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Note_1 Il y a nécessairement un peu d’arbitraire dans la classification de certaines pièces de poésie de Voltaire. La xlive des épîtres n’a que seize vers, et l’on en compte dix-sept dans une pièce à Maupeou, qui a été mise parmi les Poésies mêlées, année 1771. La pièce connue et citée sous le nom d’Épître à Uranie (le Pour et le Contre), a toujours été considérée comme poème; et c’est à ce titre qu’elle est placée dans le tome IX. (M.) Note_2 Ces vers furent présentés à ce prince par un soldat des Invalides: l’auteur avait environ douze ans lorsqu’il les fit. (K.) Note_3 On rimait alors pour les yeux: M. de Voltaire suivait en cela l’exemple des poètes du siècle de Louis XIV; mais il ne tarda pas à s’apercevoir que la rime était faite pour l’oreille: il entreprit le premier d’accorder l’orthographe avec la prononciation, et fit voir le ridicule d’écrire le peuple français, comme saint François. Plusieurs écrivains ont senti la justesse de ses observations, et ont adopté son système. (K.) Note_4 Variante: « Souffrez-vous que ma vieille veine. »
Note_6 Marie-Louise-Charlotte de Pelard de Givry, comtesse de Fontaines, est morte le 8 septembre 1730, à soixante-dix ans. Elle était veuve de Nicolas de Fontaines, maréchal de camp. La première édition de l’Histoire de la comtesse de Savoie, un volume in-l2, n’a paru qu’en 1726. (B.) Note_7 C’est de ce roman que Voltaire tira plus tard le sujet de sa tragédie de Tancrède. Voyez, tome IV du Théâtre, l’avertissement pour cette pièce.
Note_9 Mme la comtesse de Fontaines était fille du marquis de Givry, commandant de Metz, qui avait favorisé l’établissement des juifs dans cette ville; ceux-ci, par reconnaissance, lui avaient fait une pension considérable qui était passée à ses enfants. (K.) Note_10 L’abbé Servien ne fut jamais mêlé dans aucune affaire d’État ou d’église: c’était un homme de plaisir; et vraisemblablement quelque aventure un peu trop bruyante avait été la cause de sa prison. La fin du règne de Louis XIV est une des époques où la licence des mœurs s’est montrée avec le plus de liberté. Le mépris et l’indignation qu’excitait l’hypocrisie de la cour faisaient presque regarder cette licence comme une marque de noblesse d’âme et de courage. Cette épître est précieuse: on y voit que, dès l’âge de vingt ans, M. de Voltaire avait déjà une philosophie douce, vraie, et sans exagération, telle qu’on la retrouve dans tous ses ouvrages. On y voit aussi que l’on parlait encore de Fouquet avec éloge: la haine pour son persécuteur Colbert n’était pas éteinte; ce ne fut que sous le gouvernement du cardinal de Fleury qu’on s’avisa de le croire un grand homme. L’abbé Servien mourut en 1716. (K.) ¾ L’abbé Servien était fils du surintendant Abel Servien. Ses mœurs étaient affreuses. Un jour, au parterre de l’Opéra, un jeune homme qu’il pressait vivement lui dit: « Que me veut ce b... de prêtre? — Monsieur, répondit l’abbé, je n’ai pas l’honneur d’être prêtre. » C’est Duclos qui rapporte cette anecdote dans ses Mémoires secrets sur la Régence. (B.) Note_12 Dans le Choix des Mercures, tome XVII, page 68, il est dit que l’auteur composa cette pièce à seize ans. Il en avait vingt en 1714. (B.) Note_13 La Duclos, disait Voltaire, prend tous les matins quelques prises de séné et de casse, et, le soir, plusieurs prises du comte d’Uzès. (B.) Note_14 Quelques personnes croient que cette épître fut adressée à l’abbé Servien, à qui est adressée l’épître iii; d’autres, qu’il s’agit de l’abbé de Bussy. Note_15 Dans une copie manuscrite cette épître est adressée à madame la duchesse de Béthune. (B.) Note_16 Variante: « ... qu’il mouillait... » Note_17 Variante: « ... tu ne te souviens plus. » Note_18 Variante: « Ce n’était pas mon espérance. » Note_19 Léopold, duc d’Aremberg, né le 14 octobre 1690, blessé à la bataille de Malplaquet en 1709. J’avais d’abord cru et daté cette épître de 1745; mais si elle est postérieure au 15 auguste 1715, date de la mort de Philippe, marquis de Rothelin, comte de Moussi, elle est antérieure au 20 septembre 1719, date de la mort de Courcillon. ( B ) Note_20 Voyez le conte intitulé l’Anti-Giton, tome IX. Note_21 Voyez les odes de Rousseau, livre III, ode i. Note_22 La bataille de Petervaradin, gagnée contre les Turcs, en 1716. (K.) Note_23 Marie-Victoire-Sophie de Noailles, née le 6 mai 1688, avait été mariée, le 25 Janvier 1707, à Louis de Pardaillan, marquis de Gondrin. Le 2 février 1723, elle épousa Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse. (B.) Note_24
