NOTES

Note_1 Il y a nécessairement un peu d’arbitraire dans la classification de certaines pièces de poésie de Voltaire. La xlive des épîtres n’a que seize vers, et l’on en compte dix-sept dans une pièce à Maupeou, qui a été mise parmi les Poésies mêlées, année 1771. 

La pièce connue et citée sous le nom d’Épître à Uranie (le Pour et le Contre), a toujours été considérée comme poème; et c’est à ce titre qu’elle est placée dans le tome IX. (M.) 

Note_2 Ces vers furent présentés à ce prince par un soldat des Invalides: l’auteur avait environ douze ans lorsqu’il les fit. (K.) 

Note_3 On rimait alors pour les yeux: M. de Voltaire suivait en cela l’exemple des poètes du siècle de Louis XIV; mais il ne tarda pas à s’apercevoir que la rime était faite pour l’oreille: il entreprit le premier d’accorder l’orthographe avec la prononciation, et fit voir le ridicule d’écrire le peuple français, comme saint François. Plusieurs écrivains ont senti la justesse de ses observations, et ont adopté son système. (K.) 

Note_4 Variante: « Souffrez-vous que ma vieille veine. » 

Note_5 Variante: 
 


On a dit qu’à votre naissance 
Mars vous donna la vaillance, 
Minerve la sagesse, Apollon la beauté, 
Mais un dieu plus puissant, etc.

Note_6 Marie-Louise-Charlotte de Pelard de Givry, comtesse de Fontaines, est morte le 8 septembre 1730, à soixante-dix ans. Elle était veuve de Nicolas de Fontaines, maréchal de camp. La première édition de l’Histoire de la comtesse de Savoie, un volume in-l2, n’a paru qu’en 1726. (B.) 

Note_7 C’est de ce roman que Voltaire tira plus tard le sujet de sa tragédie de Tancrède. Voyez, tome IV du Théâtre, l’avertissement pour cette pièce. 

Note_8 Variante: 
 


Vous nous peignez Mendoce en feu, 
Et la vertueuse faiblesse 
De sa chancelante maîtresse.

Note_9 Mme la comtesse de Fontaines était fille du marquis de Givry, commandant de Metz, qui avait favorisé l’établissement des juifs dans cette ville; ceux-ci, par reconnaissance, lui avaient fait une pension considérable qui était passée à ses enfants. (K.) 

Note_10 L’abbé Servien ne fut jamais mêlé dans aucune affaire d’État ou d’église: c’était un homme de plaisir; et vraisemblablement quelque aventure un peu trop bruyante avait été la cause de sa prison. La fin du règne de Louis XIV est une des époques où la licence des mœurs s’est montrée avec le plus de liberté. Le mépris et l’indignation qu’excitait l’hypocrisie de la cour faisaient presque regarder cette licence comme une marque de noblesse d’âme et de courage. 

Cette épître est précieuse: on y voit que, dès l’âge de vingt ans, M. de Voltaire avait déjà une philosophie douce, vraie, et sans exagération, telle qu’on la retrouve dans tous ses ouvrages. On y voit aussi que l’on parlait encore de Fouquet avec éloge: la haine pour son persécuteur Colbert n’était pas éteinte; ce ne fut que sous le gouvernement du cardinal de Fleury qu’on s’avisa de le croire un grand homme. 

L’abbé Servien mourut en 1716. (K.) 

¾ L’abbé Servien était fils du surintendant Abel Servien. Ses mœurs étaient affreuses. Un jour, au parterre de l’Opéra, un jeune homme qu’il pressait vivement lui dit: « Que me veut ce b... de prêtre? — Monsieur, répondit l’abbé, je n’ai pas l’honneur d’être prêtre. » C’est Duclos qui rapporte cette anecdote dans ses Mémoires secrets sur la Régence. (B.) 

Note_11 Philippe d’Orléans. 

Note_12 Dans le Choix des Mercures, tome XVII, page 68, il est dit que l’auteur composa cette pièce à seize ans. Il en avait vingt en 1714. (B.) 

Note_13 La Duclos, disait Voltaire, prend tous les matins quelques prises de séné et de casse, et, le soir, plusieurs prises du comte d’Uzès. (B.) 

Note_14 Quelques personnes croient que cette épître fut adressée à l’abbé Servien, à qui est adressée l’épître iii; d’autres, qu’il s’agit de l’abbé de Bussy. 

Note_15 Dans une copie manuscrite cette épître est adressée à madame la duchesse de Béthune. (B.) 

Note_16 Variante: « ... qu’il mouillait... » 

Note_17 Variante: « ... tu ne te souviens plus. » 

Note_18 Variante: « Ce n’était pas mon espérance. » 

Note_19 Léopold, duc d’Aremberg, né le 14 octobre 1690, blessé à la bataille de Malplaquet en 1709. J’avais d’abord cru et daté cette épître de 1745; mais si elle est postérieure au 15 auguste 1715, date de la mort de Philippe, marquis de Rothelin, comte de Moussi, elle est antérieure au 20 septembre 1719, date de la mort de Courcillon. ( B ) 

Note_20 Voyez le conte intitulé l’Anti-Giton, tome IX. 

