanteur,
Abaissant tes côtés, soulève l’équateur. |
Note_16
C’est la période de la précession
des équinoxes, laquelle s’accomplit en vingt-six mille neuf cents
ans, ou environ. (Note de Voltaire;
1748.)
Note_17
Variante: « Malgré les vains plaisirs,
cet écueil des beaux jours. »
Note_18
M. Algarotti, jeune vénitien, faisait imprimer
alors à Venise un traité sur la lumière, Newtonianismo
per le Dame, dans lequel il expliquait l’attraction. (Note
de Voltaire; 1742.) M. de Voltaire fut le premier en France
qui expliqua les découvertes de Newton. (Note
de Voltaire; 4756.)
Note_19
Cette aventure se passa à Londres, la première
année du règne de Charles II, roi d’Espagne. (Note
de Voltaire; 1756.)
Note_20
Il s’agissait de reconnaître la différence
du poids de l’atmosphère au pied et au sommet de la montagne. Pour
s’épargner l’embarras d’y transporter un baromètre, on se
proposait d’employer un siphon, dont une des branches serait bouchée
à l’extrémité supérieure; le bas étant
rempli de mercure, qui doit être de niveau dans les deux branches
au pied de la montagne. Au sommet, le mercure se trouve plus haut dans
la branche ouverte, et plus bas dans la branche fermée. La différence
de niveau sert à connaître celle du poids de l’atmosphère.
Plus la branche fermée (c’est-à-dire le tube qui renferme
l’air de la montagne) est longue, plus l’expérience peut être
exacte. Voilà, pourquoi M. de Voltaire dit: un long cristal.
Depuis qu’on sait construire des baromètres portatifs, on a
cessé d’employer toute autre espèce d’instrument pour ces
expériences. (K.)
Note_21
Le pape Zacharie, qui régna de 741 à
752.
Note_22
Le roi Jacques fit un petit traité de théologie,
qu’il dédia à l’enfant Jésus. (Note
de Voltaire; 1756.)
Note_23
Variante:
Il serait aujourd’hui votre modèle auguste,
Et votre exemple en tout, s’il avait été
juste. |
Note_24
Cette épître est celle dont il est
fait mention dans la lettre à Cideville, du 14 juillet 1738.
Note_25
Voltaire avait rait construire à Cirey
une chambre obscure pour ses expériences d’optique.
Note_26
Célèbre savant, né en 1602,
mort en 1680.
Note_27
L’épître ou lettre à laquelle
répondent ces vers n’est pas dans les Oeuvres du roi de Prusse.
(B.)
Note_28
Helvétius, âgé de vingt-trois
ans, venait d’obtenir le titre et une demi-place de fermier général.
(G. A.)
Note_29
Dans le Mercure de France, de septembre
1748, on trouve une traduction latine de cette épître. (B.)
¾ Voyez, dans la Correspondance
avec le roi de Prusse, les lettres de Frédéric des 6
et 12 juin 1740.
Note_30
Variante:
Vos mains du trône à moi franchissent l’intervalle;
Et, philosophe roi, méprisant la grandeur,
Vous m’écrivez en homme, et parlez à mon
coeur.
Vous savez qu’Apollon, le dieu de la lumière,
N’a pas toujours du ciel éclairé la carrière:
Dans un champêtre asile il passa d’heureux jours;
Les arts qu’il y fit naître y furent ses amours:
Il chanta la vertu. Sa divine harmonie
Polit des Phrygiens le sauvage génie;
Solide en ses discours, sublime en ses chansons,
Du grand art de penser il donna des leçons.
Ce fut le siècle d’or; car, malgré l’ignorance,
L’âge d’or en effet est le siècle où
l’on pense.
Un pasteur étranger, attiré vers ces bords,
Du dieu de l’harmonie entendit les accords;
A ses sons enchanteurs il accorda sa lyre;
Le dieu, qui l’approuva, prit le soin de l’instruire
Mais le dieu se cachait, et le simple étranger
Ne connut, n’admira, n’aima que le berger.
Phébus quitta bientôt ces agréables
plaines,
Du char de la lumière il prit en main les rênes;
Mais le jour que sa course éclaira l’univers,
Au lieu de se coucher dans le palais des mers,
Déposant ses rayons et sa grandeur suprême,
Il apparut encore à l’étranger qui l’aime,
Lui parla de son art, art peu connu des dieux,
Et ne l’oublia point en remontant aux cieux.
Je suis cet étranger, ce pasteur
solitaire;
Mais quel est l’Apollon qui m’échauffe et m’éclaire?
