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NOTES
Note_1
Professeur de rhétorique de Voltaire à
Louis-le-Grand.
Note_2
La première édition est in-4°,
et ne porte point de date; mais on lit au bas: François Arouet,
étudiant en rhétorique, et pensionnaire au collège
de Louis le Grand; ce qui indique l’époque de sa composition.
Mercier de Saint-Léger la réimprima en 1759, dans le recueil
A, B, C, tome III, page 203. Cette ode n’est pas dans les éditions
de Kehl. C’est en 1817, dans l’édition en douze volumes in-8°,
qu’elle fut admise dans les Oeuvres de Voltaire. (B.)
Note_3
Lors de la réimpression faite en 1759,
Fréron (Année littéraire, 1759. tome VI, page
137 ) fit sur cette strophe la singulière remarque que voici: «
Ces voeux sont de faire hommage de tous ses écrits à sainte
Geneviève, qu’il appelle sa bergère. Croyez-vous que tous
ses ouvrages méritent en effet d’être dédiés
à cette sainte? » (B.)
Note_4
Ce fut Louis XIV qui accomplit le voeu de son
père, en faisant construire le choeur de l’église Notre-Dame
de Paris.
Cette ode, faite en 1712, concourut pour le prix de poésie
de l’Académie française, adjugé en 1714. L’auteur
à dix-huit ans fut vaincu par l’abbé de Jarry, qui en avait
soixante-cinq, et dont le poème commençait ainsi:
Enfin le jour paraît où le saint tabernacle
D’ornements enrichi nous offre un beau spectacle, etc.
Le reste était dans ce goût. Ces vers-ci
étaient surtout fort remarquables:
Pôles glacés, brûlants, où
sa gloire connue
Jusqu’aux bornes du monde est chez vous parvenue, etc.
(K.) |
¾ La pièce de
l’abbé du Jarry a été le sujet d’observations de Voltaire.
(B.)
¾ Votez le tome I des
Mélanges, volume 22 de cette édition.
Note_5
Les statues de Louis XIII et de Louis xiv sont
aux deux côtés de l’autel. (Note
de Voltaire.)
Note_6
La paix faite avec l’empereur, dans le temps que
le choeur a été achevé. (Note
de Voltaire.)
Note_7
« Apparuerunt digiti quasi manus hominis
scribentis. » [Daniel, chap. v, vers. 5.] (Note
de Voltaire.)
Note_8
Toutes les pièces de concours devaient
finir par une prière pour le roi. (K.)
Note_9
Ceci n’est pas une pièce de concours comme
la précédente. Le poète nous peint en toute vérité
la désolation du royaume dans les dernières années
dn règne de Louis XIV. (G. A.)
Note_10
Variante: « Le désespoir, la faim,
la mort... »
Note_11
Variante: « Des rivages de l’Èbre
... »
Note_12
Variante:
J’ai passé: de la terre ils étaient disparus,
Et le peuple abattu, que sa misère étonne,
Les cherche près du trône. |
Racine a dit dans Esther, acte III, scène
ix:
Je n’ai fait que passer, il n’était déjà
plus.
Voltaire, dans son épître à Villette,
intitulée les Adieux du Vieillard, a replacé le premier
des trois vers que je donne ici en variante. (B.)
Note_13
Le dauphin et son fils, le duc de Bourgogne et
sa femme, venaient de mourir tous quatre. (G. A.)
Note_14
Variante: « La plongèrent aux fers.
»
Note_15
Cette strophe a quelque rapport avec les vers
d’Horace (livre III, ode vi):
Motus doceri gaudet Ionios
Matura virgo. (B.) |
Note_16
Variante: « Leur laissait ignorer... »
Note_17
Comme on le voit, il y a dans cette ode bien des
réminescences d’Athalie. (M.)
Note_18
Notice de Beuchot: C’est sous le nom d’Arouet
que cette ode est imprimée dans le Nouveau Choix de pièces
de poésie, 1715, deux parties, petit in-8°. Elle fait aussi
partie du Portefeuille trouvé, ou Tablettes d’un curieux,
1757, deux volumes in-12. Elle a même été admise dans
la Collection complète des Oeuvres de M. de Voltaire, 1770-75,
48 vol. in-8°; c’est au tome XXIII qu’elle se trouve, ainsi que l’ode
Sur sainte Geneviève.