Note_21 Voyez les odes de Rousseau, livre III, ode i. 

Note_22 La bataille de Petervaradin, gagnée contre les Turcs, en 1716. (K.) 

Note_23 Marie-Victoire-Sophie de Noailles, née le 6 mai 1688, avait été mariée, le 25 Janvier 1707, à Louis de Pardaillan, marquis de Gondrin. Le 2 février 1723, elle épousa Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse. (B.) 

Note_24 Après le dernier vers de cette pièce, on lit, dans une copie manuscrite, ceux qui suivent: 
 


          Daignez pour moi vous employer 
          Près de ce duc aimable et sage, 
          Qui fit avec vous ce voyage 
          Où vous pensâtes vous noyer; 
          Et que votre bonté l’engage 
          A conjurer un peu l’orage 
          Qui sur moi gronde maintenant; 
          Et qu’enfin au prince régent 
          Il tienne à peu près ce langage: 
« Prince, dont la vertu va changer nos destins, 
Toi qui par tes bienfaits signales ta puissance, 
Toi qui fais ton plaisir du bonheur des humains, 
Philippe, il est pourtant un malheureux: en France. 
Du dieu des vers un fils infortuné 
Depuis un temps fut par toi condamné 
A fuir loin de ces bords qu’embellit ta présence: 
Songe que d’Apollon souvent les favoris 
D’un prince assurent la mémoire: 
          Philippe, quand tu les bannis, 
          Souviens-toi que tu te ravis 
          Autant de témoins de ta gloire. 
Jadis le tendre Ovide eut un pareil destin; 
Auguste l’exila dans l’affreuse Scythie: 
Auguste est un héros; mais ce n’est pas enfin 
          Le plus bel endroit de sa vie. 
Grand prince, puisses-tu devenir aujourd’hui 
Et plus clément qu’Auguste, et plus heureux que lui!

Note_25 Cette épître fut encore envoyée du château de Sully. Quelques jours après, Voltaire obtenait sa grâce et revenait à Paris. (G.A.) 

Note_26 Quoique cette pièce soit insérée dans l’édition de Kehl, les éditeurs disent avoir de fortes raisons de croire qu’elle n’est pas de Voltaire. (B.) 

Note_27 Samuel Bernard était d’une vanité ridicule, comme la plupart des gens qui ont fait une fortune inespérée. On obtenait tout de lui en le flattant. Dans la guerre de la Succession, il refusa son crédit à Desmarest. On le fit venir à Marly; Louis XIV ordonna de lui en montrer toutes les beautés; on le mena sur le passage du roi, qui lui dit quelques mots. Après dîner il dit à Desmarest: « Monsieur, quand je devrais tout perdre, dites au roi que toute ma fortune est à lui. » (K.) 

Note_28 M. de Voltaire a fait de cet abbé Couët le héros du Dîner du comte de Boulainvilliers. (K.) 

Note_29 Le commencement de l’épître se trouve ainsi dans plusieurs copies: 
 


Philippe, ami des dieux, toi qui sers aujourd’hui 
De père à ton monarque, à son peuple d’appui, 
Quoique avec équité ton active prudence 
D’un empire ébranlé porte le poids immense, 
Ne crois pas que d’abord, des critiques vainqueurs, 
Tes soins, tes sages soins entraînent tous les coeurs. 
Aux plus fameux héros, comme aux plus grands ouvrages, 
Dans leur gloire naissante, etc.

Note_30 Variante: 
 


Le méchant qui te blâme et le fat qui te loue. 
D’olive ou de lauriers tu peux seul te couvrir: 
Rien ne peut les donner, rien ne peut les flétrir. 
Les bons rois, en marchant à la gloire suprême, 
N’ont jamais eu d’appui ni d’obstacle qu’eux-mêmes. 
Contre le grand Henri la France a vu longtemps, etc...

Note_31 Variante: 
 


Vendit pour l’outrager sa haine et son venin. 
Qu’ont produit tous leurs cris? Sa mémoire sacrée 
Parmi les nations n’est pas moins révérée. 
Nous admirons encor sa valeur, sa bonté; 
Et sans loi dans la France il serait regretté. 
Louis fit sur son trône, etc.

Note_32 Waller, poète anglais, est auteur d’un éloge funèbre de Cromwell, qui passe pour un chef-d’oeuvre. Un jour Charles II, à qui Waller venait suivant l’usage des rois et des poètes, de présenter une pièce farcie de louanges, lui reprocha qu’il avait fait mieux pour Cromwell. Waller lui répondit: « Sire, nous autres poètes, nous réussissons mieux dans les fictions que dans les vérités. » (B.) 

