|
NOTES
Note_1
Notice: Les Mémoires de la Bastille
disent que Voltaire fut mis à la Bastille le 17 mai 1717: c’était
le lendemain de la Pentecôte. Les Mémoires de Dangeau parlent
de cet événement, à la date du 19 mai 1717, comme
d’un fait récent, mais dont ils ne donnent pas le jour. Un registre
manuscrit que j’ai vu, et qu’on m’a dit être l’original, porte au
16 mai l’entrée de Voltaire à la Bastille; ce qui est d’accord
avec le texte même de sa pièce. Ces témoignages ne
laissent aucun doute sur l’année. Voltaire indique lui-même,
dans sa pièce, le jour où l’on vint l’arrêter. (B.)
¾ Voyez au tome I les
documents édités en 1867 par Avenel: 1° Ordre d’arrestation
d’Aroüet (Voltaire), mis à la bastille en 1717. 2° Interrogatoire
du sieur Harrouet fils, prisonnier à la Bastille. 3° Ordre de
mise en liberté.
Note_2
L’Intimé, dans les Plaideurs, acte
II, scène iv, a dit:
Je m’acquitte assez bien de mon petit emploi. (B.)
Note_3
Marc-René de Voyer d’Argenson, alors lieutenant
de police. M. de Voltaire ne parle point ici de M. d’Argenson du même
ton que dans le Siècle de Louis XIV. Mais M. d’Argenson fut
plus haï qu’estimé tant qu’il vécut: après sa
mort on lui a rendu justice et même plus que justice. (K.) ¾
C’est au chapitre xxix du Siècle de Louis XIV que Voltaire
fait l’éloge de Marc-René d’Argenson. (B.)
Note_4
A la suite de ce morceau, les éditeurs
de Kehl avaient imprimé une pièce de vers intitulée
la Police sous Louis XIV, qui n’est pas de la main de Voltaire.
On l’attribue avec quelque raison à Lamare, jeune poète que
Voltaire protégea, et qui mourut en 1742. (G. A.)
Note_5
C’était Mme de Rupelmonde. Mme
de Rupelmonde, fille du maréchal d’Alègre, à une âme
pleine de candeur et un penchant extrême pour la tendresse, joignait,
dit Duvernet, une grande incertitude sur ce qu’elle devait croire. Pendant
le voyage qu’elle fit en Hollande, elle déposait dans le sein de
Voltaire ses doutes et ses perplexités. Dans la vue de fixer son
esprit incertain, Voltaire fit ce poème, dont le but est de montrer
que pour plaire à Dieu, indépendamment de toute croyance,
il suffit d’avoir des vertus. ¾ Marie-Marguerite-Élisabeth
d’Alègre, fille du maréchal de ce nom, mariée en 1705
à Maximilien-Philippe-Joseph de Récourt, comte de Rupelmonde,
tué à Villaviciosa en 1710, perdit son fils dans la guerre
de 1748, et mourut à Bercy le 31 mai 1752. Elle fut inhumée
dans l’église paroissiale de Conflans. (B.)
Note_6
Dans le troisième livre de l’Émile
de J.- J. Rousseau.
Note_7
On a attribué cet ouvrage à l’abbé
de Chaulieu, parce qu’il y a en effet quelque ressemblance entre cette
pièce et celle du Déiste, qui commence par ces mots
(Note de Voltaire, 1775.):
J’ai vu de près le Styx, j’ai vu les Euménides.