C’est à vous de le dire, ô vous qui l’admirez,
Peuples qu’il rend heureux, sujets qui l’adorez.
A l’Europe étonnée annoncez votre maître.
Les vertus, les talents, les plaisirs, vont renaître;
Les sages de la terre, appelés à sa voix,
Accourent pour l’entendre, et reçoivent sus lois.
Et toi, dont la vertu, etc. |
¾ Frédéric,
n’étant que prince royal, avait passé quelques années
dans une campagne qu’il avait ornée, et où il s’était
perfectionné dans la connaissance des beaux-arts. C’est à
quoi Voltaire fait allusion dans le sixième vers de cette variante.
(B.)
Note_31
Le professeur Volf, persécuté comme
athée par les théologiens de l’université de Hall,
chassé par Frédéric II (l’empereur) sous peine d’être
pendu, et fait chancelier de la même université à l’avènement
de Frédéric III. (Note de Voltaire;
1748.)
Note_32
Un de ces soldats, qu’on nommait Petit-Jean, avait
été acheté vingt-quatre mille livres. (Note
de Voltaire; 1748).
Note_33
Variante:
Et, sans les mesurer, juge d’eux par le coeur.
Il est héros en tout, puisqu’en tout il est juste;
Il sait qu’aux yeux du sage on a ce titre auguste
Par des soins bienfaisants plus que par des exploits.
Trajan, etc. |
Note_34
Cette épître fut d’abord adressée
à M. le comte de Maurepas, ensuite elle reparut sous le titre: A
un ministre d’État. M. de Voltaire n’avait pu pardonner à
M. de Maurepas de s’être réuni au théatin Boyer pour
l’empêcher de succéder, à l’Académie française,
au cardinal de Fleury: il crut devoir effacer son nom, conserver l’épître
qui renfermait des leçons utiles, et laisser ses lecteurs l’adresser
aux ministres qu’ils croiraient la mériter. Suivant M. d’Argental,
la principale raison de ce changement était que M. de Maurepas n’a
jamais protégé les lettres, ni les arts, et que les efforts
de M. de Voltaire pour le piquer d’honneur sur ce point restèrent
inutiles. (K.)
Note_35
D’après la première édition,
on lisait:
Esprit sage et brillant que le ciel a fait naître
Et pour plaire aux sujets et pour servir leur maître,
Que j’aime à voir ton pont, par des soins bienfaisants,
Encourager les arts à ta voix renaissants!
Sans accorder jamais d’injuste préférence,
Entre tous ces rivaux ta main tient la balance;
Tel qu’un père éclairé, qui sait
de ses enfants
Discerner, applaudir, employer les talents.
Je plains, etc. |
Note_36
Géomètre médiocre, et qui
n’était que cela. Il écrivait très mal, et disait
à Fontenelle: « Rendez mes idées. » (K.)
Note_37
Variante:
Et voudrait mettre en vers Cujas et Cicéron.
Pourtant ce géomètre et ce rimeur futile,
Bouffis également d’un orgueil imbécile,
Sont regardés tous deux, etc. |
Note_38
Variante:
Venez à moi, je suis l’oracle de l’Église,
J’argumente, j’écris, je bénis, j’exorcise:
J’ai des péchés en chaire épluché
tous les cas;
J’ai vingt ans, etc. |
Note_39
Variante:
Discernant leurs instincts, assigna leurs emplois.
Ainsi, par un goût sûr, par
un choix toujours sage,
Des talents différents tu fais un juste usage;
Tu sais de Melpomène animer les accents,
De sa riante soeur chérir les agréments,
Protéger de Rameau la profonde harmonie,
Et mettre un compas d’or dans les mains d’Uranie.
Le véritable esprit peut se plier à tout:
On ne vit qu’à demi quand on n’a qu’un seul goût.
Heureux qui sait mêler l’agréable à
l’utile,
Des travaux aux plaisirs passer d’un vol agile,
S’occuper en ministre, et vivre en citoyen,
Et se prêter à tout, sans s’asservir à
rien!
Un semblable génie, au-dessus du vulgaire,
A l’art de gouverner joint le grand art de plaire;
On voit d’autres mortels auprès du trône
admis;
Ils ont tous des flatteurs, il a seul des amis, |
¾ Le 10e vers de cette
variante est imité du 343e vers de l’Art poétique d’Horace.
(B.)
Note_40
Le duc de Mazarin, mari d’Hortense Mancini, faisait
tous les ans une loterie de plusieurs emplois de sa maison; et ce qu’on
rapporte ici a un fondement véritable. (Note
de Voltaire; 1752.)