Note_33 Variante: 
 


Soient les dispensateurs de l’immortalité. 
Je ris de cet auteur dont la frivole audace, 
Dans les dizains pompeux d’une ode qui nous glace, 
Présente à son héros les séduisants appas 
D’un éternel laurier que tous deux n’auront pas. 
Oui, Philippe tu peux, sans qu’un rimeur t’encense, 
Jeter les fondements du bonheur de la France; 
Et, sans tous les écrits de Pellegrin, de Roy, 
Le sévère avenir saura juger de toi. 
Je dis plus: un grand prince, artisan de sa gloire, 
Dans la postérité peut vivre sans l’histoire. 
   Taisez-vous, s il se peut, etc.

Note_34 Ce vers et les cinq suivants ont été reproduits presque textuellement par Voltaire dans son poème Sur les Événements de l’année 1744, (voyez tome IX, page 431). Laharpe a remarqué que les idées en étaient prises dans le Petit Carême de Massillon. (Voyez le Cours de littérature, IIe partie, livre II, ch. ier, section 4.) 

Le chevalier Croft (dans ses Commentaires sur les meilleurs ouvrages de la langue française, tome Ier et unique, 1815, in-8°), a cité ces vers comme étant de la Henriade. (B.) 

Note_35 Voyez, aux Poésies mêlées, Ces couplets dont Voltaire est assurément l’auteur. (G. A.) 

Note_36 Il avait été accusé d’être l’auteur de couplets satiriques contre le Régent et sa fille. On prétend que, présenté à M. le Régent, après en avoir obtenu justice, et le prince paraissant persuadé qu’il lui avait fait grâce, M. de Voltaire lui adressa ces vers: 
 


Non, monseigneur, en vérité, 
Ma muse n’a jamais chanté 
Ammonites ni Moabites; 
Brancas vous répondra de moi: 
Un rimeur sorti des jésuites, 
Des peuples de l’ancienne loi 
Ne connaît que les Sodomites. (K.)

¾ Voyez les Poésies mêlées, année 1716. 

Note_37 Les vers qui forment cette pièce ont été souvent imprimés sous le titre de Épître sur la Tracasserie. (B.) 

Note_38 Variante: 
 


Revoyez la ville chérie: 
Elle est l’asile de l’amour. 
Avons-nous donc d’autre patrie?

Note_39 Variante: 
 


Lui prête un secours séducteur? 
La Vengeance au regard livide, 
Portant un flambeau qui la guide, 
Dans la nuit éclaire ses pas. 
De faux rapports, etc.

Note_40 Variante: « La Crainte, le Soupçon timide. » 

Note_41 Variante: « ... ses traits. » 

Note_42 Variante 
 


Chez Devaux, au fond du Marais, 
Qu’il vienne de l’aimable paix, etc.

Note_43 Variante: 
 


Très aimable et très frivolet; 
Les Grâces avec complaisance.

Note_44 Variante: « Par quelques airs de flageolet. » 

Note_45 Philippe de Vendôme, né le 23 auguste 1655, mort le 24 janvier 1727. (B.) 

¾ Le prince de Vendôme, exilé pendant neuf ans, était rentré dans son palais du Temple après la mort de Louis XIV, et y avait repris son ancien train de vie. Les coryphées de ses soupers étaient: les abbés Chaulieu, Châteauneuf, Courtin, Servien, de Bussy, de Caumartin, le chevalier d’Aydie, le bailli de Froullay, le chevalier de Caux, le duc d’Aremberg, le président Hénault, et enfin le jeune Arouet. (G. A.) 

Note_46 Cet abbé, grand épicurien, fils d’un conseiller d’État, était mort en 1716. Voltaire en parle dans sa lettre à Genonville de 1719. 

Note_47 C’est ce Caumartin qui donna à Voltaire nombre d’anecdotes sur Henri IV et sur Louis XIV, pour son poème et pour son histoire. (G. A.) 

Note_48 Variante: 
 


Et les beaux vers par préférence; 
Ainsi que moi loin de la France 
Il essuya quelques hasards. 
Il sait de la dévote engeance, etc.

Note_49 Variante: 
 


De l’Amour fille malheureuse 
Me fit de l’onde du Léthé 
Boire à longs traits l’onde oublieuse.

Note_50 Propriété du prince. 

Note_51 Louis-Armand, né en 1695, mort en 1727. C’est le même qui adressa des vers au jeune Arouet après la première représentation d’Oedipe. (G.A.) 

Note_52 Voyez, dans le tome IX, page 353, la pièce intitulée la Bastille. (K.) 

Note_53 Genonville avait supplanté Voltaire auprès de Mlle de Livry, à qui Voltaire adressa depuis son épître xxxiii, des Tu et des Vous.

Note_54 Ces quatre derniers vers ne se trouvent pas dans les deux premières éditions de 1739 et 1740. (K.) 