Déjà venaient frapper mes oreilles timides
Les affreux cris du chien de l’empire des morts. |
¾ Intitulée
d’abord Épître à Julie, cette pièce doit
être de 1722, époque du voyage de Voltaire à Bruxelles
et en Hollande avec Mme de Rupelmonde. J.-B. Rousseau, à
qui Voltaire la récita, dit, dans une lettre du 22 mai 1736, en
avoir été scandalisé au point d’interrompre l’auteur
qui lui en faisait la lecture. A en croire Rousseau, ce fut l’origine de
la brouille entre les deux poètes. Voltaire lui donne une autre
cause. Il raconte que Rousseau lui ayant montré son Ode à
la Postérité: « Mon ami, dit Voltaire, voilà
une lettre qui ne sera jamais reçue à son adresse. »
L’Épître à Uranie fut
imprimée, pour la première fois, dix ans après avoir
été composée. Tanevot fit alors paraître quelques
vers intitulés A l’auteur de l’Épître à Uranie.
Ils sont précédés d’une lettre à l’abbé
Bignon, du 8 mars 1732.
C’est en 1772 que l’Épître à Uranie
a été admise, pour la première fois, dans les
Oeuvres de Voltaire (tome XII des Nouveaux Mélanges, pages
309-313). Elle fut reproduite, en 1775, dans le t. XVII, p. 239-243, mais
sous ce titre: le Pour et le Contre.
Cependant je dois dire que dans une édition de
1764, qui porte l’adresse d’Amsterdam (que je crois de Rouen), on a imprimé
au tome XIII l’Épître à Uranie. Mais Voltaire
était entièrement étranger à cette édition,
mauvaise et curieuse tout à la fois.
Outre la pièce de Tanevot, qui est dans les Poésies
diverses de cet auteur, il a paru: I. la Religion défendue,
poème contre l’Épître à Uranie, 1733, in-8°;
l’auteur est Fr.-Michel-Chrétien Deschamps, né près
de Troyes en 1683, mort le 10 novembre 1717; II. l’Anti-Uranie, ou le
Déisme comparé au christianisme, épîtres à
M. de Voltaire, suivies de réflexions critiques sur plusieurs ouvrages
de ce célèbre auteur, par le P. B. C. (le P. Bonhomme,
cordelier), 1763, in-8° de 127 pages. J.-C. Courtalon-Delaistre est
auteur de l’Épître à l’auteur de l’Anti-Uranie,
Troyes, 1765, in-8°.
J’ai suivi, pour le texte, les éditions de Kehl,
qui avaient reproduit le texte de 1775; mais j’ai recueilli les variantes
de 1772, etc. (B.)
Note_8
Variante: « Tu veux donc, charmante Uranie.
»
Note_9
Variante : « A la religion j’arrache le
bandeau. »
Note_10
Variante: « Et qu’enfin ma philosophie.
»
Note_11
Voyez plus loin la variante n° 1.
Note_12
C’est dans le Supplément au tome
II des Nouveaux Mélanges, qui est de 1765, que l’Apologie
de la fable a été imprimée, pour la première
fois, parmi les Oeuvres de Voltaire. Je n’ai aucune donnée
sur l’époque de sa composition, Voltaire reproduisit ces vers en
1771, dans ses Questions sur l’Encyclopédie. (B.)
Note_13
Voyez la Théogonie d’Hésiode,
vers 120.
Note_14
Ces deux vers se trouvent dans l’épitaphe
de l’abbé Pellegrin, imprimée sous le nom de des Saudrais
Sebire. On la croit cependant d’un poète fort peu connu, nommé
Remi. Dans les Jugements sur quelques ouvrages nouveaux, IX, p.
212, on dit que ces deux vers sont de Rousseau. ¾
L’abbé Pellegrin n’est mort qu’en 1745, et dès 1716 les vers
qui le concernent étaient connus. (B.)
Note_15
Je ne connais pas de ce Divertissement d’impression
antérieure à celle qui fait partie des éditions de
Kehl. Je ne sais si ce M. André, pour qui Voltaire composa ce Divertissement,
est le même qui, en 1741, lui fit un procès. La pièce
doit être environ de 1720. (B.)
Note_16
On lit dans la Henriade, chant VII, vers
395-96:
Regardez dans Denain l’audacieux Villars
Disputant le tonnerre à l’aigle des césars. |
Note_17
Mlle Lecouvreur mourut le 20 mars 1730.