Note_41
Le roi de Prusse était entré en
Silésie depuis le mois de décembre 1740.
Note_42
Cette épître fut écrite à
la nouvelle de la victoire de Molwith.
Note_43
Voiture avait dit:
Que d’une force sans seconde
La mort sait ses traits élancer;
Et qu’un peu de plomb peut casser
La plus belle tête du monde. |
M. de Voltaire a cité lui-même cette pièce
dans ses Questions sur l’Encyclopédie, ou Dictionnaire
philosophique (au mot Goût). Ainsi l’on a eu grand tort de l’accuser
d’avoir été le plagiaire de Voiture. (K.)
Note_44
Voltaire, dans sa lettre au président Hénault,
du 15 mai 1741, rapporte que Mme du Châtelet voulait absolument qu’il
mît:
Lorsque multipliant son carré par sa vitesse,
s’inquiétant peu de la mesure des vers. Elle disait
qu’il fallait toujours être de l’avis de Leibnitz, en vers et en
prose. (B.)
Note_45
Cette épître fut écrite à
la nouvelle de la victoire de Molwith.
Note_46
C’est de J.-B. Rousseau qu’il est question.
Note_47
Virgile, pasteur du Mincio.
Note_48
Le marquis de Ximenés est né en
1726; il est mort en 1817. C’est le 31 décembre 1742 qu’il avait
adressé des vers à Voltaire. Il en donne la date dans un
recueil qu’il publia en 1772. (B.)
Note_49
Charles de Bavière, élu sous le
nom de Charles VII.
Note_50
Frédéric s’était détaché
de la France.
Note_51
Le commencement de l’épître est différent
dans quelques copies.
Grand roi, la longue maladie
Qui va rongeant l’étui malsain
De mon âme assez engourdie,
Et de plus une comédie
Que je fais pour notre dauphin,
Et que j’ai peur qui ne l’ennuie,
Tout cela retenait ma main;
Et souvent je donnais en vain
Des secousses à mon génie,
Pour qu’il envoyât dans Berlin
Quelque nouvelle rapsodie,
Quelque rondeau, quelque huitain,
Au vainqueur de la Silésie,
A ce bel esprit souverain,
A ce grand homme un peu malin,
Chez qui j’aurais passé ma vie,
Si j’avais à ma fantaisie
Pu disposer de mon destin.
En vain vous m’appelez volage,
Toujours dans un noble esclavage
Votre musc retient mes pas:
Et je suis serviteur du sage,
Quoique mon coeur ne le soit pas.
Votre esprit sublime et facile,
Vos entretiens et votre style,
Ont pour moi des charmes plus doux
Que votre suprême puissance,
Vos grenadiers, votre opulence,
Et cent villes à vos genoux.
Dussé-je leur faire une offense,
Je ne puis rien aimer que vous.
Ceux qui sont nés, etc. |
Note_52
Le dernier duc d’Ost-Frise venait de mourir, et
avait laissé à la couronne de Prusse une principauté
riche et considérable.
Note_53
Pendant son séjour à Pirmont, dans
les premiers mois de l’année 1744, Frédéric avait
fait demander en mariage la fille unique du landgrave de Cassel, Marie-Amélie,
pour le margrave Charles de Brandebourg. Elle fut accordée; mais
sa mort arriva le 19 novembre 1744, avant la célébration.
(B.)
Note_54
Voyez, dans le tome précédent, le
poème sur les Événements de 1744, et ci-après
l’épître lxvii.
Note_55
Le cardinal Fleury.
Note_56
Nouvel Abrégé chronologique de
l’Histoire de France.
Note_57
Frédéric avait refait alliance avec
les Français, et Voltaire avait concouru à cette oeuvre diplomatique.
Note_58
L’empereur Charles VII.
Note_59
Voyez les chapitres xii et xiii du Précis
du Siècle de Louis XV.
Note_60
A Metz.
Note_61
Premier chirurgien du roi. (Note
de Voltaire; 1751.)
Note_62
Le célèbre musicien compositeur
Haendel, né en 1684, mort en 1759.
Note_63
Cette épître, imprimée pour
la première fois en 1817, est évidemment le premier jet du
Poème de Fontenoy; voyez tome VIII, page 383. (B.)
Note_64
Dans la plupart des éditions, au lieu de
ces quatre vers, on lisait:
L’art d’aimer, d’écrire, et de plaire,
Et dont le charmant caractère
A tous les goûts est assorti;
Dans vos palais, etc. |
Note_65
Le maréchal de Saxe, qui venait d’être
nommé maréchal général des camp et armées
du roi, titre qu’avait eu Turenne.