Note_55 On sait que Voltaire, complimenté sur son Oedipe par la maréchale, tomba amoureux d’elle, mais qu’il n’en obtint que des égards. (G. A.) 

Note_56 Le duc de Sully, à qui est adressée l’épître suivante. 

Note_57 Le système de Law, qui bouleversa la France. (Note de Voltaire; 1739.) 

Note_58 Voyez, plus haut, l’Épître à la Faluère de Genonville. 

Note_59 M. Sainte-Beuve a reproduit, dans ses Causeries du lundi, tome XIII, page 127, la charmante réponse du maréchal à cette épître. 

Note_60 Médecin empirique. (Note de Voltaire; 1742.) 

Note_61 La Fontaine a dit, fable ii du livre VII: 
 


Un curé s’en allait gaîment 
Enterrer ce mort au plus vite. (B.)

Note_62 L’auteur avait un frère trésorier de la chambre des comptes, qui était en effet un janséniste outré, et qui se brouillait toujours avec son frère toutes les fois que celui-ci disait du bien des jésuites. (Note de Voltaire; 1748.) ¾ Armand Arouet, frère aîné de Voltaire, était mort en 1745. 

Note_63 Dans une édition de cette épître, à la suite de laLigue (Henriade), 1724, in-12, on lit: 
 


Que votre destin vous réserve; 
Et sans doute qu’un jour Minerve, 
Votre compagne et mon appui, 
Après que ma bouillante verve 
Aura chanté le grand Henri, 
Me fera vous chanter aussi.

Note_64 La double alliance entre les maisons de France et d’Espagne 

Note_65 M. de Voltaire était jeune lorsqu’il lit cette épître; Fontenelle, Lamotte, alors les deux premiers hommes de la littérature, ont loué Dubois avec autant d’exagération. Il avait à leurs yeux le mérite réel d’aimer la paix, la tolérance et la liberté de penser, et de n’être jaloux ni de la réputation ni des talents. Avant de condamner ces éloges, il faut se transporter à cette époque, ou le souvenir du P. Le Tellier inspirait encore la terreur. (K ) 

¾ Il faut ajouter que Voltaire désirait alors être employé dans la diplomatie comme l’était un autre poète, Destouches. Voyez sa lettre au cardinal, 28 mai 1722. (G.A.) 

Note_66 Voyez, sur Albéroni et ses projets, le Précis du Siècle de Louis XV.

Note_67 Louis d’Aubusson, dernier maréchal de La Feuillade, mort le 29 janvier 1725. J’ai vu un recueil où cette épître est datée de 1722, de la main même de Voltaire. (Cl.) 

Note_68 Cette épître a été imprimée à la suite de la Ligue (Henriade), Amsterdam, J.-F. Bernard, 1724, in-12; édition faite à Évreux, et donnée par l’abbé Desfontaines. (B.) 

Note_69 Celle qui présidait au jeu du biribi, fort à la mode alors. (K.) 

Note_70 Cette épître fut imprimée à Paris, en 1726, avec une version latine. (K.) 

Note_71 M. de Gervasi, célèbre médecin de Paris, avait été envoyé dans le Gévaudan pour la peste, et à son retour il est venu guérir l’auteur, de la petite vérole, dans le château de Maisons, à six lieues de Paris, en 1723. (Note de Voltaire; 1756.) 

Note_72 Variante: 
 


                Aussitôt ta main vigilante, 
Ranimant la chaleur éteinte dans mon corps, 
De ma frêle machine arrangea les ressorts. 
                La nature obéissante 
                Fut soumise à tes efforts, 
                Et la Parque impatiente 
File aujourd’hui pour moi dans l’empire des morts. 
                Hélas! si, comme moi, etc.

Note_73 Genonville était mort en septembre 1723, c’est-à-dire trois mois auparavant, de la petite vérole, dont Voltaire venait de guérir. 

Note_74 Lejeune, président de Maisons était emporté par la même maladie, huit ans plus tard. (G. A.) 

Note_75 Variante: 
 


Je me flatte en secret qu’à mon dernier ouvrage 
Le vertueux Sully donnera sou suffrage; 
Que son coeur généreux avec quelque plaisir 
Au sortir du tombeau me verra reparaître, 
Et que Mariamne peut-être 
Pourra par ses malheurs enchanter son loisir... 
Beaux jardin,, etc.

Note_76 La tragédie de Mariamne.

Note_77 Voltaire allait souvent chez lui, dans son château de la Source. (G. A.) 

Note_78 Après ce vers, 

L’esprit de Mécénas, etc.,

on lisait ceux-ci: 


           Et la science de Varron. 
Bolingbroke, à ma gloire il faut que je publie 
Que tes soins, pendant le cours 
           De ma triste maladie, 
Ont daigné marquer mes jours 
Par le tendre intérêt que tu prends à ma vie. 
Enfin donc, etc.

Note_79 Est-ce Mlle Lecouvreur que Voltaire désigne ici? 

