|
| Index Voltaire | Pièces en vers | Table de la Pucelle | Commande CDROM | VARIANTES DU CHANT XVI Vers 357: Ce n’est point par inadvertance, comme pourrait le soupçonner M. Louis du Bois, mais après un mûr examen, que j’ai adopté ou plutôt conservé cette leçon, qui lui a fourni le prétexte d’une sortie contre ses prédécesseurs, et notamment contre le premier des éditeurs de l’édition Perronneau, « dont l’autorité, dit-il, ne m’a pas paru assez respectable pour être suivie ». Je ne partage point l’avis de M. Louis du Bois, et peut-être ai-je mis assez d’empressement à lui donner des éloges dans les rares occasions qu’il m’en a offertes, pour qu’il me soit permis de dire ici, au moins, qu’il est dans l’erreur. Toutes les éditions données du vivant de Voltaire, et un très grand nombre de manuscrits, portent le vers que j’ai reproduit. Le repos, Il est vrai, s’y trouve renvoyé après la sixième syllabe; mais cette licence, qu’autorisent nos traités de versification, n’est pas sans exemple: Voltaire nous en fournirait plusieurs au besoin. Dans Nanine, qui ne passe pas pour le plus mal écrit de ses ouvrages, on trouve (acte II, scène ii): Mais vous extra-vaguez, mon très cher fils. Je pourrais multiplier les citations, et prouver qu’on est fort excusable d’avoir attribué à Voltaire un vers qui, sans aucun doute, est de lui. L’édition compacte de Desoër porte: « Nous la verrons bientôt, » dit la Pucelle. M. Louis du Bois a mis, d’après un manuscrit: « Pour la trouver, marchons, » dit la Pucelle. Il y a, dans un autre manuscrit que j’ai sous les yeux: « Nous la saurons trouver, dit la Pucelle. » Enfin, on lit dans l’édition de Genève, 1780, in-12, ce vers de douze syllabes: « Nous la trouverons bien, répondit la Pucelle. » Pour éviter toute discussion, Palissot a trouvé plus court de supprimer le vers. (R.) Vers 372. — Toutes les éditions données du vivant de Voltaire, l’édition de Kehl, et quelques autres, portent: Que sermonnait un bon bénédictin. Palissot a remarqué avec raison que Bonifoux est désigné comme jacobin au XIIe chant (v. 162-163):
et que le même homme ne pouvait appartenir à
la fois à saint Dominique et à saint Benoît. Presque
tous les éditeurs modernes ont adopté la correction proposée
par Palissot. (R.)
|