Voltaire mit beaucoup de réserve à donner des copies de ces
vers, si l’on en juge par sa lettre à Thieriot, du 1er
mai 1731. Frédéric, alors prince royal de Prusse, les mit
en musique; voyez sa lettre du 26 janvier 1738. (B.)
Note_18
Malherbe commence son ode Sur l’attentat commis
en la personne de Henri le Grand le 19 décembre 1605, par ces vers:
Que direz-vous, races futures,
Si quelquefois un vrai discours
Vous récite les aventures
De nos abominables jours? (B.) |
Note_19
Anne Oldfield ou Oldfields, illustre actrice anglaise,
morte le 23 octobre 173o, fut enterrée à l’abbaye de Westminster.
(B.)
Note_20
Ce poème est, depuis 1739, admis dans les
Oeuvres de Voltaire; il est au tome IV de l’édition de 1738-39.
(B.)
Note_21
Le cardinal de Fleury.(Note
de Voltaire, 1775.)
Note_22
« J’ai le Temple d’Amitié tout entier,
et c’est une plaisante idée d’en avoir chassé tout le monde
pour y demeurer avec son amie (Mme de Fontaine-Martel, en l’honneur
de qui ce morceau avait été composé) à geler
de froid. Ce n’est pas ainsi que La Fontaine bâtissait ses temples,
quand il disait sur le Temple de l’Hymen ou de l’Amitié conjugale:
Ah! si.... mais autre part j’ai porté mes présents!
(Lettre de Mathieu Marais au président Bouhier;
à Paris, ce 4 janvier 1733. ¾
Correspondance du président Bouhier, t. VII, p. 561, manuscrits
de la Bibliothèque nationale.)
Note_23
Notice: Si cet Avertissement n’est pas
de plusieurs mains, il est du moins de divers temps (de 1745 à 1752).
Ce fut en 1745, dans le tome VI des Oeuvres de Voltaire, que les
six premiers discours furent recueillis. On trouve à leur suite:
Ce que c’est que la vertu, discours en vers; mais il n’est pas donné
comme septième. Dans les éditions de 1742, 1746, 1748,
1751, le septième discours est séparé des autres.
L’édition de Dresde, 1751, sept volumes in-12, est la première
qui les donne tous à la suite les uns des autres.
Malgré ce qui est dit dans l’Avertissement, on
ne trouve dans la correspondance de Voltaire trace de ces discours, qui
étaient d’abord intitulés Épîtres, qu’au
commencement de 1738. Les deux premières furent envoyées
à Frédéric le 23 janvier; il y en avait alors quatre
de faites. Cependant la troisième ne fut envoyée que le 8
mars; la quatrième, en avril.
Les deux premières furent imprimées sous
le titre de Épîtres sur le Bonheur, Paris, Prault,
1738, in-8°. Chacune a sa pagination séparée et son approbation
du censeur, datée du 1er mars. L’approbation de la troisième
est du 28 avril. Ces trois épîtres furent réimprimées
en Hollande avec le nom de l’auteur; ce qui le contraria beaucoup. La quatrième
épître, aussi imprimée séparément, porte
une approbation de Crébillon, datée du 2 août 1738.
La cinquième épître doit être
de juin 1738; la sixième, du é dès juin 1738, si toutefois
la lettre de Frédéric n’est pas altérée ou
mal classée. (B.)
Note_24
Voltaire a dit dans Mahomet, acte Ier
scène iv:
Les mortels sont égaux; ce n’est pas la naissance,
C’est la seule vertu qui fait la différence. |
On lit dans l’Épître au peuple, par
Thomas:
Les mortels sont égaux; la vertu fait le rang,
Et l’homme le plus juste est toujours le plus grand.