Après le dernier vers de cette pièce,
on lit, dans une copie manuscrite, ceux qui suivent:
Note_25 Cette épître fut encore envoyée du château de Sully. Quelques jours après, Voltaire obtenait sa grâce et revenait à Paris. (G.A.) Note_26 Quoique cette pièce soit insérée dans l’édition de Kehl, les éditeurs disent avoir de fortes raisons de croire qu’elle n’est pas de Voltaire. (B.) Note_27 Samuel Bernard était d’une vanité ridicule, comme la plupart des gens qui ont fait une fortune inespérée. On obtenait tout de lui en le flattant. Dans la guerre de la Succession, il refusa son crédit à Desmarest. On le fit venir à Marly; Louis XIV ordonna de lui en montrer toutes les beautés; on le mena sur le passage du roi, qui lui dit quelques mots. Après dîner il dit à Desmarest: « Monsieur, quand je devrais tout perdre, dites au roi que toute ma fortune est à lui. » (K.) Note_28 M. de Voltaire a fait de cet abbé Couët le héros du Dîner du comte de Boulainvilliers. (K.) Note_29
Le commencement de l’épître se trouve
ainsi dans plusieurs copies:
Note_32 Waller, poète anglais, est auteur d’un éloge funèbre de Cromwell, qui passe pour un chef-d’oeuvre. Un jour Charles II, à qui Waller venait suivant l’usage des rois et des poètes, de présenter une pièce farcie de louanges, lui reprocha qu’il avait fait mieux pour Cromwell. Waller lui répondit: « Sire, nous autres poètes, nous réussissons mieux dans les fictions que dans les vérités. » (B.)
Note_34 Ce vers et les cinq suivants ont été reproduits presque textuellement par Voltaire dans son poème Sur les Événements de l’année 1744, (voyez tome IX, page 431). Laharpe a remarqué que les idées en étaient prises dans le Petit Carême de Massillon. (Voyez le Cours de littérature, IIe partie, livre II, ch. ier, section 4.) Le chevalier Croft (dans ses Commentaires sur les meilleurs ouvrages de la langue française, tome Ier et unique, 1815, in-8°), a cité ces vers comme étant de la Henriade. (B.) Note_35 Voyez, aux Poésies mêlées, Ces couplets dont Voltaire est assurément l’auteur. (G. A.) Note_36
Il avait été accusé d’être
l’auteur de couplets satiriques contre le Régent et sa fille. On
prétend que, présenté à M. le Régent,
après en avoir obtenu justice, et le prince paraissant persuadé
qu’il lui avait fait grâce, M. de Voltaire lui adressa ces vers:
¾ Voyez les Poésies mêlées, année 1716. Note_37 Les vers qui forment cette pièce ont été souvent imprimés sous le titre de Épître sur la Tracasserie. (B.)
Note_40 Variante: « La Crainte, le Soupçon timide. » Note_41 Variante: « ... ses traits. »
Note_44 Variante: « Par quelques airs de flageolet. » Note_45 Philippe de Vendôme, né le 23 auguste 1655, mort le 24 janvier 1727. (B.) ¾ Le prince de Vendôme, exilé pendant neuf ans, était rentré dans son palais du Temple après la mort de Louis XIV, et y avait repris son ancien train de vie. Les coryphées de ses soupers étaient: les abbés Chaulieu, Châteauneuf, Courtin, Servien, de Bussy, de Caumartin, le chevalier d’Aydie, le bailli de Froullay, le chevalier de Caux, le duc d’Aremberg, le président Hénault, et enfin le jeune Arouet. (G. A.) Note_46 Cet abbé, grand épicurien, fils d’un conseiller d’État, était mort en 1716. Voltaire en parle dans sa lettre à Genonville de 1719. Note_47 C’est ce Caumartin qui donna à Voltaire nombre d’anecdotes sur Henri IV et sur Louis XIV, pour son poème et pour son histoire. (G. A.)
