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NOTES
Note_1
On attribue à Jean Buridan, célèbre
philosophe de l’université de Paris, l’invention du dilemme sophistique
rapporté par Voltaire. On peut, à ce sujet, consulter Bayle,
à l’article Buridan de son Dictionnaire historique. (R.)
Note_2
Mâchicoulis, ou Mâchecoulis; ce
sont des ouvertures entre les créneaux, par lesquelles on peut tirer
sur l’ennemi quand il est dans le fossé. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_3
Il faut avouer que les pistolets ne furent inventés
à Pistoie que longtemps après. Nous n’osons affirmer qu’il
soit permis d’anticiper ainsi les temps; mais que ne pardonne-t-on point
dans un poème épique? L’épopée a de grands
droits. (Note de Voltaire, 1762.)
Note_4
L’équité demande que nous fassions
ici une remarque sur la morale admirable de ce poème. Le vice y
est toujours puni: l’aumônier scandaleux meurt impénitent,
Grisbourdon est damné, Chandos est vaincu et tué, etc. C’est
ce que le sage Horatius Flaccus recommande in Arte poetica. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_5
Charles oublie sept cents femmes, ce qui fait
mille. Mais en cela nous ne pouvons qu’applaudir à la retenue de
l’auteur et à sa sagesse. (Note de Voltaire,
1762.)
Note_6
La Fontaine avait dit (liv. IX, fab. 2):
. . . . . . . . . . . . . Les lieux
Honorés par les pas, éclairés par
les yeux
De l’aimable et jeune bergère. |
Note_7
Le nadir, en arabe, signifie le plus bas, et le
zénith le plus haut. La grande Ourse est l’Arctos des Grecs, qui
a donné son nom au pôle arctique. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_8
Ce sont les planches du pont: elles ne prennent
le nom de madriers que quand elles ont quatre pouces d’épaisseur.
(Note de Voltaire, 1762.)
Note_9
Adonis. (Note de Voltaire,
1762.)
Note_10
On traitait les rois d’altesse alors. (Note
de Voltaire, 1762.) ¾ «
Louis XI fut le premier en France qu’on appela communément Majesté...
Mais on se servait du terme d’Altesse avec les rois de France
longtemps après lui; et on voit encore des lettres à Henri
III, dans lesquelles on lui donne ce titre. » Voyez Dictionnaire
philosophique, article Cérémonies. (R.)
Note_11
Il n’y avait point encore de pères capucins;
c’est une faute contre le costume. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_12
Des ignorants, dans les éditions précédentes
toutes tronquées, avaient imprimé Licomède au lieu
de Nicomède: c’était un roi de Bithynie. « Caesar in
Bithyniam missus, dit Suétone, desedit apud Nicomedem, non sine
rumore prostratae regi pudicitiae [C. J. César, 2.] (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_13
« Alexander paedicator Hephaestionis, Adrianus
Antinoi. » Non seulement l’empereur Adrien fit mettre la statue d’Antinoüs
dans le Panthéon, mais il lui érigea un temple; et Tertullien
avoue qu’Antinoüs faisait des miracles. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_14
L’auteur désigne clairement la fin du mois
de juin. La fête de saint Jean le baptiseur, qu’on appelle Baptiste,
est célébrée le 24 juin. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_15
Ce que dit ici l’auteur fait allusion au trente-quatrième
chant de l’Orlando furioso:
Quando scoprendo il noms suo gli disso
Esser colui che l’Evangelio scrisse. |
Voyez notre Préface, et surtout souvenez-vous
qu’Arioste place saint Jean dans la lune avec les trois Parques. (Note
de Voltaire., 1773.) ¾ Le
commencement de cette note est de 1762. Après la citation des deux
vers de l’Orlando, Voltaire ajoutait: « Et au trente-cinquième,
le même saint Jean l’Évangéliste dit à Astolfe:
Gli scrittori amo, e fo il debito mio;
Ch’ al vostro mondo fù scrittor’ anche io....
