OEUVRES COMPLÈTES DE VOLTAIRE
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PIÈCES EN VERS

NOTES

Note_1Voyez, ci-après, la Préface de dom Apuleius Risorius.

Note_2Voyez leur Avertissement, dans les pages suivantes. 

Note_3Lettre du 13 juin 1755. 

Note_410 juin 1734. 

Note_5Lettre à Cideville, du 6 février 1735. 

Note_6Lettre au même, 26 juin 1735. 

Note_7Lettre de Voltaire à Frédéric, du mois de juillet 1737. 

Note_8Le 8 septembre 1743. 

Note_9Lettre du 22 septembre 1746. 

Note_10Lettre à Mme Denis, du 3 janvier 1754. 

Note_11Mon Séjour auprès de Voltaire, pages 31 et 59. 

Note_12Mon Séjour auprès de Voltaire, page 85. 

Note_13Lettre à d’Argental, du 8 septembre 1754. 

Note_14Manuscrit que je possède, et qui fait partie d’une collection qui va de 1750 à 1770 inclusivement. (B.) 

Note_15Id. 

Note_16Lettres à d’Argental, des 13 juin et 21 juillet 1755. 

Note_17Voltaire dit mille écus dans ses lettres à Darget, du 13 juin; à Mme de Fontaine, du 18 juin. Mais il y a exagération dans cette somme, et cette exagération est peut-être du duc de La Vallière. 

Note_18Lettre de Voltaire à Darget, du 23 mai; et de Darget à Voltaire, du 1er juin 1755. 

Note_1910 septembre 1749. 

Note_20Lettre à Formont, du 13 juin 1755. 

Note_21Lettre à d’Argental, du 15 juin. 

Note_22Lettre à Mme de Fontaine, du 2 juillet. 

Note_23Lettre du 6 septembre. 

Note_24Lettre à d’Argental, du 22 juillet. 

Note_25Mon Séjour auprès de Voltaire, page 145. 

Note_26Lettres à d’Argental, du 28 juillet; à Richelieu, du 31 juillet; à Thieriot, du 10 septembre 1755: voyez aussi note au vers 60 du chant I. 

Note_2723 mai 1755. 

Note_28Lettre à d’Argental, du 8 septembre 1754. 

Note_29Lettres à d’Argental, 28 juillet; à Brenles, le 29 juillet; au syndic de Genève, le 2 août; à Thieriot, le 4 août. 

Note_30Lettre à Darget, du 5 août. 

Note_31Lettre à Brenles, du 5 août. 

Note_32Lettre à Polier de Bottens, du 5 août 1755. 

Note_33Lettres à d’Argental, du 29 octobre; à Thieriot, du 8 novembre 1755. 

Note_34Du 7 novembre 1754. 

Note_35Id.

Note_36Lettre à d’Argental, du 6 février 1755. 

Note_37Lettre à d’Argental, du 1er novembre 1756. 

Note_38Lettres à Thieriot, du 28 novembre; à d’Alembert, du 29 novembre 1756. 

Note_39Lettre à Thieriot, du 19 décembre 1756. 

Note_40Lettre de d’Alembert à Voltaire, du 13 décembre 1756. 

Note_41Le dix-huitième chant de 1762 avait déjà été publié dans le Journal encyclopédique du 1er avril 1761, avec suppression de trois vers. 

Note_42Il existe un fragment de trente-six vers que l’on peut aussi considérer comme une suite ou addition à la Pucelle. Ce fragment, imprimé à un seul exemplaire, est intitulé Chant XII: variante ou jouissance faite par Louis-François Prault, imprimeur-libraire. L’exemplaire appartient aujourd’hui à M. Eckard, qui a bien voulu me permettre d’en prendre copie. Ce fragment n’est pas tout ce que le titre semble indiquer; mais s’il n’est pas trop libre, il est trop plat pour être admis, même en note, dans une édition de la Pucelle. (M.) 

Note_43Lycée, ou Cours de littérature, deuxième partie, livre I, chapitre ier

Note_44Lycée, troisième partie, chapitre I, section i. 

Note_45Éloge de Voltaire, première partie. 

Note_46Numéro V, pages 66-95. 

Note_47Les onze premiers alinéa de cet Avertissement sont de Decroix; le reste est de Condorcet. (R.) 

Note_48Cette opinion, que Voltaire lui-même partagea quelque temps, comme on peut le voir par sa correspondance de l’année 1756, parait avoir été abandonnée par lui dès 1773; voyez la sixième note de la Préface de dom Apuleius Risorius. (R.) 