Note_66
Marie-Josèphe, fille du roi de Pologne,
électeur de Saxe, mariée au dauphin le 9 février 1747.
Note_67
Variante:
J’ai laissé passer prudemment
Des paniers la foule dorée,
Qui remplit tout l’appartement;
Et cinq cents dames qui peut-être,
S’approchant pour la censurer,
Se sont mises à l’adorer
Dès qu’elles ont pu la connaître,
Virgile, etc. |
Note_68
Beuchot a reproduit ici une épître
au roi de Prusse, qui fait partie de la lettre du 9 mars 1747. ¾
Il suffit, croyons-nous, qu’on la trouve dans cette lettre.
Note_69
Boileau, épître iv, vers 11.
Note_70
Variante:
Mais que Lawfelt est rude à prononcer
Puis, quand ma voix, par ses faits enhardie,
L’aurait chanté sur le plus noble ton,
Qu’aurais-je fais? blesser sa modestie,
Sans ajouter à l’éclat de son nom.
De votre fils, etc. |
Note_71
M. Crébillon, de l’Académie française,
examinateur des écrits en une feuille présentés à
la police. (Note de Voltaire; 1756.)
Note_72
M. Feydeau de Marville, alors lieutenant de police.
(Note de Voltaire; 1756.)
Note_73
Variante: « Il agréera mon inutile
encens » ou « Il recevra mon inutile encens. »
Note_74
Variante:
L’a mieux servi que je ne l’ai chanté.
Auteurs du temps, rompez donc le silence,
Osez sortir d’une morne indolence;
Quand Louis vole à des périls nouveaux,
Si les Latours ainsi que les Vanloos
Peignent ses traits qu’un peuple heureux adore,
Peignez son âme, elle est plus belle encore.
Représentez, etc. |
Note_75
Maurice, comte de Saxe. (Note
de Voltaire; 1756.)
Note_76
Le duc de Boufflers, arrivé le 1er mai
à Gênes pour y commander les troupes destinées à
secourir cette république contre les Impériaux, après
s’être signalé en diverses occasions, et avoir remporté
de grands avantages sur les Autrichiens, tomba malade de la petite vérole,
et mourut le 2 juillet 1747, à quarante-deux ans. (B.)
Note_77
M. le marquis de Ségur, ministre de la
guerre en 1780; il avait été dangereusement blessé
à Rocoux et perdit un bras à la bataille de Lawfelt. (K.)
Note_78
Boileau. (Note de Voltaire;
1756.)
Note_79
Variante: « Qui pour écrire en style
véridique. »
Note_80
Voyez la fin du chapitre xxi du Précis
du Siècle de Louis XV.
Note_81
Je crois cette épître de 1748. C’est
d’elle qu’il doit être question dans la lettre à Mme d’Argental,
du 25 février 1748. Rochemore mourut en 1740 ou 1743. Ses poésies
n’ont jamais été recueillies. Une lettre en prose et en vers,
qu’il avait adressée au comte d’Argental, est imprimée dans
le tome II de la Correspondance littéraire de Grimm. (B.)
Note_82
Il paraît que cette petite pièce
fut faite immédiatement après la guerre de 1741; guerre funeste,
entreprise pour dépouiller l’héritière de la maison
d’Autriche de la succession paternelle. (K.)
Note_83
La Bocheta ou Bocchetta, passage
en Italie, dans les montagnes, du côté de Gênes. (B.)
Note_84
Tous les jeux de cartes sont à l’enseigne
du roi David. (Note de Voltaire; 1756.)
Note_85
Variante:
Dans tes cartons peints de rouge et de noir.
Tu fais leur joie, et l’âme est abusée
Par l’avarice en plaisir déguisée.
C’est là qu’on voit l’intérêt attentif,
Qui d’un oeil sombre et d’un esprit actif,
En combinant que deux et deux font quatre,
S’obstine à vaincre, et se plaît à
combattre.
Saint-Severin, et vous, grave du Theil,
Travaillez-vous avec un soin pareil,
Quand dans les murs bâtis par Charlemagne
Vous rajustez la France et l’Allemagne!
De ces exploits, etc. |
¾ Le marquis de Saint-Severin,
l’un des plénipotentiaires au congrès d’Aix-la-Chapelle.
Note_86
Imitation de ce vers de Martial, XII, 47:
Nec tecum pensum vivere, nec sine te.
Note_87
Variante:
Prier les dieux de la seconde espèce;
A leurs autels porter son encensoir,
Et de leurs mains attendre un billet noir,
Qui peut sortir de cette roue immense
Où sont les lots que leur faveur dispense?