E ben convenne al mio lodato Cristo
Render mi guidardon di si gran sorte. |
Nous n’osons traduire ces vers italiens, qui paraîtraient
des profanations; cependant on ne s’en formalise pas en Italie: mais nous
ne pouvons nous empêcher de louer notre auteur, lequel n’a jamais
poussé si loin son innocent badinage. » (R.)
Note_16
Les exemples des sorts sont très fréquents
dans Homère. On devinait aussi par les sorts chez les Hébreux.
Il est dit que la place de Judas fut tirée au sort; et aujourd’hui
à Venise, à Gênes, et dans d’autres États, on
tire au sort plusieurs places. (Note de Voltaire,
1762.) ¾ C’est dans les Actes des
Apôtres, i, 26, qu’il est dit que la place de Judas fut tirée
au sort. (R.)
Note_17
Les onze mille vierges et martyres enterrées
à Cologne. (Note de Voltairee,
1762.)
Note_18
C’était un bouclier qui était tombé
du ciel à Rome, et qui était gardé soigneusement,
comme un gage de la sûreté de la ville. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_19
En 1756, c’était ici la fin du douzième
chant; ce qui suit formait le treizième. (G.-A.)
Note_20
Notre auteur entend sans doute l’artifice dont
usa Jacob quand il se fit passer pour Ésaü. Pate-pelu signifie
les gants de peau et de poil dont il couvrit ses mains. (Note
de Voltaire, 1762.) ¾ Pate-pelu,
expression rabelaisienne. Voyez Pantagruel, ancien prologue du quart
livre. (R.)
Note_21
Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_22
Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_23
Henri III et ses mignons. (Note
de Voltaire., 1762.)
Note_24
Alexandre VI, pape, eut trois enfants de Vanoza.
Lucrèce, sa fille, passa pour être sa maîtresse et celle
de son frère: « Alexandri filia, sponsa, nurus. » (Note
de Voltaire, 1762.) ¾ Ces
mots terminent l’épitaphe épigrammatique que Pontanus fit
pour Lucrèce Borgia:
Hic jacet in tumulo Lucretia nomine, sed re
Thais, Alexandri filia, sponsa, nurus. (R.) |
Note_25
La fameuse Gabrielle d’Estrées, duchesse
de Beaufort. (Note de Voltaire, 1762.)
Note_26
Celle qui depuis fut la connétable Colonne.
(Note de Voltaire, 1762.)
Note_27
Duchesse du Barry. (G. A.)
Note_28
On portait autrefois des hauts-de-chausses attachés
avec une aiguillette; et on disait d’un homme qui n’avait pu s’acquitter
de son devoir que son aiguillette était nouée. Les sorciers
ont de tout temps passé pour avoir le pouvoir d’empêcher la
consommation du mariage: cela s’appelait nouer l’aiguillette. La
mode des aiguillettes passa sous Louis XIV, quand on mit des boutons aux
braguettes. (Note de Voltaire, 1762.)
Note_29
Cet exorde semble imité du premier livre
de l’admirable poème de Lucrèce (Note
de Voltaire, 1762.):
Aeneadum genitrix, hominum divumque voluptas,
Alma Venus, coeli subterlabentia signa, etc., |
Note_30
Comus, dieu des festins. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_31
Rostbeef, prononcez rostbif; c’est
le mets favori des Anglais c’est ce que nous appelons un aloyau. Les puddings
sont des pâtisseries; il y a des plum-puddings, des bread-puddings,
et plusieurs autres sortes de puddings. « Notandi sunt tibi mores.
» [Horat., De arte poetica, 156. (Note
de Voltaire., 1762.)
Note_32
Il l’était en effet. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_33
Alcide, Bacchus, Persée, fils de Jupiter;
Romulus, de Mars, etc. (Note de Voltaire,
1762.)