Note_49La Fontaine, liv. IX, fab. xvii, v. 13. 

Note_50Voyez dans la Correspondance (13 février 1759) la lettre de Voiture à Haller, et la réponse de ce dernier. (R.) 

Note_51On la trouve dans la Correspondance, au mois de novembre 1755. (R.) 

Note_52Un chanoine de Paris, zélé Bourguignon, rapporte en propres termes, dans ses Annales, que plusieurs de nos compilateurs d’histoires de France ont eu la bonté de copier, que, sous le règne de Charles VI, Dieu affligea la ville de Paris d’une toux générale, en punition de ce que les petits garçons chantaient dans les rues: « Votre... a la toux, commère; votre... a la toux. » (K.) ¾Le Journal de Paris sous les règnes de Chartes VI et de Chartes VII, où se trouve, à la date du 17 février 1412, l’anecdote citée par Condorcet, « est attribué par aucuns à un curé de Paris et docteur en théologie, dit D. Godefroy, Histoire de Charles VI; Paris, 1653, in-folio, page 497. C’est probablement cet ouvrage qu’avait en vue Condorcet, qui, sans doute, en parlait de mémoire. (R.) 

Note_53Cette lettre est du 22 février 1747. « Vous avez, dit Frédéric, prêté votre Pucelle à la duchesse de Wurtemberg; apprenez qu’elle l’a fait copier pendant la nuit. » (R.) 

Note_54Voyez l’avertissement de Beuchot. 

Note_55Lorsque ces éditions parurent, M. de Voltaire crut devoir les désavouer par une lettre adressée à l’Académie française. (K.) ¾ Cette lettre, qui est de novembre 1755, et probablement du 14 de ce mois, se trouve dans la Correspondance de Voltaire, ainsi que la réponse de Duclos, au nom et comme secrétaire de l’Académie. (R.) 

Note_56Il est assez fréquemment parlé, dans les ouvrages de Voltaire, de ce cocher de Verthamon, qui eut, dans son temps, quelque célébrité parmi le peuple, comme avant lui le Savoyard Philipot, immortalisé par Boileau. Il se nommait Estienne, et « faisait toutes les chansons du Pont-Neuf », dit un manuscrit de l’époque. Il était mort en 1724. (R.) 

Note_57Storia della volgar poesia, vol. II, part. ii, 1. 3, n° 38, de’ commentarii. (R.) 

Note_58La plus récente édition du Morgante était, en 1762, date de cette Préface, celle de Turin, 1754, deux volumes in-l2. (R.) 

Note_59Orlando furioso, cant. xxxv, st. 28 et 29. 

Note_60On a de l’évêque d’Avranches un Traité sur l’origine des romans, publié pour la première fois en 1670, et souvent réimprimé; et de l’abbé Lenglet-Dufresnoy, sous le nom de Gordon de Percel, un traité De l’usage des romans; Amsterdam, 1734, deux volumes in-12. (R.) 

Note_61Je n’ai trouvé dans Lancelot du Lac aucun chapitre ainsi intitulé. Celui où il est parlé du rendez-vous accordé à Lancelot par la reine n’offre rien de plus fort que certaines descriptions du poème de la Pucelle. (R.) 

Note_62C’est au cardinal Odet de Châtillon, son protecteur, que Rabelais a dédié le livre quatrième de son singulier ouvrage, et non pas au cardinal de Tournon. Dans la première des Lettres à S. A. monseigneur le prince de*** sur Rabelais, Voltaire a évité l’erreur de nom qu’il commet ici. (R.) 

Note_63Gargantua, liv. I, chap. xiii. 

Note_64Note de Voltaire, 1773: Plusieurs éditions portent: 

Vous m’ordonnez de célébrer des saints.

Cette leçon est correcte; mais nous avons adopté l’autre, comme plus récréative. De plus, elle montre la grande modestie de l’auteur. Il avoue qu’il n’est pas digne de chanter une pucelle. Il donne en cela un démenti aux éditeurs qui, dans une de leurs éditions de ses oeuvres, lui ont attribué une ode A sainte Geneviève, dont assurément il n’est pas l’auteur. ¾ L’ode A sainte Geneviève est incontestablement de Voltaire. (R.) 

Note_65Note de Voltaire, 1762: Tous les doctes savent qu’il y eut, du temps du cardinal de Richelieu, un Chapelain, auteur d’un fameux poème de la Pucelle, dans lequel, à ce que dit Boileau, 

Il fit de méchants vers douze fois douze cents.