A leurs humeuro faut-il s’assujettir,
Importuner, souffrir, flatter, mentir,
Remercier d’un dégoût, d’un caprice,
Et, pour loyer d’un si noble service,
Obtenir d’eux, après un an d’oubli,
Dans l’antichambre, etc, |
Note_88
Judith est une tragédie de Boyer;
Pirame et Régulus sont de Pradon.
Note_89
Autre imitation de Martial, V, 10:
Si post fata venit gloria, non propero.
Note_90
Cette épître commençait ainsi:
Hénault, fameux par vos soupés,
Et par votre chronologie,
Par des vers au bon coin frappés,
Pleins de douceur et d’harmonie;
Vous qui dans l’étude occupez
L’heureux loisir de votre vis,
Daignez m’apprendre, je vous prie,
Par quel secret vous échappez
Aux malignités de l’Envie;
Tandis que moi, placé plus bas,
Qui devrais être inconnu d’elle,
Je vois que sa rage éternelle
Répand son poison sur mes pas.
Il ne faut point, etc. |
Le président Hénault fut blessé de
ce qu’on paraissait faire entrer ses soupers pour quelque chose dans sa
réputation, et se fâcha sérieusement. M. de Voltaire
changea sur-le-champ les premiers vers de sa pièce. (K.)
¾ Voyez la lettre du
3 janvier 1749.
Note_91
Le roi Stanislas. (Note
de Voltaire; 1756.)
Note_92
Dans le Nouveau Magasin français, par
Mme L. P. de Beaumont, tome Ier, page 151, de la seconde édition
anglaise, il y a une Réponse (au nom) de M. le duc de
Richelieu à M. de Voltaire. Cette réponse est aussi en
vers de huit syllabes. (B.)
Note_93
J.-B. Macé, peintre, mort en 1767, que
Voltaire a déjà nommé dans la scène vi de l’Indiscret;
voyez tome Ier du Théâtre, page 256. (B.)
Note_94
Voltaire, dans son Précis du siècle
de Louis XV (chap. xv), fait honneur au duc de Richelieu du
conseil de faire avancer quatre pièces de canon contre la colonne
anglaise; ce qui décida la victoire. C’était, dit-on, un
simple grenadier français qui en avait donné l’idée
au duc de Richelieu. (B.)
Note_95
Cette épître est curieuse, car on
y voit Voltaire fraterniser philosophiquement avec son heureux rival auprès
de Mme du Châtelet.
Note_96
Mme du Châtelet.
Note_97
L’épître à Darget qui vient
ordinairement après cette pièce se trouve dans la Correspondance,
lettre du 9 août 1750.
Note_98
C’est le cardinal bibliothécaire du Vatican,
à qui Voltaire avait dédié Sémiramis. Voyez
tome III du Théâtre.
Note_99
L’épître à Darget qui vient
ordinairement après cette pièce se trouve dans la Correspondance,
lettre du 9 mars 1751.
Note_100
Cette pièce est de 1751. On l’a imprimée
souvent avec le titre des Deux Tonneaux. (K.) ¾
C’est sous ce titre, les Deux Tonneaux, qu’elle est imprimée
dans la Bigarrure, tome XX, page 46, qui est du commencement de
1753. (B.)
Note_101
Voyez les Pensées de Pascal, Ière
part., art. vii, n° 1.
Note_102
Ce vers et les trois suivants sont cités
dans l’article Fièvre du Dictionnaire philosophique.
Note_103
Le bon tonneau fut loin de rester sans lie; et
Voltaire abandonnait bientôt après l’Olympe sablonneux du
Brandebourg. (G. A.)
Note_104
Cette pièce, le plus beau chant de liberté
que Voltaire ait jamais écrit, a été imprimée
séparément en 1755, dans les formats in-4° et in-8°.
On imprima une Réponse à M. de Voltaire, en soixante-dix
vers de huit syllabes, et une Réponse à l’épître
de M. de V*** en arrivant dans sa terre près du lac de Genève,
en mars 1755. Cette dernière n’a que vingt-trois vers de mesure
inégale, et commence ainsi:
O maison de V***, et non pas d’Épicure,
Vous renfermez une tête à l’envers. |
Elle a quelquefois été imprimée à
la suite de l’épître de Voltaire Grimm, qui l’a comprise dans
sa Correspondance littéraire (juillet 1755), l’attribue à
Voisenon. (B.)
Note_105
Le lac de Genève. (Note
de Voltaire; 1750.)
Note_106
Les Alpes. (Note de Voltaire;
1756.)
Note_107
Voyez, sur la campagne de Conti en Italie, le
chapitre xiii du Précis du Siècle de Louis XV.