(B.) |
Note_25
L’abbé Pellegrin a fait des cantiques de
dévotion sur des airs du Pont-Neuf; c’est là qu’on trouve,
à ce qu’on dit:
Quand on a perdu Jésus-Christ,
Adieu paniers, vendanges sont faites. |
Ces cantiques ont été chantés à
la campagne et dans des couvents de province. (Note
de Voltaire, 1752.) ¾Plusieurs
cantiques de Pellegrin sont sur l’air: Adieu paniers, vendanges sont
faites; mais je n’en ai vu aucun qui contienne ces paroles. (B.)
Note_26
Bertin a dit depuis, livre III, élégie
v:
Tout un peuple courbé qui s’empresse à
l’ouvrage,
Et détonne gaiment de rustiques chansons. |
Note_27
Fameux vernisseur. (Note
de Voltaire, 1756.)
Note_28
Fameux marchand de curiosités à
Paris. Il avait beaucoup de goût, et cela seul lui avait procuré
une grande fortune. (Note de Voltaire,
1752.) ¾ Voltaire a cité aussi
Hébert dans la Prude, acte Ier, scène iv;
voyez t. III du Théâtre.
Note_29
Charles Ier.
Note_30
Louis XIV disait: « Il y a deux hommes que
je ne pourrai jamais enrichir, Dufresny et Bontemps. » Dufresny mourut
dans la misère, après avoir dissipé de grandes richesses;
il a laissé de jolies comédies. (Note
de Voltaire, 1748.)
Note_31
Dans son Précis de l’Ecclésiaste,
Voltaire a dit:
Votre bruit m’importune, et le rire est trompeur.
Note_32
Cette comparaison n’a rien de scientifique. (G.
A.)
Note_33
« Quelque différence qui paraisse
entre les fortunes, il y a une certaine compensation de biens et de maux
qui les rend égales. » (Réflexions morales de La
Rochefoucauld, édition du Louvre, n° 52.)
Suivant M. Rousseau, on doit mettre une grande différence
entre les maux des dernières classes de la société
et ceux qui affligent les premières, parce que, dit-il, les maux
du peuple sont l’effet de la mauvaise constitution de la société;
les grands, au contraire, ne sont malheureux que par leur faute.
1° Cette observation n’est pas vraie rigoureusement.
Ce n’est pas absolument par sa faute que tel riche, tel grand, étant
né un sot, et ayant reçu une mauvaise éducation, passe
tristement sa vie dans l’ennui et le dégoût. Ce n’est point
par sa faute qu’Ivan fut assassiné après avoir été
en prison toute sa vie. Est-ce par sa faute que le Masque de fer fut mis
à la Bastille? que les fils du comte d’Armagnac, arrosés
du sang de leur père, passèrent toute leur jeunesse dans
un cachot fait en forme de hotte? D’un autre côté, parmi les
hommes qui souffrent les maux de la pauvreté, un grand nombre n’aurait-il
pas évité ses malheurs par plus d’activité pour le
travail, plus d’économie, plus de prévoyance? Il est très
rare dans tous les états d’être uniquement malheureux par
sa faute, ou de l’être sans y avoir contribué: le hasard et
la mauvaise conduite entrent à la fois dans presque tous les malheurs
des hommes.
2° Ce n’est pas de la cause des maux des différents
états que parle M. de Voltaire; c’est d’une sorte d’équilibre
entre les maux et les biens, qui rend ces états presque égaux.
Cette manière de voir les états de la vie est consolante
pour le peuple; elle conduit même à une conséquence
très utile. Si les biens et les maux des différentes conditions
forment entre ces conditions une sorte de balance; si l’ennui qui poursuit
les riches, si les dangers qui environnent les grands, sont un équivalent
des maux auxquels la misère condamne le peuple, tous gagneront à
une plus grande égalité: les uns y trouveront plus d’aisance,
les autres plus de sûreté. Ne serait-il pas utile de persuader
aux hommes que l’intérêt des différentes classes de
la société n’est point de se séparer, mais de se rapprocher;
qu’elles doivent chercher non à s’opprimer, mais à s’unir,
parce qu’aucune classe ne peut augmenter son bonheur aux dépens
d’une autre, mais seulement en faisant des sacrifices au bonheur commun?