Note_80 Marie Leczinska, fille de Stanislas, roi de Pologne, mariée à Louis XV en 1725. (K.) 

Note_81 L’épître à la marquise de Prie, que Beuchot et d’autres éditeurs ont placée ici, est dans le tome Ier du Théâtre, page 245. 

Note_82 Voyez Pantagruel, liv. II, chap. ier, et liv. III, chap. viii. 

Note_83 M. le maréchal de Richelieu. 
 


Alcibiade me l’ordonne 
C’est l’Alcibiade français, 
Dont vous admiriez le succès 
Chez nos prudes, chez nos coquettes, 
Plein d’esprit, d’audace, et d’attraits, 
De vertus, de gloire, et de dettes. 
Toutes les femmes l’adoraient; 
Toutes avaient la préférence; 
Toutes à leur tour se plaignaient 
Des excès de son inconstance, 
Qu’à grand’peine elles égalaient. 
L’Amour, etc.

Autre variante: 
 


Alcibiade me l’ordonne. 
Cet Alcibiade inconstant 
En tout lieu porta si gaîment 
Ses attraits et son coeur volage, 
Plus trompeur que le dieu charmant 
Dont il fut le prêtre et l’image. 
Toutes les femmes, etc.

Note_84 Variante: 
 


Je vous en fais mon compliment. 
On peut en prendre sans façon 
Un plus vigoureux, je vous jure; 
Mais quelqu’un plus aimable, non.

Note_85 Terme familier qui signifie un amant de passage. (Note de Voltaire; 1742.) 

¾ Il signifie aujourd’hui le galant qui est reçu gratis par la femme que payent d’autres personnes. (B.) 

Note_86 Richelieu avait été nommé à l’ambassade de Vienne, en 1725. 

Note_87 Ce vers et le suivant sont, dans l’original, remplacés par deux autres vers et deux lignes de prose que voici: 
 


C’est bien dommage, en vérité, 
Qu’un pareil amant soit malade.

« Voilà bien des vers, mon cher monsieur, qui ne valent pas assurément ni la personne dont je parle, ni celle à qui je les envoie. » (B.) 

Note_88 Il faudrait peut-être mettre « six ans », puisque Genonville était mort en 1723. Voyez, page 256, l’épître à Gervasi. 

Note_89 Mlle de Livry. Voyez la note de l’épître xxxiii. 

Note_90 Variante: 
 


Ce dernier à mon coeur aurait plu davantage 
Mais qui peut tout avoir? Les soirs, le vieux Saurin 
Qu’on ne peut définir, ce critique, ce sage, 
Qui des vains préjugés foule aux pieds l’esclavage, 
Qui m’apprend à penser, qui rit du genre humain, 
Réchauffe entre nous deux les glaces de son âge. 
De son esprit perçant la sublime vigueur 
Se joint à nos chansons, aux grâces du Permesse; 
Des nymphes d’Apollon le commerce enchanteur 
Déride sur son front les traits de la sagesse. 
Nous chantons quelquefois, etc.

Note_91 Les vingt-quatre premiers vers de cette épître ont fait aussi partie d’une lettre à Formont, de mai 1731. (B.) 

Note_92 Malebranche. (Note de Voltaire; 1748.) 

Note_93 Descartes. (Note de Voltaire; 1757.) 

Note_94 Bridoye est un juge qui, dans Rabelais (Pantagrue1, liv. III, chap. xxxvii et suiv.), sententioyt les proces au sort des dez.

Note_95 Cette pièce a été imprimée avec la date du 20 mai 1735 dans les Nouveaux Amusements du coeur et de l’esprit, t. III, p. 194-195, et dans les Observations sur les écrits modernes, par Desfontaines, 28 mai 1735, t. I, p. 263. Elle a été admise dans les Oeuvres de Voltaire, Amsterdam (Rouen), 1764, tome V, page 349. Je la croyais inédite quand je la publiai en 1823. La copie qui m’avait été communiquée contenait cinq vers de moins que le texte actuel. J’ai aussi recueilli quatre petites variantes. (B.) 

¾ M. de Cideville était conseiller au parlement de Rouen. Il avait été un des camarades de collège de Voltaire. 

Note_96 Variante: « Plein d’esprit, d’honneur, de franchise. » 

Note_97 Variante: « Phébus même le favorise. » 

Note_98 Variante: « Et publiquement aujourd’hui. » 

Note_99 Variante: « Là-dessus mon ami prend feu. » 

Note_100 Cette épître a été adressée à Mlle de Livry, alors Mme la marquise de Gouvernet. C’est d’elle que parle M. de Voltaire dans son épître à M. de Genonville, dans l’épître adressée à ses mânes, et dans celles à M. le duc de Sully, à M. de Gervasi. Le suisse de Mme la marquise de Gouvernet ayant refusé la porte à M. de Voltaire, que Mlle de Livry n’avait point accoutumé à un tel accueil, il lui envoya cette épître. Lorsqu’il revint à Paris, en 1778, il vit chez elle Mme de Gouvernet, âgée comme lui de plus de quatre-vingts ans, veuve alors, et qui pouvait le recevoir sans conséquence. C’est en revenant de cette visite qu’il disait: « Ah! mes amis, je viens de passer d’un bord du Cocyte à l’autre. » Mme de Gouvernet envoya le lendemain à Mme Denis un portrait de M de Voltaire peint par Largilliére, qu’il lui avait donné dans le temps de leur première liaison, et qu’elle avait conservé malgré leur rupture, son changement d’état, et sa devotion. (K.) 