Note_108
Ripaille était un couvent d’augustins sur
la rive gauche du lac de Genève. Le duc de Savoie, après
avoir abdiqué, y vécut voluptueusement, et quelques personnes
pensaient que c’était ce qui avait donné lieu au proverbe
faire ripaille. Mais La Mésangère, dans son Dictionnaire
des Proverbes, pense que Ripaille vient de Ripuaille, dérivé
de repue, bonne chère. (B.)
¾ C’est de Prangins,
où Voltaire habita un moment, et non des Délices, qu’on
voit le couvent de Ripaille. (G. A.)
Note_109
Le premier duc de Savoie, Amédée,
pape ou antipape, sous le nom de Félix. (Note
de Voltaire; 1756.)
Note_110
Variante:
O bizarre Amédée!
De quel caprice ambitieux
Ton âme est-elle possédée?
Duc, ermite, et voluptueux,
Ah! pourquoi t’échapper de ta douce carrière?
Comment as-tu quitté ces bords délicieux,
Ta cellule et ton vin, ta maîtresse, et tes jeux,
Pour aller disputer la barque de saint Pierre?
Lieux sacrés du repos, etc. |
¾ Gibbon raconte qu’introduit
chez Voltaire, probablement par le ministre genevois Pavillard, il lut
cette épître et la retint par coeur. « Et comme ma discrétion,
dit-il, n’était pas égale à ma mémoire,
l’auteur eut bientôt à se plaindre de la circulation
d’une copie de son ouvrage. »
L’allusion au duc du Savoie Amédée, qui
s’en prenait à des temps déjà bien anciens (1439-l449),
ne méritait pas qu’on y fît grande attention à Turin.
Cependant la cour de Savoie s’en émut; elle agit à Genève,
et insista assez pour obtenir la suppression de la pièce.
Le poète se borna à nier, comme d’habitude,
qu’il fut pour quelque chose dans la pièce incriminée, et
il le niait encore trois ans après dans le billet à l’adresse
de Léger, 12 février 1758. (Voyez la Correspondance.)
Note_111
L’union des sept provinces. (Note
de Voltaire; 1756.)
Note_112
L’auteur de la liberté helvétique.
(Note de Voltaire; 1756.)
Note_113
Voltaire rendait ici hommage à sa nièce,
Mme Denis, qui avait consenti, non sans peine, à le suivre dans
sa retraite. Voyez la lettre à d’Argental, du 23 juin 1755.
Note_114
L’épître à Desmahis, qui vient
ordinairement après celle-ci, se trouve dans la Correspondance,
lettre du 24 juillet 1756.
Note_115
Tirée d’un volume in-folio, où se
trouve le discours latin du P. Maister, jésuite, prononcé
à la même occasion devant Leurs Majestés, au mois d’avril
1756. (K.)
Note_116
Voyez la lettre à Richelieu du 3 mai 1756.
Note_117
Dans son Observateur littéraire, 1759,
t. II, p. 177, en rendant compte de la nouvelle édition des Oeuvres
de Voltaire, l’abbé de La Porte avait dit: « J’ai saisi
plus d’une fois l’occasion de rendre à cet illustre auteur l’hommage
que la malignité, et surtout la jalousie impuissante et ridicule
de certains petits esprits, s’efforcent de lui ravir. » (B.)
Note_118
Poète chanteur de l’époque orphique.
Note_119
Beaucoup d’éditions portent: « Il
chanta la douce ivresse. »
Je n’ai pas hésité à préférer
double. Voltaire a, plus tard (voyez épître xcvii),
parlé du
. . . . . triple délire
Des vers, de l’amour et du vin. (B.) |
Note_120
Cette pièce est souvent citée par
Voltaire sous le titre de Pantaodai. La première édition
est en effet intitulée Pantaodai, étrennes à Mlle
Clairon, par A*** C***; les initiales A. C. désignaient
Abraham Chaumeix; cependant maître Abraham est immolé
dans les vers 101-102. Ce fut d’Alembert (voyez ses lettres des 22 septembre
et du 18 octobre 1760) qui engagea Voltaire à donner à Mlle
Clairon un monument marqué de reconnaissance pour le succès
de Tancrède. Malgré la date du 1er janvier qu’elle
porte dans la première édition, elle n’était pas encore
achevée le 11 de ce mois. Voltaire recommandait à d’Argental,
le 16 février 1761 que le Pantaodai restât un ouvrage
de société. Dans une édition faite à Paris
on supprima les vers contre Omer Joly de Fleury; cette suppression contrariait
beaucoup Voltaire (voyez sa lettre à Damilaville, du 8 mai 1761).