Il était naturel que deux hommes dont l’un croyait
que la société et les lumières corrompent l’homme,
tandis que l’autre voyait dans les progrès des lumières une
source de perfections pour la société et de bonheur pour
l’espèce humaine, fussent presque toujours d’avis contraires. Mais
qui des deux a été le plus utile aux hommes? Celui sans doute
dont l’opinion était la plus conforme à la vérité.
(K.)
Note_34
Voyez sur ce discours, dans la Correspondance,
la lettre de Frédéric à Voltaire, du 17 février
1738, et celle de Voltaire à Frédéric, du 8 mars,
même année.
Note_35
Vers souvent cité par les spiritualistes.
(G. A.)
Note_36
L’abbé Pucelle, célèbre conseiller
au parlement. L’abbé Desfontaines, homme souvent repris de justice,
qui tenait une boutique ouverte où il vendait des louanges et des
satires. (Note de Voltaire, 1718.)
¾ L’abbé Pucelle était
neveu de M. de Catinat. Sa mère accordait à son frère
aîné une préférence que les premières
années de la jeunesse du cadet semblaient excuser, et qui cependant
était la seule cause de ces erreurs, dans un homme qui était
né avec un caractère très ferme et une âme ardente.
Elle le déshérita; il n’avait encore aucun état, quoiqu’il
eût été tonsuré dans son enfance. Son frère
vint le trouver quelques jours après, lui remit la fortune dont
sa mère l’avait privé, et lui annonça en même
temps qu’il avait acheté pour lui une charge de conseiller-clerc
au parlement de Paris, et obtenu sa nomination à une abbaye, en
ajoutant qu’il ne lui demandait d’autres preuves de reconnaissance que
d’oublier l’injustice de sa mère. Le frère de l’abbé
Pucelle mourut, peu de temps après, premier président du
parlement de Grenoble.
Le conseiller au parlement de Paris se fit une grande
réputation par son intégrité, par le courage avec
lequel il défendait la liberté des citoyens contre les prétentions
de la cour de Rome et du clergé. Comme le jansénisme était
alors le prétexte de ses entreprises, les Parisiens le prirent pour
un janséniste: mais sa véritable religion était l’amour
des lois et la haine de la tyrannie sacerdotale; il n’en eut jamais d’autre.
(K.)
Note_37
Assassin du prince de Candahar, au commencement
du xviiie siècle. voyez le chapitre xvi de la deuxième
partie de l’Histoire de Russie.
Note_38
Traduction de ce vers d’Ovide (Métam.,
II, 56):
Sors tua mortalis, non est mortale quod optas.
Note_39
Père du philosophe.
Note_40
Fameux médecins de Paris. (Note
de Voltaire, 1748.)
Note_41
M. S’Gravesande, professeur à Leyde, le
premier qui ait enseigné en Hollande les découvertes de Newton.
(Note de Voltaire, 1748.)
Note_42
M. Dortous de Mairan, secrétaire de l’Académie
des sciences de Paris. (Id., 1748.)
Note_43
Descartes.
Note_44
Ces deux vers furent inscrits, en 1791, sur le
chariot qui ramena les cendres de Voltaire à Paris. (G. A.)
Note_45
Voyez Siècle de Louis XIV, chap.
xxiii.
Note_46
Dans les Pélopides, acte II, scène
iii, Voltaire a dit:
Tous mes maux sont formés de la publique joie.
Note_47
Dufresne, célèbre acteur de Paris,
Mlle Gaussin, actrice pleine de grâces, qui joua Zaïre.
(Note de Voltaire, 1748.)
Note_48
J.-B. Rousseau, qui avait écrit contre
Zaïre.
Note_49
Comédie de Destouches, jouée en
1732.