Note_101 Mlle de Livry, jeune et jolie personne, interessa Voltaire, qui lui donna des leçons de déclamation: elle devint sa maîtresse, et se passionna pour Genonville, ami de Voltaire. Elle passa en Angleterre avec une troupe de comédiens français, qui firent mal leurs affaires. Elle trouva un asile dans la maison d’un Français qui tenait un café. Le maître de la maison touché de sa position et de la conduite réservée qu’elle menait, en parlait à tout le monde. Un M. de Gouvernet, surnommé le Fleuriste, habitué du café, voulut la voir; il y parvint, mais non sans peine. Elle lui inspira des sentiments si vifs qu’il lui offrit sa main. Mlle de Livry se refusait à un mariage qui eût été mal assorti. Il la décida cependant à accepter un billet d’une loterie sur l’État, puis il fit imprimer une fausse liste où le numéro de ce billet gagnait une grosse somme. Gouvernet réitéra alors ses instances pour le mariage; il reprocha à Mlle de Livry de refuser de faire sa fortune; il fallut bien enfin qu’elle cédât. Cette aventure a, comme on voit, fourni à Voltaire les rôles de Lindane, de Freeport, et de Fabrice, dans l’Écossaise. (Voyez tome IV du Théâtre.) 

Dans le temps de sa liaison avec Mlle de Livry, Voltaire lui avait donné son portrait, peint par Largillière. Lors de son entrevue avec elle, en 1778, il témoigna le désir de pouvoir offrir ce portrait à Mme de Villette. Mme de Gouvernet y consentit, et sur-le-champ Voltaire l’apporta lui-même à Mme de Villette, qui l’a toujours possédé depuis. 

Voltaire donne à Mlle de Livry le nom de Julie dans la lettre à Mme de Bernières, du mois de novembre 1724, et dans celle à Duvernet, du 13 janvier 1772. Ses véritables prénoms étaient Suzanne-Catherine; voyez la note de M. Ravenel tome IX, page 120. (B.) 

Note_102 Variante: 
 


Que la douce erreur de ton âge, 
Deux tetons que le tendre Amour 
De ses mains arrondit un jour; 
Un coeur simple, un esprit volage; 
Un cul (j’y pense encor, Philis) 
Sur qui j’ai vu briller des lis 
Jaloux de ceux de ton visage. 
Avec tant, etc.

Note_103 La Savonnerie est une belle manufacture de tapis, établie par le grand Colbert. (Note de Voltaire; 1757.) 

Note_104 Germain, excellent orfèvre dont il est parlé dans le Mondain et le Pauvre Diable. (Note de Voltaire; partie dans l’édit. de 1757.) 

Note_105 Martin, excellent vernisseur. (Note de Voltaire;. 1757.) 

Note_106 Fille d’un conseiller au parlement. Elle était jeune, belle, aimait les plaisirs et faisait des livres. ¾ C’est à elle qu’est encore adressée l’épître L. 

Note_107 Célèbre par sa beauté, ses aventures et ses poésies. Née en 1618, morte en 1673. 

Note_108 Cette pièce fut imprimée dans le Mercure de France, en 1732. Un Breton, nommé Desforges-Maillard, qui faisait assez facilement des vers médiocres, s’était amusé à insérer dans les journaux des pièces de vers sous le nom de Mlle Malcrais de La vigne. Plusieurs poètes célèbres lui répondirent par des galanteries. Cette facétie dura quelque temps. Piron employa cette aventure d’une manière très heureuse dans sa Métromanie. M. de Voltaire, en conservant sa pièce, en retrancha toutes les choses galantes qu’il adressait à Mlle Malcrais, et qu’elle méritait si peu. De tous les vers qu’elle a faits ou inspirés, ce sont les seuls qui soient restés. (K.) 

Note_109 Commencement de l’épître: 
 


Toi dont la voix brillante a volé sur nos rives, 
Toi qui tiens dans Paris nos muses attentives, 
          Qui sais si bien associer 
          Et la science et l’art de plaire, 
          Et les talents de Deshoulière, 
          Et les études de Dacier, 
J’ose evoyer aux pieds de ta muse divine 
Quelques faibles écrits, enfants de mon repos 
Charles fut seulement l’objet de mes travaux, 
          Henri Quatre fut mon héros, 
          Et tu seras mon héroïne. 
En te donnant mes vers je te veux avouer 
Ce que je suis, ce que je voudrais être; 
Te peindre ici mon âme, et te faire connaître 
          Celui que tu daignes louer. 
          J’aurai vu, dans trois ans, etc.