En 1773, Voltaire, dans sa note quatrième du Dialogue
de Pégase et du Vieillard, désavoua l’ode intitulée
le Vrai Dieu, et dit que l’auteur était un jésuite
nommé Lefèvre; mais il ne parle pas de l’ode Sur sainte
Geneviève, qu’on ne peut lui contester.
Le Mercure de janvier 1773, tome I, pages 5-10,
contient une ode signée Lefèvre, et intitulée le
Triomphe de la Religion.
Voltaire désavoue encore l’ode sur le Vrai
Dieu dans sa Lettre de M. de La Visclède. L’édition
des Oeuvres de Voltaire, Paris, Lefèvre et Déterville, 1817,
42 vol. in-8° (y compris la table), est la première qui contienne
l’ode intitulée le Vrai Dieu. (B.)
Note_19
Notice: P.-A. de Laplace, né à Calais
en 1707, mort à Paris en 1793, avait, sur un exemplaire de cette
pièce, écrit: « M. de Querlon m’a assuré que
cette ode était de M. de Voltaire. » C’est sur cette seule
autorité que, depuis 1817. la Chambre de Justice a été
imprimée dans les Oeuvres de Voltaire. L’édition Lefèvre
et Déterville est la première des Oeuvres de Voltaire
qui contienne la Chambre de Justice. (B.)
Note_20
Notice: Cette ode doit être de 1736. On
trouve quatre strophes de même mesure dans la lettre de Voltaire
à Tressan, du 21 octobre 1736. On peut croire que ces quatre strophes
et l’ode ont été faites en même temps, pendant que
Voltaire était en veine sur le sujet. La correspondance de l’année
1736 ne contient aucune lettre à Richelieu. Il est probable cependant
qu’en envoyant l’ode, Voltaire y aura joint une lettre. La première
édition des Oeuvres de Voltaire qui contienne cette pièce
est celle de Dresde, 1752, 7 vol. in-12. Les douze strophes y sont telles
qu’on les lit aujourd’hui, mais il doit y avoir eu des éditions
antérieures. (B.)
Note_21
Gacon était un misérable écrivain
satirique, universellement méprisé. (Note
de Voltaire, 1752.) Chausson a laissé un nom immortel.
(Note de Voltaire, 1775.)
¾ Dans les éditions
de l752, 1756, etc., après le mot méprisé,
on lisait: « Chausson fut brûlé publiquement pour le
même crime pour lequel l’abbé Desfontaines fut mis à
Bicêtre. » (B.)
Note_22
Note de Voltaire, 1752: Un abbé irlandais,
fils d’un chirurgien de Nantes, qui se disait de l’ancienne maison de Macarti,
ayant subsisté longtemps des bienfaits de notre auteur, et lui ayant
emprunté deux mille livres en 1732, s’enfuit aussitôt avec
un Écossais, nommé Ramsay, qui se disait aussi des bons Ramsay,
et avec un officier français, nommé Mornay; ils passèrent
tous trois à Constantinople, et se firent circoncire chez le comte
de Bonneval. ¾ Remarquez qu’aucun de
ces folliculaires, de ces trompettes de scandale qui fatiguaient Paris
de leurs brochures, n’a écrit contre cette apostasie; mais ils ont
jeté feu et flamme contre les Bayle, les Montesquieu, les Diderot,
les d’Alembert, les Helvétius, les Buffon, contre tous ceux qui
ont éclairé le monde. (Note de Voltaire,
1775.)
¾ Une note du second
chant de la Guerre civile de Genève est consacrée
à l’abbé Macarti. (B.)
Note_23
Cette ode est de l’année 1732. Elle est
adressée à l’illustre marquise du Châtelet, qui s’est
rendue par son génie l’admiration de tous les vrais savants et de
tous les bons esprits de l’Europe. (Note de Voltaire,
1748.)