Note_50
Mauvaise comédie de Rousseau, qui n’a pu
être jouée. (Note de Voltaire, 1748.)
Note_51
Il est à remarquer que M de Voltaire s’est
toujours élevé contre ce mélange de l’ancienne langue
et de la nouvelle. Cette bigarrure est non seulement ridicule, mais elle
jetterait dans l’erreur les étrangers qui apprennent le français.
(Id., 1752.) ¾ Voyez aussi les variantes
du septième discours.
Note_52
On prétendit dans le temps que le petit
monstre était Mme de Ruffec, veuve en premières
noces de M. de Maisons; voyez la lettre à Pont-de-Veyle, du 10 mai
1738. (B.)
Note_53
Jurieu était un ministre protestant qui
s’acharna contre Bayle et contre le bon sens: il écrivit en fou,
et il fit le prophète; il prédit que le royaume de France
éprouverait des révolutions qui ne sont jamais arrivées.
Quant à Bayle, on sait que c’est un des plus grands hommes que la
France ait produits. Le parlement de Toulouse lui a fait un honneur unique
en faisant valoir son testament, qui devait être annulé comme
celui d’un réfugié, selon la rigueur de la loi, et qu’il
déclara valide, comme le testament d’un homme qui avait éclairé
le monde et honoré sa patrie. L’arrêt fut rendu sur le rapport
de M, de Senaux, conseiller. (Note de Voltaire,
1738.)
Note_54
L’optimisme de Platon, renouvelé par Shaftesbury,
Bolingbroke, Leibnitz, et chanté par Pope en beaux vers, est peut-être
un système faux; mais ce n’est pas assurément un système
impie, comme des calomniateurs l’ont dit. (Note
de Voltaire, 1775.)
Note_55
Ces vers désignent l’abbé Desfontaines;
il a eu tant de successeurs si dignes de lui, qu’on pourrait s’y tromper.
(K.)
Note_56
Ce vers est de 1745. Fréron, longtemps
collaborateur de Desfontaines, publiait seul alors des Lettres critiques.
(G. A.)
Note_57
Quelques peintres, jaloux de Le Sueur, gâtèrent
ses tableaux qui sont aux Chartreux. (Note de
Voltaire, 1740.)
Note_58
Habert de Cerisi, de l’Académie. (Id.,
1750.)
Note_59
La belle façade du vieux Louvre est de
M. Perrault. (Note de Voltaire, 1748.)
¾ Dans les premières
éditions on lit:
Il vit l’heureux dessein.
On écrivait alors dessein pour dessin.
Ce dernier mot n’est en usage que depuis 1750. Au reste, ce ne fut
qu’après le départ de Bernin que les dessins de la façade
par Perrault furent présentés à Louis XIV; voyez les
Mémoires de Ch. Perrault, 1759, in-12, page 111. Voyez aussi
le Siècle de Louis XIV, chap. xxix. (B.)
Note_60
La Fontaine a dit, livre Ier, fable
xxii:
Celui de qui la tête au ciel était voisine,
Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts. |
Note_61
« Votre épître sur l’Envie
est inimitable, écrivait Frédéric à Voltaire.
Je la préfère presque encore aux deux autres. Vous parlez
de l’envie comme un homme qui a senti le mal qu’elle peut faire, et des
sentiments généreux comme de votre patrimoine. Je vous reconnais
toujours aux grands sentiments. Vous les sentez si bien, qu’il vous est
facile de les exprimer. »
Note_62
Cette épître fut imprimée
séparément en 1738.
¾ Dans les Nouveaux
Amusements du coeur et de l’esprit, tome II, page 421, on trouve une pièce
de Descaseaux intitulée la Prédiction, vers au sujet de l’épître
de M. de Voltaire sur la Modération en tout. C’est une invective
contre Voltaire et Newton. (B.)
Note_63
C’est le philosophe, alors âgé de
vingt-huit ans.