Boileau ne savait pas que ce grand homme en fit douze fois vingt-quatre cents, mais que, par discrétion, il n’en fit imprimer que la moitié. La maison de Longueville, qui descendait du beau bâtard Dunois, fit à l’illustre Chapelain une pension de douze mille livres tournois. On pouvait mieux employer son argent. ¾ Le manuscrit du poème de la Pucelle, composé de vingt-quatre chants, se trouve à la Bibliothèque royale. (R.) 

Note_66Note de Voltaire, 1762: Lamotte-Houdart, auteur d’une traduction en vers de l’Iliade, traduction très abrégée, et cependant très mal reçue. Fontenelle, dans l’éloge académique de Lamotte, dit que c’est la faute de l’original. ¾ Fontenelle n’a point composé d’éloge de Lamotte; mais en répondant, au nom de l’Académie française, à l’évêque de Luçon, successeur de Lamotte, il dit que le défaut le plus essentiel qui empêcha sa traduction de réussir, et peut-être le seul, c’est d’être l’Iliade. (R.) 

Note_67Note de Voltaire, 1762: Agnès Sorel, dame de Fromenteau, près de Tours. Le roi Charles VII lui donna le château de Beauté-sur-Marne, et on l’appela dame de Beauté. Elle eut deux enfants du roi son amant, quoiqu’il n’eût point de privautés avec elle, suivant les historiographes de Charles VII, gens qui disent toujours la vérité du vivant des rois. ¾ Voltaire avait probablement en vue l’historien Jean Chartier, qui parle ainsi (Histoire de Charles VII; Paris, 1661, in-folio, page 191) des relations de Charles VII et de sa maîtresse: « Quand le roy alloit voir les dames et damoiselles, mesmement en l’absence de la reyne, ou qu’icelle belle Agnès le venoit voir, il y avoit tousjours grande quantité de gens presens, qui oncques ne la virent toucher par le roy au-dessous du menton; mars s’en retournoit, après les ebattements licites et honestes faits comme à roy appartient, chacun en son logis par chacun soir, et pareillement ladite Agnès au sien. » (R.) 

Note_68Note de Voltaire, 1762: Personnage feint. Quelques curieux prétendent que le discret auteur avait en vue certain gros valet de chambre d’un certain prince; mais nous ne sommes pas de cet avis, et notre remarque subsiste, comme dit Dacier. 

¾ Quelques annotateurs prétendent que ce gros valet de chambre est Dangeau, favori de Louis XIV. 

Note_69Note de Voltaire, 1762: Le chromatique procède par plusieurs semi-tons consécutifs, ce qui produit une musique efféminée, très convenable à l’amour. 

Note_70Dans une lettre au comte de Tressan (9 décembre 1736 ), Voltaire se plaint de ce que, dans les copies du Mondain, on ait écrit: 

Rendent sa peau douce, fraîche, et polie;

tandis qu’il fallait mettre: 

Rendent sa peau plus fraîche et plus polie.

En composant le vers de la Pucelle auquel cette note se rapporte, il n’aperçut pas, à ce qu’il paraît, le pléonasme que semblent offrir les mots douce et polie, et qui l’avait choqué dans le vers du Mondain. (R.) 

Note_71Alain Chartier. 

Note_72Note de Voltaire, 1762: Le parlement de Paris fit ajourner trois fois à son de trompe le roi, alors dauphin, à la table de marbre, sur les conclusions de l’avocat du roi, Marigny (voyez les Recherches de Pasquier). ¾ « Maistre Nicolas Roulin, advocat de la douairiere de Bourgongne, institue une accusation à huis-ouvert contre Charles de Valois; et après luy, maistre Pierre de Marigny, advocat du roy, conclud à ce qu’il fust proclamé à trois briefs jours à la table de marbre du Palais, pour l’homicide par lui commis en la personne du duc Jean. Ce qui est faict à son de trompe et cry public; et, après tout l’ordre judiciaire à ce requis et observé, il est, par arrest, declaré indigne de succeder à la couronne. » Pasquier, Recherches de la France, liv. VI, chap. iv. (R.) 

Note_73Note de Voltaire, 1762: Ce prince anglais est le duc de Bedford, frère puîné de Henri V, roi d’Angleterre, couronné roi de France à Paris. 