(B.)
Note_121
Dans l’épître xcv, qu’il adressa,
en 1765, à Mlle Clairon, Voltaire dit:
Le sublime en tout genre est le don le plus rare.
Note_122
Le traducteur a mis Paris au lieu de Londres.
(Note de Voltaire; 1764.)
Note_123
Le traducteur a mis Passy, au lieu de Kinsington.
(Note de Voltaire; 1764.)
Note_124
Il paraît, par la lettre à d’Alembert,
du 19 mars 1761, que Pancrace désigne Colardeau, dont la tragédie
de Caliste avait été jouée le 12 novembre 1760.
Mlle Clairon y jouait le rôle de Caliste. (B.)
Note_125
Ici Voltaire désigne l’Année
littéraire de Fréron, sous le titre d’un écrit
de Lebrun contre Fréron. (B.)
Note_126
Voltaire a dit, dans sa Henriade, chant
VII, vers 148:
Triste amante des morts, elle hait les vivants.
Note_127
Après ce vers,
Est dangereuse, et l’auteur hérétique,
on lisait ceux-ci, qui terminaient l’épître:
Mais s’il compose un ouvrage nouveau
Qui puisse plaire à Boufflers, à Beauvau,
A ce vainqueur des Anglais et des belles,
Qui ne trouva ni rivaux, ni cruelles;
Si le bon goût du généreux Choiseuil
A ses travaux fait un honnête accueil,
S’il trouve grâce aux yeux de la marquise,
Du seul mérite en plus d’un genre éprise;
S’il satisfait La Vallière et d’Ayen,
Malheur à lui: la cohorte empestée
Damne mon homme, et le Journal chrétien
Secrètement vous le déclare athée.
S’il répond peu, c’est qu’il est accablé;
Si, méprisant l’Envie et ses trompettes,
Il vit en paix dans ses belles retraites,
S’il y sert Dieu, c’est qu’il est exilé. |
¾ La marquise est Mme
de Pompadour. (B.)
Note_128
Le traducteur a substitué la Loire à
la Tamise. (Note de Voltaire;
1761.)
Note_129
Histoire des empereurs, jusqu’à Constantin.
Note_130
Ce petit singe, etc., était Omer
Joly de Fleury, qui, dans le chant XVI de la Pucelle, est appelé:
Ce pédant sec, à face de Thersite.
Voyez tome IX.
Note_131
Variante:
Un petit singe, à phrases compassées,
Au sourcil noir, au long et noir habit,
Plus noir encor et de coeur et d’esprit,
Vomit sur lui ses foreurs empestées;
Mais, grâce au ciel, il est un roi puissant
Qui d’un coup d’oeil protège l’innocent,
Et d’un coup d’oeil démasque l’hypocrite;
Il hait la fraude, il hait les imposteurs;
Des factions il connaît les auteurs.
Tremblez, méchants, qui trompez sa justice;
Craignez l’Histoire, elle est votre supplice;
Craignez sa main: cette main, qui des rois
A sur l’airain consacré les exploits,
Y gravera vos infâmes cabales,
Vos sourds complots, vos ténébreux scandales;
L’Hypocrisie au perfide souris,
Le Fanatisme étincelant de rage,
Le fade Orgueil peignant son plat visage
Du fard brillant de l’amour du pays,
Tout paraîtra dans son jour véritable.
On vous verra l’horreur et le mépris
D’un peuple entier par vos fourbes surpris.
Le dieu des vers, ce dieu de la lumière,
Dont votre oreille ignore les accents,
Et dont votre oeil fuit les rayons perçants;
Ce même dieu, finissant sa carrière,
Daigne écraser et plonger dans la nuit
L’affreux Python que la fange a produit.
Mais aujourd’hui, dans leurs grottes obscures,
Laissons siffler ces couleuvres impures;
Ne souillons pas de leurs hideux portraits
Les doux crayons qui dessinent vos traits
Belle Clairon, toutes ces barbaries
Sont des objets à vos yeux inconnus;
Et quand on parle à Minerve, à Vénus,
Faut-il nommer Cerbère et les Furies? |
Autre variante:
Un petit singe, ignorant, indocile,
Au sourcil noir, au long et noir habit,
Plus noir encore et de coeur et d’esprit,
Répand sur moi ses phrases et sa bile;
Eu grimaçant, le monstre s’applaudit
D’être à la fois et Thersite et Zoïle:
Mais, grâce au ciel, etc. |
Note_132
L’abbé Guyon et ses semblables. (Note
de Voltaire.) ¾ Voltaire,
dans sa lettre du 2 février 1761, dit que cette note est de son
correspondant à Paris, mais que d’autres prétendent qu’il
fallait un autre nom. (B.)