Note_34
Guillaume le Conquérant, bâtard d’un
duc de Normandie, fils de putain, comme le remarque judicieusement l’auteur,
d’après milord Ch.........d. (Note de Voltaire.
1762.) ¾ Les éditeurs de Kehl
ont imprimé en entier le nom de Chesterfield. J’ai pensé
qu’il valait mieux reproduire la note telle qu’elle a paru du vivant de
l’auteur. (R.)
Note_35
Cet endroit est encore imité d’Homère;
mais ceux qui font semblant de l’avoir lu dans le grec diront que le français
ne peut jamais en approcher. (Note de Voltaire,
1762.)
Note_36
Nous avons déjà remarqué
que l’abbé Trithême n’a jamais rien dit de la Pucelle et de
la belle Agnès; c’est par pure modestie que l’auteur de ce poème
attribue à un autre tout le mérite de ce poème moral.
(Note de Voltaire, 1773-1774.)
Note_37
Dit-on pierre ponce ou de ponce? C’est une grande
question. (Note de Voltaire, 1762.)
Note_38
L’archevêque Turpin, à qui l’on attribue
la Vie de Charlemagne et de Roland, était archevêque
de Reims sur la fin du viiie siècle: ce livre est d’un moine nommé
Turpin qui vivait dans le onzième, et c’est de ce roman que l’Arioste
a tiré quelques-uns de ses contes. Le sage auteur feint ici qu’il
a puisé son poème dans l’abbé Trithême. (Note
de Voltaire, 1762.) ¾ Le judicieux
et savant M. Daunou, auteur de l’article Turpin de la Biographie universelle,
a démontré d’une manière péremptoire que
l’archevêque de Reims ne peut être l’auteur du livre de
Vite Caroli Magni et Rolandi qui lui est attribué, et
que les conjectures de divers historiens sur le véritable auteur
de cet ouvrage ne sont fondées sur aucun renseignement positif.
L’édition la plus récente de ce livre est celle que M. Sébastien
Ciampi a publiée à Florence en 1822, in-8° de xxxvi et
154 pages. (R.)
Note_39
Le faux-bourdon est un plain-chant mesuré.
Le serpent de la paroisse donne le ton, et toutes les parties s’accordent
comme elles peuvent. C’est une musique excellente pour les gens qui n’ont
point d’oreille. (Note de Voltaire,
1762.)
Note_40
Voltaire a dit depuis, dans le Pauvre Diable,
vers 25-27:
. . . . . . En vain Mars en fureur
De la patrie a moissonné la fleur,
Plus on en tue, et plus il s’en présente. |
Note_41
Stentor était le crieur d’Homère.
Il est immortalisé pour ce beau talent, et le mérite bien.
(Note de Voltaire, 1762.)
Note_42
Voltaire a toujours fait le mot oriflamme du genre
masculin; et peut-être est-ce à tort que dans plusieurs éditions
de ses Oeuvres on a mis, au chapitre x de l’Essai sur les moeurs, «
l’oriflamme apportée à saint Denis par un ange »
au lieu d’apporté qu’on lit dans toutes celles qui ont été
publiées du vivant de l’auteur. L’Académie, il est vrai,
a décidé depuis longtemps que ce mot appartient au genre
féminin; mais cette autorité n’était pas sans doute
d’un grand poids auprès de Voltaire, qui disait à l’un de
ses amis: « Je vous remercie d’écrire toujours français
par a, car l’Académie l’ecrit par o. »
M. Louis du Bois, qui a annoté le poème
de la Pucelle pour l’édition donnée par M. Delangle,
a remarqué, avec raison, qu’oriflamme est du genre féminin.
Plusieurs autres observations non moins judicieuses du même éditeur
ont été mises de côté par moi; elles m’ont paru
plus convenables pour un commentaire grammatical que dans de simples annotations.
(R.)
Note_43
On trouve un semblable tableau dans Homère,
Iliade, XIII, 130-131. (R.)