¾ Cette ode est mentionnée
dans la lettre à Cideville, du 30 mai 1730; elle était alors
intitulée Ode sur la superstition. C’est le titre qu’elle
a encore dans les éditions de 1740 et 1741.
Dans les éditions antérieures à
1751, et données du vivant de Mme du Châtelet, au lieu d’Émilie,
le premier vers portait Aspasie. La substitution d’un nom à l’autre
rend presque inutile la note. (B.)
Note_24
Faux dévots. (Note
de Voltaire, 1742.)
Note_25
Il était conseiller au parlement: il paya
à des plaideurs les frais de leur procès qu’il avait trop
différé de rapporter. (Note de Voltaire,
1742.) ¾ Dans les éditions de
Kehl et suivantes, au lieu de cette note on lit: « Dans le temps
qu’il était conseiller au parlement, les parties pressant le jugement
d’un procès dont il était rapporteur, il brûla les
pièces, et donna la somme pour laquelle on plaidait. » Voltaire
a parlé de ce trait dans son Siécle de Louis XIV.
(B.)
Note_26
Le rédacteur de la Bigarrure, en
reproduisant, en 1752, dans son tome XIX, page 76, quelques strophes de
l’ode sur le Fanatisme, y ajouta une note de sa façon sur
les massacres de la saint-Bathélemy. Il dit que le nombre des victimes
fut de trente mille; Voltaire porte le compte un peu plus haut. (B.)
Note_27
M. de Belsunce, évêque de Marseille,
et M. de Langeron, commandant, allaient porter eux-mêmes les secours
et les remèdes aux pestiférés moribonds, dont les
médecins et les prêtres n’osaient approcher. (Note
de Voltaire, 1748.)
Note_28
Bulle Unigenitus.
Note_29
M. de Voltaire croyait alors, d’après quelques
ouvrages de moines, que les lettrés chinois étaient athées:
il a depuis été le premier qui nous ait désabusés
de cette erreur. (K.)
Note_30
Notice: Dans les éditions de 1742 et 1748,
cette pièce est intitulée Ode sur la paix de 1737.
Dans les éditions antérieures, on lisait seulement Ode
sur la paix. L’édition de 1751 est la première qui donne
à cette ode son titre actuel. Le traité de paix ne fut signé
que le 18 novembre 1738; mals les préliminaires sont du 3 octobre
1735; la déclaration est du 15 mai 1736.
Note_31
Notice: La date de 1735, que les éditeurs
de Kehl avaient mise à cette ode, est celle de l’expédition.
C’est le 16 mai 1735 que s’étaient embarqués à la
Rochelle, pour le Pérou, Bouguer, Godin, et la Condanime. Leur opération
dura longtemps, et un écrit de Bouguer ne parut qu’en 1749, in-4°.
Dès 1738 Maupertuis avait publié le résultat des observations
faites au pôle. L’ode de Voltaire n’est donc que de 1738. Frédéric
l’en remercie dans sa lettre du 14 septembre 1738. Le Pour et Contre (de
l’abbé Prévost), tome XVI, daté de 1718, donne comme
une nouveauté l’Ode pour Messieurs de l’Académie des sciences,
etc. Les éditions de Kehl sont les premières où elle
est intitulée Ode à Messieurs de l’Académie des
sciences, etc.
Note_32
En effet, il n’y a pas un de nos capitaines de
vaisseau, pas un seul de nos pilotes, qui ne soit cent fois plus instruit
que tous les Argonautes. Hercule, Thésée, et tous les héros
de la guerre de Troie, n’auraient pas tenu devant six bataillons commandés
par le grand Condé, ou Turenne, ou Marlborough. Thalès et
les Pythagore n’étaient pas dignes d’étudier sous Newton.
Alcine et Armide valent mieux que toutes les poésies
grecques ensemble. Mais les premiers venus s’emparent du temple de la Gloire,
le temps les y affermit, et les derniers trouvent la place prise. (Note
de Voltaire,1775.)
Note_33
Variante:
Ses mains ont tout écrit, et la postérité
N’aura plus désormais de place pour l’histoire
Et pour la vérité. |
Note_34
Cette expédition, qui eut pour résultat
de constater l’aplatissement des pôles, mit fin à toute discussion
suc la physique de Newton. (G. A.)