Note_110 Paul Véronèse. (Note de Voltaire; 1739.) 

Note_111 Musiciens agréables. (Note de Voltaire; 1748.) 

Note_112 Actrices de ce temps-là. (Note de Voltaire; 1748.) ¾ On lisait dans la première édition: 
 


Pélissier par son art, Le Maure par sa voix, 
L’agile Camargo, Sallé l’enchanteresse, 
Cette austère Sallé faite pour la tendresse, 
Tour à tour ont mes voeux et suspendent mon choix.

Camargo et Ballé étaient alors des danseuses célèbres. 

Note_113 Voyez les Remarques sur Pascal. 

Note_114 Fin de l’épître: 
 


Je fais ce que je puis, hélas, pour être sage, 
Pour amuser ma liberté; 
Mais si quelque jeune beauté, 
Empruntant ta vivacité, 
Me parlait ton charmant langage, 
Je rentrerais bientôt dans ma captivité.

Note_115 La comtesse de Fontaine-Martel, fille du président Desbordeaux: elle était telle qu’elle est peinte ici. Sa maison était très libre et très aimable. (Note de Voltaire, 1757.) 

¾ Mme de Fontaine-Martel, que Voltaire, dans sa lettre du 18 auguste 1763, appelle la belle Martel, disait que quand on avait le malheur de ne pouvoir plus être catin, il fallait être m... Ayant demandé en mourant quelle heure il était: « Dieu soit béni! ajouta-t-elle; quelque heure qu’il soit, il y a un rendez-vous. » Voyez la lettre à Richelieu, du 19 juillet 1769. (B.) 

Note_116 Dans la première édition on trouve en tête de l’épître ces quatre vers, supprimés dans les éditions suivantes: 
 


D’un recoin de votre grenier, 
Je vous adresse cette lettre, 
Que Beaugency doit vous remettre 
Ce soir au bas de l’escalier. 
O vous, singulière Martel...

M. de Voltaire logeait alors chez Mme de Fontaine. (K.) 

Note_117 Variante: « Bien loin de cette sotte erreur. » 

Note_118 Variante: « Qui jamais ne retournera. » 

Note_119 Variante: 
 


Si rarement, mais à propos, 
Se tenant les côtés de rire.

Note_120 Voyez tome Ier du Théâtre, page 534. 

Note_121 Voltaire parle de ses versiculets dans la lettre à Cideville, du 15 novembre 1732. (B.) 

Note_122 Après avoir, en 1726, donné une tragédie d’Oedipe, en vers, Lamotte s’était avisé de mettre sa pièce en prose. (B.) 

Note_123 Variante: « Entre ces dieux désormais tu peux vivre. » 

Note_124 Variante: 
 


Qui meurt d’amour, qui te plaît, qui t’adore, 
Qui, pénétré de cent plaisirs divers, 
A tes genoux, etc.

Note_125 Cette épître est de 1733, mais elle a été imprimée, pour la première fois, en 1736; elle est à la suite de la Mort de César, dans une édition de Hollande de cette année. Dans sa lettre à l’abbé du Resnel, du 21juillet 1734, Voltaire se plaint d’une malheureuse copie qui lui avait été envoyée de Paris. C’est au tome IV de l’édition des Oeuvres, 1738-39, que cette épître se trouve. (B.) 

Note_126 Poète connu en son temps par quelques opéras, et par quelques petites satires nommées calottes, qui sont tombées dans un profond oubli. (Note de Voltaire, 1756.) 

¾ Dans une édition de 1736, la note ne contenait que ces deux mots: « Mauvais poète. » Roy n’est mort qu’en 1764. (B.) 

Note_127 Cette calomnie, citée dans Bayle et dans l’abbé Houteville, est tirée d’un ancien livre hébreu, intitulé Toldos Jescut, dans lequel on donne pour époux à cette personne sacrée Jonathan; et celui que Jonathan soupçonne s’appelle Joseph Panther. (Note de Voltaire; 1748.) Ce livre, cité par les premiers pères, est incontestablement du premier siècle. (Note de Voltaire; 1752.) 

Note_128 Variante: 
 


Des chansonniers comme une autre a souffert. 
Certain lampon courut longtemps sur elle. 
Dans un refrain cette mère pucelle 
Se vit nichée, et le Juif infidèle 
Vous parle encore, avec un rire amer, 
D’un rendez-vous avec monsieur Panther. 
C’est de tout temps ainsi que la satire 
A de son souffle infecté les esprits; 
La terre entière est, dit-on, son empire; 
Mais, croyez-moi, etc.

Note_129 Le peuple voulut déterrer M. Colbert à Saint-Eustache. (Note de Voltaire; 1748.) 