Note_44
Lasalle de l’Opéra était à
l’est du Palais-cardinal (aujourd’hui Palais-Royal), presque sur l’emplacement
de la cour des Fontaines. (G. A.)
Note_45
Voltaire, dont la tranquillité fut si gravement
menacée, en 1755, par la publication malveillante du poème
de la Pucelle, était en droit et dans l’obligation d’en désavouer
tout ce qui pouvait le compromettre; et le vers auquel se rapporte cette
note était de ce nombre. Aussi ne doit-on pas s’étonner qu’il
ait écarté des éditions avouées par lui l’épisode
dont ce vers fait partie. Laharpe a raison de reconnaître que Voltaire
en est l’auteur. Il exprimait d’une manière piquante les sentiments
divers dont la France était animée pour son roi. Le peuple,
| Aveugle dans sa haine, aveugle en son amour,
Brutus, I, ii.
|
s’était épris pour le prince d’une passion
à laquelle celui-ci, dans sa bonne foi, déclarait ne rien
comprendre. Les autres classes de la société poursuivaient
d’un juste mépris l’esclave de Mme de Pompadour, que, plus tard,
la Du Barry devait faire descendre au dernier degré d’abjection.
(R.)
Note_46
J’avoue que je ne l’ai point lue dans Trithême;
mais il se peut que je n’aie pas lu tous les ouvrages de ce grand homme.
(Note de Voltaire, 1762.)
Note_47
« Remettez votre épée en son
lieu, car qui prendra l’épée périra par l’épée.
» Saint Pierre conseille ici avec une piété adroite
aux Anglais de ne pas faire la guerre. [Matth., xxvi, 52.] (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_48
Lamotte-Houdard, poète un peu sec, mais
qui a fait d’assez bonnes choses, avait malheureusement fait des odes en
prose, en 1730; preuve nouvelle que ce poème divin fut composé
vers ce temps-là. (Note de Voltaire,
1762.)
Note_49
Fortunat, évêque de Poitiers,
poète. Il n’est pas l’auteur du Pange lingua qu’on lui attribue.
(Note de Voltaire, 1762.) ¾
Le Pange lingua est de Claudien Mamert, le plus beau génie
de son siècle, au jugement de Sidoine Apollinaire. (R.)
Note_50
Saint Prosper, auteur d’un poème fort sec
sur la grâce au ve siècle. (Note
de Voltaire, 1762.)¾Le
Poème de saint Prosper contre les ingrats traduit
en vers français par Lemaistre de Sacy, a été souvent
réimprimé avec cette traduction. L’auteur y attaque les semi-pélagiens,
ingrats, suivant lui envers la grâce de Jésus-Christ.
(R.)
Note_51
Grégoire de Tours, le premier qui écrivit
une Histoire de France, toute pleine de miracles. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_52
Saint Bernard, Bourguignon, né en 1091,
moine de Cîteaux, puis abbé de Clairvaux; il entra dans
toutes les affaires publiques de son temps, et agit autant qu’il écrivit.
On ne voit pas qu’il ait fait beaucoup de vers. Quant à l’antithèse
dont notre auteur le glorifie, il est vrai qu’il était grand amateur
de cette figure. Il dit d’Abélard: « Leonem invasimus, incidimus
in draconem. » Sa mère, étant grosse de lui, songea
qu’elle accouchait d’un chien blanc, et on lui prédit que son fils
serait moine, et aboierait contre les mondains. (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_53
Saint Austin ou Augustin, moine qu’on regarde
comme le fondateur de la primatie de Cantorbéry, ou Kenterbury.
(Id., 1762.)
Note_54
Les Juifs empruntèrent, comme on sait,
les vases des Égyptiens, et s’enfuirent. [ Exod., xii, 35
et 36.] (Note de Voltaire, 1762.)