Note_74Note de Voltaire, 1762: Ce bon Denis n’est point Denis le prétendu aréopagite, mais un évêque de Paris. L’abbé Hilduin fut le premier qui écrivit que cet évêque, ayant été décapité, porta sa tête entre ses bras, de Paris jusqu’à l’abbaye qui porte son nom. On érigea ensuite des croix dans tous les endroits où ce saint s’était arrêté en chemin. Le cardinal de Polignac contant cette histoire à Mme la marquise du *** et ajoutant que Denis n’avait eu de peine à porter sa tête que jusqu’à la première station, cette dame lui répondit: « Je le crois bien; il n’y a, dans de telles affaires, que le premier pas qui coûte. » ¾Les éditeurs de Kehl ne se sont point trompés en imprimant en entier le nom de Mme du Deffant (voyez Correspondance, lettre du 27 janvier 1764), mais j’ai cru devoir laisser la note telle qu’elle a paru du vivant de l’auteur. 

C’est bien Hilduin, comme Voltaire le dit ici, et non pas Harduinus, comme il le dit dans le Dictionnaire philosophique (article Denis), qui parla le premier (Areopagitica, Coloniae, 1563, in-8°, folio 118) du singulier voyage de saint Denis. Le bon abbé, tout en convenant (folio 120) que le fait est étrange, n’y trouve cependant rien de difficile: « Quanquam mirum sit, non tamen difficile. » (R.) 

Note_75Note de Voltaire, 1773: Henri V, roi d’Angleterre, le plus grand homme de son temps, beau-frère de Charles VII, dont il avait épousé la soeur, était mort à Vincennes, après avoir été reconnu roi de France à Paris; son frère, le duc de Bedford, gouvernait la meilleure partie de la France au nom de son neveu Henri VI, reconnu aussi pour roi de France à Paris par le parlement, l’hôtel de ville, le Châtelet, l’évêque, les corps de métiers, et la Sorbonne. 

Note_76Réminiscence de ces vers de J.-J. Rousseau: 

Pour un procès tous deux s’étant émus, 
De maudissons lardaient leurs oremus. 
Épigrammes, I, xviii.

Note_77Note de Voltaire, 1762: Poton de Saintrailles, La Hire, grands capitaines; Jean de Dunois, fils naturel de Louis d’Orléans et de la comtesse d’Enghien; Richemont, connétable de France, depuis duc de Bretagne; La Trimouille, d’une grande maison du Poitou. 

Note_78Note de Voltaire, 1762: Le président Louvet, ministre d’État sous Charles VII. 

Note_79Auréole, c’est la couronne de rayons que les saints ont toujours sur la tête Elle paraît imitée de la couronne de laurier dont les feuilles divergentes semblaient environner de rayons la tête des héros; ce qui a fait tirer à quelques-uns l’étymologie d’auréole de laurum, laureola,: d’autres la tirent d’aurum. Saint Bernard dit que cette couronne est d’or pour les vierges. « Coronam quam nostri majores aureolam vocant, idcirco nominatam... » ¾ Cette note appartient, à la seconde phrase près, à l’édition de 1762, où elle s’appliquait au vers 307 du onzième chant. La rédaction actuelle a paru dans l’édition de Kehl: les éditeurs l’ont, avec raison, transposée à l’endroit du poème où le mot auréole paraît pour la première fois. (R.) 

Note_80Note de Voltaire, 1762: Le bâton des augures ressemblait parfaitement à une crosse. 

Note_81Note de Voltaire, 1773: Ce Denis, patron de la France, est un saint de la façon des moines. Il ne vint jamais dans les Gaules. Voyez sa légende dans les Questions sur l’Encyclopédie, à l’article Denys: vous apprendrez qu’il fut d’abord créé évêque d’Athènes par saint Paul; qu’il alla rendre une visite à la vierge Marie, et la complimenta sur la mort de son fils; qu’ensuite il quitta l’évêché d’Athènes pour celui de Paris; qu’on le pendit, qu’il prêcha fort éloquemment du haut de sa potence; qu’on lui coupa la tête pour l’empêcher de parler; qu’il prit sa tête entre ses bras, qu’il la baisait en chemin, en allant à une lieue de Paris fonder une abbaye de son nom. 

¾ Cette note contient plusieurs inexactitudes: 1° l’article Denys du Dictionnaire philosophique, dans lequel ont été fondues les Questions sur l’Encyclopédie, est consacré à l’aréopagite, et non point à l’évêque de Paris, patron de la France; 2° dans cet article il n’est pas question de compliments faits à la Vierge sur la mort de son fils, non plus que des baisers donnés par Denis à sa tête, qu’il tenait entre ses bras. (R.)