Note_133
L’auteur anglais a sans doute en vue les chaires
des presbytériens. (Note de Voltaire;
1764.)
Note_134
Le traducteur transporte toujours la scène
à Paris. (Note de Voltaire;
1764.)
Note_135
Théocrite et Virgile étaient à
la campagne, ou en venaient, quand ils firent des églogues. Ils
chantèrent les moissons qu’ils avaient fait naître, et les
troupeaux qu’ils avaient conduits. Cela donnait à leurs bergers
un air de vérité qu’ils ne peuvent guère avoir dans
les rues de Paris. Aussi les églogues de Fontenelle furent des madrigaux
galants. (Note de Voltaire; 1771.)
¾ M. de Voltaire a donné
à Fontenelle l’épithète de Normand dans cette pièce,
comme dans l’épître au roi de Prusse: Blaise Pascal a
tort. Il a substitué aussi, dans le Temple du Goût, le
discret Fontenelle au sage Fontenelle des premières
éditions; c’est que le sage Fontenelle n’avait pas contre les préjugés
la haine active de M. de Voltaire; qu’il le laissa combattre seul, cachant
avec soin aux ennemis de la raison le mépris qu’il avait pour eux,
et ne s’intéressant point assez à la vérité
ou à ses apôtres pour risquer de se brouiller avec les persécuteurs.
(K.)
Note_136
On avait proposé à Voltaire de changer
cet hémistiche, et de dire:
Qu’un riche t’ait volé.
Voltaire approuva la correction. cependant la correction
n’a été faite dans aucune édition. (B.)
Note_137
Le marquis de Turbilli, auteur d’un ouvrage sur
les défrichements, qui avait alors quelque célébrité.
M. Bertin, contrôleur général, depuis ministre, avait
institué des sociétés d’agriculture dans chaque généralité.
MM. Trudaine, intendants des finances, ont été du petit nombre
des magistrats qui ont véritablement aimé les sciences et
les arts. Ils ont beaucoup contribué au progrès que les manufactures
et le commerce ont fait en France sous le règne de Louis XV. Le
fils était un des hommes de l’Europe les plus instruits des vrais
principes et des détails de l’administration des États. (K.)
Note_138
Benedict ou Benoît voulut que les mains
de ses moines cultivassent la terre. Elles ont été employées
à d’autres travaux, à donner des éditions des Pères,
à les commenter, à copier d’anciens titres, et à en
faire. Plusieurs de leurs abbés réguliers sont devenus évêques;
plusieurs ont eu des richesses immenses. (Note
de Voltaire; 1771.)
Note_139
François d’Assise, en instituant les mendiants,
fit un mal beaucoup plus grand. ce fut un impôt exorbitant mis sur
le pauvre peuple, qui n’osa refuser son tribut d’aumône à
des moines qui disaient la messe et qui confessaient: de sorte qu’encore
aujourd’hui, dans les pays catholiques romains, le paysan, après
avoir payé le roi, son seigneur, et son curé, est encore
forcé de donner le pain de ses enfants à des cordeliers et
à des capucins. (Note de Voltaire;
1771.)
Note_140
Cet ordre exprès, que la Genèse
dit avoir été donné de Dieu à l’homme, de cultiver
son jardin, fait bien voir quel est le ridicule de dire que l’homme fut
condamné au travail. L’Arabe Job est bien plus raisonnable: il dit
que l’homme est né pour travailler, comme l’oiseau pour voler. (Note
de Voltaire; 1771.)
Note_141
Cette épître ayant fait beaucoup
de bruit, la reine désira la lire; mais pour ménager la susceptibilité
de cette princesse, d’Alembert corrigea ainsi deux vers:
Et le bon mari d’Ève, au paradis d’Éden...
Avant qu’il eût goûté de la fatale
pomme. |
« Ce qui est bien plat, dit-il; mais cela est encore
trop bon pour Versailles. » (B.)
Note_142
Ce trait porte contre l’avocat général
Omer Joly de Fleury; voyez la lettre à d’Alembert, du 19 juin 1761.
(B.)
Note_143
Voyez les notes sur les convulsions et sur les
billets de confession, deux ridicules et opprobres de la France, à
la fin de la pièce intitulée le Pauvre Diable, dans
le présent volume. (Note de Voltaire;
1771.)
Note_144
Mlle Corneille, mariée. à M. Dupuits,
officier du l’état-major. (Note de Voltaire;
1774.)
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