Note_55
Les lévites, qui égorgèrent
vingt mille de leurs frères. (Note de Voltaire,
1762.) ¾ La Bible dit vingt-cinq
mille. voyez Judic., xx, 46.
Note_56
Phinées, qui fit massacrer vingt-quatre
mille de ses frères, parce qu’un d’eux couchait avec une Madianite.
[Num., xxv, 9.] (Note de Voltaire,
1762.)
Note_57
Aod, ou Eüd, assassina le roi Églon,
mais de la main gauche. [Judic., iii, 21.] (Id., 1762.)
Note_58
Samuel coupa ou morceaux le roi Agag, que Saül
avait mis à rançon. [I. Reg., xv, 33.] (Id., 1762.)
Note_59
Judith, assez connue. (Id., 1762.)
Note_60
Basa, roi d’Israël, assassina Nadad ou Nadab,
et lui succéda. [III. Reg., xv, 27 et 28.] (Id., 1762.)
Note_61
Achab avait eu une grosse rançon de Benhadad,
roi syrien, comme Saül en avait eu une d’Agag, et fut tué pour
avoir pardonné. (Note de Voltaire, 1762.) ¾
Benhadad, vaincu, envoya des députés à Achab pour
lui demander la vie. « S’il vit, répondit Achab aux députés,
il n’est plus que mon frère. » Cette réponse, qui,
humainement parlant, est d’une naïveté touchante et sublime,
attira sur Achab la colère du ciel, et surtout celle des prophètes.
[Rois, liv. III, chap. xx.] (K.)
Note_62
Joas, assassiné par Jozabad. [IV. Reg.,
xii, 21.] (Note de Voltaire, 1762.)
Nos anciens poètes donnaient avec raison au mot
meurtri le sens de tué, massacré, assassiné.
On lit dans Rotrou (Venceslas, acte V, sc. ire):
Pour un frère meurtri ma douleur a des larmes.
Avant lui, Ronsard avait dit:
Et pour te rendre infâme,
T’ont fait meurtrir tes enfants et ta femme. |
Au temps de Racine, la signification de ce mot n’en faisait
plus qu’un synonyme de blessé, contusionné, froissé;
et l’auteur d’Athalie a, comme Voltaire, vainement essayé
(acte V, sc. vi) de lui rendre le sens déterminé par son
étymologie:
Allez, sacrés vengeurs de vos princes meurtris.
(R.)
Note_63
Allusion à l’épigramme de Racine
(Note de Voltaire, 1762.):
Je pleure, hélas! pour ce pauvre Holopherne,
Si méchamment mis à mort par Judith. |
Note_64
Il y a dans cette analyse de l’ode du bienheureux
Austin de fréquentes allusions critiques à certaines beautés
littéraires des saintes Écritures, entre autres du psaume
cxiii: « Mare vidit, et fugit (v. 3)... Montes exultaverunt ut arietes,
et colles sicut agni ovium (v. 4). » (R.)
Note_65
Basilic, animal fort fameux, mais qui n’exista
jamais. [Psal., xc, 13.] (Note de Voltaire,
1762.)
Note_66
Léviathan, autre animal fort célèbre.
Les uns disent que c’est la baleine, les autres le crocodile. [Job.,
iii, 8; xl, 20; Isa., xxvii, 1.] (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_67
Ces paroles de saint Denis rappellent à
la mémoire, non peut-être sans intention de la part de Voltaire,
celles que saint Matthieu (cap. xvi, v. 18) met dans la bouche de Jésus:
« Tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam. »
(R.)
Note_68
Omer Joly de Fleury. Voltaire avait, dès
1761, tracé le portrait du même personnage dans des vers qui
ont tout naturellement une grande ressemblance avec ceux-ci:
Un petit singe à face de Thersite,
Au sourcil noir, à l’oeil noir, ou teint gris,
Bel esprit faux, qui hait les bons esprits.