Note_35
Toutes les éditions données du vivant
de l’auteur et les éditions de Kehl portent croassement.
L’édition Desoër, en douze volumes in-8° (plus un de table),
est la première où l’on ait mis coassement c’est le
cri des grenouilles. Croassement est le cri des corbeaux. Cette faute est
probablement des imprimeurs des pays étrangers, à qui Voltaire
était obligé de faire imprimer ses Oeuvres. Les trois
dernières strophes de l’ode ne sont pas dans le tome XVI de Pour
et Contre. (B.)
Note_36
Frédéric le Grand était devenu
roi de Prusse le 31 mai 1740, jour de la mort de son père. L’ode
sur son avènement était composée douze jours après;
voyez la lettre à d’Argental, du 12 juin 1740. (B.)
Note_37
Wolff, chancelier de l’université de Halle.
Il fut chassé sur la dénonciation d’un théologien,
et rétabli ensuite. Voyez la préface de l’Histoire de Brandebourg,
où il est dit « qu’il a noyé le système de Leibnitz
dans un fatras de volumes, et dans un déluge de paroles. »
(Note de Voltaire, 1756.)
¾ On avait fait accroire
à Frédéric-Guillaume Ier que la doctrine de Wolff
sur le libre arbitre était cause que plusieurs de ses soldats avaient
déserté. Wolff était un homme très savant,
métaphysicien obscur, et géomètre médiocre;
mais ses ouvrages, faits avec méthode, supérieurs à
ce qu’on avait en Allemagne avant lui, formant enfin un cours complet de
philosophie (ce que personne n’avait encore osé entreprendre), lui
avaient fait une réputation prodigieuse. On le comparaît à
Leibnitz, parce qu’il avait développé et fait connaître
dans les Écoles quelques-unes de ses opinions. Aussi fut-il accusé
d’athéisme, quoiqu’il eût prouvé l’existence d’un Dieu
aussi bien et plus longuement qu’aucun philosophe. (K.)
Note_38
Allusion au Prince, de Machiavel, que Frédéric
avait réfuté. (G. A.)
Note_39
Notice: L’empereur Charles VI avait conclu, peu
de temps avant sa mort, une paix désavantageuse avec les Turcs:
il punit ses généraux qui n’avaient été que
malheureux, quelques officiers qui avaient rendu des places qu’ils étaient
chargés de défendre, et fit faire le procès aux plénipotentiaires
qui avaient signé cette paix. Sa mort les sauva. On a prétendu
qu’ils avaient reçu des ordres secrets de la grande-duchesse, depuis
impératrice-reine. Il est du moins certain qu’ils l’avaient servie.
Il était aisé de prévoir la mort prochaine de l’empereur,
l’orage qui allait s’élever contre sa fille, et la nécessité
de s’assurer de la paix avec les Turcs, beaucoup moins politiques, mais
souvent plus fidèles observateurs des traités que les princes
chrétiens. (K.)
¾ Le traité
de paix entre le sultan et l’empereur est du 1er septembre 1739; Charles
VI mourut dans la nuit du 19 au 20 octobre 1740. Dans quelques éditions
la pièce est intitulée Ode sur la mort le l’empereur Charles
VI, 2 novembre 1740
Cette date du 2 novembre ne peut être que la date
de la composition de l’ode. (B.)
Note_40
C’est à peu près l’épitaphe
de Colas, qui est dans les poésies de Gombaud:
Colas est mort de maladie
On veut que je plaigne son sort.
Que diable veut-on que j’en die?
Colas vivait, Colas est mort. (B.) |
Note_41
Le comte de Wallis avait perdu, le 21 juillet
1739, la bataille de Croska. (B.)
Note_42
Notice: Ceci est une ode de diplomate. Elle fut
faite le 30 juin 1742, au moment où le cardinal de Fleury cherchait
à se rapprocher de l’Autriche, qu’il combattait malgré lui.
