OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE
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des Pièces en vers |
DISCOURS SUR L’HOMME.
VARIANTES DU DISCOURS III.
Vers 9:
De ses armes toujours prêt à se déchirer.
Vers 18. — L’auteur
a retranché les quatre vers suivants:
Quelle était la raison du magistrat perfide
Qui voulait en exil envoyer Aristide?
Il fut, dans son dépit, contraint de l’avouer:
« Je suis las, disait-il, de l’entendre louer.
»
*J’ai vu des courtisans, etc. |
Vers 69:
Un petit monstre noir, peint de rouge et de blanc,
Ne doit point censurer ou Vénus ou Rohan.
Ta rivale est aimée; un bon couplet contre elle
Ne peut ni l’enlaidir, ni te rendre plus belle.
*Par le fougueux Jurieu, etc. |
Et dans l’édition in-4°, après ce vers:
*Mais pour siffler Rameau, l’on doit être un Orphée;
Il faut être Psyché pour censurer Vénus.
Eh! pourquoi censurer? quel triste et vain abus!
On ne s’embellit point, etc. (K.) |
Vers 92. — Voltaire,
en désavouant ces vers dans une lettre à Thieriot, reconnaît
la ressemblance du portrait de Desfontaines. Il avait d’abord mis:
Est ce vil gazetier.
Vers 94:
Méprisable en son goût, détestable
en ses moeurs.
Médisant acharné, quelle étrange
manie
Fait aboyer ta voix contre une académie?
As-tu, vieux candidat, chez les quarante élus,
Approché seulement de l’honneur d’un refus?
Hélas! quel est le fruit de tes cris imbéciles?
La police est sévère, on fouette les zoïles.
Chacun avec mépris se détourne de toi;
Tout fuit, jusqu’aux enfants, et l’on sait trop pourquoi.
Détestons, Hermotime, un si dangereux vice.
*Ah! qu’il nous faut chérir, etc. |
— D’après la lettre de Voltaire, du 27 janvier
1739, il paraît que ce fut sur la demande de d’Argental que furent
supprimés ces vers. (B.)
Vers 99:
Despréaux quelquefois fit aimer la satire;
*Il joignait l’art de plaire, etc. |
Vers 129:
Voilà le vrai mérite; il se peint dans
ces traits:
C’est ainsi qu’en son âme on conserve la paix. |
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