Note_51 Louis-Armand, né en 1695, mort en 1727. C’est le même qui adressa des vers au jeune Arouet après la première représentation d’Oedipe. (G.A.) Note_52 Voyez, dans le tome IX, page 353, la pièce intitulée la Bastille. (K.) Note_53 Genonville avait supplanté Voltaire auprès de Mlle de Livry, à qui Voltaire adressa depuis son épître xxxiii, des Tu et des Vous. Note_54 Ces quatre derniers vers ne se trouvent pas dans les deux premières éditions de 1739 et 1740. (K.) Note_55 On sait que Voltaire, complimenté sur son Oedipe par la maréchale, tomba amoureux d’elle, mais qu’il n’en obtint que des égards. (G. A.) Note_56 Le duc de Sully, à qui est adressée l’épître suivante. Note_57 Le système de Law, qui bouleversa la France. (Note de Voltaire; 1739.) Note_58 Voyez, plus haut, l’Épître à la Faluère de Genonville. Note_59 M. Sainte-Beuve a reproduit, dans ses Causeries du lundi, tome XIII, page 127, la charmante réponse du maréchal à cette épître. Note_60 Médecin empirique. (Note de Voltaire; 1742.) Note_61
La Fontaine a dit, fable ii du livre VII:
Note_62 L’auteur avait un frère trésorier de la chambre des comptes, qui était en effet un janséniste outré, et qui se brouillait toujours avec son frère toutes les fois que celui-ci disait du bien des jésuites. (Note de Voltaire; 1748.) ¾ Armand Arouet, frère aîné de Voltaire, était mort en 1745. Note_63
Dans une édition de cette épître,
à la suite de laLigue (Henriade), 1724, in-12,
on lit:
Note_64 La double alliance entre les maisons de France et d’Espagne Note_65 M. de Voltaire était jeune lorsqu’il lit cette épître; Fontenelle, Lamotte, alors les deux premiers hommes de la littérature, ont loué Dubois avec autant d’exagération. Il avait à leurs yeux le mérite réel d’aimer la paix, la tolérance et la liberté de penser, et de n’être jaloux ni de la réputation ni des talents. Avant de condamner ces éloges, il faut se transporter à cette époque, ou le souvenir du P. Le Tellier inspirait encore la terreur. (K ) ¾ Il faut ajouter que Voltaire désirait alors être employé dans la diplomatie comme l’était un autre poète, Destouches. Voyez sa lettre au cardinal, 28 mai 1722. (G.A.) Note_66 Voyez, sur Albéroni et ses projets, le Précis du Siècle de Louis XV. Note_67 Louis d’Aubusson, dernier maréchal de La Feuillade, mort le 29 janvier 1725. J’ai vu un recueil où cette épître est datée de 1722, de la main même de Voltaire. (Cl.) Note_68 Cette épître a été imprimée à la suite de la Ligue (Henriade), Amsterdam, J.-F. Bernard, 1724, in-12; édition faite à Évreux, et donnée par l’abbé Desfontaines. (B.) Note_69 Celle qui présidait au jeu du biribi, fort à la mode alors. (K.) Note_70 Cette épître fut imprimée à Paris, en 1726, avec une version latine. (K.) Note_71 M. de Gervasi, célèbre médecin de Paris, avait été envoyé dans le Gévaudan pour la peste, et à son retour il est venu guérir l’auteur, de la petite vérole, dans le château de Maisons, à six lieues de Paris, en 1723. (Note de Voltaire; 1756.)
Note_73 Genonville était mort en septembre 1723, c’est-à-dire trois mois auparavant, de la petite vérole, dont Voltaire venait de guérir. Note_74 Lejeune, président de Maisons était emporté par la même maladie, huit ans plus tard. (G. A.)