Note_64
Célèbre physicien et naturaliste,
membre de l’Académie des sciences.
Note_65
On voit dans la lettre à M. Berger, du
29 juin 1740, que M. de La Popelinière avait proposé de corriger
ainsi ce vers:
Le chien lèche, en criant, le maître qui
le bat.
Note_66
M. du Faï était directeur du jardin
et du cabinet d’histoire naturelle du roi, qui avaient été
très négligés jusqu’à lui, et qui ont été
ensuite portés par M. de Buffon à un point qui fait l’admiration
des étrangers. Il existe en Europe des cabinets plus riches dans
quelques parties, niais il n’en est aucun d’aussi complet. (Note
de Voltaire, 1748.) ¾ Du Faï
(Charles-François de Cisternay), né le 14 septembre 1698,
mort le 16 juillet 1739).
Note_67
Bertin a dit, livre III, élégie
xix:
Quel art a rassemblé tous ces hôtes divers,
Nourrissons transplantés des bouts de l’univers. |
Note_68
Perrault, dans son poème sur le Siècle
de Louis le Grand, a dit:
Nous avons su marquer jusqu’aux routes certaines
Du méandre vivant qui coule dans nos veines. |
Note_69
MM. de Maupertuis, Clairaut, Le Monnier, etc.,
allèrent, en 1736, à Tornéa mesurer un degré
du méridien, et ramenèrent deux Lapones. Les trois couronnes
sont les armes de la Suède, à qui Tornéa appartient.
(Note de Voltaire, 1748 et 1752.)
Note_70
Empédocle.
Note_71
La fin de cet alinéa fut ajoutée
en 1756. (B.)
Note_72
C’était un conseiller au parlement, fort
riche, homme voluptueux, qui faisait excellente chère. (Note
de Voltaire, 1756.) ¾ Les
premières éditions ne l’appelaient que Lucullus. (K.)
Note_73
Cette pièce est uniquement fondée
sur l’impossibilité où est l’homme d’avoir des sensations
par lui-même. Tout sentiment prouve un Dieu, et tout sentiment agréable
prouve un Dieu bienfaisant. (Note de Voltaire,
1742.)
Note_74
Dans la Mort de César (acte II,
scène ire), Antoine dit à Brutus:
Et ton farouche orgueil, que rien ne peut fléchir,
Embrassa la vertu pour la faire haïr. |
Note_75
Dans un des couplets du vaudeville du Mariage
de Figaro, Beaumarchais a dit:
Ainsi la nature sage
Nous conduit, dans nos désirs,
A son but par les plaisirs. |
Note_76
Comme presque tous les mots d’une langue peuvent
être entendus en plus d’un sens, il est bon d’avertir ici qu’on entend
par le mot passions des désirs vifs et continus de quelque
bien que ce puisse être. Ce mot vient de pâtir, souffrir,
parce qu’il n’y a aucun désir sans souffrance: désirer un
bien, c’est souffrir de l’absence de ce bien, c’est pâtir, c’est
avoir une passion; et le premier pas vers le plaisir est essentiellement
un soulagement de cette souffrance. Les vicieux et les gens de bien ont
tous également de ces désirs vifs et continus appelés
passions, qui ne deviennent des vices que par leur objet; le désir
de réussir dans son art, l’amour conjugal, l’amour paternel, le
goût des sciences, sont des passions qui n’ont rien de criminel.
Il serait à souhaiter que les langues eussent des mots pour exprimer
les désirs habituels qui en soi sont indifférents, ceux qui
sont vertueux, ceux qui sont coupables: mais il n’y a aucune langue au
monde qui ait des signes représentatifs de chacune de nos idées;
et on est obligé de se servir du même mot dans une acception
différente, à peu près comme on se sert quelquefois
du même instrument pour des ouvrages de différente nature.
(Note de Voltaire, 1742.)
Note_77
Jansénius.