On sait que, deux mois et demi après, la politique cauteleuse de
Fleury ayant été éventée par l’Autriche elle-même,
Voltaire fut envoyé en mission secrète auprès du roi
de Prusse. Voyez, sur toutes ces affaires, la Correspondance à
cette époque, et le chap. vii du Précis du Siècle
de Louis XV. (G. A.)
¾ Dans plusieurs éditions,
après l’intitulé de la pièce, on lit: « Faite
le 30 juin de 1742. (B.)
Note_43
La France soutenait Charles-Albert de Bavière
contre Marie-Thérèse. (G. A.)
Note_44
Le cardinal de Fleury. (Note
de Voltaire, 1748.)
Note_45
Dans une ancienne édition on trouve une
strophe de plus, qui terminait l’ode:
Le ciel entend mes voeux, un nouveau jour m’éclaire;
L’âme du grand Armand*, qui vous servit de père,
Pour ranimer nos chants reparaît aujourd’hui:
Rois, suivez son exemple;
Vous, prêtres de son temple**,
Soyez dignes de lui. (K.) |
¾ Je n’ai pas vu l’ancienne
édition dont les éditeurs de Kehl parlent dans la note qu’on
vient de lire. Je n’ai pas trouvé la strophe dans les éditions
de 1746, 1748, 1751, 1752, 1756, etc. (B.)
* Le cardinal de Richelieu. (K.)
** La Sorbonne, au lieu de profiter de cet avis, s’est
empressée de censurer et de dénoncer, comme des ennemis publics,
tous ceux qui cultivaient les lettres avec quelque succès. Heureusement
ces libelles étaient écrits dans un latin barbare, traduit,
pour la commodité des dévotes, dans un français tel
que les docteurs avaient pu l’apprendre dans leurs antichambres.
Voyez la satire intitulée les Trois Empereurs
en Sorbonne. (K.)
Note_46
On trouve la raison de cette ode au chapitre xvi
du Précis du Siècle de Louis XV.
La première édition des Oeuvres de Voltaire
qui contienne cette pièce est l’édition de Kehl. Elle y est
sans date, et à la place où je l’ai laissée, Je la
crois de 1745. (B.)
Note_47
La paix de Nimègue est du 10 auguste 1678.
Note_48
Voltaire, reçu à l’Académie
française le 9 mai 1746, lut, dans la séance publique du
25 août, cette ode, qu’on imprime ordinairement sans titre. celui
que j’ai mis est celui que donne le Mercure de septembre 1746, où
il est rendu compte de la séance. (B.)
Note_49
Traduction de ces vers d’Horace (livre III, ode
vi):
Aetas parentum, pejor avis, tulit
Nos neqniores, mox daturos
Progeniem vitiosiorem. |
M. de Voltaire est un des premiers philosophes qui aient
osé prononcer cette vérité si consolante que, depuis
plusieurs siècles, le genre humain en Europe a fait des pas très
sensibles vers la sagesse et le bonheur, et qu’il doit ces avantages aux
progrès des sciences et de la philosophie.
On trouvera, à la fin de l’opuscule intitulé
Des Conspirations contre les peuples, une parodie de ces mêmes
vers d’Horace. (K.)
Note_50
A Anvers.
Note_51
Voltaire cite les six derniers vers de cette strophe
(mais avec quelques variantes) dans l’article Hémistiche de l’Encyclopédie.
Dans un des volumes du Lycée, ou Cours de littérature
de Laharpe (XVIIIe siècle, ch. viii, section 1re), ces six vers
sont donnés comme les seuls qu’on ait retenus d’une ode de la jeunesse
de l’auteur. C’est peut-être la citation qu’avait faite Voltaire
qui a induit Laharpe en erreur. (B.)
Note_52
Voyez la Note de M. Morza.
Frédérique-Sophie-Wilhelmine, soeur de
Frédéric II, roi de Prusse, née le 3 juillet 1709,
est morte le 14 octobre 1758. Frédéric, qui avait la plus
grande amitié pour la margrave, écrivit à Voltaire:
« Rassemblez, je vous prie, toutes vos forces pour élever
un monument à son honneur. » Voltaire envoya au roi les vers
qui sont dans la lettre de décembre 1758.