Note_76 La tragédie de Mariamne. Note_77 Voltaire allait souvent chez lui, dans son château de la Source. (G. A.) L’esprit de Mécénas, etc., on lisait ceux-ci:
Note_79 Est-ce Mlle Lecouvreur que Voltaire désigne ici? Note_80 Marie Leczinska, fille de Stanislas, roi de Pologne, mariée à Louis XV en 1725. (K.) Note_81 L’épître à la marquise de Prie, que Beuchot et d’autres éditeurs ont placée ici, est dans le tome Ier du Théâtre, page 245. Note_82 Voyez Pantagruel, liv. II, chap. ier, et liv. III, chap. viii. Note_83
M. le maréchal de Richelieu.
Autre variante:
Note_85 Terme familier qui signifie un amant de passage. (Note de Voltaire; 1742.) ¾ Il signifie aujourd’hui le galant qui est reçu gratis par la femme que payent d’autres personnes. (B.) Note_86 Richelieu avait été nommé à l’ambassade de Vienne, en 1725. Note_87
Ce vers et le suivant sont, dans l’original, remplacés
par deux autres vers et deux lignes de prose que voici:
« Voilà bien des vers, mon cher monsieur, qui ne valent pas assurément ni la personne dont je parle, ni celle à qui je les envoie. » (B.) Note_88 Il faudrait peut-être mettre « six ans », puisque Genonville était mort en 1723. Voyez, page 256, l’épître à Gervasi. Note_89 Mlle de Livry. Voyez la note de l’épître xxxiii.
Note_91 Les vingt-quatre premiers vers de cette épître ont fait aussi partie d’une lettre à Formont, de mai 1731. (B.) Note_92 Malebranche. (Note de Voltaire; 1748.) Note_93 Descartes. (Note de Voltaire; 1757.) Note_94 Bridoye est un juge qui, dans Rabelais (Pantagrue1, liv. III, chap. xxxvii et suiv.), sententioyt les proces au sort des dez. Note_95 Cette pièce a été imprimée avec la date du 20 mai 1735 dans les Nouveaux Amusements du coeur et de l’esprit, t. III, p. 194-195, et dans les Observations sur les écrits modernes, par Desfontaines, 28 mai 1735, t. I, p. 263. Elle a été admise dans les Oeuvres de Voltaire, Amsterdam (Rouen), 1764, tome V, page 349. Je la croyais inédite quand je la publiai en 1823. La copie qui m’avait été communiquée contenait cinq vers de moins que le texte actuel. J’ai aussi recueilli quatre petites variantes. (B.) ¾ M. de Cideville était conseiller au parlement de Rouen. Il avait été un des camarades de collège de Voltaire. Note_96 Variante: « Plein d’esprit, d’honneur, de franchise. » Note_97 Variante: « Phébus même le favorise. » Note_98 Variante: « Et publiquement aujourd’hui. » Note_99 Variante: « Là-dessus mon ami prend feu. » Note_100 Cette épître a été adressée à Mlle de Livry, alors Mme la marquise de Gouvernet. C’est d’elle que parle M. de Voltaire dans son épître à M. de Genonville, dans l’épître adressée à ses mânes, et dans celles à M. le duc de Sully, à M. de Gervasi. Le suisse de Mme la marquise de Gouvernet ayant refusé la porte à M. de Voltaire, que Mlle de Livry n’avait point accoutumé à un tel accueil, il lui envoya cette épître. Lorsqu’il revint à Paris, en 1778, il vit chez elle Mme de Gouvernet, âgée comme lui de plus de quatre-vingts ans, veuve alors, et qui pouvait le recevoir sans conséquence. C’est en revenant de cette visite qu’il disait: « Ah! mes amis, je viens de passer d’un bord du Cocyte à l’autre. » Mme de Gouvernet envoya le lendemain à Mme Denis un portrait de M de Voltaire peint par Largilliére, qu’il lui avait donné dans le temps de leur première liaison, et qu’elle avait conservé malgré leur rupture, son