Note_78
Cela ne regarde pas les esprits outrés,
qui veulent ôter à l’homme tous les sentiments. (Note
de Voltaire, 1742.)
Note_79
M. de Voltaire combat ici, comme dans le discours
septième, la morale fausse et outrée des jansénistes,
qui était encore à la mode, et en général la
morale chrétienne. Il est un des premiers, parmi nos philosophes,
qui ait fait voir qu’il vaut mieux diriger nos passions naturelles vers
un but utile que de chercher à les détruire; qu’un homme
qui passerait sa vie à combattre en lui la nature serait fort inutile
à ses semblables. Ce sont les mêmes principes exagérés
depuis dans le livre De l’Esprit, qui ont excité, avec si
peu de raison, tant de scandale et d’enthousiasme. (K.)
Note_80
Freytag et Smith. Lorsqu’en 1756 Voltaire fit
imprimer la fin de ce discours tel qu’il est, il y avait trois ans que
le roi de Prusse et lui ne s’étaient écrit. (B.)
Note_81
C’était à Bourges que Cujas avait
été professeur, et la réputation du professeur avait
rendu célèbre la ville de Bourges. (B.)
Note_82
Homme très savant dans l’histoire des Chinois,
et même dans leur langue. (Note de Voltaire,
1748.)
Note_83
Dieu des Chinois. (Note
de Voltaire, 1748.)
Note_84
Il existe de ce passage une variante que voici:
*Que sa vie est bornée, ainsi que ses plaisirs;
Que Dieu seul a raison, sans qu’il nous en informe.
Le lettré, convaincu de sa sottise énorme,
*S’en retourne ici-bas, etc. |
Note_85
Voyez la fable de La Fontaine [intitulée
le Gland et laCitrouille, livre IX] (Note
de Voltaire, l748.):
En louant Dieu de toute chose,
Garo retourne à la maison. |
¾ Cependant on a répondu
à Matthieu Garo dans les Questions sur l’Encyclopédie.
(Id., 1775.) ¾ Voyez l’article Calebasse.
Note_86
Boileau, épître III, vers 62, a dit:
Et des ruisseaux de lait serpentaient dans les plaines.
Note_87
M. de Vaucanson n’était encore connu que
par son flûteur, son joueur de tambourin, ses canards. Il s’est illustré
depuis en appliquant son génie pour la mécanique à
la perfection des arts, et il en a été récompensé
comme il méritait de l’être. Lui-même ne regardait ses
automates que comme des jeux d’enfants; mais on avait tort de ne
pas sentir que ces jeux d’enfants annonçaient un génie qu’il
ne fallait qu’employer pour le rendre utile. (K.)
Note_88
Qu’il nous soit permis d’observer que nous avons
vu M. de Voltaire à quatre-vingts ans tel que lui-même se
peignait ici à quarante. (K.)
Note_89
Les convulsionnaires. (Note
de Voltaire, 1742.)
Note_90
Dans le chant III de la Pucelle on
trouve une autre description de ces miracles.
Note_91
L’abbé de Saint-Pierre. C’est lui qui a
mis le mot de bienfaisance à la mode, à force de le
répéter. On l’appelle législateur, parce qu’il n’a
écrit que pour réformer le gouvernement. Il s’est rendu un
peu ridicule en France par l’excès de ses bonnes intentions. (Note
de Voltaire, 1752). ¾ Palissot,
dans ses Mémoires, 1803. tome II, page 43, remarque que le
mot bienfaisance est de Balzac. (B.)
Note_92
Ce poème a été imprimé
dans le Mercure de novembre 1744, p. 59.
Note_93
Bussy-Rabutin.
Note_94
Dans la Pucelle, chant V, vers 12, Voltaire
a dit:
La fièvre ardente, à la marche inégale.
Note_95
Ce vers et les cinq qui le suivent sont déjà
presque textuellement dans une Épître au duc d’Orléans,
qui est de 1716. (B.)
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