Ces vers ne satisfirent pas Frédéric. «
Je désire, écrivait-il à Voltaire le 23 janvier 1759,
quelque chose de plus éclatant et de public. Il faut que toute l’Europe
pleure avec moi une vertu trop peu connue; il ne faut point que mon nom
partage cet éloge; il faut que tout le monde sache qu’elle est digne
de l’immortalité, et c’est à vous de l’y placer. On dit qu’Apelle
était le seul digne de peindre Alexandre: je crois votre plume la
seule digne de rendre ce service à celle qui sera le sujet éternel
de mes larmes. »
Ce fut alors que Voltaire envoya son ode, datée
du 4 février 1759. Le roi de Prusse, dans sa lettre du 22 avril
1759, fait quelques observations sur cette pièce. (B.)
Note_53
Virgile (Énéide, liv. IV,
v. 692) a dit:
Quaesivit coelo lucem, ingemuitque reperta. (B.)
Note_54
Notice: Morza est un des noms sous lesquels Voltaire
se cacha quelquefois, croyant ne pas être reconnu et pouvoir dire
plus librement la vérité. C’est sous ce nom qu’il donna les
notes sur la tragédie des Lois de Minos (voyez tome vii,
volume vi du Théâtre) et celles sur les Cabales
ainsi que sur le Dialogue de Pégase et du Vieillard. Jusqu’en
1771, la note était sans intitulé à la suite de l’ode.
Dans l’édition in-4° (tome XVIII, daté de 1771, elle
est à la même place, mais intitulée Réflexions.
Ce ne fut qu’en 1773, en réimprimant l’Ode dans le même
volume que les Lois de Minos, qu’il donna la Note comme étant
de M. de Morza. Dès 1761 il en avait changé le début.
L’addition nouvelle qui est à la fin est de 1773. (B.)
Note_55
Variante 1.
Note_56
Le P. Berthier, qui est le sujet de la Relation
de la maladie, de la confession, etc., du jésuite Berthier,
ayant, dans les Mémoires de Trévoux, rendu compte
de l’Ode sur la mort de la princesse de Bareith, s’était surtout
attaché à défendre la religion révélée
et le Journal de Trévoux, deux choses qu’on ne peut dire
homogènes. Il paraît que Voltaire répliqua par un Avis
à frère Berthier et à monsieur le rédacteur
des Nouvelles ecclésiastiques. Voltaire en parle dans sa lettre
à d’Argental, du 3 juin 1759. Quelques personnes ont cru, et j’ai
beaucoup trop légèrement adopté cette opinion, que
cet Avis à frère Berthier, etc., n’était autre
que la Note qui est à la suite de l’Ode. Mais je crois
que l’Avis est autre que la Note.
Montjoye, auteur d’un Éloge de Berthier,
1817, in-8°, regrette de ne pouvoir lire à ses auditeurs la
Réponse de Voltaire, parce que malheureusement elle est
souillée de sales obscénités. Montjoye a été
plus heureux que moi s’il a vu cette réponse; mais Montjoye n’est
pas toujours exact. Ainsi, dans son Éloge, page 136, à
l’occasion de la pension que, le 9 décembre l782, l’assemblée
du clergé accorda a Berthier, Montjoye s’écrie: « Le
croirez-vous, messieurs, et oserai-je vous le révéler? Cette
modique pension, si justement méritée, si tard accordée,
souleva l’âme haineuse de Voltaire, si près lui-même
du terme de sa carrière. Ce fut pour lui une occasion de lancer
de nouveaux sarcasmes et contre celui qui avait été honoré
de cette faveur, et contre ceux qui l’avaient décernée. »
Malheureusement pour ces exclamations, Voltaire était mort depuis
quatre ans et demi quand la pension fut accordée à Berthier.
Cette circonstance fait, ce me semble, sentir la nécessité
qu’il y avait de restituer les notes à chacun, ou du moins d’en
donner les dates. (B.)
Note_57
Voyez les Honnêtetés littéraires,
dans les Mélanges, Dixième Honnêteté.
¾ Voyez aussi dans la Correspondance
la lettre au roi Stanislas, du 15 auguste 1760.