changement d’état, et sa devotion. (K.) Note_101 Mlle de Livry, jeune et jolie personne, interessa Voltaire, qui lui donna des leçons de déclamation: elle devint sa maîtresse, et se passionna pour Genonville, ami de Voltaire. Elle passa en Angleterre avec une troupe de comédiens français, qui firent mal leurs affaires. Elle trouva un asile dans la maison d’un Français qui tenait un café. Le maître de la maison touché de sa position et de la conduite réservée qu’elle menait, en parlait à tout le monde. Un M. de Gouvernet, surnommé le Fleuriste, habitué du café, voulut la voir; il y parvint, mais non sans peine. Elle lui inspira des sentiments si vifs qu’il lui offrit sa main. Mlle de Livry se refusait à un mariage qui eût été mal assorti. Il la décida cependant à accepter un billet d’une loterie sur l’État, puis il fit imprimer une fausse liste où le numéro de ce billet gagnait une grosse somme. Gouvernet réitéra alors ses instances pour le mariage; il reprocha à Mlle de Livry de refuser de faire sa fortune; il fallut bien enfin qu’elle cédât. Cette aventure a, comme on voit, fourni à Voltaire les rôles de Lindane, de Freeport, et de Fabrice, dans l’Écossaise. (Voyez tome IV du Théâtre.) Dans le temps de sa liaison avec Mlle de Livry, Voltaire lui avait donné son portrait, peint par Largillière. Lors de son entrevue avec elle, en 1778, il témoigna le désir de pouvoir offrir ce portrait à Mme de Villette. Mme de Gouvernet y consentit, et sur-le-champ Voltaire l’apporta lui-même à Mme de Villette, qui l’a toujours possédé depuis. Voltaire donne à Mlle de Livry le nom de Julie dans la lettre à Mme de Bernières, du mois de novembre 1724, et dans celle à Duvernet, du 13 janvier 1772. Ses véritables prénoms étaient Suzanne-Catherine; voyez la note de M. Ravenel tome IX, page 120. (B.)
Note_103 La Savonnerie est une belle manufacture de tapis, établie par le grand Colbert. (Note de Voltaire; 1757.) Note_104 Germain, excellent orfèvre dont il est parlé dans le Mondain et le Pauvre Diable. (Note de Voltaire; partie dans l’édit. de 1757.) Note_105 Martin, excellent vernisseur. (Note de Voltaire;. 1757.) Note_106 Fille d’un conseiller au parlement. Elle était jeune, belle, aimait les plaisirs et faisait des livres. ¾ C’est à elle qu’est encore adressée l’épître L. Note_107 Célèbre par sa beauté, ses aventures et ses poésies. Née en 1618, morte en 1673. Note_108 Cette pièce fut imprimée dans le Mercure de France, en 1732. Un Breton, nommé Desforges-Maillard, qui faisait assez facilement des vers médiocres, s’était amusé à insérer dans les journaux des pièces de vers sous le nom de Mlle Malcrais de La vigne. Plusieurs poètes célèbres lui répondirent par des galanteries. Cette facétie dura quelque temps. Piron employa cette aventure d’une manière très heureuse dans sa Métromanie. M. de Voltaire, en conservant sa pièce, en retrancha toutes les choses galantes qu’il adressait à Mlle Malcrais, et qu’elle méritait si peu. De tous les vers qu’elle a faits ou inspirés, ce sont les seuls qui soient restés. (K.) Note_109
Commencement de l’épître:
Note_110 Paul Véronèse. (Note de Voltaire; 1739.) Note_111 Musiciens agréables. (Note de Voltaire; 1748.) Note_112
Actrices de ce temps-là. (Note
de Voltaire; 1748.) ¾
On lisait dans la première édition:
Camargo et Ballé étaient alors des danseuses célèbres. Note_113 Voyez les Remarques sur Pascal.
