OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE LA
PUCELLE D'ORLÉANS
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VARIANTES DU CHANT XV
Vers 14:
Furent écrits autrefois par un sage.
Vers 29:
Exempts de fiel, libres de frénésie.
Vers 53:
Que négligeait le fier duc de Bedfort.
Vers 57:.
*Le dieu sanglant qui donne la victoire
A ses héros, et les couvre de gloire;
Le dieu joufflu qui préside aux bons vins:
*Tout l’appareil... |
Vers 95:
En un moment la minière embrasée.
Vers 99:.
*Fureur, succès, gloire, amour, tout l’excite.
Depuis longtemps il brûlait en secret
Pour la moitié du président Louvet.
Ce digne Anglais, cet enfant de la guerre... |
Vers 148:
Tomber l’épi des moissons jaunissantes.
Vers 153:
Épouvantaient le fils de Jupiter.
Vers 170. — Manuscrit:
*Il fait de l’autre avancer ses soldats:
Il s’établit sur ce dernier asile
Qui te restait, ô malheureuse ville!
*Charle en son fort... (K.) |
Vers 186. — Manuscrit.
Ce chant finissait ainsi:
« Le sort cruel enchaîne ici mes mains.
Ma chère Agnès, hélas! que devient-elle?
Je perds encor mon Agnès, ma Pucelle;
Mon confesseur eût pu me consoler,
Il m’est ravi; le ciel, pour m’accabler,
M’ôte à la fois, dans cette horrible guerre,
Tous les plaisirs du ciel et de la terre! »
C’était ainsi que Charles répondait
Par ses sanglots au canon qui grondait.
Le gros Bonneau, dans ce cruel martyre,
Près de son roi pleurait à faire rire;
Et le bâtard, se sentant étonner,
Ne savait plus quel conseil lui donner. (K.) |
Vers 208. — Édition
de 1756:
* Qui s’acharnaient sur le cou des hérons.
*L’Anglais surpris, croyant voir une armée,
*Descend soudain de la ville alarmée.
*Tous les bourgeois, devenus valeureux,
*Les voyant fuir, descendent après eux.
*Charles, plus loin, entouré de carnage,
*Jusqu’à leur camp se fait un beau passage.
*Les assiégeants, à leur tour assiégés,
*En tête, en queue, assaillis, égorgés,
*Tombent en foule au bord de leurs tranchées,
*D’armes, de morts, et de mourants jonchées;
Et de leurs corps ils faisaient un rempart.
*Dans cette horrible et sanglante mêlée,
*Le roi disait à Dunois: « Cher bâtard,
*Dis-moi, de grâce, où donc est-elle allée?
* — Qui? » dit Dunois. Le bon roi lui repart:
*« Ne sais-tu pas ce qu’elle est devenue?...
— Qui donc? — Hélas! elle était disparue
Hier au soir, avant qu’un heureux sort
*Nous eût conduits au château de Bedfort;
*Et dans la place on est entré sans elle.
*— Nous la trouverons bien, dit la Pucelle.
*— Ciel! dit le roi, qu’elle me soit fidèle!
*Garde-la moi. » Pendant ce beau discours
*Il avançait et combattait toujours.
*Oh! que ne puis-je... |
Ces vers, qui, dans l’édition de 1756, faisaient
partie du quinzième chant, ont été reportés
par Voltaire dans le seizième. Voyez chant XVI, vers 256-265 et
348-360. (R.)
Vers 230. — Dans l’édition
encadrée de 1775 et les suivantes, le chant se termine ainsi:
*De grands combats et des combats encor.
Détournez-vous de ces objets funestes,
Ami lecteur, osez lever vos yeux
Et votre esprit vers les plaines célestes;
Venez, montez aux demeures des dieux;
Contemplez-y la sagesse profonde
Qui dans la paix fait le destin du monde:
Un tel spectacle est plus digne de vous
Que le barbare et sanglant étalage
De ces combats qui se ressemblent tous;
Leur long récit doit ennuyer le sage. (R.) |
Vers 234. — L’édition
de 1762 se terminait par ces vers:
*C’est là surtout un sûr moyen de plaire;
Je ne l’ai point; il convient de me taire. (R.) |
Vers 280. — Un manuscrit
porte:
Tel que jamais n’en eut le Quatorzième
De nos Louis, aïeul d’un roi qu’on aime. (K.) |
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