Note_130 Libelle diffamatoire en vers contre M. le duc d’Orléans, régent du royaume, composé par Lagrange-Chancel. On lui a pardonné, Bayle et Arnauld sont morts hors de leur patrie. (Note de Voltaire; 1752.) 

Note_131 Variante: 
 


Que de si loin monsieur Bardus contemple, 
Et que Damis ne visita jamais.

Note_132 L’un des fabricateurs de la bulle Unigenitus.

Note_133 Rousseau avait été secrétaire du baron de Breteuil, et avait fait contre lui une satire intitulée la Baronade. Il la lut à quelques personnes qui vivent encore, entre autres à Mme la duchesse de Saint-Pierre. Mme la marquise du Châtelet, fille de M. de Breteuil, était parfaitement instruite de ce fait (Note de Voltaire; 1752; et il y a encore des papiers originaux de Mme du Châtelet qui l’attestent. (Note de Voltaire; 1756.) Le baron de Breteuil lui pardonna généreusement. (Note de Voltaire; 1771.) 

Note_134 Il accusa M. Saurin, fameux géomètre, d’avoir fait des couplets infâmes, dont lui, Rousseau, était l’auteur, et fut condamné pour cette calomnie au bannissement perpétuel. (Note de Voltaire; 1736.) 

Note_135 Dans une Préface des éditeurs, en tête de la Mort de César, Amsterdam, 1736, ces vers sont cités ainsi: 
 


L’affreux Rousseau, loin de cacher en paix 
Des jours tissus d’opprobre et de forfaits.

Voltaire a depuis, dans son Mémoire sur la satire, publié en 1739, reconnu que lorsqu’il employa ces expressions peu mesurées contre Rousseau, il avait perdu patience; et il s’excuse de l’avoir fait. (B.) 

Note_136 Dans l’édition de Hollande de 1736 dont il vient d’être question, on lit: 

Eh! que pourront tous les traits satiriques.

Note_137 Après ce vers on lisait: 
 


Et vous, Launay, vous, Zoïle moderne, 
D’écrits rimés barbouilleur subalterne, 
Insecte vil, qui rampez pour piquer, 
Et que nos yeux ne peuvent remarquer; 
Je n’entends pas le bruit de vos murmures, 
Je ne sens pas vos frivoles morsures; 
Car Émilie en ces mêmes moments 
Remplit mon coeur et tous mes sentiments. 
De son esprit mon âme pénétrée, 
D’autres objets à peine est effleurée; 
J’entends sa voix, je suis devant ses yeux 
Que tous les sots me déclarent la guerre, 
Hors de leur monde, et porté dans les cieux, 
Je ne vois plus la fange de la terre.

Personne ne sait plus ce que c’était que ce Launay. ¾ C’est l’auteur de la comédie intitulée la Vérité fabuliste. (B.) 

Note_138 Après 1760, Voltaire rallongea cette épître comme il suit: 
 


Montez au ciel: trois déesses rivales 
Y vont porter leur haine et leurs scandales, 
Et le beau ciel de nous autres chrétiens 
Tout comme l’autre eut aussi ses vauriens. 
Ne voit-on pas, chez cet atrabilaire*
Qui d’olivier fut un temps secrétaire, 
Ange contre ange, Uriel et Nisroc 
Contre Ariac, Asmodée, et Moloc, 
Couvrant de sang les célestes campagnes, 
Lançant des rocs, ébranlant des montagnes; 
De purs esprits qu’un fendant coupe en deux, 
Et du canon tiré de près sur eux: 
Et le Messie allant, dans une armoire, 
Prendre sa lance, instrument de sa gloire? 
Vous voyez bien que la guerre est partout. 
Point de repos, cela me pousse à bout. 
Et quoi, toujours alerte, un sentinelle! 
Que devient donc la paix universelle 
Qu’un grand ministre en rêvant proposa, 
Et qu’Irénée** aux sifflets exposa, 
Et que Jean-Jacque orna de sa faconde, 
Quand il faisait la guerre à tout le monde***
O Patouillet! O Nonotte, et consorts! 
O mes amis, la paix est chez les morts 
Chrétiennement mon coeur vous la souhaite, 
Chez les vivants où trouver sa retraite? 
Où fuir? que faire? à quel saint recourir? etc.

* Milten, secrétaire d’Olivier Cromwell, et qui justifia le meurtre de Chartes Ier dans le plus abominable et le plus plat libelle qu’on ait jamais écrit. 

** Irénée Castel de Saint-Pierre. On prétend que Sully avait eu le même projet. 

*** J.-J. Rousseau a fait aussi un livre sur la paix universelle. Cette tirade avait été ajoutée à l’épître, dans le temps des querelles de Rousseau avec les gens de lettres. 

Note_139 Voltaire s’était employé pour ce mariage, qui eut lieu dans la nuit du 6 au 7 avril 1734. Voyez la Correspondance à cette époque.