Note_115 La comtesse de Fontaine-Martel, fille du président Desbordeaux: elle était telle qu’elle est peinte ici. Sa maison était très libre et très aimable. (Note de Voltaire, 1757.) ¾ Mme de Fontaine-Martel, que Voltaire, dans sa lettre du 18 auguste 1763, appelle la belle Martel, disait que quand on avait le malheur de ne pouvoir plus être catin, il fallait être m... Ayant demandé en mourant quelle heure il était: « Dieu soit béni! ajouta-t-elle; quelque heure qu’il soit, il y a un rendez-vous. » Voyez la lettre à Richelieu, du 19 juillet 1769. (B.) Note_116
Dans la première édition on trouve
en tête de l’épître ces quatre vers, supprimés
dans les éditions suivantes:
M. de Voltaire logeait alors chez Mme de Fontaine. (K.) Note_117 Variante: « Bien loin de cette sotte erreur. » Note_118 Variante: « Qui jamais ne retournera. »
Note_120 Voyez tome Ier du Théâtre, page 534. Note_121 Voltaire parle de ses versiculets dans la lettre à Cideville, du 15 novembre 1732. (B.) Note_122 Après avoir, en 1726, donné une tragédie d’Oedipe, en vers, Lamotte s’était avisé de mettre sa pièce en prose. (B.) Note_123 Variante: « Entre ces dieux désormais tu peux vivre. »
Note_125 Cette épître est de 1733, mais elle a été imprimée, pour la première fois, en 1736; elle est à la suite de la Mort de César, dans une édition de Hollande de cette année. Dans sa lettre à l’abbé du Resnel, du 21juillet 1734, Voltaire se plaint d’une malheureuse copie qui lui avait été envoyée de Paris. C’est au tome IV de l’édition des Oeuvres, 1738-39, que cette épître se trouve. (B.) Note_126 Poète connu en son temps par quelques opéras, et par quelques petites satires nommées calottes, qui sont tombées dans un profond oubli. (Note de Voltaire, 1756.) ¾ Dans une édition de 1736, la note ne contenait que ces deux mots: « Mauvais poète. » Roy n’est mort qu’en 1764. (B.) Note_127 Cette calomnie, citée dans Bayle et dans l’abbé Houteville, est tirée d’un ancien livre hébreu, intitulé Toldos Jescut, dans lequel on donne pour époux à cette personne sacrée Jonathan; et celui que Jonathan soupçonne s’appelle Joseph Panther. (Note de Voltaire; 1748.) Ce livre, cité par les premiers pères, est incontestablement du premier siècle. (Note de Voltaire; 1752.)
Note_129 Le peuple voulut déterrer M. Colbert à Saint-Eustache. (Note de Voltaire; 1748.) Note_130 Libelle diffamatoire en vers contre M. le duc d’Orléans, régent du royaume, composé par Lagrange-Chancel. On lui a pardonné, Bayle et Arnauld sont morts hors de leur patrie. (Note de Voltaire; 1752.)
Note_132 L’un des fabricateurs de la bulle Unigenitus. Note_133 Rousseau avait été secrétaire du baron de Breteuil, et avait fait contre lui une satire intitulée la Baronade. Il la lut à quelques personnes qui vivent encore, entre autres à Mme la duchesse de Saint-Pierre. Mme la marquise du Châtelet, fille de M. de Breteuil, était parfaitement instruite de ce fait (Note de Voltaire; 1752; et il y a encore des papiers originaux de Mme du Châtelet qui l’attestent. (Note de Voltaire; 1756.) Le baron de Breteuil lui pardonna généreusement. (Note de Voltaire; 1771.) Note_134 Il accusa M. Saurin, fameux géomètre, d’avoir fait des couplets infâmes, dont lui, Rousseau, était l’auteur, et fut condamné pour cette calomnie au bannissement perpétuel. (Note de Voltaire; 1736.) Note_135
Dans une Préface des éditeurs,
en tête de la Mort de César, Amsterdam, 1736, ces
vers sont cités ainsi:
Voltaire a depuis, dans son Mémoire sur la satire, publié en 1739, reconnu que lorsqu’il employa ces expressions peu mesurées contre Rousseau, il avait perdu patience; et il s’excuse de l’avoir fait. (B.) Note_136 Dans l’édition de Hollande de 1736 dont il vient d’être question, on lit: Eh! que pourront tous les traits satiriques. Note_137
Après ce vers on lisait:
Personne ne sait plus ce que c’était que ce Launay. ¾ C’est l’auteur de la comédie intitulée la Vérité fabuliste. (B.) Note_138
Après 1760, Voltaire rallongea cette épître
comme il suit:
* Milten, secrétaire d’Olivier Cromwell, et qui justifia le meurtre de Chartes Ier dans le plus abominable et le plus plat libelle qu’on ait jamais écrit. ** Irénée Castel de Saint-Pierre. On prétend que Sully avait eu le même projet. *** J.-J. Rousseau a fait aussi un livre sur la paix universelle. Cette tirade avait été ajoutée à l’épître, dans le temps des querelles de Rousseau avec les gens de lettres. Note_139
Voltaire s’était employé pour ce
mariage, qui eut lieu dans la nuit du 6 au 7 avril 1734. Voyez la Correspondance
à cette époque.
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