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NOTES
Note_5 C'était
Mme de Rupelmonde. Mme de Rupelmonde, fille du maréchal
d'Alègre, à une âme pleine de candeur et un penchant
extrême pour la tendresse, joignait, dit Duvernet, une grande incertitude
sur ce qu'elle devait croire. Pendant le voyage qu'elle fit en Hollande,
elle déposait dans le sein de Voltaire ses doutes et ses perplexités.
Dans la vue de fixer son esprit incertain, Voltaire fit ce poème,
dont le but est de montrer que pour plaire à Dieu, indépendamment
de toute croyance, il suffit d'avoir des vertus. ¾
Marie-Marguerite-Élisabeth d'Alègre, fille du maréchal
de ce nom, mariée en 1705 à Maximilien-Philippe-Joseph de
Récourt, comte de Rupelmonde, tué à Villaviciosa en
1710, perdit son fils dans la guerre de 1748, et mourut à Bercy
le 31 mai 1752. Elle fut inhumée dans l'église paroissiale
de Conflans. (B.)
Note_6 Dans
le troisième livre de l'Émile
de J.- J. Rousseau.
Note_7 On
a attribué cet ouvrage à l'abbé de Chaulieu, parce
qu'il y a en effet quelque ressemblance entre cette pièce et celle
du
Déiste,
qui commence par ces mots:
J'ai vu de près le Styx, j'ai vu les Euménides.
Déjà venaient frapper mes oreilles timides
Les affreux cris du chien de l'empire des morts. |
(Note de Voltaire, 1775.)
¾ Intitulée d'abord
Épître
à Julie, cette pièce doit être de 1722, époque
du voyage de Voltaire à Bruxelles et en Hollande avec Mme
de Rupelmonde. J.-B. Rousseau, à qui Voltaire la récita,
dit, dans une lettre du 22 mai 1736, en avoir été scandalisé
au point d'interrompre l'auteur qui lui en faisait la lecture. A en croire
Rousseau, ce fut l'origine de la brouille entre les deux poètes.
Voltaire lui donne une autre cause. Il raconte que Rousseau lui ayant montré
son Ode à la Postérité: « Mon
ami, dit Voltaire, voilà une lettre qui ne sera jamais reçue
à son adresse. »
L'Épître à Uranie fut
imprimée, pour la première fois, dix ans après avoir
été composée. Tanevot fit alors paraître quelques
vers intitulés
A l'auteur de l'Épître à Uranie.
Ils
sont précédés d'une lettre à l'abbé
Bignon, du 8 mars 1732.
C'est en 1772 que l'Épître à Uranie
a
été admise, pour la première fois, dans les
Oeuvres
de Voltaire (tome XII des Nouveaux Mélanges, pages 309-313).
Elle fut reproduite, en 1775, dans le t. XVII, p. 239-243, mais sous ce
titre: le Pour et le Contre.
Cependant je dois dire que dans une édition de
1764, qui porte l'adresse d'Amsterdam (que je crois de Rouen), on a imprimé
au tome XIII l'Épître à Uranie. Mais Voltaire
était entièrement étranger à cette édition,
mauvaise et curieuse tout à la fois.
Outre la pièce de Tanevot, qui est dans les Poésies
diverses de cet auteur, il a paru: I. la Religion défendue,
poème contre l'Épître à Uranie, 1733, in-8°;
l'auteur est Fr.-Michel-Chrétien Deschamps, né près
de Troyes en 1683, mort le 10 novembre 1717; II. l'Anti-Uranie, ou le
Déisme comparé au christianisme, épîtres à
M. de Voltaire, suivies de réflexions critiques sur plusieurs ouvrages
de ce célèbre auteur, par le P. B. C. (le P. Bonhomme,
cordelier), 1763, in-8° de 127 pages. J.-C. Courtalon-Delaistre est
auteur de l'Épître à l'auteur de l'Anti-Uranie,
Troyes,
1765, in-8°.
J'ai suivi, pour le texte, les éditions de Kehl,
qui avaient reproduit le texte de 1775; mais j'ai recueilli les variantes
de 1772, etc. (B.)
Note_8 Variante:
« Tu veux donc, charmante Uranie. »
Note_9 Variante
: « A la religion j'arrache le bandeau. »
Note_10
Variante: « Et qu'enfin ma philosophie. »
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