Note_58
L’abbé Guyon. Voyez les Honnêtetés
littéraires, dans les Mélanges, Vingt-quatrième
Honnêteté.
Note_59
François, duc de La Rochefoucauld, auteur
des Maximes. (B.)
Note_60
Voyez le Dictionnaire philosophique au
mot Athéisme.
Note_61
Page 84 de l’Apologie de la révocation
de l’édit de Nantes et des massacres de la Saint-Barthélemy.
(Note de Voltaire.) ¾
L’ouvrage de Cavayrac est intitulé Apologie de Louis XIV et de son
conseil sur la révocation de l’édit de Nantes, avec une dissertation
sur la journée de la Saint-Barthélemy, 1758, in-8°. (B.)
Note_62
Page 84. (Note de Voltaire.)
Note_63
Notice: Lorsque cette pièce fut imprimée,
en 1771, page 363 d’un volume intitulé Épîtres,
Satires, Contes, Odes et Pièces fugitives du poète philosophe
on mit en note: « Cette ode est de l’année 1762, dans le temps
de l’affreuse aventure des Calas. »
Les éditeurs de Kehl disent qu’elle est de 1765,
dans le temps de la réhabilitation des Calas. La réhabilitation
des Calas est du 9 mais l765. Mais l’Ode à la vérité
est de 1766, si une lettre du 8 décembre a été bien
classée, par les éditeurs de Kehl, à l’année
1766. (B.)
Note_64
J.-B. Rousseau, dans son Ode à la Fortune,
« si vantée dans les collèges, » disent les éditeurs
de Kehl. (B.)
Note_65
Le duc de Saxe-Lauenbourg.
Note_66
Philippe II.
Note_67
Le marquis d’Argence avait écrit de son
château de Dirac, près d’Angoulême, le 20 juillet 1765,
une lettre par laquelle il réfutait les assertions affreuses de
l’Année littéraire contre les Calas.
Si, comme on a raison de le présumer, ce fut cette
lettre qui donna naissance à l’ode, c’est une raison de croire que
la lettre de Voltaire, classée au 8 décembre 1766, est du
8 décembre 1765. (B.)
Note_68
Le duc de Choiseul-Stainville, ministre de la
guerre, et qui, pendant quelque temps, eut aussi le ministère des
affaires étrangères et celui de la marine. (B.)
Note_69
Notice: Le titre que je donne à cette pièce
est celui qu’elle a dans les éditions données du vivant de
l’auteur, en 1770, 1771, 1775. Quant à la date, c’est celle que
lui donnent les éditions de Kehl. Mais je remarquerai que dans les
éditions de 1770, 1771, 1775, au lieu de 1766, on lit 1768, date
qui me paraît plus probable, soit pour époque du carrousel,
soit pour époque de la composition de la pièce. Voltaire
a fait l’éloge de la magnificence de ce carrousel de Catherine II
(dans le chapitre xcix de l’Essai sur les moeurs). Mais le passage
où il en parle n’existait pas encore dans l’édition in-4°,
qui est de 1768: nouvelle raison peur rejeter la date de 1766. (B.)
Note_70
Thalestris, reine des Amazones, sortit de ses
États pour venir voir Alexandre le Grand, auquel elle avoua de bonne
foi qu’elle désirait avoir des enfants de lui, se croyant digne
de donner des héritiers à son empire. Quinte-Curce. (Note
de Voltaire, 1770.)
Note_71
Anitus fut le délateur et l’accusateur
calomnieux de Socrate. (Note de Voltaire,
1770.)
Note_72
Fleuve de la Sarmatie d’Europe, aujourd’hui le
Niester ou Dniester. (K.)
Note_73
Notice: Le titre que j’ai restitué à
cette pièce est celui qu’elle a dans la dix-neuvième partie
des Nouveaux Mélanges, publiée en 1774; dans l’édition
in-4° (tome XX, daté de 1774), et dans le tome XII de l’édition
encadrée de 1775; elle y est sans date. Elle a celle de 1768 dans
les éditions de Kehl et les réimpressions faites depuis lors.