Panta odaÏ, Étrennes à mademoiselle
Clairon; vers 106-108. |
Note_69
Phosphore ou Fosfore, porte-lumière qui
précédait l’Aurore, laquelle précédait le char
du Soleil. Tout était animé, tout était brillant dans
l’ancienne mythologie. On ne peut trop en poésie déplorer
la perte de ces temps de génie, remplis de belles fictions toutes
allégoriques. Que nous sommes secs et arides en comparaison, nous
autres remués de barbares! (Note
de Voltaire, 1762.)
Note_70
Les anciens donnèrent un char au Soleil.
Cela était fort commun: Zoroastre traversait les airs dans un char;
Élie fut transporté au ciel dans un char lumineux. Les quatre
chevaux du Soleil étaient blancs. Leur noms étaient Pyroïs,
Éoüs, Éthon, Phlégon, selon Ovide; c’est-à-dire
l’Enflammé, l’Oriental, l’Annuel, le Brûlant. Mais selon d’autres
savants antiquaires, ils s’appelaient Érythrée, Actéon,
Lampos, et Philogée; c’est-à-dire le Rouge, le Lumineux,
l’Éclatant, le Terrestre. Je crois que ces savants se sont trompés,
et qu’ils ont pris les noms des quatre parties du jour pour ceux des chevaux;
c’est une erreur grossière, que je démontrerai dans le prochain
Mercure, en attendant les deux dissertations in-folio que j’ai faites
sur ce sujet. (Note de Voltaire, 1762.)
Note_71
Ce chant, tel qu’il est ici, parut en 1762, pour
remplacer le chant de Corisandre, qui fut supprimé.
Note_72
Voltaire fait allusion à ses déboires
avec Frédéric II. (G. A.)
Note_73
Scudéri, auteur d’Alaric, poème
épique; Lemoine, jésuite, auteur du Saint Louis, ou
Louisiade, poème épique; Desmarets Saint-Sorlin, auteur
de Clovis, poème épique: ces trois ouvrages sont de
terribles poèmes épiques. (Note de Voltaire, 1762.)
Note_74
Noms que prenaient les théologiens. (Note
de Voltaire., 1762.) ¾ Un
passage de la XIIIe des Lettres philosophiques nous apprend les
noms des docteurs séraphique, subtil, et angélique: ce sont
saint Bonaventure, Jean Duns Scot, et saint Thomas d’Aquin. Suivant M.
Louis du Bois, le docteur profond (fundatissimus) était
Gille Colonne; et le docteur énergique, Guillaume Durand de Saint-Pourçain.
(R.)
Note_75
L’Histoire de Marie Alacoque, ouvrage rare
par l’excès du ridicule composé par Languet, alors évêque
de Soissons. Ce passage nous indique que le fameux poème que nous
commentons fut fait vers l’an 1730, temps où il était beaucoup
question de Marie Alacoque. (Note de Voltaire, 1762.) ¾
On ferait un énorme volume de toutes les satires, chansons, et épigrammes,
que Languet s’attira par la publication de la Vie de Marguerite-Marie
Alacoque, religieuse de la Visitation de sainte Marie du monastère
de Paray-le-Monial en Charolais Paris, 1729, in-4°. (R.)
Note_76
On lit dans toutes les éditions: Parle
d’amour, ce qui me paraît ici n’avoir aucun sens. En me permettant
de rectifier, sans l’autorité d’aucune édition, le vers de
Voltaire, je ne crois pas avoir dépassé les droits d’un éditeur.
(R.)
Note_77
C’est ce qu’on appelait autrefois cuisine de
poche, et ce que signifie ce vers d’une comédie:
Porte cuisine en poche, et poivre concassé.
(Note de Voltaire,
1762)
¾ Le vers cité
est de Regnard. Voyez le Joueur, acte iv, scène ix.
Note_78
Jéricho, comme vous savez, tomba au son
des cornemuses; c’est un événement très commun. [Jos.,
vi, 20.] (Note de Voltaire, 1762.)
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