Fréron l’imprima dans l’Année littéraire,
1770, t. VI p. 113, et l’intitule Ode Pindar-Eutraphique au sujet de la
guerre présente en Grèce, par le secrétaire du prince
Dolgorouki, juin 1770. Il est à croire que ce titre est celui que
porte l’édition originale. Mais n’ayant pu me procurer cette édition
originale, je n’ai pas osé m’appuyer de l’autorité de Fréron.
L’Année littéraire contient six
notes, dont quelques-unes peuvent être de Voltaire, mais que je n’ai
pas reproduites, par la raison que je ne les ai pas vues ailleurs.
La version donnée par Fréron contient une
strophe de plus, que je rapporte dans la note suivante, et présente
une variante pour le dernier vers de toute la pièce.
Quant à la date, j’adopte très volontiers
celle de 1770, d’après Fréron. (B.)
Note_74
Après cette quatrième strophe, l’Année
littéraire donne celle que voici:
« La voix de Jupiter mon père
A déjà fait changer le sort;
Calisto, qui lui fut si chère,
Vient d’armer les enfants du Nord.
Neptune sur la mer Égée
A conduit vers Sparte affligée
Un peuple nouveau de soldats.
Joignez vos troupes invincibles
A ces Roxelans plus terribles |
Que les vengeurs de Ménélas. (B.)
Note_75
Dans l’Année littéraire le
dernier vers se lit ainsi:
C****, La B********, et F*****;
qui, d’après le nombre des étoiles, signifie
évidemment Coger, La Beaumelle, et Fréron. (B.)
Note_76
Notice: Ce titre est celui que porta la pièce
dans la XIVe partie des Nouveaux Mélanges, publiée
en 1774; dans le tome XX de l’édition in-4°, daté de
1774; dans le tome XIII de l’édition encadrée ou de 1775,
et dans toutes les réimpressions faites depuis. L’édition
originale est intitulée Stances pour le 24 août 1772, par
M. de V***, in-8° de 4 pages; réimprimées peu après
à la suite des Réflexions philosophiques sur le procès
de mademoiselle Camp; elles ont en tête ces mots: Pour le
24 auguste ou aoust 1772.
Les Mémoires secrets en parlent dès
le 28, et cela n’est pas étonnant. Voltaire écrivait à
Mme du Deffant, le 10 auguste 1772: « Nous voici bientôt à
l’anniversaire centenaire de la Saint-Barthélemy. J’ai envie de
faire un bouquet pour le jour de cette belle fête. » Le 14,
il envoya les stances à Mme d’Épinay, en lui écrivant:
« Voici un bouquet pour la Saint-Barthélemy; une bonne âme
m’a fait ce présent quelques jours à l’avance. »
Le 14 mai, date de l’assassinat de Henri IV, et le 24
auguste, anniversaire de la Saint-Barthélemy, n’étaient pas
des jours ordinaires pour le philosophe de Ferney. « J’ai toujours,
écrivait-il à M. de Schomberg, le 31 auguste 1769, la fièvre
vers le 24 de ce mois, comme vers le 14 mai. » ¾
« Je ne sais, écrivait-il à d’Argental le 5 septembre
1774, par quelle fatalité singulière j’ai la fièvre
tous les ans... le 24, jour de la Saint-Barthélemy. » (B.)
Note_77
C’est une imitation du passage de Stace: Excidat
illa dies, etc.
Note_78
Notice: La date de juin 1775 est donnée
à cette pièce dans une note de l’édition encadrée,
tome XIII, page 410. (B.)
¾ Voltaire célèbre
dans cette ode le commencement du règne de Louis XVI. (G. A.)
Note_79
Henri Grégoire, conventionnel, ancien évêque
de Blois, etc., mort le 28 mai 1831, disait plus énergiquement:
« L’histoire des rois est le martyrologe des peuples. » (B.)
Note_80
Il y en eut même trente et un de pendus.
(B.)
Note_81
Borgia, pape sous le nom d’Alexandre VI.
Note_82
La Saint-Barthélemy; le signal fut donné
à minuit.
Note_83
Até, fille de Jupiter, était la
déesse du mal; voyez Iliade, chant VII.
Note_84
Turgot.
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